L’an dernier, le 6 septembre 2012 exactement, Crocodiles se produisait déjà au Botanique, mais au Witloof Bar. Programmée à la Rotonde, la formation n’a pas attiré davantage de monde. Faut croire que le lundi n’est pas nécessairement une aubaine pour les groupes trop alternatifs. Crocodiles nous vient de San Diego, en Californie. « Crimes of passion », son dernier album, est paru en août dernier. Il était donc intéressant de savoir, si les prestations ‘live’ du band avaient progressé en un peu plus de 12 mois…
Fondé en 2008, Crocodiles repose sur deux constantes : la présence des guitaristes Brandon Welchez et Charles Rowell (NDR : ils se servent de Rickenbackers !), le premier se réservant également le chant… sans accent… américain. Il collerait même parfaitement à un ensemble britpop. Le quintet yankee entame son set par des titres reptiliens, énergiques et excitants ; et notamment « Hearts of Love », « Teardrop guitar » ainsi que « Coakroach ». On ressent bien les influences puisées chez Echo & The Bunnymen, Spacemen 3, Jesus & Marychain, Stone Roses, BRMC, Dandy Warhols, Black Angels et même les Raveonettes (NDR : pas étonnant puisque c’est Sune Rose Wagner qui a produit leur dernier elpee), mais le son manque cruellement de puissance, et la voix constamment sous reverb, est noyée dans l’ensemble, si bien que la mayonnaise psyché/shoegaze, pourtant huilée par les interventions vintage (NDR : un Hammond ?) de la claviériste, éprouve toutes les peines du monde à prendre. Et surtout à égaler celle, tellement efficace, dispensée sur leurs disques ; en particulier puisée sur « Endless Flowers » et le tout récent et passionnant « Crimes of Passion ». D’autant que si les sonorités de grattes, ce soir, sont bourdonnantes, elles le sont un peu trop à mon goût. Le martèlement binaire des fûts imprimé par la drummeuse aux cheveux courts, ne favorisant pas l’envol des compos, même si le bassiste est resté dans son trip, tout au long du concert. De leur setlist, on épinglera encore « My Surfing Lucifer », « I Wanna Kill », « Neon Jesus » et « Refuse angels » mais au bout d’une petite heure, rappel compris au cours duquel ils nous réserveront quand même deux bonnes surprises issues de leur pénultième opus, « Sunday (Psychic Conversation #9) » et « Welcome Trouble », les sauriens s’éclipsent, en nous laissant sur notre faim…
(Organisation Botanique)

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