La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mercredi, 31 décembre 2003 02:00

All On The Six

Rêver d'Hollywood, c'est normal : les stars de cinéma, les pin-up, Playboy, les happy ends, le blé, le cul, les grosses cylindrées,… C'est ça, le rêve américain ! A Liège, à part l'Escalier et la Soundstation, les gauf' et Tchantchè, on ne navigue pas trop en plein délire. " Tox City ", qu'on l'appelle même, si on s'en réfère aux textes de Starflam… Sauf qu'Hollywood P$$$ Stars, eux, ne font pas du rap, mais du rock'n'roll. Un truc bizarre en Wallonie, plutôt branchée pop, chanson française. Pourtant, le rock, ça a du bon, surtout quand c'est bien fait : Redboy (My Little Cheap Dictaphone) et Anthony Sinatra (Piano Club) l'ont bien compris. Au lieu de miser sur le machin pop qui plaît aux masses, sur les couplets-refrains taillés dans le marbre FM, les deux compères ont choisi, pour une fois, de dégainer leurs grosses guitares et de balancer la sauce. Et la recette, pourtant facile mais jamais développée dans un périmètre de 200 kms, ne tourne pas au vinaigre : v'là du rock qui tâche, plein de riffs habiles et d'émotions dans le rouge ! Bizarre qu'en Wallonie et même en Flandre, il n'y ait pas un seul groupe de " rock " pur et dur… Est-ce un mot qui fâche ? " Que nenni ! ", dirait-on dans la cité ardente : il suffit de jeter une oreille aux groupes à la mode en Angleterre et aux Etats-Unis… Que des types bourrés d'attitude (" DIY ? ", " No Future ? ", " CBGB ? ") qui empoignent leur manche et gueulent leur colère avec (plus ou moins) de classe ! Les Hollywood P$$$ Stars ont le mérite, sinon d'être originaux (vu le contexte belgo-belge), d'au moins faire ce qu'ils aiment, et de le revendiquer. Qu'on appelle ça de l'EMO, du rock, de la power pop, peu importe : c'est l'intention qui compte. A cet égard, les HPS sont bien les seuls, et c'est ça qui rend leur musique plus précieuse. Et diablement rock'n'roll. Pas de calcul chez ces quatre fans des Pixies, de Blonde Redhead et d'At The Drive-In : juste l'envie et la volonté de jouer ce qui leur plaît, sans tirer de plans sur la comète. Au petit jeu des sept familles, certains s'amuseront sans doute à les classer vite fait du côté des rockeurs juvéniles qui veulent s'attirer tous les regards (cette imagerie, ce nom, ces titres). Que les Hollywood P$$$ Stars se rassurent : leur musique n'a rien d'opportuniste. On est même prêt à prendre les paris. " All On The Six "… et " All on The Hollywood P$$$ Stars " !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

All Soul´s Night

Après quelques maxis et un premier album sympathiques (" Popular Frequencies "), le duo parigo Tommy Hools nous revient fatigué, l'inspiration en berne. Attention : " All Soul's Night " n'est pas totalement mauvais… Du moins tant que Druel et Bidoli ne s'essaient pas au reggae (le mou " No Time to Kill ") et à l'électro big beat (" Something Has to Come " et ses synthés navrants). En résumé, c'est quand Tommy Hools fait de la pop qu'il emporte notre adhésion (" You Torture Me ", " You and Me ", très New Order). Et lorsqu'ils invitent Hawksley Workman (" Airports "), on s'étonne même de la retenue du Canadien, généralement abonné aux pitreries glam-rock. Sur " Lovin'Arms ", le fils de Stephen Stills pousse lui aussi la chansonnette, pour un résultat northern soul que n'aurait pas renié Paul Weller et ses Style Council… Dommage que pour le reste, ce disque soit du bidon (le niais " Tout Seul ") : quand on offre trop à boire et à manger (ce manque de cohérence), mieux vaut prévoir des sacs en plastique.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

From Every Sphere

En à peine trois ans, Ed Harcourt est passé du stade de l'inconnu à peine notoire au chanteur/compositeur sur lequel on met tous les espoirs : alors qu'Elliott Smith a disparu de notre horizon musical, que Brian Wilson reprend " Pet Sounds " sur quelques scènes d'Europe et que Jeff Buckley repose en paix, l'Anglais s'apprête à conquérir la planète avec sa pop flamboyante, tirée à quatre épingles mais pas toujours sereine. Après " Maplewood " et ses toquades lo-fi, " Here Be Monsters " et ses éclaircies magiques, voici donc " From Every Sphere ", un album riche mais jamais baroque, flamboyant mais jamais hautain. Produit par Tchad Blake, peintre pop à la palette subtile (on lui doit les belles couleurs des albums de Ron Sexmith et de Joseph Arthur), " From Every Sphere " vise juste, en plein cœur, et sans filtres d'amour ou substituts de rigueur. Pour suggérer ses délicates histoires, Harcourt n'hésite certes pas à convoquer cordes, chœurs et trompettes, mais avec parcimonie, classe et discernement. Ici, pas de doubles couches, de surlignage intempestif : Ed Harcourt est bien l'orfèvre pop-rock qu'il nous manquait depuis quelques années, à même de remplacer au pied levé tous ces imposteurs, Rufus Wainwright et, oui, Elliot Smith.

Conçu d'abord comme un double album, " From Every Sphere " se présente finalement comme une collection de 12 chansons, à la variété confondante : hymnes pop-rock à fredonner sous la douche (" All Of Your Days Will Be Blessed ", très glam, très Hawksley Workman, " Watching the Sun Come Up "), splendeurs wilsoniennes ( " Jetsetter ", " Bittersweetheart "), bizarrerie gothique (" Ghost Writer ", sorte de MarylinMansonerie bucolique, avec ses coups de marteaux et ses crispations vocales), ballades romantiques (" Metaphorically Yours ", " The Birds Will Sing For Us "),… En final, " From Every Sphere ", une litanie sépulcrale d'une pesanteur admirable, achève de nous convaincre : cet Ed Harcourt vient de signer un chef-d'œuvre de songwriting pop. D'accord : l'Anglais n'invente rien (Randy Newman, Brian Wilson, Van Dyke Parks, Burt Bacharach, Marc Bolan, Ray Davies sont déjà passés par là), mais ce qu'il (re)fait, il le fait bien ! Alors abandonnez vos préjugés et laissez-vous séduire : cet homme-là est un sacré joaillier, et son album un vrai bijou.

jeudi, 18 décembre 2003 01:00

Far From Clever

L'écoute de ce disque nous plonge dans un univers décalé et mélancolique qui rappelle un peu celui de notre enfance : cette époque bénie où on rêvait tout haut en s'imaginant la fille de ses rêves. Hank Harry n'a pas encore trouvé l'amour, mais son album pétille d'une allégresse qui fait chaud au cœur et aux oreilles. Face aux désillusions sentimentales que la vie nous réserve, " Far From Clever " se veut le parfait antidote. Un concentré fragile mais enthousiaste de douces ritournelles pour mieux passer l'hiver, et tous ces caps larmoyants de l'existence. D'amour, cet album en regorge, parce que c'est " notre Graal à tous " (cfr l'interview), et qu'il est censé nous rendre heureux, " comme un enfant " (" Little Love "). L'enfance, encore : de l'introduction tirée de " La Nuit du Chasseur " aux chœurs angéliques qui rappellent les BOs de Danny Elfman (Tim Burton), " Far From Clever " exhale un doux parfum d'innocence et de candeur. Une aubaine pour qui déplore les résignations de l'âge adulte, ses joies consumées et ses routines désastreuses. Mais si l'univers enchanteur d'Hank Harry semble prendre sa source (de jouvence) à ce stade de la vie où l'on voit le monde avec de grands yeux naïfs et purs, il n'en reste pas moins d'une lucidité somme toute rassurante. Sous les enluminures pop se cache en fin de compte une réalité qu'il est parfois difficile d'admettre (la rupture, l'incompréhension, la solitude), mais qu'Hank Harry défie à bras-le-corps avec une sincérité et un allant sans pudeur. Derrière ces cuivres rutilants, ces vocalises parfois tapageuses, ces mélodies fantasques, se cache un homme en lutte avec ses démons, la tête parfois dans les étoiles mais les pieds bien sur terre. Hank Harry n'est pas un artisan lunatique qui se réfugierait dans ses chansons pour fuir ce monde où tout n'est pas toujours rose : juste un type qui se sert de son talent d'artiste pour mettre en musique ses doutes et ses rancœurs, bref les transcender pour atteindre - un jour - au bonheur, celui (vital) de l'amour. Et quel talent ! Bénéficiant de l'aide musicale précieuse d'Aurélie Muller (Melon Galia) et de Thomas Van Cottom (ex-Venus), Hank Harry a réussi un album d'une envergure insoupçonnée, un véritable petit joyau de " pop sentimentale " où se bousculent des mélodies qui touchent droit au cœur. Du tube festif (" Turnaround, " Hot Summer ") à la ballade tire-larmes (" My Clock (10:30am) ", " Little Love ", " Lily of the Valley ", " So Long "), Hank Harry décline avec panache les sentiments qui nous tenaillent lorsqu'on est amoureux : du désespoir de la rupture à l'euphorie magique du coup de foudre. Tour à tour crooner vulnérable (" So Long ", son " Eté indien " à lui ?), Mr Loyal déguisé en Cupidon (" Hot Summer "), grand romantique sur l'édredon (" My Clock (10:30am) " et ses notes sibyllines comme suspendues dans l'éther), noceur en pleine ébullition de tendresse (" My Clock (10:30pm) "), cocu magnifique se réveillant d'une cuite d'amour veule enfin consommée (" Anyway "), Hank Harry se montre sans fards, et tel quel nous tend généreusement le miroir… Parce que dans ses chansons se retrouvent en fin de compte nos propres histoires. Pour tout cela, " Far From Clever " est un disque à chérir, dans lequel on se love parce qu'il nous réconforte mais aussi nous ravive. Comme quoi la musique, quand elle est belle, peut à la fois nous réjouir et nous guérir, et quand le cœur sursaute de joie ou de tristesse, s'avérer des plus indispensables.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Goldcard

Charlie Campbell est l'ancien chanteur de Pond, groupe Sub Pop qui n'eut jamais son heure de gloire. Le voilà qu'il récidive avec un nouveau projet, Goldcard, apparemment un ‘one shot’ puisqu'il a décidé de se ranger côté musique. Il faut donc écouter cet album, en fait une compilation de morceaux enregistrés au cours des années 90, comme un chant du cygne d'un songwriter pourtant talentueux, dont la carrière en dents de scie n'aura jamais provoqué l'engouement espéré. Dommage, parce que ce disque recèle de véritables pépites indie-rock, assez proches des univers décalés de Ben Folds Five, Sparklehorse et des Flaming Lips. Sur les deux premiers morceaux, une guitare lo-fi et un piano un peu branque révèlent un esprit tourmenté, mais pas stupide : si Campbell est malade, c'est du syndrome de la Tourette, qui l'empêche de rester tranquille plus de deux minutes. De fait, notre homme saute ici du coq à l'âne, enchaînant un pastiche de Grandaddy (" Rabbit ", avec… Jason Lytle) à des instrumentaux délurés, une ballade wilsonienne (" It Had a Dream ") à du rock orageux (" If I Could Help It "). Cette collection de chansons doucement timbrées arrive un peu tard pour réhabiliter Charlie Campbell au rang des songwriters les plus doués de sa génération, mais elle peut toujours s'écouter avec un plaisir non feint. De toute façon, Campbell s'en fiche : il est déjà ailleurs. La prochaine fois ( ?), nous serons là à temps.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Break Machine (Ep)

Sur une rythmique hypnotique, une voix mâle susurre âprement " I Need ", tandis qu'une boucle boiteuse ressasse la même ambiance, suintante et malsaine. Le synthé primitif en rajoute une couche. Puis surgit un cri, féminin : " It's Time ", hurle-t-elle… Mais la batterie métronomique continue son labourage mental et nos nerfs sont au bord de l'implosion. Lancinant et revêche, implanté quelque part entre Girls Against Boys (la voix), Can et Spaceman 3, le rock déglingué de Gomm est construit comme une spirale : autour de ces deux phrases scandées sournoisement tournent, comme des vautours autour d'une charogne, tous les instruments. Après six minutes de supplice jouissif, ils finissent, à force de répétition, par étouffer ces mots (et nous avec). Mais ça repart de plus belle avec " Organic Unity ", cette fois-ci plus proche d'un Blonde Redhead à la française (Gomm vient de Lille). Le troisième morceau, " Break Machine ", débute dans le calme. Traître : dès que la batterie se fait plus pressante et que le synthé s'impatiente, on sait que la déflagration, à nouveau, n'est pas loin. Mais encore une fois, c'est un chaos superbement orchestré, comme si Wire et Sonic Youth s'étaient donné rendez-vous en enfer. Incandescente et sensuelle, la musique de Gomm est à se damner. Vivement la suite !

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Z

‘Gonzo, Gonzooo/De la pointe de son micro, il signe un Z/Qui veut dire Zozooo !’ : tel un bourreau (bourru ?) des cœurs à cheval sur les bonnes manières musicales, le Canado-Berlinois Gonzales revient à la charge, avec non pas un album, ni un best of, mais les deux à la fois ! Que des classiques ! Mais des classiques chahutés, débraillés, hululés par un pseudo-Sinatra à la braguette ouverte, au torse poilu (poilant !) et à la langue bien pendue. Gonzales s'amuse comme un fou en nous refourguant ses vieux tubes Bontempi, les saupoudrant de synthés, de mambo et d'invités sexy, de Peaches à Taylor Savvy (des copains de label). En intro, une flûte de pan synthétique nous plonge dans le kitsch le plus tordu. La suite est du même tonneau : funk robotique (l'inédit " Soft Shoe Snoozin' " rehaussé par la présence de Princess Superstar), électronicabaret, rap mou, bossa (super)nova (" Let's groove again ") et ballades suintantes (le beau " Why don't you disappear "). Mais la vraie surprise, c'est ce profil bas sur certains titres (" Starlight ") : Chilly Gonzales abandonne alors son poil à gratter et ses tics de showman imprévisible, tombe le masque et plus la chemise. Epatant ! A la fin, il chante même en compagnie de Guesch Patti, un slow mouillé dont eux seuls ont le secret (" Dans tes yeux ", reprise du " Shameless Eyes " de l'album " Presidential Suite "). " Gonzo, Gonzo, Gonzo/Oh, tiens-la bien ! ". Clap clap clap. Merci Chilly pour cette petite sauterie.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Good Ship

The Good Ship, c'est un peu ‘La Croisière s'amuse’ de l'alternative country : deux bibliothécaires, un menuisier, un prof de sciences,… Tous ensemble, ils composent de la musique triste et belle ; sans doute après le boulot, autour d'un café et d'un plat de muffins. Cet éclectisme des CV se ressent jusque dans leur musique dont l'instrumentation est dominée par le banjo, le piano et un large assortiment de guitares : la country de The Good Ship évite, pour une fois, de trop ressasser les canons du genre… Plus lumineuse que celle de Palace, plus rock que celle de Songs : Ohia (" Orioles "), et surtout pas (trop) geignarde, l'œuvre fragile de ce comité de musiciens d'Athens (Géorgie) fait chaud au cœur, à défaut d'être, il est vrai, exceptionnelle. On ne tient pas ici le nouveau Wilco, certes, ni le " Nebraska " du troisième millénaire… Il n'empêche que responsables de chansons délicates et tranquilles, ces types-là pourraient bien devenir nos amis les plus chers, à force de patience et de persévérance.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Grandpiano

Aux commandes de Grandpiano, quatre Bruxellois aux CVs déjà bien prometteurs : un premier album touchant (" Turn ", 2000) et diverses collaborations avec Sharko, Zop Hopop, Françoiz Breut, Will Oldham, Adamo,… Pour ce deuxième effort pop-rock, The Grandpiano a décidé de passer à la vitesse supérieure : produit par Dominique Brusson (Yann Tiersen, Dominique A, …) et d'une variété étonnante, ce nouvel album devrait plaire au plus grand nombre, du sud au nord du pays. " Ballerine ", le morceau inaugural, sonne ainsi comme du bon Zita Swoon : la mélodie, d'une efficacité sans failles, s'insinue rapidement jusqu'à nos terminaisons nerveuses. Une fois bien installée dans notre espace mental, elle constatera pourtant qu'il en faut bien plus pour nous séduire : c'est que le mélomane rock de Belgique est souvent sceptique face à tous ces types qui se prennent pour dEUS, surtout s'ils sont wallons… Coup de bol : The Grandpiano n'est pas de ceux qui singent la musique des autres, aussi bonne soit-elle. Il y a bien du Super Furry Animals (" Picture Of You ") voire du Spiritualized (" You Want Me ") dans ces refrains accrocheurs, mais sans que le miroir tendu ne se fige et se brise (sept ans de malheur). Avec trois/quatre tubes certifiés (" TPOY2 ", " Refugee ", " Ballerine ", " Summer Bell ") et une classe impressionnante (" Church " vaut bien toute la disco de Miam Monster Miam), The Grandpiano devrait facilement se faire plein d'amis. Et comme on dit chez nos amis transalpins : " Qui va piano va sano ". Capito ?

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Lucky Curtains

Granfaloon Bus, le groupe de Felix Costanza, existe depuis 13 ans, a déjà sorti 7 albums, joué en première partie de Nirvana, vu ses membres démissionner un par un, connu la dérive et l'indifférence, remporté parfois quelque succès critique… Le lot d'une multitude de groupes, dont on peut saluer la constance et la détermination, même si ce n'est pas un album de plus, à l'heure où on mise avant tout sur la première impression, qui changera quoi que ce soit à leur destinée de losers patentés (chez certains une qualité). En résumé : " Lucky Curtains " plaira aux fans du groupe, s'il en existe de ce côté-ci de l'Atlantique, sans jamais bouleverser leurs vieilles habitudes. Quant aux autres, cette americana qui traîne les pieds n'aura sans doute d'autre impact que celui, imagé, d'une mouche s'écrasant sur votre pare-chocs ou d'un pet de cosmonaute dans l'espace. En bref, quasi nul.

 

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