Suite à la sortie de son dernier opus, « Singles Collection », la formation flandrienne a décidé de déposer ses valises, depuis une petite dizaine de mois, un peu partout dans nos contrées. Le but poursuivi est de faire revivre d’une façon moins ‘ostentatoire’ la crème de leurs compos. Entamée réellement en 1999, lors de la parution de « Little Things of Venom », la carrière d’Arid est immédiatement placée sur les bons rails. Douze ans plus tard et forts de 5 albums studio, la qualité toujours au rendez-vous ; mais le combo a voulu faire le point de la situation avant d’aller plus avant ans son projet. Réunissant 19 plages, ce « Singles Collection » est véritablement une superbe vitrine derrière laquelle sont exposées les plus belles pièces de leur travail.
C’est donc d’une façon plus intime, plus proche de leurs fans que les Gantois ont souhaité partager leurs plus beaux trésors. Petite salle, proximité du public, simplicité dans l’amplification, Jasper Steverlinck et ses deux (trois en incluant le bassiste) acolytes invitent donc celles et ceux qui les aiment à s’approcher d’eux, à discuter après le show, à boire un coup et même à poser pour la photo souvenir !
Ce dimanche, en fin d’après-midi, nous étions parmi les 200 veinards à avoir dégoté un sésame permettant d’entrer en communion avec ce qui reste, à mes yeux et pour beaucoup d’autres, le meilleur band belge depuis perpète. Il est 18h30 à peine et la petite salle lessinoise est pleine comme un (petit) œuf quand Jasper s’assied derrière son piano et entame en solo « I Don’t Know Where I’m Going ». La magie opère immédiatement et le constat est implacable, il a une sacrée voix ce mec. Jasper Steverlinck est un vrai, un grand, un très grand chanteur, y’a pas à discuter là-dessus ! Et c’est dans de telles conditions que cette évidence saute aux yeux ou plutôt aux oreilles, devrais-je dire….
David Du Pré et Steven Van Havere rejoignent leur leader pour ce qui sera le meilleur concert d’Arid vu (six fois) par votre serviteur, en dix ans. Sur une scène de vingt mètres carrés environ, un piano trônant au centre, les places sont chères… Mais David, stoïque comme à son habitude va rester près de deux heures sur son petit espace, Steven se contentant de son estrade, derrière ses fûts, et le bassiste se confinant bien sagement dans l’ombre des trois autres. Faut dire que le trio est présent depuis les prémices de la carrière du groupe, alors que ce dernier n’est qu’une pièce rapportée…. Tous quatre vêtus de noir de la tête aux pieds, sauf les chaussures (NDR : faut pas déconner non plus), ils nous gratifient de plus d’une heure trente de titres tous plus connus les uns que les autres. L’intégralité des classiques est passée en revue, de « Broken Dancer » à « If You Go ». Inutile de citer les dix-neuf, chacun aura compris qu’Arid interprète la crème des crèmes. Personne ne s’y trompe d’ailleurs. Bien sagement assis durant près d’une heure, la foule (?) se déchaîne (!) et abandonne les fauteuils confortables de ce petit théâtre pour enfin se laisser aller, danser, taper des mains et reprendre en chœur les refrains hyperconnus. Pas besoin de grand-chose de plus, à peine un petit jeu de lumière discret, une gorgée de whisky de temps à autre (dixit Jasper himself) pour se chauffer les cordes vocales mises à rude épreuve et l’affaire est dans le sac.
Il est à peine vingt heures lorsque les quatre compères quittent le podium sous les acclamations et ne se font pas prier trop longtemps pour revenir interpréter trois derniers morceaux. « Until I Find You » clôture ce superbe set, tout en justesse et authenticité.
Nous sommes à peine sortis de la salle qu’ils sont là, dans la buvette ! Un petit verre de blanc à la main, ils nous attendent, offrent des poignées de mains, des autographes, taillent une bavette avec tout qui veut et dédicacent leur dernier CD et même les autres à ceux qui en font l’acquisition. On se croirait revenu en 1999 lors de leur première tournée. Magique et vraiment sympa !
Belle soirée, horaire idéal pour terminer la soirée entre amis autour d’un verre pour… refaire le concert.
Alors, si vous en avez l’occasion, ne les ratez surtout pas. Mais grouillez-vous, la tournée est en fin de parcours !
(Voir aussi notre section photos)

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