Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
Epica - 18/01/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The other side

José Angel Hevia est un musicien espagnol qui jouit d'une solide réputation en Hongrie, en Italie et bien sûr dans son pays. Il joue de la flûte, siffle, programme, mais surtout souffle dans toute une série de cornemuses, dont une électronique. Pour enregistrer cet opus, il s'est entouré d'une véritable armée de collaborateurs. Qui se partagent instrumentation conventionnelle, mais également ethnique. Sans oublier la participation ponctuelle de l'Orchestre Symphonique de Prague avec chœurs slaves et tout le saint tremblement. Bref, un contexte idéal pour permettre la confection d'une œuvre de world music intéressante. On est loin du compte ! Pire, on a parfois même l'impression d'avoir déjà entendu ce genre de soupe sonore, dans un supermarché…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Razor blade romance

Ne pas confondre Him et Him. La première formation, et la plus intéressante, a été fondée par Doug Sharin en 1995, un musicien qui avait sévi chez Codéine, June of 44, Rex et collaboré au projet " Direction in Music " de Bundy K Brown. La seconde, et celle qui nous concerne, nous vient de Finlande. Un quintette qui a certainement dû beaucoup écouter Sisters Of Mercy, Mission et consorts, pour concocter une telle musique. Sous sa version limitée, l'opus propose un disque supplémentaire enregistré " live ". Six titres extraits de leur set accordé lors de la dernière édition du festival de Werchter. L'album studio en recèle douze. Douze compositions qui, nonobstant certains accents métalliques empruntés à Madrugada ou à Kent (NDR : Scandinavie oblige !), manquent d'originalité et surtout de relief. En outre, à l'instar du dernier opus de Placebo, son architecture sonore est beaucoup trop gothique à mon goût…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Beauty is madness

Difficile d'être influencé par autre chose que du folk ou de la country, lorsqu'on a pour idoles Joni Mitchell, Tim Hardin, Jimi Web ou Tom Waits. Pourtant, Hotobalk n'est ni une formation irlandaise, et encore moins yankee.

Elle nous vient de l'est de l'Ecosse. De Dunbar, très exactement. Et compte en son sein trois excellents musiciens qui se partagent toute l'instrumentation, à l'exception des drums. Une instrumentation qui, lorsque la solution se colore d'accents plus pop, s'électrifie légèrement. Bénéficiant du concours de David Bottrill à la production, mieux connu pour avoir collaboré avec Peter Gabriel, ce disque n'est pas du tout désagréable à écouter. Constitué de dix jolies ballades qui privilégient le feeling mélodique, il lui manque cependant une élémentaire intensité émotionnelle, pour parvenir à éviter une certaine lassitude, qui finit par vous envahir au fil de l'écoute…

 

Deux premières parties avant le concert d’of Montreal, c’était assurément uns soirée qui allait nous mener tard. Et en ce qui concerne le premier groupe, Recorders, on n’aurait pu vraiment faire l’impasse. Enfin, ce n’est sans doute pas l’avis de la famille et des amis venus en nombre pour les applaudir chaleureusement. Ils devaient bien être 150, et la plupart se sont barrés après leur prestation. Bref, le chanteur/bassiste porte un beau masque de plumes, comme les mayas, mais il manque de voix. Le guitariste dispose d’une belle panoplie de guitares, mais on n’entend guère de notes sortir de son manche ; et si le claviériste se débrouille plutôt bien aux backing vocaux, ses interventions sont noyées dans l’ensemble. Seul le drummer assure. Mais gros problème, la section rythmique est beaucoup trop puissante, si bien que le volume monte en décibels pour aboutir à un résultat sans grande consistance…

Yip Deceiver, c’est le projet de Davey Pierce, qu’a donc rejoint Nicholas Dobbratz, deux musiciens qui militent également chez of Montreal. Au sein du duo, le premier se réserve les  claviers et bidouille à l’aide d’une boîte à rythmes hi-tech. Quand au second, il joue également des claviers mais aussi parfois de la guitare. Les deux musicos chantent et leurs voix se conjuguent parfaitement en harmonie. Curieux, leurs deux claviers sont placés face à face, nous montrant le plus souvent le tandem de profil. Leur musique est excitante et dansante et campe une électro-pop directement inspirée par la face la plus disco de la new wave. Pensez à Depeche Mode, Human League, Soft Cell et même à Yazoo. Un set ma foi bien agréable et qui finalement nous a réservé une bonne surprise…

On installe quelques panneaux à la trame semi-transparente, mais de couleur blanche, au bord de la scène. En fait, ils sont destinés à recevoir des projections d’images psychédéliques, tout au long du spectacle. Tout comme ceux placés au fond de la scène en hauteur, à gauche et à droite. Des projections nées des élucubrations de Kevin Barnes, le leader d’of Montreal ; à tel point qu’on se demande si on n’assiste pas à une version détraquée du « Yellow Submarine » des Fab Four. Et le graphisme de ses pochettes, qu’il prend soin de réaliser personnellement, en est certainement la plus belle illustration. Faut dire aussi que les thèmes développés par ses chansons traitent le plus souvent de désespoir, de paranoïa et de défiance. Enfin, tout au long de ce show coloré, on aura droit aux interventions de deux personnages déguisés en rat d’hôtel. Au début, ils sont vêtus de noir, puis de blanc, prennent finalement quelques couleurs, mais jouent aussi aux fantômes, déploient de grandes ailes, font tournoyer des parasols, se déguisent en fœtus monstrueux, portent des masques diaboliques, projettent des petites bandelettes de papier ou balancent des grappes de ballons blancs dans la foule, et j’en passe… on aura même droit à une séance de crowdsurfing accomplie par un de ces figurants.

Le décor planté, venons-en aux musiciens. Ils sont huit sur l’estrade. Une claviériste, un violoniste/guitariste, un drummer, un saxophoniste/flûtiste/guitariste, un guitariste soliste (NDR : les cheveux roux, des rouflaquettes impressionnantes, il aurait pu militer au sein d’un groupe garage des sixties !), sans oublier les deux musicos de Yip Deceiver, l’un aux percus et aux bidouillages, l’autre à la basse et parfois aux claviers. Et enfin Kevin Barnes, tour à tour derrière son piano portable en front de scène ou debout derrière son pied de micro, s’accompagnant alors régulièrement à la guitare. En début de parcours, Kevin porte une veste, qu’il va ôter après quelques morceaux, pour laisser ensuite apparaitre une chemise de couleur rouge vif, garnie de dentelles. Il s’est maquillé les yeux de fard bleu et porte de longs cheveux tirés d’un côté, obscurcissant partiellement la face droite de son visage. Une tenue finalement bien adaptée à la flamboyance de sa musique.

Le set s’ouvre par les deux premiers morceaux du dernier elpee, « Gelid ascent » et « Spiteful intervention ». La musique navigue entre pop, psychédélisme, disco, glam et prog. Les changements de rythmes sont réguliers. Parfois même au cours d’un même morceau. Le falsetto de Kevin me fait quelquefois penser à Prince ou alors à Todd Rundgren. Surtout lors du slow « Exquisite’s confessions ». Les compos les plus sauvages sont également celles au cours desquelles le groupe a recours au plus de grattes. A un certain moment, ils sont 4 sixcordistes ; et on peut dire que l’intensité est alors à son comble. Sur les morceaux les plus dansants, Barnes se met aussi à remuer le corps lascivement, déboutonnant sa chemise et… Bref, c’est un véritable showman. Le public est réceptif. Il danse, chante, balance les bras ou frappe dans les mains. Et impossible de résister lors de l’allègre « Heimdalgate like prome thean curse ». Le set s’achève par « April », sous les acclamations nourries du public.

L’attente est longue pour obtenir le rappel. Soudain, nos deux figurants déguisés en porcs montent sur le podium. Ils débranchent le piano et font mine de l’emporter sous les huées de la foule. En posant l’index sur la bouche, ils nous demandent de nous taire. J’entends un spectateur lancer : ‘Ils vont nous jouer un tour de cochon’. Puis les deux énergumènes invitent les spectateurs à lever les bras et à les balancer en cadence, tout en appuyant ces gestes de leurs clameurs. Moment choisi par le groupe pour remonter sur l’estrade. Of Montreal va alors nous accorder un long rappel, interprétant au passage « Kissing in the grass ». Nos deux intervenants décident alors de soulever Kevin et de le hisser sur leurs épaules. Le temps de redescendre sur le plancher des vaches, et le band vide les lieux, sous un tonnerre d’applaudissements. Mais la musique de fond est rapidement rétablie tout comme les lumières. Il y a des bandelettes de papier partout. Demain, le service de nettoyage va pester. Mais, ce soir on s’est bien amusé. Oh, bien sûr, certains diront peut-être que le set était décousu. Mais ce spectacle, ce véritable show était très riche, coloré, imprévisible, excitant et à la limite fascinant. Et on en a eu autant pour les yeux que pour les oreilles.

(Organisation Botanique)

Voir aussi notre section photos : ici

 

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The friends of Rachel Worth

Douze années après leur séparation, Robert Forster et Grant McLennan ont donc décidé de remonter les Go-Betweens. Plus en compagnie des mêmes musiciens, c'est vrai ! Ce qui n'a finalement guère d'importance, lorsqu'on sait que l'épine dorsale du groupe a toujours été constituée de ce duo. N'empêche, pour enregistrer cet opus, la formation a reçu le concours de Carrie Brownstien, de Corin Tucker, mais surtout de Janet Weiss, mieux connues sous le trio Sleater Kinney ; d'une des deux têtes pensantes de Pavement, Steve Malkmus, d'Elliot Smith, préposé pour la circonstance aux claviers, ainsi que du leader de Quasi, Sam Coombes. Sans oublier la bassiste Adele Pickvance, régulièrement invitée sur les différents projets solos de Forster et de McLennan. Et bonne surprise, la musique des Go-Betweens n'a strictement rien perdu de ce feeling mélodique si contagieux qui en faisait sa principale caractéristique, de cette spontanéité si introspective éclose du mélange subtil entre électricité fragile et acoustique chaleureuse, de ces vocaux aussi limpides qu'efficaces. De sa pop caressante, émouvante née d'une rencontre entre grâce et intelligence. Pas pour rien que des artistes tels que REM ou Belle & Sebastian reconnaissent pour influence majeure… les Go-Betweens…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Abandoned shopping trolley hotline

" Abandoned shopping trolley hotline " n'est pas un nouvel album de Gomez, mais un recueil constitué d'inédits, de versions alternatives et de sessions radio qui n'avaient, à ce jour, jamais été reproduits sur disques. Si la plupart des compositions trempent dans une forme de rythm'n blues urbain aussi marécageux et dépouillé que celui de Tom Waits, cet opus nous réserve quand même l'une ou l'autre surprise. Et en particulier " Bring your lovin' back here ", dont le groove a été lavé par l'électricité, " We haven't turned around (x-ray) ", embué par les vapeurs psychédéliques d'un mellotron, qui a probablement dû servir pour enregistrer le " Strawberry fields " des Fab Four, " Buena vista ", dont le funk house nous rappelle les Stone Roses et une cover assez étonnante du " Getting better " des Beatles, qui ponctue le disque. Bien vite le nouvel album !

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Zero to infinity

Mort en Australie, dans de mystérieuses circonstances, Zero vit aujourd'hui sans son corps physique. Dans ce nouvel épisode, il découvre ainsi l'avantage considérable de l'existence virtuelle... Zero, c'est bien sûr le héros de multiples aventures vécues à travers la trilogie du Radio Gnome Invisible écrite par Allen ; soit " Flying Teapot " (1972), " Angel's egg " (1973) et " You " (1974) ; " Shapeshifter " son quatrième épisode, n'ayant vu le jour qu'à la fin des nineties. Retombons quelques instants sur terre, juste le temps de vous signaler que depuis leur dernière tournée, Pip Pyle a été remplacé aux drums par Chris Taylor, alors que le Steefy Sharpstrings, second guitariste et préposé aux samples à cédé le relais à Theo Travis, un musicien davantage branché sur les cuivres que sur la six cordes. Pas de panique, Didier Malherbe, Mike Howlett, Gilly Smith et l'inénarrable Daevid Allen sont toujours bien au poste. Et la musique de Gong toujours aussi intersidérale. Pendant plus d'une heure, la bande à Allen nous plonge dans son univers atmosphérique, où jazz, prog rock, folk pastoral, ambient et délire font joujou avec votre matière grise. Un seul reproche, mais il est de taille, l'absence d'un guitariste de la trempe d'un Steve Hillage, capable d'aller au delà de ces envolées éthérées pour atteindre l'envoûtement psychédélique...

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Spanish dance troupe

La formation galloise a donc décidé de modifier son patronyme. Dorénavant, elle naviguera sous le pavillon Mynci 2000. " Spanish dance troupe " sera donc le sixième et dernier album de Gorky's Zygotic Mynci. Vous n'avez rien compris ? Ce n'est pas grave, la limite séparant le génie de la folie est tellement infime, qu'il est vivement conseillé de se tordre les méninges avant d'essayer de comprendre leur démarche, voire leur idéologie. Une chose est sûre, la musique est influencée par le psychédélisme intimiste. Celui de Syd Barrett, de Kevin Ayers et de Robin Hitchcock, en particulier. Par la folk song pastorale et farfelue de Stackridge, également. Encore que les Gorky's partagent une certaine forme d'excentricité avec les Super Furry Animals, qui n'appartient qu'aux Gallois. Bref, " Spanish dance troupe " s'inscrit bien dans la lignée des opus précédents. Les mélodies sont ensoleillées, versatiles, médiévales, le rythme donne le mal de mer, les drums sont joyeux, le violon tantôt délicat, psychotique ou élégant, les harmonies vocales douces et impeccables, parfois même réminiscentes de Robert Wyatt ; et pour la touche d'originalité, le groupe a ajouté un zeste de country authentifié Nashville. Sans oublier l'un ou l'autre accès de lamentation baroque, question de rappeler que le combo adore déambuler quelque part entre abîme et provocation...

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Do the collapse

Quinze années que cet ensemble yankee, de Dayton dans l'Ohio pour être plus précis, végète dans la zone crépusculaire de l'underground. Quinze années qu'il aligne des albums aussi remarquables les uns que les autres, mais au succès plus que confidentiel. " Do the collapse " constitue son onzième opus ! Une situation qui a malheureusement joué sur le moral des membres du combo, engendrant d'inévitables remaniements de line up. Le plus notoire demeurant, assurément, le départ de Tobin Sprout, décidé à tenter sa chance en solitaire. Heureusement, Robin Pollard, le chanteur/compositeur/guitariste est toujours bien au poste. Il a même eu le nez creux en demandant à Ric Ocasek de se charger de la production du disque. L'ex leader des Cars y apporte même son concours aux claviers. Tout au long de cette œuvre, GBV dispense, avec simplicité et conviction, dix-sept chansons de garage pop mélodique, enveloppées d'une intensité blanche chatoyante, abrasive, croustillante et contagieuse, intensité caressée amoureusement par les lyrics de Robin. Et le concours épisodique d'une section de cordes ne change strictement rien au climat de ce morceau de plastique, dont l'âme semble hantée par Big Star, les Byrds, Captain Beefheart, les Beatles, et les inévitables Cars...

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Ovo

" Ovo " n'est pas le véritable nouvel album de Peter Gabriel, mais la bande sonore d'un spectacle en trois dimensions, dont il partage la paternité avec Mark Fischer, un personnage qui s'est illustré dans le passé en montant des projections visuelles, notamment pour U2 (le Zoo TV), le Floyd et les Stones. Bref, un artiste qui n'a pas peur d'affronter le gigantisme. Le fruit de ce projet, qui leur a pris deux longues années, est d'ailleurs proposé en semaine au ‘Millenium Dome’ de Londres, trois fois par jour. Et ce jusque la fin de l'année.

Gabriel s'est bien sûr surtout concentré sur la musique. Il s'est ainsi basé sur un concept passé-présent-futur, afin de la faire voyager dans le temps et dans l'espace. Depuis l'Ouest à l'Est, en passant par l'Afrique et l'Amérique du Sud. Depuis le folk celtique au rock, en passant par la pop et la techno. Ce qui explique pourquoi Peter ne chante que sur trois fragments, dont l'apothéose " Mad tomorrow ". Mais on sent en permanence, l'empreinte de l'Archange, même lorsque les parties vocales sont assurées par quelqu'un d'autre. Que ce soit Neneh Cherry, Ritchie Havens, Liz Fraser ou Paul Buchanan (de Blue Nile). La bande sonore a, en outre, reçu le renfort de grosses pointures pour assurer l'instrumentation ou opérer la mise en forme. Entre autres, Daniel Lanois, Ravi Shankar, l'Afro-Celt Sound System, Tony Levin, Manu Katche, etc. Une œuvre qui devrait permettre aux aficionados de l'ex Genesis de patienter jusque la sortie du nouvel et véritable opus, qui s'intitulera " Up ". Toujours en chantier, il ne devrait cependant pas sortir, au mieux, avant six mois, au pire avant deux ans...