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11 Guys Quartet

Small blues and grooves

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Au cours des eighties, une vague blues a envahi la scène de Boston. Et elle a fait florès. C’est à cette époque que le 11th Hour Band a gravé un elpee baptisé "Hot time in the city tonight". En 1985, très exactement, et sur le label Tone-Cool. Le line up du band impliquait le guitariste Paul Lenart, l’harmoniciste Richard Rosenblatt, le bassiste Bill Mather et le drummer Chuck Purro. En 2008, la formation se réunit, entre en studio, et met en boîte toute une série d'instrumentaux. Ces enregistrements refont enfin officiellement surface. Soit dix années plus tard. Et sur le label Rosenblatt…

Pour rappel, c’est lui qui avait fondé Tone-Cool, dès 1985, une écurie qui a gravé plus de 50 albums en 20 années d'existence. Fin 2006, Richard monte avec l'aide de Bob Margolin, le label Vizztone. Une sorte de coopérative sont il est le président, se charge de la distribution, du management et du marketing…

Revenons au 11 Guys Quartet, un quartet constitué d’excellents musicos, mais qui ne cherchent jamais à tirer la couverture vers eux. Ils forment un combo homogène. Et la musique pratiquée, l’est tout autant. Le seul à se singulariser, c’est Rosy Rosenblatt, un harmoniciste bourré de classe ; mais encore une fois, il ne cherche nullement à faire étalage de ses indéniables facultés. Néanmoins, on reprochera peut-être au 11 Guys de ne pas disposer de vocaliste affichant suffisamment de caractère pour s’imposer.

En ouverture, "Road trippin'" lorgne vers le Texan Freddie King. Les interventions de Richard sont chargées de feeling, sur les blues lents et mélancoliques. A l'instar de "Sleepless" et du très Chicago southside "Down and dirty". Les percus de Chuck servent de rampe de lancement au boogie "East Cambridge Cannonball", un morceau dynamique au cours duquel les sonorités de l’harmo rappellent Charlie Musselwhite. Excellent ! Paul Lenart s'applique avec bonheur sur ses cordes tout au long de "Four maypops". La section rythmique rayonne sur de nombreux morceaux. A l’instar de "Swing low", "Rhumba Boogaloo", stimulé par et ses rythmes exotiques, et surtout "Hey Daddyo", imprimé sur le Diddley beat. Et en finale, "Swamp ride" nous entraîne au cœur des marais de la Louisiane…