La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Epica - 18/01/2026
Hooverphonic
Nicolas Alsteen

Nicolas Alsteen

mardi, 08 août 2006 03:00

Give Me A Wall

Relent communiste primaire ou simple provocation bolcheviste, ¡Forward, Russia! revendique la possession commune des moyens de production et s’extirpe de la bouillonnante communauté artistique de Leeds. Pour ¡Forward, Russia!, la doctrine présente des avantages considérables : le matérialisme, l’entraide, la gratuité, etc. Ce collectivisme permet ici au quatuor post-punk de s’inspirer sans vergogne de camarades contemporains : Bloc Party, Blood Brothers, Editors et autres Test Icicles. A première vue, cette thèse ressemble aux bases élémentaires d’une imbuvable cacophonie. Mais ¡Forward, Russia! s’en sort plutôt bien. Premier titre sorti du lot des intitulés numérotés, « Thirteen » : bombinette hésitant entre les joies du dance-floor et la fureur du rock’n’roll. Efficace. On passe ensuite à « Twelve », chanson survoltée, contrebalancée de « hands clappings » guillerets. En Grande-Bretagne, ce premier single a positionné le groupe dans l’antre des charts. Il n’en fallait pas plus pour modeler une nouvelle hype, renforcée par la sortie de « Nine », une attaque de riffs tranchants épaulée d’envolées lyriques à la Kele Okereke (Bloc Party).

Au chant patriotique, le camarade Tom Woodhead en fait parfois des tonnes (l’insupportable « Nineteen » ou l’anecdotique « Eighteen ») mais s’excite toujours à point. C’est simple, dès que l’ennui pointe le bout du nez, on se ramasse de coriaces décharges d’adrénaline. « Seventeen », « Fifteen pt II » et « Eleven » remplissent ainsi leur contrat de puissance. Certes, ¡Forward, Russia! n’a pas les prétentions destructrices d’un bloc communiste. Mais possède néanmoins de sérieux atouts pour concurrencer Bloc Party.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

The Lost Takoma Sessions

Ce disque s’apparente à un miracle. Enregistré de novembre 1976 à février 1977, entre l’Ohio et la Californie, il sort officiellement dans les bacs en... 2006. Cette longue période de gestation mérite qu’on s’y attarde. Flash-back. Retour dans les seventies : le jeune Mark Fosson n’a pas vingt ans. Et déjà, il s’use les doigts sur les cordes de sa guitare, vénérant John Fahey comme on brûle des cierges à la Sainte Vierge. Au bout d’un moment, il se décide à envoyer ses démos chez Takoma Records, dont le propriétaire n’est autre que John Fahey. Les plages instrumentales composées par le jeune homme naviguent entre mélodies acoustiques et folk traditionnel. John Fahey craque, décide de produire le disque et de le signer sur son label. En 1977, l’album de Mark Fosson est achevé : magnifique, singulier. Mais, dans un même temps, Takoma Records essuie de terribles soucis financiers. En mars, à la stupéfaction de Mark Fosson, la nouvelle tombe : Takoma records glisse la clef sous la porte. Terminé, fermé.

Pendant près de trente ans, le disque de Fosson moisira dans les caisses de cette triste faillite. Heureusement, par la grâce du label Drag City, il resurgit aujourd’hui des méandres de l’histoire. Rationnellement intitulé « The Lost Takoma Sessions », l’album met en lumière le talent incontestable d’un artiste incroyable. Le jeu guitaristique du musicien n’a pas pris une ride. Pas une. L’injustice a donc frappé ce garçon de plein fouet, participant à écrire un des chapitres les plus vibrants de la musique folk. Passer à côté de ce disque, c’est oublier la légende. Et oublier les légendes, c’est se résigner. Alors, surtout, ne jamais se résigner. Tout vient à point...

mardi, 23 mai 2006 03:00

Unpredictable

D’abord, il faut le voir pour le croire. Le poster offert à l’achat du nouvel album de Jamie Foxx présente le torse nu d’un acteur-chanteur gonflé à bloc. Les petits dej’ à la créatine ont donc du bon… Passé ce détail corporel, Jamie Foxx fixe les bases d’un blockbuster discographique, véritable machine à vendre. Enregistré dans le studio de Timbaland sur le tournage de « Miami Vice », son prochain film (un remake de la série « 2 flics à Miami »), « Unpredictable » est autant l’album de Foxx que celui de ses potes. Ce disque est, en effet, celui de toutes les collaborations. Le single éponyme (« Unpredictable ») voit Foxx s’épauler de Ludacris. Twista vient ensuite paraphraser l’acteur américain sur « DJ Play A Love Song », une chanson à coincer entre les répertoires de R. Kelly et… Boyz II Men. Fidèle à son intitulé, cet album est imprévisible. Pour preuve, l’apport de Snoop Dogg et The Game sur « With You ». Il vient détourner « Unpredictable » de ses reposantes poses R’n’B. Mary J. Blige se fend aussi d’une participation (« Love Changes »). A l’écoute, on ne peut s’empêcher de penser que Mariah Carey aurait également fait l’affaire… Après quelques notes de piano, Kanye West double les vocalises de son copain sur « Extravaganza », un des meilleurs morceaux d’un disque trop parfait et poli pour redorer le blason du R’n’B. Mais l’essentiel n’est certainement pas là…

mardi, 27 juin 2006 03:00

Precious time

En provenance du Canada, Euphoria s’essaie à brouiller les pistes et mêler les genres. Dans cet humble dessein, « Precious Time » constitue la quatrième tentative de Ken Ramm et de ses musiciens. Ce nouvel album s’aventure ici dans des styles variés sans jamais s’y engager complètement. Entre trip-hop, electronica et slides de guitare au bottleneck, Euphoria ébauche une musique postée entre l’Occident et le trip oriental. Quelques collaborations intensifient encore le côté improbable de la recette sonore d’Euphoria. Tina Dico (« Blue », « Sinners And Saints ») et Tracy Bonham (« Precious Time », « Anyone Can Lose ») participent ainsi à ces euphories alternatives. Au final, « Precious Time » aligne douze titres apaisants, mélangeant les approches musicales sans bouleverser les modes. Euphoria célèbre la rencontre d’Hooverphonic et de Massive Attack. Les prises de risque sont donc limitées.

mardi, 25 juillet 2006 03:00

So Gone

Nouveaux aventuriers néo-psychédéliques en provenance d’Oklahoma, les Evangelicals se positionnent dans le sillon des Flaming Lips. Gentiment barrée et enthousiasmante, la musique du trio demeure en équilibre instable. D’un côté, les mélodies. De l’autre, les hallucinations provoquées par l’abus de musiques psychédéliques. Une fois ces acrobaties acceptées, il convient d’applaudir « So Gone », premier album joyeux et exubérant. Mais que les choses soient claires : ce disque ne changera pas la face du monde. Pire : il ne changera rien. Cependant, la musique demeure une intarissable source de plaisir. Et ça, les Evangelicals l’ont bien compris. Guitares à la main, sourire aux lèvres, les trois jeunes s’en donnent à cœur joie au gré de dix titres spontanés. Pas de véritable tube en vue et aucune erreur de parcours, voilà le sobre résumé de la sensation véhiculée par « So Gone ». En classe, on parlerait certainement d’un élève moyen. En musique, on se contentera d’attendre un deuxième album. En espérant qu’ils évitent le mauvais trip...

mardi, 10 octobre 2006 03:00

The Early Years

Une pochette noire comme la mort, un son d’enfer : voici The Early Years. Le trio londonien signe un superbe premier album éponyme. Nous sommes ici en compagnie d’une formation au son hybride, choc frontal entre Acid Mother’s Temple, Electrelane, Stones Roses et Elbow. Etrange, surprenant. Deux guitares, une batterie, pas de basse. La claque est immédiate. David Malkinson, Roger Mackin et Phil Raines jouent une musique exquise, inventive à souhait. Les premiers accords retentissent. Le pied frappe le sol. En cadence. Le corps ondule, se laisse aller aux acrobaties les plus folles. Le rythme s’accélère encore. Nos veines battent la chamade. Et là, tout s’arrête. Méchante descente. « This Ain’t Happiness » clôture l’album comme si rien ne s’était passé. Impossible pourtant d’accepter l’illusion. Cette rencontre était bien réelle. On s’en pince encore...

mardi, 17 octobre 2006 03:00

Freckle Wars

Deux humains, deux guitares, une kyrielle de possibilités. Voici résumé le programme prôné par Ecstatic Sunshine. Originaires de Baltimore, dans le Maryland, ce duo américain opère l’improbable rencontre entre la technique de John Fahey et les déflagrations sonores de Mogwai. Agrippés à leurs six cordes tels des koalas cramponnés à un morceau de bambou, Matthew Papich et Dustin Wong se livrent un combat de tous les instants. Fender contre Fender. Cette bataille instrumentale débouche sur une musique hystérique, foutrement nerveuse. Les douze titres de « Freckle Wars » adoptent un schéma simple, bruitiste. Dans un premier temps, les guitares entament les hostilités à l’eau claire. Quelques arpèges viennent ainsi nous chatouiller les tympans. Trente secondes plus tard, l’embardée approche. Comme déchirées au LSD, les guitares écrasent le champignon. Toujours plus rapides, elles laissent échapper des distorsions délirantes. On frôle souvent le bad trip. Mais jamais trop longues, les chansons évitent habilement l’overdose. En compagnie d’Ecstatic Sunshine, nous célébrons une version punk de John Fahey. Et les effets de cette musique sont dévastateurs. La bouille hallucinée du chat posté sur la couverture du disque en atteste.

mardi, 29 août 2006 03:00

Soft Rock

Pérégrination cocasse. Le soleil australien de Melbourne devait vraiment taper très fort le jour où la jeune Justine décida d’embarquer ses valises sous la grisaille berlinoise. Berlin, sa Porte de Brandebourg, son ours d’or et son « Tresor » techno ne pouvaient laisser la petite Justine indifférente. Elle s’improvisait ainsi DJette, se liait d’amitié avec Schneider TM et remportait le trophée du ‘Red Bull DJ’. En toute logique, ce périple historique aurait dû nous guider aux portes d’un disque électro. Mais non. Sur « Soft Rock », premier album de Justine Electra, les platines sont en berne. Ses rêves électroniques de côté, la demoiselle nous chante ses songes les plus intimes, doux et romantiques. Ces belles chansons acoustiques s’adressent aux admirateurs d’Aimee Mann (« Fancy Robots »), aux amoureux de Stina Nordenstam (« My Best Friend », « Autumn Leaves »). Justine Electra esquisse également les tendres contours d’une musique personnelle (« Killalady », « Calimba Song »). Son « Soft Rock » nous drague sans prétention. Charmant à défaut d’être étonnant.

mardi, 05 septembre 2006 03:00

Singles, B-sides & Live

Aujourd’hui, il n’existe pas deux groupes comme Electrelane. Retournez l’information sous toutes ses coutures et méditez en paix. Tout commence en 1998, à Brighton, lorsque quatre filles au teint pâle se mettent en tête de jouer de la musique. Dans un premier temps, les mots manquent. Les premières compositions d’Electrelane sont essentiellement instrumentales, inspirées du kraut rock, du post-rock. Dans ce curieux décor, le synthé fait son apparition, recouvrant ces mélodies hypnotiques de nappes atmosphériques. Le groupe trouve alors un équilibre, un cheval de bataille. La discographie d’Electrelane devait ainsi éclore. Trois albums : « Rock It To The Moon » (2001), « The Power Out » (2004), « Axes » (2005).

Ces disques, toujours meilleurs, font le bonheur d’un cercle restreint d’amateurs en chaleur. Car, soyons honnête, Electrelane adopte une attitude sans compromis. Capables de rafraîchir le paysage musical en un tour de main (écouter attentivement « Power Out »), les filles n’hésiteront pas une seule seconde à s’oublier pour mieux se renouveler. Chaque disque du quatuor sonnant ainsi comme une véritable renaissance.

Echantillonnage pertinent de la carrière du groupe, ce « Singles, B-Sides & Live » offre un aperçu des innombrables talents d’Electrelane : quelques singles de derrière les fagots, des faces B à pleurer et des traces de concerts survoltés. Les cinq premiers titres du disque présentent des compositions restées dans les tiroirs de labels épars. Ces instrumentaux ont la rage au ventre (« U.O.R »), les sens en alerte (« Come On »). Aussi, les mots commencent-ils à se faire entendre dès les premiers accords de « I Want To Be The President » (originellement publié en 2002 sur un Ep éponyme). Ici, le synthé semble incontrôlable, comme fou. Il part dans tous les sens. Impossible de l’arrêter. Ruptures, coupures, loopings. On pique du nez, avant de redresser de justesse. Proche de la démence, on se ramasse « I Only Always Think », ballade kraut pop (si, c’est possible) à vous couper le souffle. Comme dans une chapelle, les chœurs féminins emplissent l’espace. Dans ce lieux de culte, on loue des saints aux noms étranges : Velvet Underground, Sonic Youth, Stereolab, Broadcast.

Par ailleurs, « Singles, B-Sides & Live » permet de faire connaissance avec les amis et adorateurs du quatuor féminin. Steve Albini (également à la production chez les Pixies, Nirvana ou Mclusky) propose sa nouvelle version de « Long Dark ». Entre no-wave, post-rock et rock’n’roll, son cœur balance. Celui de John Peel (ex animateur vedette de BBC Radio 1) a cessé de battre. N’empêche, on n’oubliera pas sa session (« Oh Sombra ! ») commise en compagnie d’Electrelane. Plusieurs moments captés sur scène viennent aussi renforcer le propos (l’infaillible « Birds »). En fin de parcours, l’apothéose assassinée de « Today » (ce larsen dantesque) laisse entrevoir un avenir exonéré de concessions. Au final, l’effet Electrelane (encore mieux que l’effet Kiss cool) est logique : une claque à portée de mains !

 

 

mardi, 04 juillet 2006 03:00

Electric President

Electric President des Etats-Unis d’Amérique vient juste de signer sur le label allemand Morr Music. Et, de fait, on s’émerveille de ces petits détails sonores qui font la grande fierté du label berlinois : moments d’electronica mêlés de pop bidouillée. Ben Cooper et son acolyte, Alex Kane, deux jeunes gars de Jacksonville, composent ici une musique bercée sous le soleil de Floride. Electric President régénère le carcan éculé par son label sans pour autant s’éloigner des musiques de Morr. Entre Styrofoam et The Postal Service, on s’amusera désormais à évoquer les contributions musicales d’Electric President. Deux gars qui, l’air de rien, signent un disque sans faute. « S/T » guide l’auditeur sur un lit de gimmicks électroniques d’une sensibilité extrême. Les guitares viennent également appuyer le côté bricolé de ces chants désenchantés. Pas très loin de Grandaddy dans la filiation musicale, Electric President s’approche de nos oreilles sur la pointe des pieds. Discret, le groupe mène une propagande silencieuse. Les élections approchent. Le scrutin sera Electric.

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