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Hooverphonic
Suede 12-03-26
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Five Point One

Le dernier album du Japonais Cornelius, « Point », était déjà bien déjanté. Passé à la moulinette du remix, c’est encore mieux… ou bien pire, selon qu’on aime les bleeps épileptiques ou qu’on y est totalement allergique. Sur cette compile, on retrouve donc du gros beat acid assez crispant (« Smoke » par Kawatory), de la drum’n’bass éthylique (« Drop » par Teruhito Tomioka), du théâtre Nô (« Drop – Do It Again », ou comment feindre la panne sèche et en faire un morceau), du piano à la Satie et des délires post-jazzy à la Squarepusher (« Another View Point » par Masami Sakamoto), des chip tunes (« Bird Watching At Inner Forest » par DJ Komodo), de la « technotronica » (« I Hate Hate » par Syuhei Toyoda), de l’ambient bruitiste façon Tim Hecker (« Pointer Remix » par Masakatu Inoue) et du jusqu’au boutisme terrifiant calqué sur Merzbow (« Fly » revu par Samurai Distortion). Des versions très éloignées des morceaux originaux, avant tout réservées aux fans ultimes de Cornelius.
vendredi, 31 décembre 2004 16:37

Secret Weapon Revealed At Last

Au lieu de parler country, parlons plutôt de bite… Parce qu’ils aiment ça, les Country Teasers : sur « Man V Cock », il y en a même une qui parle. « All I Wanna do is fuck », dit-elle, ce qui semble normal pour une bite… Et elle a de la chance, cette bite, parce qu’à la fin de l’album, une voix féminine murmure qu’« elle aime ça, la bite ». C’est étrange, toutes ces bites. Sur le CD, le dessin d’une taverne : « The Cock Tavern »… La taverne de la bite. A part ça, c’est sympa, comme musique : un peu garage (In The Red, quoi), un peu indie-pop (Pixies, Pavement), un peu antifolk (à la Devendra Banhart), un peu cold wave,… Mais trop nonchalant, comme une bite qui bande mou. Un peu de Viagra n’aurait pas fait de tort à ces chansons débraillées et glissantes, qui ne valent finalement pas, dans le genre glauque et maussade, un bon vieil Arab Strap. Il y a bien la branlette… Mais une chose est sûre : c’est ceux qui en parlent le plus qui le font le moins.

vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The Cribs

L’histoire de ces trois rockeurs en culotte courte vaut bien à elle seule toutes les frasques des Libertines : leur carrière débute en 1989 sous l’œil attendri de papa maman, à la Saint Sylvestre, lors d’un concert durant lequel les trois morveux reprennent Queen et Stevie Wonder, en s’assurant l’admiration de toute la petite famille. Puis vient l’adolescence, Queen toujours, les « Black Rats » (ils jouent des thèmes de leurs jeux vidéo préférés) et l’idée de fonder un tribute band en l’honneur des … Bee Gees. Un épisode qui pourrait prêter à sourire si quelques années plus tard les trois frères ne se décidèrent à faire du vrai rock’n’roll, sans doute après la découverte des Strokes lors d’un repas dominical. Les Cribs étaient nés. Une chose est sûre : le choc « Is This It ? » aura laissé des traces dans le mental de ces Anglais sponsorisés par Bobby Conn (aux manettes sur certains titres). Faut dire qu’à l’écoute de la plupart des plages, on a vraiment l’impression d’avoir affaire aux New-yorkais : même nonchalance, même timbre vocal, même efficacité mélodique, même calibrage pour les ondes. Etait-ce bien nécessaire ? On évitera de trancher, en tentant d’écouter cet album sans a priori négatif. Ils sont jeunes, un peu naïfs, mais diablement sympathiques. Papa et maman doivent être drôlement fiers.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Pressure Chief

Il y a bien longtemps qu’on n’écoute plus Cake. Car depuis « Fashion Nugget » (1996) et ses tubes à la pelle, la bande à John McCrea n’a plus rien sorti de bien intéressant : son retour discographique s’apparente dès lors à un triste rappel de concert, que personne n’aurait vraiment demandé, un rappel au cours duquel la moitié des spectateurs a déjà quitté la salle pour aller s’enfiler quelques bières. Cake ? De l’histoire ancienne, à l’heure où la jeunesse sonique de Belgique et d’ailleurs s’émoustille face au retour du rock cambouis et de l’électro minimaliste. Pourquoi donc revenir huit années en arrière, surtout si le cœur n’y est plus, qu’on a maintenant des poils au menton et d’autres rêves musicaux dans la tête ? Parce que le Cake de 2004, c’est encore et toujours celui de 1996… La rage, les mélodies comiques et l’inspiration en moins. Il reste bien ce petit capital sympathie qui donnera envie à quelques-uns de jeter une oreille distraite à ce disque du ‘grand retour’… Sauf qu’ici il n’y a plus aucun tube (à part « Carbon Monoxide »… et encore il bande mou), et qu’à choisir on se repassera le dernier TTC en boucle en tapinant des orteils. Cake ? Ca fait pouêt pouêt mais ce n’est même plus drôle, bref pour McCrea et ses potes ça sent salement le pâté. « I Will Survive » ? Mmmm… Pour ces types une chose est sûre : l’avenir est mal barré.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Under Achievers Please Try Harder

Camera Obscura, sans doute l’autre nom de Belle and Sebastian : même genre de musique (de la pop bucolique et angélique, pleine de cuivres et de chœurs extatiques), même genre de pochette (signée Stuart Murdoch, leader de… Belle and Sebastian), même genre de paroles (pas drôles). Ne manque plus qu’Isobel et son joli minois pour que la comparaison soit parfaite… Qui sait, d’ailleurs, si Camera Obscura n’est pas le nouveau groupe de l’ex-muse à Murdoch ? La fille qui chante possède le même timbre, candide et apprêté. Sans plus d’informations, on laissera à ce groupe (?) le bénéfice du doute… Murdoch, si c’est là l’une de tes plaisanteries, sache que les plus courtes sont toujours les meilleures : la prochaine fois, tâche de mieux cacher ton jeu.
mercredi, 25 août 2021 11:40

1914

Sur la pochette de ce disque, trois types au milieu d’un champ se réchauffent en fumant des cibiches. L’un porte un képi. Le deuxième un casque pointu. Le troisième une moustache de Poilu. On dirait qu’ils s’apprêtent à charger l’ennemi. Le disque, d’ailleurs, s’intitule « 1914 ». La Première Guerre Mondiale. Les tranchées, la survie, le bruit des explosions. Et de fait, ce disque fait beaucoup de boucan : on y entend des guitares qui flambent, une batterie qui pétarade, une basse qui tronçonne. Et un type qui gueule comme s’il venait de sauter sur une mine. Ce type s’appelle Billy Childish, un vétéran de la cause rock’n’roll. Depuis plus de 20 ans, il sort des disques de « vintage garage » dans l’indifférence la plus totale, sous son nom ou divers pseudonymes. Il a joué dans des dizaines de groupes, dont les Thee Headcoat (une formation qui implique Holly Golightly, la bonne copine de Jack White). Jack White, justement, est un grand fan. Mais Billy n’en a pas grand chose à foutre : il fait du rock depuis tellement longtemps… Un peu comme Mick Collins des Dirtbombs (cfr The Gories et Blacktop), dont les Buff Medways sont assez proches : même énergie, même entrain, mêmes ululements d’amour (« Sonya Fagg », « Just 15 »). C’est crade, c’est bruyant, c’est violent. De Dick Dale (« Mons Quiff ») aux Sex Pistols (« Barbara Wire », punk), le rock a souvent côtoyé l’hystérie. Avec Billy Childish et ses Buff Medways, il continue sur sa lancée. Voilà ses plus beaux enfants bâtards… Et ils n’ont pas fini de brailler.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

One Plus One Is One

Un titre en forme de déclaration d’amour : « 1 + 1 = 1 », l’heure de la fusion des sentiments. Mais si l’homme aspire à être deux, il meurt seul, quoi qu’il arrive. C’est sans doute la raison pour laquelle derrière ces 14 comptines au piano, on décèle une certaine amertume : Damon Cough n’est plus cet artiste espiègle qui sur son premier album (« The Hour of the Bewilderbeast ») ‘pissait au vent’ en reniflant la ‘magie dans l’air’. A présent plane au-dessus de son bonnet des nuages noirs qui l’empêchent de scruter les étoiles : « One Plus One Is One » est l’album de la transition, vers une existence plus mature, donc moins insouciante. Finis les hits de poche, les pitreries poétiques : ces 14 titres d’obédience acoustique montrent un Damon Cough adulte, plus fan de Randy Newman que de Bruce Springsteen. Si le talent d’écriture est sain et sauf, il manque un peu d’allant, comme si Badly Drawn Boy posait un regard nostalgique sur sa vie et poussait un gros soupir. « One Plus One Is One » n’est donc pas l’album qui relancera la carrière de l’Anglais : plutôt celui qui consolidera son noyau dur de fans mais ennuiera tous les autres. Simple mais d’une belle élégance (un piano, une flûte, quelques chœurs), il reste au-dessus de la mêlée folk-pop sans être exceptionnel, bref c’est un bon disque, sans plus. Peut-être lui manque-t-il ce quelque chose (un tube ?) qui nous donnerait au final l’équation juste… Pour le prochain album, promis, on trouvera la réponse.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

BDB – DVD The Video Collection

Les clips de Damon Cough alias Badly Drawn Boy possèdent ce quelque chose d’émouvant qui à chaque vision fait mouche. Ils sont bricolés, mais filmés avec tellement d’idées dans la caboche (oups, le bonnet…) qu’on ne s’en lasse jamais. Bref, visuellement c’est aussi sympa que les chansons elles-mêmes… Il est rare aujourd’hui de voir des clips si drôles et attachants, au synopsis souvent très simple mais d’une absurdité et d’une béatitude tout à fait galvanisantes. « All Possibilities » montre par exemple Damon Cough filmé à l’arrache devant la gare de Londres en train de faire la manche. Certains le reconnaissent, d’autres lui donnent même une petite pièce : sur une journée, BDB aura récolté 15 livres… Histoire de montrer qu’au pays du star-system hebdomadaire, même un des artistes les plus talentueux de sa génération peut passer (presque) inaperçu (à méditer). « Born Again » montre notre homme kidnappé par de jeunes fans, tandis que « Silent Sigh » et « Something to Talk About » mettent en scène le canard sauvage du film « About a Boy » dans une histoire rocambolesque de vaisseau spatial et de cryogénisation : givré ! Les trois meilleurs clips datent de l’époque de « The Hour of Bewilderbeast », premier album de BDB, et son chef-d’œuvre. « Spitting in the Wind » rappelle à notre bon (?) souvenir l’étonnante Joan Crawford, l’égérie de Dallas ici en pleine traversée du tunnel (aujourd’hui qui fait encore appel à elle ?). Quant à « Disillusion » et « Once Around the Block », il s’agit des deux plus belles histoires d’amour clippées ces cinq dernières années : l’une met en scène BDB en taxi humain finissant par être lui-même transporté par l’élue de son cœur, l’autre montre deux ados ‘condamnés’ à s’embrasser pour l’éternité à cause d’un problème d’appareils dentaires. Poétique et décalé, bref à l’image d’un artiste hors du commun qui a su rester lui-même, malgré les sirènes du succès. Sympa !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

From The End of Your Leash

Bobby est une sacrée pointe de la country-pop : il y a deux ans déjà, il reprenait « There’s Is A Light That Never Goes Out » des Smiths, en affichant la classe d’un cow-boy champion du monde de rodéo. Cette fois-ci Bobby se la joue encore plus pop, s’improvisant même Super(blue)grass le temps d’un « Your Favourite Hat » endiablé, plein de ‘pa pa pa’ nonchalants et de guitares qui se poilent. Avec Bobby, c’est un vent de fraîcheur qui souffle sur le country-rock enrhumé de Neil Young et de ses fils au pair, de Will Oldham à Timesbold… Allez, qu’on rigole ! Et plus on est de fous, plus on rit : Andrew Bird, Paul Burch, Paul Niehaus, Mark Nevers, Tony Crow (4 Lambchop), Will Oldham (tiens !),… Chez Bobby c’est la fête, même quand notre homme chante qu’il veut ‘buter sa Valentine’ (« Valentine ») ou ‘piquer la meuf’ de son pote (« Borrow Your Girl »). Et qu’il se prenne parfois pour Dylan (« Visit Me In Music City »), Springsteen (« Borrow… ») ou Paul Simon (« Your Adorable Beast ») à lui tout seul (ou presque), on l’aime, ce Bobby. De la country sympa mais pas couillonne, parfaite pour passer un bel été en se levant du bon pied.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Now Soon Someday

Un an après l’excellent « Tomorrow Right Now », premier album solo de Beans après l’éclatement soudain d’Anti-Pop Consortium, déjà la suite : « Now Soon Someday », EP constitué de six nouveaux morceaux et de trois remixes. Hier le futur, aujourd’hui le présent : le temps a déjà rattrapé Beans, qui pourtant court sans cesse après la montre et le beat défricheur. Non, non, rien n’a changé : toujours cet incroyable mélange d’électro qui déraille et de rap visionnaire, entre Autechre, Anticon et Prefuse 73 (qu’on retrouve d’ailleurs à deux reprises comme bidouilleur sur les remixes de « Phreek the Beat » et « Mutescreamer »). Un « retour vers le futur » à des années lumière du rap conventionnel en rotation sur les ondes FM.
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