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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Gavin Friday - Het Depot
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Homesongs

Avec Kieran Hebden (Four Tet), Adem forme le groupe Fridge. Vu leurs antécédents respectifs, on s’attendait donc à ce que le premier album solo d’Adem lorgne clairement du côté de l’électro-folk le plus champêtre, plein de légers clicks et de pépiements synthétiques. Il n’en est rien : « Homesongs » est une belle collection de chansons folk intimistes, proche des disques de Nick Drake et de Tom Rapp. Une voix, une guitare, parfois un xylophone, un accordéon ou une harpe (les sublimes « There Will Always Be » et « Pillow » : Björk, où es-tu ?) : il n’en faut pas plus pour que nos sens chavirent devant tant de beauté, créée avec trois fois rien mais beaucoup d’émotions. Adem a composé ces dix titres chez lui à l’aide de son PC, et pourtant on croirait que le temps n’a sur eux aucune prise. C’est beau, tout simplement. Après Four Tet et le splendide « Rounds », Adem et son superbe « Homesongs » : mais que reste-il aux autres ?
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Talkie Walkie

Après « 10.000 Hz Legend », space opera visionnaire et déjanté, Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin tombent enfin le masque en misant sur la simplicité. Sur ce troisième album (on ne compte pas « Virgin Suicides », « Everybody Hertz » et « City Reading »), le duo français se montre ainsi sans fards, préférant le dépouillement instrumental aux orgies rétro futuristes d’antan. Quelques guitares, un piano, une voix (la leur, au vocoder) : il n’en faut pas plus (diront certains) pour que le charme opère. Rien de plus naturel, et pourtant : dans le cerveau du duo, telle sobriété semble presque surnaturelle… Comme si finalement on regrettait les atmosphères synthétiques qui firent sa renommée, sans doute un peu surpris par ce revirement acoustique, ces mélodies diaphanes et ces paysages folk. Tout au long de cet album, le duo prouve en tout cas qu’il sait composer de jolies chansons sans recourir au moindre artifice, jouer autant à Simon & Garfunkel qu’à « Ralf & Florian » (Kraftwerk). Pourtant, un sentiment gênant subsiste à l’écoute de ce « Talkie Walkie » : sans doute faut-il le mettre sur le compte de la surprise… Une surprise qui confirme le talent du duo à prendre tout le monde à contre-pied, mais qui s’avère au final plutôt anecdotique. Air vient de sortir un bien bel album, et dans une certaine mesure « se réinvente », mais en fin de compte nous laisse un peu las et perplexe. De la part de tels « innovateurs » on aurait préféré quelque chose de moins terne, de plus emphatique (sic) ; bref qu’ils continuent à creuser le sillon électronique dont ils sont les instigateurs (la French Touch ? Peu importe). Qui a parlé d’esprit de contradiction ?

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

In A Safe Place

Sûr qu’à l’écoute de l’électro-post rock de Jimmy LaValle alias The Album Leaf, on se sent bien, en toute sécurité. On n’avait plus vécu pareille sensation depuis Sigur Ros, lorsqu’on était parvenu à toucher le ciel et ses étoiles… Présents sur ce disque, comme backing band (voire au chant sur « Over The Pond ») ! Le monde est petit, et l’on en a vite fait le tour : de Mum aux méconnus White Birch, de plus en plus d’artistes déclinent le spleen à toutes les sauces, la plupart en pleine tempête arctique ou les pieds en chasse-neige sur la glace islandaise. The Album Leaf, c’est donc de jolies cordes larmoyantes, des bleeps tout doux, du Fender Rhodes de berceuse et du glockenspiel de contes enfantins. Face à cette débauche de moyens lacrymaux, difficile de rester insensible : c’est beau et ça rassure, comme quand on est amoureux. Il n’y a rien sur ce disque qu’on ne connaisse déjà : tout simplement, c’est un album qui vaut bien ceux auxquels on le compare (voir plus haut). Un enchantement pour les oreilles, qu’on verrait bien joué en boucle dans les maternités… Là où la vie prend son envol, ‘en toute sécurité’.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

9-Songs Split

Le verre à moitié vide : ‘Les split cd c’est pelant, et puis comment tu les ranges dans ta discothèque, à W ou à G ?’. Le verre à moitié plein : ‘C’est bien, tu découvres deux groupes en même temps, pour le prix d’un seul !’. Pourquoi le split cd ? Ces deux groupes se connaissent-ils ? Ont-ils des gosses ensemble ? Alors pourquoi ne pas avoir collaboré directement, en synergie (exemple : la collection « In The Fishtank ») ? Peu importe la schizophrénie, parlons plutôt musique : 1/ We vs. Death baigne dans le post-rock conventionnel, tension-rétension, cyclothymie des sentiments, rythmiques contradictoires, et du piano pour faire joli. 2/ Green Concorde, plus EMO voire noisy, entre Girls Against Boys et Sonic Youth, voire McLusky (R.I.P.) et les Pixies (‘2:26’). Qu’est-ce qui les unit ? Une certaine mélancolie, un pouvoir de séduction, si on aime les ambiances crépusculaires. Entre les deux (l’interstice), on ignore ce qui se trame : dans cet espace-temps microscopique (deux-trois secondes) on passe de l’un à l’autre. Un basculement étrange, digne d’un scénario ‘lynchien’. Mais qui donc a tué Dick Laurent ?
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Multiples

Le drone s’empare du cortex. Il lui torture les synapses dans un râle synthétique. Ca fait mal aux tympans ? C’est pour mieux les nettoyer de toute crasse environnante. L’acouphène, ici, devient musique. Pas de mélodies ni de canevas ‘couplet/refrain’ : Keith Fullerton Whitman (alias Hrvatski) préfère annihiler la mélodie, ouvrager dans le bruit le plus symptomatique. On pratique son anamnèse : Fluxus, Steve Reich, Fennesz,… Du ‘maxi-minimalisme’, à base de guitares électriques, d’Hewlett Packard Modèle 236 et d’oscillateurs de fréquences (c’est marqué dans les titres). La drill’n’bass se noie dans les interférences : ne subsiste qu’une aigreur chaotique, un semblant d’humanité. Le domaine excitant de la recherche ! On a mal au début, mais après on s’habitue… ‘His most accessible work to date’ ? Il faudrait écouter le reste, mais on craint pour notre hygiène de vie. N’ayons pas peur des mots : ce disque fait froid dans le dos. C’est déjà ça de gagné.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Two Man Army

A deux, ils font plus de boucan qu’une armée de Goths décidés à en finir. ‘Même pas peur !’, qu’ils gueulent avant de bourrer dans le tas : Vandal X en première ligne, c’est l’hécatombe du rock’n’roll. Le riff est mort, vive le riff ! Et il coupe comme un rasoir qu’on viendrait d’aiguiser : même pas besoin d’appuyer sur la chair tendue de l’ennemi, la lame transperce directement l’épiderme. Au début on ne sent rien, puis la douleur se fait vive : trop tard. Le sang coule, la vue s’embue, les forces foutent le camp. Vandal X a encore une fois gagné la bataille à l’aide de ces 14 titres d’une puissance de feu inaltérable : « Rock’n’roll ! ! ! », gueule le type sur « Radiostation », le morceau d’ouverture, et même qu’après ça continue, dans le rouge (du sang et des V.U.). Sur « Since We Met », on croirait entendre McLusky (R.I.P.) dégueuler son dernier souffle. « Cut Me Deep » ? C’est trop tard, tout le monde est déjà mort… Avec ce disque Vandal X confirme son statut de groupe (un duo !) belge le plus violent de sa génération. Pas des cow-boys : de vrais mercenaires, qui n’ont pas peur de (nous) faire peur.
Aujourd’hui, la house porte des chemises ‘Von Dutch’ et de la wax dans ses cheveux. Elle sort au ‘Louise Gallery’, sauf si elle a des baskets. Quand pètent les fumigènes, elle s’amuse à peloter tout ce qui bouge. Si le DJ est bon, elle siffle et gobe de l’X. Il y a 15 piges, c’était tout différent. Elle s’inspirait de la soul la plus voluptueuse, du funk le plus torride – avec en filigrane ce message sincère : ‘liberté, égalité, fraternité’, ‘Free Your Mind and Your Ass Will Follow’… et du Michael Jackson (quand même). Le tout enrobé d’un peu d’électronique, puisqu’on parle bien de ‘house’. ‘Maison’, dont les fondations s’appellent Moodymann, Kerri Chandler, Norman Jean Bell et le mystérieux Funky Chocolate. Des types qui, dans l’anonymat, ont plongé leur main dans la glaise black. Pour en extraire cette fameuse ‘house music’, ici compilée pour la deuxième fois (avec érudition). Certains titres ont peut-être mal vieilli ? C’est parce qu’ils continuent aujourd’hui à être encore pillés, par des faiseurs certes inspirés ; mais seulement par le blé. ‘You can’t hate the roots of the tree, and not hate the trees / You can’t hate Africa, and not hate yourself’: alors tombez la chemise, surtout si c’est une marque.
En 1997 sortait le premier disque de Jim White, allumé notoire prêchant la bonne parole country en plein ‘dirty south’ amerloque, pays de cocagne et de démons bibliques, de frasques white trash et de bourbon fadasse. Deux albums plus tard et une signature sur l’excellent label de David Byrne, il est de retour pour un drôle d’exercice de style : la BO de film documentaire… sur le Sud justement. Réalisé par Andrew Douglas mais pas encore disponible chez nous, « Searching For The Wrong-Eyed Jesus » montre cette facette d’un pays que Jim White connaît comme sa poche : cette région où ‘il faut choisir entre Jésus et l’Enfer, parce qu’entre les deux il n’y a pas grand chose d’autre’… Où l’on écoute dans le pick-up de l’americana pleine de visions pentecôtistes (Handsome Family, 16 Horsepower), des chants country qui donnent le frisson (Melissa Swingle, Clarence Ashley) et bien sûr du Jim White, les bras tapotant la portière en pleine virée dans le désert aride. Rien de neuf sur cette compile, mais que des bons morceaux (on oubliait Cat Power, David Johansen et Lee Sexton)… Dommage que Jim White ne nous ait pas fendu quand même d’un inédit ou deux, de quoi patienter jusqu’au prochain album. Oh looord, have mercy !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Southern Autumnal Killer Megamix

C’est l’automne, déjà l’hiver, et voilà que Southern a pensé à remplir nos longues soirées obscures de musique qui l’est encore plus. Près de la Baraque Fraiture, un type échappé de ‘La Colline a des yeux’ de Wes Craven fait un boucan de tous les diables : il est coincé dans un cercueil et beugle d’outre-tombe ( Sun O))) ). Le drone, ce larsen qui s’étire jusqu’à ce qu’il claque : même mort, Earth existe encore… Neurosis aussi est de la partie, en version forestière : ça s’appelle Harvestman (alias Steve Von Till), et c’est de la country on ne peut plus crépusculaire. Il fait froid dans les Ardennes, même quand le rock s’en mêle pour réchauffer tout le monde (Altamont, Partyline, Made Out of Babies). « Au loup ! », crient Why ? et Alias, en plein naufrage hip hop… Mieux vaut rester groupés, ça sent trop le sapin. Quelqu’un survivra-t-il à cette compile qui ‘tue’ ? La suite, au prochain épisode.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Switch 7

Chaque trimestre l’émission Switch de Studio Brussel se fend d’une belle compile, à destination des clubbers et des DJ’s en herbe. On l’a déjà dit et on le répète : il s’agit sans doute d’une des meilleures et des plus éclectique à sortir sur notre petit marché.
 
‘Grooves/Breaks/House/Electro/Techno/Drum’n’Bass’ : le spectre musical ratisse large, pour le plus grand plaisir de nos oreilles et de nos jambes. Cette fois encore, la sélection se révèle impeccable : Mylo, Recloose, Ada, Out Hud, Shameboy (du belge !), Riton, Silicone Soul, Jamie Lidell, Tiefscharwz, John Tejada, Michael Mayer,… Deux tendances se font tout de même fort ressentir : celles, à la mode, du beat minimaliste et du retour d’acide. Un petit kick mélancolique, des nappes stridentes qui vrillent la tête et le bassin : le corps s’oublie dans une belle masse anesthésique, sur le dancefloor mais aussi dans le salon. Questions tubes qui ont rythmé nos derniers mois psychédéliques, ce nouveau « Switch » met donc encore une fois les bouchées doubles… « Let me be your magmaaaaa ! », ânonne triomphalement la Berlinoise Ellen Allien : on la suit volontiers dans sa liquéfaction, avant que le jour ne se lève. Et son aveuglement.
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