La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La vision de l’art prônée par Superchunk…

Superchunk sortira son nouvel album, « Songs in the Key of Yikes », ce 22 août. En attendant, il a partagé le single, « Is It Making You Feel Something ». ‘Il a toujours été vrai que tout le monde traverse quelque chose dont on n'est pas forcément conscient’,…

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Epica - 18/01/2026
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Taï

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mardi, 28 décembre 2010 19:56

Lunatic

Booba ne fera jamais l’unanimité en dehors du cercle de ses –nombreux– irréductibles fans. L’ex-membre du mythique duo Lunatic (qu’il composait avec Ali) n’hésite, en effet, jamais une seconde à embrasser tous les clichés propre au genre. Chaque seconde de son nouvel opus suinte le hip-hop US. Enregistré à Miami, « Lunatic » est le plus américain des albums de rap français ; malgré ce titre supposé annoncer un retour aux sources… Elie Yaffa s’inspire des bad boys locaux tant par ses beats lourds estampillés ‘dirty South’ ou ‘crank’ (du très  lourd…), son passé marqué par l’obligatoire case prison, ses guests US prestigieux (P. Diddy, Akon ou T-Pain) que par sa stratégie de véritable business man à la 50 Cents (il a par exemple créé sa propre marque de vêtements, Ünkut).

Ce 5ème album affiche de grosses ambitions et ne devrait pas décevoir les fans de ‘B20’. Les tubes sont légion : du single « Caesar Palace » à l’introspectif « Lunatic » en passant par l’excellent « Paradis » ou l’insupportablement autotuné « Reel ». Le boss du hip-hop français sort la grosse artillerie en offrant 18 morceaux dont les plus touchants –bon, ce n’est pas Céline Dion non plus– se détachent de cette collection souvent exagérément testostéronée. Bénéficiant d’un texte tranchant et efficace, « Paradis » fait figure de classique instantané. « Lunatic » (en duo avec Akon) se remémore son ascension faite de hauts et de bas ; depuis ses débuts au sein du collectif 92I (réunissant des rappeurs des Hauts-de-Seine) jusqu’à son déménagement aux States. Le flow du maître de cérémonie est toujours aussi particulier, incisif et agressif. Ses ‘punch-lines’ s’avèrent, comme d’habitude percutantes et délicieusement vulgaires : ‘Mademoiselle c’est pour ton cul, ta chatte, qu’on t’aime / Booba j’ai plus de flow qu’une femme fontaine’ sur « Abracadabra » ou ‘Si tu m’vois enculer ta dinde, ne crois pas qu’je fête Noël’ sur « Jour de paye ». Si Booba pouvait toutefois délaisser ses refrains R’n’B sirupeux affreusement autotunés, il enchanterait probablement davantage de ses fans… et il justifierait certainement ainsi son profil de grand méchant ‘Saddam Haut D’Seine’.

« Lunatic » est assurément un album à ne pas écouter en famille lors du repas de Noël. A moins que papy et mamy ne raffolent de ‘bling-bling’, de string, de communautarisme, de flingues ou de gangsters. Toute cette mascarade aux codes bien particuliers est bien entendu à prendre au second degré. Je vois déjà Zemmour ou le gouvernement UMP s’exciter sur la prétendue décadence morale des jeunes issus de la banlieue…

 

mardi, 28 décembre 2010 19:46

Pesebre

Relativement inconnu chez nous, Axel Krygier est un musicien argentin originaire de Buenos Aires. Saxophoniste de formation, il est surtout un multi-instrumentiste honteusement doué (flûte, piano, samples, trompette,…) « Pesebre » constitue son 4ème  album solo. Ce savant fou mélange brillamment les musiques sud-américaines traditionnelles et des sons plus modernes. Une véritable ‘crèche’ (Pesebre) d’inventivité et de liberté. Impossible de ne pas se sentir d’excellente humeur à l’écoute d’un titre latino à touche balkanique comme « Cucaracha » ou à celle de la country sud-américaine de « Serpentea El Tren » proche de l’univers de Devandra Banhart. Si la maîtrise est totale, les morceaux ne sont jamais trop cérébraux ; d’une grande diversité ils se distinguent par une touche d’humour bienvenue. L’accordéon qui parcourt la ballade « Agnus » se marie aux orgues vintages de « Campo de Marte », les beats hip-hop de « Pesebre », les flûtes péruviennes de « Tucumana » et une multitude de voix trafiquées. La très estimable maison Crammed a une fois encore déniché un artiste unique, doué et… totalement décalé à l’image du dessin d’un agneau mort reproduit sur la pochette, aux antipodes du contenu de « Pesebre » (dessinée par ses propres soins bien entendu) ! L’esprit musical ludique de Mathieu Boogaerts n’est pas tellement éloigné de celui de cet Argentin aux mille talents…

vendredi, 24 décembre 2010 16:34

Une belle initiative !

Il faut être de grands malades, en 2010, pour investir ses économies dans la création d'un label qui ne publiera que des 45 tours en lorgnant sur ses glorieux aînés, à la Sub Pop Singles Club ou chez Sarah Records.

Vendeur, le ‘Thoré Single Club’ avance de très bonnes raisons à son initiative :

1) Parce qu’ils répètent ces mots, sans suite et sans logique, comme on dit des mots magiques : « Tout pour la musique ! »

2) Parce qu'ils ont vendu 10 albums vinyles de LEO88MAN lorsqu'il est venu jouer à Thoré-la-Rochette, dont trois seulement à des personnes qui possédaient des platines.

3) Parce que le MP3, ça a un son tout pourri, alors que le vinyle fait "scratch scratch".

4) Parce que Thoré-la-Rochette est située à moins de 42 mn de Paris (en TGV), 3 h de Rennes (en bagnole), 5 h de Bruxelles (en camion) et 12 h de Sofia (en bus).

5) Parce que le Wedding Present a sorti 12 singles en 12 mois en 1992, et qu'il n’y a pas de raison qu'ils ne fassent pas mieux en 2010.

6) Parce qu'un 45 tours a une face A mais aussi une face B.

7) Parce qu'Eddy Mitchell et Christophe n'ont plus rien à écouter dans leurs vieux juke-box old school.

8) Parce qu'on pourra mettre des vinyles en dépôt-vente chez l'épicier du village.

9) Because Rough Trade has opened a brand new 5,00 sq ft shop in Brick Lane, East London which sells only music and is an attempt to take on the Internet and help consumers discover new music.

10) Parce que Lars Von Trier a édicté un Dogme en 10 points et qu'on peut faire aussi bien.

L’abonnement au ‘Thoré Single Club’ est à 50 € pour 10 x 45 T + coffret en carton + les morceaux en MP3.

Programme annoncé :

TSC01 : Laetitia Sheriff "The story won't persist in a closed book" / "the date (alternate take)".

TSC02 : Robert Le Magnifique feat. Laetitia Sheriff & Thomas Poli "Where is my mind" (inside version / outside version)(Pixies cover).

A venir : TORDEONDE / Gable / Montgomery / We Only Said / Yann Tiersen... dans un coffret de 10 x 45-Tours !

Adresse commandes : Thoré Single Club, 4 rue de la Brisse, Thoré-La-Rochette.

http://www.facebook.com/group.php?gid=154124251293707&ref=mf

Avant de publier son nouvel opus, « Horses and high heels », dont la sortie est prévue pour le 31 janvier 2011, Lady Marianne vient de concocter un premier Ep. Un titre, “Why Did We Have to Part”, est disponible en digital et Naïve vous offre la chanson en téléchargement gratuit sur le lien ici

Tracklisting de l’Ep :

1-      Why did we have to part
2-      The stations
3-      Fragile weapon (exclusive bonus track)

 

Le label Freaksville de Benjamin Schoos fêtera ses 5 ans d’existence, au Botanique, ce 19 janvier 2011.

Au menu : une programmation rock et pop underground avec Miam Monster Miam et ses Loved Drones, Jacques Duvall, Mademoiselle Nineteen, Phantom, Marc Morgan et Laetitia Sadier (de Stereolab).

A ne pas manquer bien entendu…

http://www.freaksvillerec.com
http://www.botanique.be

 

mercredi, 22 décembre 2010 18:58

The Jiving Furniture Jubileum (Ep)

The Jiving Furniture Jubileum est un projet énigmatique créé par Jonas Frederick Jos Wellens, un Limbourgeois qui a gagné quelques concours musicaux, de l’autre côté de la très à la mode frontière linguistique. Partagé en 5 titres, son premier Ep est sculpté dans un rock parfaitement laidback. Un style dont le point culminant est manifestement atteint sur « Cult Manifesto », un titre qui aurait pu figurer au sein du répertoire de Beck voire de Millionaire. La musique de JFJ n’est pas révolutionnaire, mais diversifiée et agréable à l’écoute. Les mélodies sont bien torchées et empreintes d’une mélancolie élégante. « Tiger » est une ballade pour laquelle Iza est venue apporter son concours aux chœurs, une plage qui baigne au cœur d’une ambiance crépusculaire, presque digne de Mark Lanegan. Morceau d’ouverture, « Suckerpunch Coffee » affiche une morgue proche d’un Daan, époque Dead Man Ray. La voix traînante et l’interprétation je-m’en-foutiste de Jonas traduisant parfaitement cette impression.

mardi, 21 décembre 2010 01:00

Let’s Get Together

Bien qu’Oasis se soit désintégré et que les Dandy Warhols soient incapables de composer la moindre bonne chanson depuis quelques années, ces deux groupes continuent de bénéficier d’un statut de véritable culte, auprès de leurs aficionados. Et cette situation risque de durer, quelques années encore. Une formation hexagonale vient même d’imaginer le chaînon manquant entre ces deux formations : Smile ! Et ne souriez pas, ces Lillois prennent leur mission très au sérieux et ne manquent pas de talent. « Let’s Get Together » constitue déjà le second elpee du combo français. Autoproduit, il recèle toute une série de titres dont les frères Gallagher (« I’m Alive », « Let’s Get Together ») ou Courtney Taylor (« Shall We Overcome », « In My Mind »), seraient fiers d’avoir écrits. Et si « You’re a Junkie » est un tube en puissance, « Best Of You » est une véritable tuerie psyché ! La voix est plus vraie que nature et souvent filtrée comme le requiert implicitement le style. Les musiciens assurent des parties de guitares soniques très bavardes, tout en n’oubliant pas d’y ajouter quelques inévitables clappements de main ou des interventions d’orgue vintage. Si vous attendez la sortie du premier opus de Beady Eye, le nouveau combo de Liam Gallagher, « Let’s Get Together » devrait vous permettre de patienter. Par contre, si vous privilégiez l’originalité, il est préférable de passer votre chemin…

 

mardi, 21 décembre 2010 15:49

Rubber

Depuis que “Flat Beat” est devenu un hit planétaire, on a appris combien Quentin Dupieux était un drôle d’oiseau… Par contre, on sait moins qu’à côté de sa carrière musicale, l’homme se consacre également à sa véritable passion, le cinéma. Après avoir réalisé le très absurde ‘Steak’ en 2007, mettant en scène Eric et Ramzy en tête d’affiche, il a remis le couvert sur ‘Rubber’, présenté à Cannes l’année dernière. Difficile de décrire son synopsis en quelques lignes, mais ‘Rubber’ est l’histoire singulière –et c’est peu dire– d’un pneu sérial-killer sévissant dans les grands espaces américains. Pour illustrer cette escapade meurtrière, une musique appropriée était donc nécessaire. Et pourquoi laisser quelqu’un s’en occuper lorsqu’on se débrouille pas mal et que l’on dispose des relations nécessaires dans le milieu ? Mr. Oizo a donc fait appel à Gaspard Augé de Justice afin de composer la BO de son dernier ovni cinématographique.

Après une intro quasi-médiévale, « Symph08 », « Rubber » ne débute réellement que par le titre éponyme, un morceau musclé balancé dans le plus pur style électro cher à Mr. Oizo. Une bien courte réjouissance malheureusement ; car le reste d’album s’apparente souvent à du Enio Morricone un peu kitch (« Racket), lorsqu’il n’abuse pas de synthés 80’s (« Sheila ») ou encore de flûte (« Crowds & Guts »). Comme souvent dans les BO, trop peu de morceaux se démarquent du lot. Hormis « Trycicle Express », plage qui lorgne vers l’univers de Kraftwerk, le reste baigne au sein d’une musique d’ambiance. Une œuvre sise donc à des années-lumière des BO de Tarantino. L’intérêt de « Rubber » s’avère donc plus que limité, l’ensemble se révélant plus que probablement indissociable du film…

mardi, 21 décembre 2010 15:47

Minutes Magiques

Oxmo Puccino occupe une place bien à part dans l’univers du hip-hop français. Il possède en effet une écriture tout en nuances qui lui a, un jour, valu le surnom de ‘Black Jacques Brel’. Le Malien d’origine décline un verbe poétique et humaniste, bien moins agressif que la plupart de ses collègues et amis, et en particulier les membres de son ancien collectif Time Bomb, au sein duquel militaient Booba et Pit Baccardi.

Le ‘Black Desperado’ sort aujourd’hui son 2ème album ‘live’. Il fait suite à premier opus publié en 2005. Les 15 morceaux de « Minutes Magiques » ont été immortalisés à La Cigale de Paris, en mai 2010. Abdoulaye Diarra semble avoir atteint un niveau de maîtrise et de connivence optimale avec son public. Parfaitement à l’aise, il y interprète la plupart de ses tubes : « Mama Lova », « J’ai Mal au Mic », « L’Arme de Paix » et « Cactus de Sibérie ». L’auditoire semble visiblement acquis à sa cause. Oxmo est épaulé par un véritable groupe –c’est décidemment une manie chez les rappeurs confirmés–, les Jazzbastards. Ce qui lui permet de balancer ses répliques mythiques avec style, sur un ton finalement assez rock quoique parfois jazzy. Dommage que son flow soit parfois un peu banal ; car ses textes sont d’une rare justesse. Oxmo Puccino prouve en tout cas que s’il s’embourgeoise peut-être (il a d’ailleurs composé pour Florent Pagny et Alizée !), il reste l’un des rappeurs français les plus doués de sa génération. Toutefois, pour les fans de mauvaises manières et de gros son, le nouvel album de Booba arrive à point nommé !

samedi, 18 décembre 2010 16:49

Le cadeau de Noël de R.E.M.

Le 5 mars 2011, R.E.M sortira un nouvel album. Il s’intitulera « Collapse Into Now ». Pour en avoir un avant-goût, le trio invite les fans à se rendre sur leur site web, http://remhq.com/index.php . Ils pourront télécharger en exclusivité le single "Discoverer".

Le groupe a également prévu un cadeau pour Noël…

http://filtermagazine.com/index.php/media/entry/r.e.m._christmas_baby_please_come_home