Difficile de manifester un max d’objectivité, lorsqu’on chronique le disque d’un groupe ou d’un artiste belge. Chauvinisme ? Peut-être ; mais il faut reconnaître que le contexte y est propice. D’autant plus que la plupart des musicos jouissent d’une popularité certaine aux 4 coins du pays ? A contrario, il est parfois plus facile de tirer sur le pianiste, quand on trinque dans le même bar. Bref, à force de me poser des questions, il a fallu mettre de l’ordre dans mon cerveau. Et décréter que la déontologie du journaliste m’imposait de rester le plus intègre possible, dans mon analyse.
Beaucoup de bla-bla, mais finalement, que penser de cet « Andromedia » ? Dans le style, sur la scène belge, c’est un peu l’embouteillage. Un elpee pas vraiment original, donc. Néanmoins, ce p’tit truc ne manque pas d’allure. Il recèle des compos énergiques, bien rythmées, compulsives, parcourues par le timbre nasillard du vocaliste. Tout au long de cet opus, Anthony, Jace et Salvio nous plongent au sein d’une solution sonore dance-rock, mais pas trop. Trois ou quatre ans plus tôt, ce cd aurait pu faire un tabac. Mais à cette époque, les lascars ont préféré se consacrer à leurs projets respectifs (My Little Cheap Dictaphone, Hollywood Porn Stars,…), ne réservant une ouverture à Piano Club, que sur scène. Brillante, cette aventure bien belge va permettre au combo de briller en ‘live’, alors qu’il n’a rien à vendre.
Vu la demande croissante de support discographique, et la pression mise par les musiciens, la solution ne pouvait que passer par le studio. Et « Andromedia » en est une belle concrétisation. Ne restait donc plus qu’à dépoussiérer la plaque. Dont j’épinglerai, tout d’abord, les excellents « Humankind », « Love Hurts » et « Not Too Old ». Des compos intenses qui communiquent des sentiments d’euphorie, de sympathie et d’ouverture ; et surtout, ne laissent pas indifférents. « Andromedia » en devient même incontournable… Bien vu, les gars !!