Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits. Après plus de cinq décennies passées à bousculer les codes musicaux, Ron et Russell Mael ajoutent un nouveau chapitre singulier à leur parcours en publiant Live On The…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Afghan Whigs
L7

Catégorie machine à hits...

Écrit par - -

Le tennis peut donner des envies de musique : on se rappelle Philippe Dewulf, ce fameux joueur flamand qui réussit l'exploit, bien avant Justine et Kim, d'atterrir en demi-finale à Roland Garros… Un jour il chiala presque à l'idée de devoir jouer, alors que les Smashing Pumpkins donnaient un concert à la même heure. Car comme le déclare si bien Nelson Montfort, 'les raquettes sont des instruments à corde', d'où le support act de Phoenix ce soir à l'AB, les bien nommés Housse de Racket, en fait un duo batterie-guitare. Déguisés en tennismen à la Das Pop, ces deux Français jouent (en double) de la pop rythmiquement soutenue, comme une finale de grand chelem entre Federer et Nadal. Dommage qu'ici l'on pense avant tout à Thierry Hazard, voire aux Prototypes, à Bosco et aux zigotos de Ratatat. Triple faute, zéro pour-cent de premières balles, direction le vestiaire malgré deux-trois coups droits bien balancés qu'on mettra sur le compte de l'humour.

La dernière fois qu'on avait vu Phoenix c'était il y a des plombes, à l'époque de « United », bref il y a au moins 5 ans. Dans nos souvenirs tout ça manquait de pêche, d'où une légère appréhension à les revoir sur scène, même si leur dernier disque est une sacré tuerie. Le doute ne durera que le temps d'une petite « Ritournelle », le splendide morceau de Sébastien Tellier jaillissant des enceintes avant l'extinction des lumières. Surprise : les quatre Français sont accompagnés de deux musiciens supplémentaires, l'un en renfort batterie, l'autre aux synthés. Retentissent alors les premières notes de « Napoleon Says », le titre d'ouverture d'« It's Never Been Like That », autrement dit un tube. Auquel viennent s'accrocher d'autres, pour à la fin former une belle brochette de hits qui valent bien une grande farandole, de type 'C'est la chenille qui redémarre'. Il faut bien l'avouer : le Phoenix d'aujourd'hui n'a plus grand chose à voir (et surtout à entendre) avec celui d'hier. Le son est carré, la dynamique impressionnante, la classe folle. Quasi l'intégrale des dix titres d'« It's Never Been Like That » est passée en revue, du sautillant « Consolation Prizes » au groove instrumental de « North », qui évoque justement « La Ritournelle », version guitares. Côté vieux hymnes les Parisiens nous auront gratifié d'un « If I Ever Feel Better » enlevé - sans doute le climax du concert, tout en étirement rock - et de l'incroyable « Funky Squaredance », mix virtuose de proto-prog et de synth-pop eighties : une tuerie, qui laissera pourtant les nouveaux fans de marbre, plus à l'aise lors du rappel et d'un « Too Young » interprété vite fait. A l'issue de ce concert furibond, d'une élégance pop-rock jamais démentie, Phoenix peut prétendre à la distinction du 'meilleur groupe français' 2006, catégorie 'machine à hits'. Du travail de pro, qui en plus donne la banane : tu parles qu'on se sent mieux !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Phoenix
  • Date: 2006-11-13
  • Concert Place: AB
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 0
Lu 1967 fois