Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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dEUS - 19/03/2026
The Wolf Banes - De Casin...
Enzo Porta

Enzo Porta

lundi, 20 mars 2006 02:00

Travesias

Pour son quatrième album, la chanteuse péruvienne est restée fidèle à son habitude d’adapter l’oeuvre d’autrui. Mais il est peu question de folklore africain ou péruvien sur « Travesias » ; on a plutôt droit à un tour du monde de la chanson. Du classique napolitain « Luna Rossa » à l’haïtien « Merci Bon Dieu » en passant par les textes de Pablo Neruda et de Manuel Scorza jusqu’à une reprise de Maxime Le Forestier, beaucoup de continents sont représentés.

« Travesias » est une œuvre mélancolique et acoustique réalisée en compagnie des complices habituels que sont Marc Ribot (guitare électrique), Sergio Valdeos (guitare classique) et Juan Medrano Cotito (percus). On commence (bien) par « Né quelque part », une adaptation très mélancolique de Maxime Le Forestier qui décolle rapidement grâce à un arrangement très soul et des chœurs crépusculaires. « Una copla me ha cantado » est entièrement porté par la voix d’or de Susana Baca. Une comptine d’enfants signée par la chanteuse chilienne Violeta Parra. Maître haïtien de la guitare classique, Frantz Casseus (NDR : il prodigua en son temps des cours de son instrument à…Marc Ribot) a composé « Merci Bon Dieu » ; et l’adaptation ici est très réussie. Plus mièvre, « Estrela » est une jolie mélodie chantée en compagnie de Gilberto Gil ; mais elle souffre d’un excès de sucre largement imputable aux cordes de l’ensemble Tosca Strings. Poème de Pablo Neruda, « Estrela » recentre le propos lors d’un flamenco basé uniquement sur les percus et une guitare classique. L’accent de Susana Baca trébuche un peu sur le dialecte napolitain du sombre « Luna Rossa ». Elle ajoute dans le refrain une dimension plus sentimentale qui n’existait pas dans l’original, déforçant ainsi quelque peu le couplet. L’album s’achève par une touche très (trop ?) mélancolique administrée au « Volcano » de Damien Rice. Le seul authentique faux pas de cet album qui réveille le fantôme de (nooooonnnnn !) Mecano (Une femme avec une femme). A l’arrivée on obtient un album oscillant entre pure magie (surtout le début) et sentimentalisme exacerbé ; une œuvre qui rebutera plus d’un mélomane, mais sûrement pas les amoureux, pour lesquels cet opus emble avoir été conçu.

lundi, 27 mars 2006 03:00

One Day

Originaire des Iles Vierges mais installé aux Etats Unis, Bambu Sation pratique un reggae ‘srictly roots’ qui n’a pas encore touché les rivages européens mais risque bientôt d’y parvenir en sortant un nouvel album tout prochainement. Paru trois ans plus tôt, ce « One Day » parvient à se différencier de la pléthorique production reggae grâce à un salutaire ancrage dans la soul et un son moelleux qui renforce l’indolence de rythmiques ‘one drop’ déjà très lentes. Parmi cette collection de longs morceaux aux paroles graves émergent « Humanity Bawlin », « Even Man Cry », « Gusnmoke » et « Amadou Diallo », des plages aux belles mélodies naviguant quelque part entre Beres Hammond et Luciano. Le reste du disque n’est pas vraiment passionnant et se contente de répéter des formules top souvent exploitées ailleurs. Cet opus demeure malgré tout un effort digne de respect, mais s’adresse plutôt aux mordus du genre, qui pour leur part ne devraient pas être déçus.

mardi, 15 août 2006 03:00

Mr. New York is Back (DVD)

Ce copieux DVD retrace le parcours du roi de la soul latine, de sa jeunesse tumultueuse dans Spanish Harlem à son ascension dans la musique, grâce à son audace et son imagination. Un chouette documentaire qui, à l’aide d’images d’époque et de témoignages de Joe himself, parvient à nous transmettre l’atmosphère populaire d’un quartier et d’une série de musiciens qui allaient créer la salsa. Dans les années septante, Joe Bataan a eu l’idée de marier la salsa à la soul en la baptisant « Salsoul ». Passionnant donc, mais uniquement en anglais et en espagnol.

C’est une prestation scénique de 1995 qui suit. Captée au club SOB’s, elle marque le retour à la scène de Joe après 15 ans d’absence. C’est une réalisation aux moyens limités (le son n’est pas exceptionnel), mais le groupe a un sens du groove plutôt impressionnant.

Parmi les autres bonus, on signalera la présence de deux clips consacrés à « Rap-o Clap-o », le tube pré hiphop de Joe, qui a obtenu un énorme succès européen, en 1980. Comment dire, la réalisation a légèrement vieilli… On a également droit aux images d’un concert espagnol accordé en 2005, où le nouveau groupe de Joe s’illustre dans de belles versions de « Rap-o Clap-o » et « Muchacho Ordinario ». Et pour que votre info soit complète, sachez que la plaque recèle une réalisation basique au caméscope de Joe Bataan revisitant les lieux où il a passé sa jeunesse. Malheureusement le son est quasi inaudible. Ce qui permet de conclure que ce DVD constitue avant tout un témoignage pour les fans. D’ailleurs, dès que la projection est terminée, on ne peut s’empêcher d’aller s’écouter un petit « Call My Name ».

 

 

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Speaking in tongues

Ancien membre des atypiques Bone Thugs-N-Harmony, Bizzy Bone continue une carrière solo loin de ses anciens compères et du succès commercial. Ce deuxième album ne risque pas de le replacer sous le feu des projecteurs mais a au moins le mérite d’être sincère. Responsable d’une musique moins mélodique que celle dispensée par son ancienne formation, il reste cependant fidèle à son flow aigu et rapide qu’il pose sur des beats très californiens : claviers acides, beats puissants, mélodies tapageuses. L’ancienne gloire du trip hop Tricky co-mixe quelques uns de ces titres qui respirent la violence urbaine et le désespoir, le tout noyé dans une imagerie religieuse déjà fortement présente dans la précédente formation de Bizzy Bone. Un disque pas toujours très digeste, mais qui contient quelques bons morceaux. On citera « Bald Head Horse Man » et « Shake that Stick » (taillés pour les dancefloors), le tendu « He Told Me », les plus pop « Represent da One » et « Less Fame ». Ensoleillé et délétère à la fois, un paradoxe auquel les représentants hip hop de la côte ouest nous ont habitués.

mardi, 13 juin 2006 03:00

Gibraltar

Ancien rappeur hardcore au sein de N.A.P., ancien islamiste radical, Abd Al Malik a eu un parcours chaotique qui l’apparente un peu à Kéry James. Sa conversion au soufisme l’a amené à changer sa vision du monde, déjà exposée sur son premier opus solo « Le face à face des cœurs ». Ce deuxième album est une œuvre très ambitieuse qui bénéficie de collaborations multiples et prestigieuses. Renaud Létang (Jamie Lidell, Gonzales, Feist) se charge du mixing. Keren Ann et Mathieu Boogaerts posent leur voix. Bilal compose la plupart des titres en compagnie de l’arrangeur-batteur Régis Ceccarelli. Le pianiste Gérard Jouannest, ancien collaborateur de Jacques Brel, fournit trois compositions. Les castings ronflants ne font généralement pas les grands disques, mais ce « Gibraltar » a tout du futur classique. Empreint de culture hip hop, il transcende le genre car il n’en adopte pas les conventions et les clichés, ni les codes musicaux. Musicalement génial, il touille surtout dans le jazz le plus créatif (« Gibraltar », « les Autres »), les percussions africaines (« Je regarderai pour toi les étoiles »), le funk (« le grand frère »), la chanson française et les ambiances proches des plages mélancoliques de DJ Shadow (« Rentrer chez moi »). Le tout avec très peu de samples et surtout une grande palette musicale qui va des cordes au banjo. Les paroles sont évidemment très importantes mais difficiles à décrire. Avec son flow proche du slam, notre homme se concentre sur des thèmes graves (‘écrits à l’encre rouge de la douleur des blessures de mon histoire’) mais parvient à surprendre et divertir par un sens de la poésie et de la narration jusqu’ici jamais entendu dans le paysage musical français. Un must, comme dirait Bernard.

mardi, 23 mai 2006 03:00

Last Chance Disco

Cette formation anglaise s’était déjà fait remarquer lors de la sortie d’un premier album concocté en hommage à Jimi Hendrix (d’où le nom). Issu du collectif artistique « D-Fire », ce quatuor impétueux vient de pondre une œuvre pour le moins bruitiste, en injectant une attitude jazz dans un propos qui doit beaucoup au rock’n’roll. Basse, batterie, clavier souvent saturé et le saxophone de Peter Wareham (le compositeur principal) mènent donc la danse. L’opus s’ouvre par le court « Iggy », une cavalcade punk survoltée sur fond d’impro au sax. Le disco « Om Konz », hommage croisé à Olivier Messiaien et les Yeah Yeah Yeahs, rappelle le sax dissonant de James Chance, les paroles comiques en moins. Il y a bien quelques moments plus calmes et mélancoliques (« Deckchair », « Remember ») ; mais cette impression s’avère toute relative, vu la présence de déflagrations électriques qui traversent les mêmes morceaux. Après le punky « Perfect Bitch », la seule plage chantée du set, la routine finit par s’installer, la faute à une certaine uniformité, due au minimalisme de la démarche et des compos pas toujours à la hauteur (à l’instar du mielleux « Trial and error »). Reste une parfaite maîtrise instrumentale, de l’originalité et ces quelques morceaux ultra rapides (« Thing », « High Heel Blues ») à la Blak Flag où il ne manque plus qu’Henry Rollins pour compléter le tableau. Inégal mais attachant.

mardi, 08 août 2006 03:00

Stranger on the sofa

La musique de Barry Adamson est éminemment cinématographique. Ce n’est pas pour rien que David Lynch a emprunté un des titres de l’Anglais pour la bande originale de l’inquiétant « Lost Highway ». Il en est de même sur cet album mi-figue mi-raisin. L’ancien bassiste de Magazine et des Bad Seeds a produit une série de titres aux styles disparates semblant illustrer un polar glauque qui n’aurait pas encore été filmé. Le disque s’ouvre par « Here in the Hole », une plage au cours de laquelle une voix féminine parle sur fond de bruitages inquiétants. Une comptine d’outre-tombe qui sera sûrement plus appréciée par ceux et celles qui maîtrisent bien la langue de Shakespeare. On change de décor pour la belle ballade folk-rock « The Long Way Back Again », chanson à boire pour bateau de pêche, réchauffée par la voix grave de Barry Adamson. « Officer Bentley’s Fairly Serious Dilemma » commence bien par une boucle d’orgue acide mais s’éternise au-delà du raisonnable et finit par susciter des bâillements. On passera aussi notre tour sur le jazz muzak de « Who Killed Big Bird ? » tandis que « The Sorrow and the Pity » épouse les ambiances du film « Damien-La Malédiction ». Le chant réapparaît lors du pluvieux « Inside of Your Head », la ballade « Theresa Green » et le rock’n’roll « You Sold your Dreams », ces deux derniers titres et « The Long Way… » se révélant les plus convaincants. Dans la veine de la plage d’ouverture, le blafard « Déjà Morte » poursuit les confessions d’outre-tombe de la femme défunte, mais pour la circonstance, elle les exprime en français et sur fond de jazz un peu bon marché. Quoique décontenancé, l’auditeur a le droit d’être déçu de cette plaque aux orchestrations un peu pauvres (trop de synthés qui imitent de vrais instruments) et aux compos un peu indignes pour artiste d’un tel calibre. Car Adamson est capable de faire beaucoup mieux…

 

 

lundi, 06 février 2006 02:00

Best Of

Etablis à New York, les Alegre All Stars réunissaient, au cours des sixties, la crème des musiciens latins. Sous la houlette du pianiste Charlie Palmieri et du timbalero Kako Bastar, des pointures du latin jazz se rencontraient pour des ‘descargas’, c’est-à-dire des joutes musicales. Ce collectif à géométrie variable a commis plusieurs disques au cours de la décennie, ne sensibilisant malheureusement que les érudits. Vampisoul a pris l’initiative de nous présenter quelques unes de leurs meilleures faces éparpillées sur quatre albums enregistrés entre 1961 et 1966. Des sessions décontractées et fortement alcoolisées où les musiciens s’amusent à improviser sur les bases mélodiques. Un charme incroyable émane de ces sessions déjantées où les musiciens se chamaillent ou lancent des vannes avant d’entamer les morceaux. Un groove tranquille domine les compos au cours desquelles d’excellents chanteurs (dont le légendaire Cheo Feliciano) interviennent régulièrement. Une série d’excellentes plages qu’il est inutile d’énumérer ici, tant la rafraîchissante unité de cette compilation fait mouche. Sachez surtout que si vous êtes un mordu des musiques de fête et de jazz d’inspiration latine, ce disque est un must.

 

 

mardi, 15 août 2006 03:00

Get your pogo shoes on

La vie du chroniqueur est faite de ces moments d’égarement où l’on choisit un disque juste parce que la pochette nous fait rire. C’est un peu le cas de ce trio français pratiquant, excepté quelques incursions dans le hardcore et le métal, un punk rock très mélodique ; mais également très ‘californien’ (Sum 41, etc.). De la musique ‘pêchue’ (le titre annonce la couleur) dont l’énergie est bien rendue par la production musclée du disque. Néanmoins, nos gaillards restent fidèles aux codes du genre. Ne vous attendez donc pas à une quelconque révolution ; mais à quelques morceaux sympathiques dans le style (ce qui n’est déjà pas si mal). On épinglera pour exemple le rock’n’roll « Goddamn », « Nobody » ou encore « Usa » et son intro espagnole. Le reste est loin d’être indigne mais s’adresse d’abord aux fanatiques du genre, qui devraient, tout naturellement, y trouver leur compte…

mardi, 09 mai 2006 03:00

Krakalin

Originaire de Gand, ce trio nous propose son cinquième album. Un disque produit de main de maître par le chanteur français Gabriel Yacoub (Malicorne). Soutenus pour la circonstance par une section rythmique batterie/contrebasse, violon, accordéon, guitare et banjo y font la loi. De son timbre rocailleux, rappelant les débuts d’Arno, Arno Tom Theuns chante la plupart des titres. En néerlandais, français ou anglais. Vera Coomans et Gabriel Yacoub se chargeant du reste. De la musique folk donc, qui emprunte au tango, à la musique slave ou arabo-andalouse, à l’instar de « Down In Sulamonia ». Des morceaux comme « L’Avion », « Près d’un Cerisier » et « Sometimes It’s Gold » font mouche. De jolies mélodies toutes simples qui évoquent une fête à la campagne, en été, à une époque où l’électricité n’existait pas. Parmi les réussites, on mentionnera aussi le mélancolique instrumental « Joséphine » et « De Matroos », une adaptation d’un traditionnel. Le solde est d’un niveau fort honorable, mais souffre parfois d’une certaine propension à la théâtralité (« Sur la rive gauche », « Krakalin », « How Far We Are Near »), propension qui devrait sûrement coller aux prestations scéniques, mais moins au disque.

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