Le groupe britannique And Also The Trees compte depuis longtemps parmi les favoris de la rédaction. Originaire d’Inkberrow, paisible village de la campagne anglaise, la formation façonne depuis 1979 une œuvre singulière, affranchie des classifications convenues. Nourrie de post-punk, sa musique se teinte d’accents néo-classiques et de réminiscences néo-folk, plongée dans une atmosphère tellurique, romantique et presque mystique.
Au cœur de cet univers se détache Simon Huw Jones, figure charismatique et profondément sincère, dont l’authenticité suscite immédiatement l’attachement. Musiczine l’a rencontré à l’occasion du concert exceptionnel accordé par les ‘Trees’ dans l’écrin intimiste de l’église ‘La Nef’, à Namur. Nous lui avons proposé un blind-test : reconnaître des extraits, puis les commenter.
Bonjour Simon. Nous nous sommes à La Nef, à Namur, pour le premier concert de votre nouvelle tournée.
SJ : Exactement.
Vous présentez donc un nouvel opus, « The Devil’s Door ».
SJ : Oui. Je crois que six titres de ce disque figurent dans notre setlist. Les répéter en si peu de temps a représenté un vrai défi, car nous vivons tous aux quatre coins de l’Europe. Finalement, nous nous sommes retrouvés à Londres pour les dernières répétitions.
Je t’ai préparé un blind-test.
SJ : D’accord.
Extrait n° 1
SJ : And Also The Trees : « I Lit A Light ». C’est l’une de ces chansons pour lesquelles nous nous sommes demandé : « Comment allons-nous l’intituler ? » Nous avons cherché pendant des heures, sans trouver. Finalement, nous avons repris le premier vers, un peu comme le font les poètes.
Ce nouvel elpee constitue donc le troisième volet d’une trilogie entamée par « The Bone Carver », puis prolongée par « Mother of Pearl Moon ».
SJ : Oui.
Et « The Devil’s Door » en signe le troisième et dernier chapitre ?
SJ : Le dernier, oui, normalement.
Si je comprends bien, les trois disques se répondent par leur esthétique musicale et par les instruments mobilisés ?
SJ : Oui, et par les musiciens également. C’est le premier album auquel les cinq musiciens ont tous contribué au niveau des compositions : mon frère Justin, Paul Hill à la batterie, Grant Gordon à la basse, Colin Ozanne et moi-même. La clarinette de Colin joue un rôle essentiel ; elle forme un fil conducteur qui traverse les trois opus et les relie entre eux.
Ce dernier elpee accueille aussi des invités de marque.
SJ : Absolument, notamment Catherine Graindorge, la merveilleuse violoniste et altiste belge.
Cette fois, tu ne l’as pas rebaptisée Catherine Gainsbourg, comme lors de notre précédente interview (rires) !
SJ : Ai-je vraiment dit ça ? Et pourtant, je n’avais rien bu (rires) !
À mes yeux, ce nouveau long playing incarne parfaitement And Also The Trees. J’ai choisi « I Lit A Light » précisément pour cette raison : ce titre sonne comme un classique d’AATT.
SJ : Ce morceau a mis du temps à se dessiner. Certaines compositions s’assemblent naturellement ; d’autres exigent davantage de travail et de réflexion. Celui-ci appartient à la deuxième catégorie.
Pour « Mother of Pearl Moon », vous aviez envisagé une parution sous le patronyme de ‘Brothers of The Trees’, votre projet acoustique. La même question s’est-elle posée pour « The Devil’s Door » ?
SJ : Non, dès le départ, il s’agissait d’un disque d’And Also The Trees.
D’accord, passons au deuxième extrait.
Extrait n° 2
SJ : Oh, je l’ai reconnu. C’est « Interstellar Overdrive », de Pink Floyd.
C’est l’un des morceaux qui a tout déclenché pour vous…
SJ : Tu l’as sans doute choisi parce que c’est l’un des tout premiers morceaux que Justin a réussi à jouer à la guitare, à ses débuts, quand il avait 14 ou 15 ans. Il le jouait sur une seule corde de sa guitare acoustique. Je me suis alors dit : « Tiens, mon frère sait jouer de la guitare ! »
L’autre morceau qu’il interprétait, c’était « ESP », des Buzzcocks.
SJ : Exactement.
À propos de Pink Floyd, Justin a confié que les Trees pratiquaient, selon lui, une forme de psychédélisme sombre.
SJ : Oui, dans un sens, c’est vrai. À l’époque, nous écoutions surtout « Relics », une compilation parue en cassette préenregistrée. Nous possédions aussi la compilation bleue des Beatles.
Et « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band » ?
SJ : C’est notre grand frère qui possédait « Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band ».
Extrait n° 3
SJ : Oh, c’est The Cure !
C’est « Warsong », extrait de leur dernier disque.
SJ : Mon Dieu, il m’a fallu longtemps pour le reconnaître ! J’ai beaucoup écouté leur dernier opus, « Songs of A Lost World », mais pas assez attentivement pour en retenir tous les détails. J’aime beaucoup la guitare. Robert Smith reste un guitariste vraiment sous-estimé. Justin l’a toujours affirmé, et je partage son avis.
Vous assurerez d’ailleurs leur première partie à Nîmes !
SJ : Oui. Ils nous ont choisis pour ouvrir leurs trois concerts dans les arènes, en juillet prochain. Je me réjouis de rejouer auprès d’eux. La dernière fois remontait à douze ans, à l’Apollo de Londres. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, car je n’avais plus vraiment écouté The Cure depuis longtemps, ni assisté à l’un de leurs concerts depuis des années. Justin, lui, était resté en contact par e-mail. L’expérience s’est révélée formidable. Alors, quand Justin m’a parlé de Nîmes, je me suis dit : « C’est magnifique de les revoir et de rejouer auprès d’eux, surtout que j’adore le nouvel opus. » Et quel lieu splendide pour jouer !
Pour ceux qui l’ignorent, The Cure a joué un rôle crucial au début de votre carrière : ils ont produit votre première cassette et votre premier long playing.
SJ : Et le premier single… Robert nous avait également demandé d’ouvrir pour eux à l’époque. C’était notre troisième concert ; nous manquions vraiment d’expérience.
En quelque sorte, la boucle se referme aujourd’hui…
SJ : Oui. Le plus incroyable, c’est que nos carrières ont suivi des trajectoires radicalement différentes. Nous partageons toutefois un point commun : aucun de nos deux groupes ne s’est séparé avant de se reformer. Nous avons continué, chacun sur notre propre chemin. De temps à autre, nos routes se croisent. Et c’est formidable qu’elles se rejoignent de nouveau, 45 ans plus tard.
Je me souviens qu’à l’époque, Robert aurait déclaré qu’And Also The Trees surpassait The Cure !
SJ : Je crois que c’est une légende.
Cela dit, cette formule lui ressemble assez.
SJ : C’est possible. Il se montre très humble et très généreux.
Il aurait confié à Wire que The Cure arrêterait dès qu’il atteindrait le même succès. Plus tard, lorsque le groupe a explosé, les membres de Wire seraient allés trouver la bande à Robert en backstage, à Bruxelles, pour leur demander : « Alors, vous arrêtez quand » (rires) ?
SJ : C’est fou, ça !
Oui, les frères Pauly, de Parade Ground, m’ont raconté cette anecdote. Elle illustre assez bien l’humour de Robert.
SJ : Oui, c’est vrai.
Extrait n° 4
SJ : « My Lady d’Arbanville », de Cat Stevens !
Si je ne me trompe pas, il s’agit de la seule reprise jamais enregistrée par AATT, non ?
SJ : Oui. Elle figurait sur « Farewell To The Shade ».
J’ai toujours pensé que cette chanson annonçait très bien l’esthétique d’AATT. Non pas que vous l’ayez copiée, mais elle semble préfigurer votre univers musical.
SJ : Intéressant.
En 1970, Cat Stevens a écrit cette chanson. Plus de dix ans plus tard, And Also The Trees a, d’une certaine manière, développé ce climat pour en créer un langage à part entière : le romantisme, l’anglicité, la fibre folk, mais aussi l’ombre, le ‘dark’ et la présence de la mort.
SJ : Je vois ce que tu veux dire.
Sais-tu que cette chanson évoque sa petite amie, Patti d’Arbanville ?
SJ : Je l’ignorais.
C’était un mannequin très demandé. Un jour, elle est partie à New York. Déçu, il a composé cette chanson où il la décrit comme un cadavre, parce qu’à ses yeux, son départ équivalait à une mort symbolique.
SJ : Ah, je vois. Je ne connaissais pas l’histoire de cette chanson.
Elle est ensuite devenue une actrice connue, notamment dans le cinéma érotique.
SJ : Vraiment ?
Oui, comme dans « Bilitis », en France.
SJ : En tout cas, nous avons repris cette chanson et, franchement, nous le regrettons aujourd’hui. Le résultat ne nous semble pas très réussi. À l’époque, The Cure s’orientait vers une veine plus mainstream, confortée par des tubes comme « Lovecats ». En France, notre maison de disques, New Rose, estimait qu’un espace se libérait et que nous pouvions occuper la place de The Cure comme groupe underground ou plutôt de rock alternatif. Mais pour y parvenir, ils nous ont lancé : « Il vous faut un tube. » Nous nous sommes dit : « Nous n’écrivons pas vraiment de tubes. Prenons une chanson de quelqu’un d’autre et voyons ce que cela donne. » Finalement, nous avons retiré tous les éléments commerciaux et accrocheurs du morceau. Quand le label a entendu notre version, ils ont réagi : « Mais qu’est-ce qu’ils ont fait ? » De toute évidence, cela ne deviendrait pas un tube. Ce fut un tournant dans notre carrière, car dans le monde de la musique, un succès change tout : il permet d’enchaîner les tournées et de gagner beaucoup d’argent.
C’est dommage…
SJ : Avec le recul, je pense que c’était une bonne chose de ne pas avoir décroché de hit. Cela aurait changé notre parcours, et nous aurait aussi transformés en tant que personnes.
Extrait n° 5
SJ : C’est l’incroyable version de Scott Walker du classique de Jacques Brel, « Ne Me Quitte Pas ». Magnifique. Mais je crois préférer l’originale.
En revanche, pour « My Death », les versions de Scott Walker et de David Bowie surpassent l’originale, non ?
SJ : Oh, absolument, sans aucun doute. Je dirais même que Bowie l’emporte peut-être, simplement parce que la version live est grandiose.
Oui, celle interprétée lors du dernier concert de la tournée « Ziggy Stardust », au moment où il a mis à mort son personnage.
SJ : C’est vraiment un classique.
Scott Walker incarne, à mes yeux (NDLR : oreilles ?), le chanteur baryton par excellence.
SJ : Oui, je suis d’accord.
Lui et Jim Morrison.
SJ : N’oublions pas Frank Sinatra.
Oui, Frank Sinatra, bien sûr !
Extrait n° 6
SJ : Les Doors ! Et « Crystal Ship » !
Je l’aime particulièrement, parce qu’elle reste moins connue.
SJ : C’est l’une de leurs meilleures chansons. Les paroles sont également superbes. Au début d’And Also The Trees, Jim Morrison me fascinait. J’avais lu « No One Gets Out Of Here Alive ».
Ah oui, le livre !
SJ : Je voulais devenir comme Jim. Plus récemment, j’ai lu l’excellente autobiographie de Robbie Krieger, le guitariste des Doors. Il y déconstruit en quelque sorte le mythe de Jim, et c’est salutaire, car Jim ne correspondait pas à l’image que les gens imaginaient.
En tant qu’être humain, tu veux dire ?
SJ : En tant qu’être humain, bien sûr. On découvre aussi qu’en réalité, travailler à ses côtés relevait du cauchemar. Il échappait à tout contrôle. Il s’agissait probablement d’un homme magnifique au départ, mais la célébrité l’a entraîné sous l’emprise de la drogue et de l’alcool.
C’est triste, en effet…
Extrait n° 7
SJ : C’est nous. C’est « The Legend of Mucklow ».
La chanson évoque des fantômes, non ?
SJ : Oui. Une histoire de fantôme circulait dans le hameau du Worcestershire où nous avons grandi. Un certain Mucklow aurait été pendu pour avoir volé du bétail. Les gens racontaient avoir aperçu son spectre rôder dans le hameau, sous la silhouette d’un cavalier. Un soir, ma copine, qui ne croyait pas aux fantômes, s’est retrouvée nez à nez avec lui en voiture, au détour d’une allée. Il l’a suivie sur la route, et cette rencontre l’a profondément troublée.
Crois-tu aux fantômes ?
SJ : Je crois que j’y crois et que je n’y crois pas en même temps. J’ai toutefois vécu des expériences qu’aucune explication rationnelle ne permet d’éclairer. Et je connais des personnes qui ont traversé des situations tout aussi inexplicables.
Tout repose finalement sur la perception.
SJ : Bien sûr.
Extrait n° 8
SJ : On dirait la voix de Brendan Perry.
Oui, c’est bien lui ! Il s’agit de Dead Can Dance. Le morceau s’intitule « Fortune Presents Gifts Not According To The Book ».
SJ : Bizarrement, je n’ai jamais vraiment accroché à Dead Can Dance. J’ai essayé, mais cela n’a pas fonctionné pour moi. Ici, j’ai reconnu la voix de Brendan Perry grâce à sa collaboration auprès d’Olivier Mellano.
J’ai choisi Dead Can Dance parce que, à mon avis, leur univers dégage une atmosphère comparable à celle d’And Also The Trees.
SJ : Beaucoup de gens qui aiment And Also The Trees apprécient aussi Dead Can Dance. Je ne dirais pas que je ne les aime pas ; disons plutôt que je n’ai jamais vraiment accroché. Peut-être n’ai-je pas écouté les bons disques. De quel opus est-il extrait ?
Il provient du disque « Aion ».
SJ : D’accord.
C’était leur période médiévale, néo-folk, sombre, presque mystique. À leurs débuts, pourtant, ils venaient du post-punk, comme vous. Ils ont ensuite évolué vers le gothique, le médiéval, puis la world music, nourrie d’influences orientales.
Extrait n° 9
SJ : Oui, je vois ce que c’est. An Pierlé !
Elle vit à Gand, comme tu le sais, puisque tu y as enregistré auprès de Catherine Graindorge.
SJ : Oui ! Je ne me souviens pas du titre de cette chanson.
Elle s’intitule « Cold Winter » et figure sur l’album « An Pierlé & White Velvet ».
SJ : C’est un disque que j’adore.
La dernière fois que nous nous sommes vus, je t’avais conseillé d’écouter « Arches ».
SJ : J’ai écouté « Arches ». J’aime bien, mais pas autant que celui-ci. Je trouve que « Arches » rappelle pas mal Anna von Hausswolff. Je ne sais pas si elle a subi son influence.
C’est vraiment étrange, car je pense exactement la même chose. La preuve : l’extrait suivant est…
Extrait n° 10
SJ : Voilà : c’est Anna von Hausswolff.
Un morceau complètement fou : « The Mysterious Vanishing of Electra ».
SJ : Tu vois, j’adore ce morceau. C’est aussi l’un de ses meilleurs.
L’as-tu déjà vue en concert ?
SJ : Je l’ai vue trois fois sur scène. La première, je n’avais jamais entendu parler d’elle. Un ami m’a dit : « Tu devrais aller la voir. » C’était à Genève. J’y suis allé sans grandes attentes, car les derniers concerts auxquels j’avais assisté m’avaient beaucoup déçu. Je me demandais même si le problème ne venait pas de moi : je baigne dans la musique depuis si longtemps que je me croyais peut-être en burn-out vis-à-vis des concerts. Puis je suis allé voir Anna, et elle m’a complètement bouleversé. C’était incroyable. Ce concert reste l’un des meilleurs auxquels j’ai assisté.
C’était à quelle période ? Celle de « Dead Magic » ?
SJ : Oui. Je ne connaissais aucun de ses disques. C’était dans un tout petit théâtre, devant peut-être 150 ou 200 personnes, ce qui paraît incroyable. Ensuite, je l’ai vue en première partie de Nick Cave au Festival de Montreux. J’ai trouvé cela bien, mais moins puissant que la première fois. Enfin, je l’ai revue l’année dernière au festival Nox Orae, au bord du lac Léman, en Suisse romande. Franchement, j’ai été déçu. Je n’aime pas ses nouveaux morceaux. Elle a perdu un guitariste et engagé une saxophoniste.
Oui. J’estime que la saxophoniste (NDR : Lisen Rylander Löve) prend trop de place.
SJ : Clairement !
Et elle assure aussi la première partie. Résultat : trop de saxo. Or, trop de saxo, ce n’est pas bon (rires).
SJ : Non, non, il faut vraiment manier le saxo avec prudence.
En tout cas, la tournée de « Dead Magic » était tout simplement magique !
SJ : Je lui voue toujours un immense respect, mais, au final, elle m’a épaté la première fois, satisfait la seconde et déçu la dernière.
Extrait n° 11
SJ : Facile : c’est à nouveau AATT, dans « Macbeth’s Head ».
J’adore cette chanson. Tu as expliqué un jour qu’elle était trop difficile à interpréter en live. Pourquoi ?
SJ : C’est vraiment difficile. Nous avons essayé, mais cela ne fonctionne pas.
Est-ce parce que ta ligne vocale descend trop dans les graves ?
SJ : En partie. Mais nous n’avons jamais réussi à obtenir la fluidité recherchée. Nous nous montrons très exigeants envers nous-mêmes. Espérons que le son sera bon ce soir !
Dernier extrait
SJ : Ce titre me dit quelque chose. Est-ce AATT ? Non, c’est November !
Bingo !
SJ : C’est le projet que je partage en compagnie de Bernard Trontin…
… des Young Gods, qui vit à Genève. Préparez-vous un nouvel opus ?
SJ : Oui. Il est presque prêt ! La chanson, ici, s’intitule « Run With The Deer ». D’ailleurs, c’est amusant, car j’ai repris les paroles de cette composition pour le projet mené auprès de Catherine Graindorge. Pendant la préparation de la tournée « Songs for the Dead », elle m’a déclaré : « J’ai ce morceau intitulé “Animal”, que je joue en rappel. » Elle m’a demandé si j’avais des paroles à y ajouter. J’ai essayé d’y placer celles de « Run With The Deer », et cela a merveilleusement fonctionné. Le plus difficile pour moi, lorsque je joue auprès de Catherine, c’est que le violon porte une charge émotionnelle immense. J’éprouve des difficultés à garder ma voix sous contrôle. Je dois éviter de me laisser submerger.
Vraiment ? À ce point-là ?
SJ : Oui, absolument. Quand je quitte la scène après l’avoir interprétée, je suis vraiment dans un état second.
Ah, maintenant je comprends mieux : après le concert donné auprès de Catherine, à Tervuren, tu semblais évoluer dans un autre monde.
SJ : Son violon m’emmène très loin.
Peut-on dès lors espérer une nouvelle collaboration entre vous ?
SJ : Je ne sais pas. Je serais très heureux qu’elle m’invite à nouveau pour travailler à ses côtés.
Elle participe d’ailleurs à votre dernier opus, non ?
SJ : Oui ! Elle assure quelques chœurs dans « The Return of The Reapers » et à la fin de « The Trickster ». Elle joue aussi du violon dans « The Rifleman’s Wedding » ; c’est vraiment magnifique. Elle est incroyable, je l’aime beaucoup.
Nous l’aimons tous. Elle ouvrira d’ailleurs la soirée avant vous. Je suis certain que cette église accueillera un concert merveilleux.
SJ : Tu nous mets la pression, là (rires).
L’église vous transmettra de bonnes vibrations. Tu le sais, elles se dressent toujours sur…
SJ : Oui, sur des hauts lieux énergétiques.
Voilà. Merci beaucoup, Simon.
SJ : Merci, Phil.
(Photo : Christophe dehousse)
Pour écouter et commander l’opus « The Devil’s Door », rendez-vous ici
Pour écouter la version audio de cette interview, rendez-vous dans l’émission « WAVES », là
(Merci à And Also The Trees, Simon Jones, La Nef et l’émission « WAVES »).

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