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Enzo Porta

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lundi, 18 juin 2007 21:37

Wisemen approaching

Même si la galaxie Wu-Tang a perdu de son éclat au fil des ans, il reste quelques irréductibles pour rendre hommage à la poignée de disques grandioses que le clan a produit au cours des années 90. Etablis à Detroit, les Wisemen sont emmenés par le beatmaker Bronze Nazareth qui a déjà collaboré avec le Wu par le passé. Les productions mélodieuses et gorgées de soul de Bronze Nazareth constituent l’attraction numéro un de ce disque. Elles évoquent immédiatement les travaux de Rza lorsqu’il était au sommet de son art. C'est-à-dire lors de la première vague des pléthoriques albums solos du Clan. Epaulés à l’occasion par Killah Priest, Gza ou encore Vastaire de Cannibal Ox, Kevlaar7, Salute, Phillie sont les emcees du projet et balancent leurs rimes exaltées. L’atmosphère nocturne et hantée tranche fortement avec le ‘bling bling’ à la mode pour l’instant. Sous son approche musicale, « Wisemen approaching » ne propose rien de bien neuf, mais cette œuvre sincère et attachante rappellera aux fans du genre les grandes heures du hip hop newyorkais. Sans pour autant tomber dans l’imitation banale. Le seul bémol procède de la relative uniformité de l’ensemble ; il est donc préférable de le déguster à doses homéopathiques.

lundi, 18 juin 2007 21:13

Jusqu’à la mort

Ce supergroupe de hip hop français compte en ses rangs quelques pointures comme Kéry James et des membres de 113 a. Apparemment, ils ont rencontré quelques difficultés pour sortir cette œuvre 100% hardcore et sans concession. Et à l’écoute de « Jusqu’à la mort », on comprend mieux pourquoi. En fait, ces morceaux apocalyptiques et paranoïaques ont dû effrayer plus d’une maison de disques. D’un autre côté il faut avouer que l’uniformité et l’ambiance menaçante de cette galette n’incite pas vraiment à s’y plonger plus de 15 minutes d’affilée. De « On n’a pas fini » à « Thug Life », ces 17 titres qui dépeignent la déliquescence planétaire et plus particulièrement française semblent s’amuser à mettre l’auditeur le nez dans la merde. A part quelques moments plus marrants et positifs comme « Tout est possible », les clichés un peu démagos (comme sur « On n’a pas fini », « C’est la guerre » ou le dansant « Voyous en costard ») évoquent les discours d’un politicien en campagne électorale. Côté musique les beats très électro (souvent confectionnés par Kery James) abusent un peu trop des sons et gimmicks crunk très (trop ?) à la mode aujourd’hui. Idem pour ces synthés ‘grand orchestre à cordes’ omniprésents. Heureusement, les emcees présents ici sont vraiment très bons. Un pouvoir d’évocation très fort (écouter les textes glaçants « Val 2 meurtre », « Thug Life » ou « Microbes ») et une exaltation rappelant le rap mortuaire des Gravediggaz.

jeudi, 07 juin 2007 19:35

Gutterfly : The Original Soundtrack

Bande originale d’un film qui n’existe pas, le deuxième album de cette formation de Portland confirme la bonne impression qu’elle nous avait laissée sur l’album « Spirit in Stone », sorti il y a quelques années sur le même label. « Gutterfly » plonge l’auditeur au sein de l’atmosphère seventies des polars ‘blackploitation’, en vogue à l’époque. Un casting prestigieux (George Clinton, Oh No, Vernon Reid, Smif’N’Wessun, Fishbone et quelques autres) qui s’applique à rendre une trame éclatée sur des beats très efficaces où les orgues, cuivres et les guitares lascives apportent une forte dimension mélodique. Car la mélodie est le point fort des Lifesavas, que ce soit sur le dansant « Double Up » (produit par Oh No), la belle ballade de « No Surprise », le funèbre « Dead Ones » ou encore le funk caribéen « A Serpent’s Love » au cours duquel ISH (Digable Planets) pose les rimes. A signaler aussi, la belle intervention de George Clinton sur « Night Out » narrant l’histoire d’un contrôle de police qui tourne au vinaigre et la nuit subséquente. Bref, beaucoup de bonnes choses et peu de déchets. Un disque vivement conseillé.

lundi, 04 juin 2007 19:26

Stop That Train

Enrichi de quelques mixes destinés aux ‘soundsystems’ de l’époque, cette réédition remet au goût du jour le deuxième album de cet excellent duo de deejays jamaïcains basé à Londres. Lors de la confection de leur premier opus, les deux gaillards avaient utilisé les riddims puissants du producteur Henry ‘Junjo’ Lawes pour poser leurs rimes dynamiques, parfaitement représentées sur l’excellent « Another One Bites the Dust ». Sur ce « Stop that Train » paru en 1983, ils ont préféré mettre sur pied les « Inity Rockers », leur propre groupe dont relevait le saxophoniste Courtney Pine. Leur son a alors gagné en propreté et « Stop That Train » a fait un énorme carton en Angleterre, Hollande, Allemagne et Espagne. Ce disque résume bien le talent particulier de Clint Eastwood et General Saint : un flow à l’unisson proche du hip hop, un sens de l’humour qui n’exclut pas la gravité (« Nuclear Crisis »), de l’originalité et un sens certain des mélodies. Ajoutez-y les grosses rythmiques dancehall (à la mode à l’époque) et vous obtiendrez une série de titres toujours très susceptibles aujourd’hui de remplir les pistes de danse et de laisser apparaître un sourire de contentement sur les visages de ceux qui préfèrent taper du pied.

lundi, 04 juin 2007 19:22

Singerman ! Blood & Fire Allstars

Cofondé par Mick Hucknall (chanteur de Simply Red), Blood & Fire poursuit depuis quelques années une entreprise de réédition des trésors cachés de la musique ‘roots  reggae’ issue des années septante. C’est d’ailleurs grâce à Blood & Fire que « Heart of the Congos », le chef d’œuvre psychédélique des Congos produit par Lee Perry, est à nouveau disponible… Cette compile se concentre sur les travaux des plus éminents ‘conscious singers’ des années 70 : Max Roméo (sur le riddim de War In A Babylon »), Gregory Isaacs au sommet de ses capacités, Juior Byles, Yabby You, Horace Andy, Dennis Brown (il reprend le très beau « Man Next Door » de John Holt), Black Uhuru, Johnny Clarke, Willi Williams, les Congos et quelques autres tout aussi talentueux. Ces très bons titres ne se contentent pas de militer ou de manifester une pertinence sociale, mais ils jouissent d’un haut niveau musical et mélodique, ce qui en fait tout l’intérêt. Quasi rien à jeter donc, et si l’envie vous prend d’approfondir le sujet, il vous est loisible de vous reporter aux albums (déjà réédités) recelant ces quelques pépites sonores.

jeudi, 07 juin 2007 19:34

Ragga Ragga Ragga !

« Raw, X-Rated Dancehall » précise la pochette. L’acheteur ne sera pas trompé sur la marchandise, l’essentiel de ces titres se focalisent sur la fête, les fesses, l’abus d’alcool, mais pas nécessairement dans cet ordre. Sur des musiques très électro influencées par le r’n’b américain, le crunk et l’euro dance, l’auditeur a droit aux titres les plus efficaces qui ont balayé les dancefloors jamaïcains cette année. A boire et à manger sur cette plaque. Pourtant il recèle quand même pas mal de bons titres. Et en particulier ceux signé Shaggy, Bennie Man (l’excellent « Reverse Da Ting »), Future Fambo (le très drôle « Tom Drunk ») ou encore Tony Matterhorn (l’explicite « Bawl & Beg »). Il est tout de même assez drôle de constater que certaines de ces plages évoquent la dance roumaine, comme le « Whine Pon You » de Vybz Kartel où le chanteur déclare dans un délire de vocoders : ‘Gimme that fuck look, pretend like you didn’t fuck in a while !’ « X-rated » on vous dit !

lundi, 04 juin 2007 19:20

Maximum Ragga vol.4

Contenant des riddims produit par Frenchie (il a notamment composé des titres pour NTM, Raggasonic, Jah Mason) et mixé par le dj anglais Rudie ‘Twin Spin’ Ranx, ce quatrième volume de la série française invite quelques stars jamaïcaines à venir poser leur chant ou flow sur la poignée de morceaux constituant ce recueil. Elephant Man, Bounty Killer, Luciano, Ward 21, Wayne Marshall, Anthony B, etc. Que du beau linge! Mais le menu musical est tout de même un peu maigre : l’auditeur a droit à un quelques relectures paresseuses du « Here I Come » de Barrington Levy, d’un classique d’Ini Kamoze (remis récemment à la mode par Damian Marley sur « Welcome to Jamrock ») et d’un vieux titre des Viceroys. Le tout étiré plus que de raison sur les ¾ du mix. Parmi ceux qui tirent leur épingle du jeu on citera Bounty Killer & Lukie D (leur tube « Kill Another Sound » déjà repris sur « Ragga Dancehall anthems 2006 »), Tony Curtis sur le très roots « Bless Me » et le très bon Luciano (« A No Like We No Like Them »). Les contributions des autres artistes manquent un peu d’inspiration et la monotonie du mix n’arrange rien…

mardi, 17 avril 2007 04:00

Brownswood ‘bubblers’

Dj influent dans la sphère de la soul, du jazz ou encore du funk, Gilles Peterson a fondé aussi deux labels qui ont tout de même laissé leurs traces : Talkin’ Loud et Acid Jazz. Sa nouvelle structure « Brownswood » reste dans les mêmes eaux et cette compilation se charge de nous présenter les poulains du label. Beaucoup d’artistes démontrent un goût pour l’expérimentation sonore qui doit beaucoup aux travaux des magiciens du hip hop et du r’n’b américains, de Dj Jazzy Jeff à Timbaland. Mais les rythmiques les plus concassées ne perdent jamais de vue la recherche mélodique. Au delà de l’électro (et un peu de jazz et samba) donc, c’est la soul qui mène la danse, qu’elle soit plutôt sixties (Nicolle Willis & the Soul Investigators) ou bien tournée vers le futur (Benny Sings & The Rednose District). A part les tentations ‘lounge’ de Ben Westbeech et quelques passages un peu trop cérébraux, la (grande) qualité est de mise. Ceux qui apprécient la soul mystique de Bilal, Georgia Anne Muldrow, Erykah Badu, D’Angelo, Jill Scott et les Soulquarians trouveront ici de quoi faire leur bonheur.

 

 

 

 

lundi, 07 mai 2007 04:00

Futurismo

Chapitre final de la trilogie « +2 », cette plaque clôture un concept original qui aurait mérité plus d’attention sous nos latitudes. Moreno, Domenico et Kassin sont trois amis musiciens au c.v. blasonné (Bebel Gilberto, Arto Lindsay, Marisa Monte). Les trois albums de cette trilogie ouvrent chacun la porte aux univers et compos personnels de nos amis. C’est Moreno qui ouvrit le bal en 2001, suivi par Domenico en 2004 (voir la chronique de Domenico +2 en ces pages) et ce « Futurismo » tout neuf nous fait entrer dans l’univers de Kassin. Une œuvre copieuse dont certains titres ont été réalisés avec l’aide de Sean O’Hagan (les psychédéliques High Lamas) et John Mc Entire (Tortoise). L’essentiel a bien entendu été réalisé en compagnie de Moreno et Domenico. Album beaucoup plus mélodique et classique que le « Sincerely Hot » de Domenico, « Futurismo » semble être une ode au farniente et à la douceur de vivre…  Mais une certaine folie reste présente tout au long de ce disque qui touille allègrement dans la bossanova (« O seu Lugar », « Futurismo »), la samba décalée (« Esquecido », le génial « Agua ») la pop sixties (« Mensagem ») et les expériences psychédéliques (le fou « Ponto Final »). Pas mal de belles mélodies (dont le bien nommé « Tranquilo ») qui s’apprécieront plus si elles s’écoutent à petites doses, la voix un peu linéaire de Kassin constituant le (très relatif) point négatif du disque. Hormis cette réserve, « Futurismo » exhale une salutaire bouffée d’air frais qu’on vous conseille chaudement.

 

 

lundi, 07 mai 2007 04:00

Crunk Hits vol.2

Des beats électro minimalistes, des synthés euro dance. Des mc’s qui rappent à propos d’arnaques, de benz et de biatches remuant leur popotin dans les clubs, un verre de champagne à la main… Si vous cherchez des tubes à la pelle pour animer vos soirées crunk locales, cette compile risque donc de faire votre affaire. De Lil John au cubain Pitbull en passant par Bubba Sparxxx (ancien protégé de Timbaland), Snoop Dogg, Ice Cube et les Ying Yang Twins, les stars du genre et les stars tout court se bousculent donc pour balancer des titres calibrés pour les dancefloors. Une musique conçue pour la frime, aux paroles totalement débiles, mais dont l’efficacité et les flows tout terrain des mc’s sont plus amusants à écouter qu’une grosse partie du hip hop ricain ‘classique’ ; car s’il s’enfonce lui aussi dans les clichés, il ne fait plus rire depuis longtemps. Idéal pour votre soirée au club de fitness.

 

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