Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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The Cure
The Cure
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 janvier 2022 19:19

Ghosts on Tape

Paru en 2019, l’album « Get trafic » avait opéré un virage vers l’électronique. Pas une grande réussite, il faut le reconnaître ! « Ghosts on tape » persiste et signe. Mais selon les morceaux, cet apport est judicieux ou pas. En fait, si quelques titres, et tout particulièrement « Give up », sont manifestement influencés par l’indus de Nine Inch Nails, en général, les sonorités de synthé à coloration eighties (NDR : hormis celles klaxonnées tout au long de « Morbid fascination ») s’infiltrent insidieusement au sein d’une expression sonore qui ne manque pas de punch. Certaines pistes sont même carrément explosives. Parfois, on pense même à Garbage. Mais ce qui dérange surtout, c’est cette production, un peu trop sophistiquée pour des compos fondamentalement rock. Et puis ces voix triturées, tout particulièrement celle de Steven, qui ne collent pas toujours très bien à la solution sonore. Côté textes, Blood Red Shoes s’intéresse à la perversité humaine, et notamment aux ‘serial killers’ ainsi qu’aux psychopathes. David Lynch doit certainement hanter leurs nuits ! Et on comprend mieux pourquoi, certaines pistes baignent au sein d’un climat cinématographique…


 
lundi, 31 janvier 2022 19:15

No desire control

Drivé par la chanteuse/guitariste Lora Ferrarotto et le compositeur/multi-instrumentiste Alex Meozzi, Lora & The Stalkers est originaire de Rome. Non seulement Alex est producteur, mais il milite également au sein de deux autres formations transalpines, dont le groupe résident de l’émission télévisée ‘Stracult’.  

« No desire control » constitue le premier elpee de Lora & The Stalkers ; et ce qui frappe d’abord, c’est la voix aigrelette de Lora. Elle tonifie des morceaux qui s’inspirent fondamentalement de la pop et des variétés des fifties et des sixties. 

Dès le premier titre, le kitsch « Lonely heart », on s’imagine au cœur d’un show à l’italienne, entre grandes envolées lyriques des animateurs et jolies filles particulièrement sexy. Une compo dont les arrangements luxuriants nous renvoient à l’Eurovision, d’il y a plus de 50 ans… Des arrangements luxuriants qu’on retrouve régulièrement tout au long des morceaux de cet LP. A l’instar du plus pop « Weak of brave, une plage enrichie de cuivres et d’interventions d’orgue. Une constante quand même, cette ligne de basse profonde, mordante, qui trame la plupart des pistes. Entre le slow sirupeux « Yesterday » et le glam « Unwise Jenny », on ne sait d’ailleurs jamais sur quel pied danser. Plus seventies « Back in time » se distingue par ses sonorités de gratte chatoyantes (une Rickenbacker ?) alors que « 4 us 2 » laisse furtivement filtrer des effluves psychédéliques. Plus étonnant « Blinding love » ranime le souvenir de Joy Division, la ligne de basse cold et la boîte à rythmes accentuant cette impression. Parsemé de doo wop, « Tonight the night » replonge dans les sixties à moins que ce ne soit les fifties !) alors que le titre maître emprunte un profil cinématographique…  

Un album vintage ou suranné, à vous de choisir !


 
lundi, 31 janvier 2022 19:13

Bliss + Blasphemy

Ali, c’est le patronyme choisi par une formation bulgare dont le leader répond au nom d’Ali Abdala. Ce dernier se consacre à la guitare et au chant et est épaulé par deux autres sixcordistes, un drummer, un claviériste, un bassiste et un préposé aux chœurs.

Peu de renseignements sur la toile concernant ce septuor dont la musique est fondamentalement rock. Et en général percutante et sémillante. Des envolées de gratte symphonico-métalliques alimentent même la fin de parcours de « Freedom ».

A l’instar de Muse, l’expression sonore affiche une certaine solennité, voire emphase, impression amplifiée par la voix d’Ali, capable de grimper dans les aigus ou d’emprunter des inflexions plus déclamatoires, impérieuses, un peu comme Peter Murphy. Le spectre de Bauhaus plane même tout au long de « I come from the future ». Et si ce n’est pas le choriste qui s’autorise des vocalises dignes de Clare Torry sur ce morceau (pensez à l’album « Dark side of the moon » du Floyd), alors la voix d’Ali est vraiment exceptionnelle.


 
jeudi, 27 janvier 2022 19:08

Une compile pour Suicide…

Suicide s'est formé au début des années 70, réapparaissant en 1976 au cœur de la scène punk new-yorkaise. Son premier elpee - qui n'a guère été crédité à l'époque - a eu une influence majeure sur des groupes et artistes comme New Order, Depeche Mode, Bruce Springsteen, Moby, Soft Cell, The Jesus & Mary Chain, Primal Scream et Nick Cave.

« Surrender », qui sortira ce 25 mars, constitue la première compilation officielle consacrée à Suicide. Il recèlera 16 titres dont deux inédits : « Girl (Unreleased Version) » et « Frankie Teardrop (First Version) ». Mais également des titres classiques comme « Dream Baby Dream », « Cheree », « Rocket USA », « Surrender » et « Why Be Blue ? ». C’est Henry Rollins, ami de longue date, qui a rédigé les notes de la pochette. Ce dernier a déclaré : ‘Cette collection de chansons n'est pas un ‘best of’ ni une compilation ‘définitive’ de tout ce que vous devez savoir. C'est une introduction qui, je l'espère, vous incitera à explorer les albums’.

Le tracklisting, a été élaboré par Martin Rev, Liz Lamere (collaboratrice et épouse d'Alan Vega) et Henry Rollins. Les morceaux ont entièrement remasterisés par Denis Blackham de Skye Mastering, qui avait déjà remasterisé la récente réédition de leur premier album, « Art of the Album ». Le concept et le design de la pochette de l'album - présentée sur le vinyle sous la forme d'une pochette gatefold gaufrée, avec un carton miroir - sont signés Michael Handis et Jared Artaud.

Le clip de « Frankie teardrop (first version) » est disponible ici

Dans la foulée, après la publication en 2021 de l'album perdu « Mutator », Alan Vega va encore faire l’objet d’une sortie, mais d’un 12 inches. Ce sera pour ce 25 février 2022. Intitulé « Invasion b/w Murder One », le teaser est à découvrir là

Les deux titres « Invasion » et « Murder One » ont été enregistrés à deux décennies d'intervalle dans la ville de New York. "Invasion" a été enregistré vers la fin des sessions studio 2012-2015 pour l'album posthume « IT » et constitue l'un de ses derniers enregistrements, tandis que « Murder One » a été enregistré en 1997-1998 (après les sessions Mutator) et fait partie d'un ensemble de morceaux enregistrés mais jamais mixés avant les sessions de l'album 2007, sorti en 1999. L'association de ces deux chansons illustre l'intemporalité des plus de 30 ans de matériel inédit qu'il a appelé le Vega Vault.


 

Le nouvel album de Laibach « Wir sind das Volk (ein Musical aus Deutschland) » sortira ce 25 mars 2022.

Il s’agit de la musique de la production théâtrale « Wir sind das Volk » (‘Nous sommes le peuple’), qui a été créée au théâtre Hebbel am Ufer (HAU) à Berlin le 8 février 2020. Deux autres représentations ont eu lieu, avant que la production ne soit arrêtée en raison de la pandémie. En 2021, Laibach a ouvert le festival de Klagenfurt avec une version slovène de la même production et a donné deux autres représentations à guichets fermés au Kino Šiška de Ljubljana. En mars de cette année, les représentations reprendront au HAU de Berlin, et d'autres sont confirmées à Zagreb, Ljubljana, Hambourg, Maribor et dans la capitale culturelle de l'Europe, Novi Sad.

« Wir sind das Volk » s’inspire des écrits de Heiner Müller (1929-1995), l'un des dramaturges germanophones les plus importants depuis Brecht. L'association de Laibach avec le théâtre a commencé en 1984, lorsqu'ils ont composé la musique de Quartet de Heiner Müller, une pièce présentée au Théâtre national slovène de Ljubljana. L'année suivante, ils rencontrent Müller à Berlin, qui leur propose de collaborer. Müller a ensuite utilisé la musique de Laibach dans une production, mais la collaboration n'a jamais eu lieu, jusqu'à ce que la directrice de la Société internationale Heiner Müller, Anja Quickert, propose un projet posthume basé sur les textes de Müller.

Lien d’écoute 'Ich will ein Deutscher sein' là

 


 
jeudi, 27 janvier 2022 19:01

La nouvelle signification de Tempers…

Tempers est un duo new-yorkais de synth-pop réunissant Jasmine Golestaneh et Eddie Cooper. Son nouvel album, « New meaning », paraîtra ce 1er avril 2022. La musique y est nocturne et introspective, et projette la vision d’une société qui est un rêve d’elle-même.

Issu de ce futur opus, « Unfamiliar » est en écoute ici et « Nightwalking » là

 


 
lundi, 17 janvier 2022 12:31

Fontaines D.C. prend son élan…

Fontaines D.C. publiera son troisième album, « Skinty Fia », ce 22 avril 2022. Et pour la troisième fois, il a bénéficié du producteur Dan Carey, à la mise en forme.

Grâce à sa musique et ses paroles infusées de poésie, associées à de joyeuses et intenses performances live, Fontaines D.C. a légitimement gagné sa réputation comme l’un des jeunes groupes les plus innovants et excitants de ces dernières années.      ­

« Skinty Fia » est une expression irlandaise qui se traduirait en français par ‘La Damnation du Cerf’. La pochette de l’album représente un cerf arraché à son habitat naturel et confiné dans le hall d’une maison, illuminé par une lueur rouge artificielle. Le cerf géant irlandais (ou l’élan irlandais) est une espèce disparue et les pensées du groupe sur leur identité irlandaise sont le thème central dans « Skinty Fia ».

En attendant la sortie de cet opus, le band nous propose son nouveau single, « Jackie Down The Line », qui bénéficie d’une vidéo réalisée par Hugh Mulhern. Ce clip met en scène l’artiste multidisciplinaire MC, danseur et chorégraphe, Blackhaine. Et il est à découvrir là

 


 

"Try Better Next Time" poursuit la description franche et acerbe de notre époque moderne entamée par Brian Molko avec la sortie des deux premiers singles : "Beautiful James" (un commentaire poignant sur la prolifération des opinions ignorantes) et "Surrounded By Spies" (abordant le thème de la saturation technologique). Ce nouveau single, la pièce maîtresse du nouvel album "Never Let Me Go", est davantage un hymne au commencement d'un nouveau monde, qu'à la fin de celui que nous connaissons.

Prévu pour le 25 mars 2022, ce 8ème et nouvel album signe le grand retour de Placebo, neuf ans après la sortie du dernier opus "Loud Like Love". L'occasion pour le groupe de porter un regard lucide mais également empreint d'espoir sur notre société. Tour à tour, Placebo dépeint le tableau noir d'une humanité ravagée par les effets de crises successives, tout en témoignant d'une volonté farouche de continuer à s'accrocher les uns aux autres et d'entrevoir un avenir commun. Et plus lumineux.

A propos de ce titre, Brian Molo a déclaré : ‘Ce n'est pas la fin du monde, seulement la fin de l'humanité, une distinction que nous sommes incapables de détecter dans notre orgueil démesuré. Mère Nature s'est extrêmement lassée de nous. Essayez de faire mieux la prochaine fois’

"Try Better New Time" est en écoute ici

 


 
lundi, 17 janvier 2022 12:14

Destroyer chez l’ORL…

Le nouvel elpee de Destroyer, « Labyrinthitis » traverse des contrées inexplorées de Dan Bejar. Et il s’aventure du côté du disco, d'Art of Noise et de New Order.

Bejar et Collins ont bossé dans l'isolement le plus total. Collins sur l'île de Galiano et Bejar dans la ville voisine de Vancouver, s'échangeant des idées lorsque les restrictions ne leur permettaient pas de se rencontrer.

L’album sortira ce 25 mars 2022 et en attendant Destroyer nous propose un clip vidéo consacré à « Tintoretto, it’s for you », morceau qui figurera sur cet opus.

Pour la première fois, Bejar lui-même a joué un rôle important dans la création des visuels de la vidéo. Bejar déclare : ‘Je voulais aussi écrire sur le romantisme de la terreur. « Tintoretto, it’s for you » parle de toutes ces choses, et curieusement, la vidéo aussi...’

Pour découvrir ce clip réalisé par David Galloway, c’est ici

 


 

« Hotline », c’est le titre du nouveau single et de la nouvelle vidéo de Lael Neale. La chanson a été écrite par Neale en collaboration avec son amie, Jane McCarthy, arrangée et produite par Guy Blakeslee, et masterisée par Chris Coady.

Après la sortie de son elpee, « Acquainted with Night », en 2021, qualifié de version country-folk de Braodcast par ‘Mojo’, elle nous propose donc une toute nouvelle compo.

Neale explique : ‘J'ai commencé à m'intéresser à la numérologie grâce à John Lennon et à sa croyance dans la signification des chiffres, en particulier le chiffre neuf. Comme cette chanson imagine un appel de désespoir tard dans la nuit à une hotline de médium, j'ai pensé qu'il serait amusant de jouer le rôle de ce 'médium' et d'entrer en contact direct avec les gens, en leur donnant un message personnalisé pour cette année, basé sur leur numérologie unique.’

Le clip est disponible là

Pour plus d’infos, c'est ici