La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

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Alain Souchon et Laurent Voulzy

Des frères de son…

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Le concert de Voulzy et Souchon était sold out depuis un bon moment. Il a fallu attendre plus de 40 ans avant de voir les deux complices se produire ensemble, sur une même scène. Laurent a 66 balais et Alain en compte 71 ; et pourtant, pour des artistes proches de la retraite, ils sont encore bien alertes. La musique conserve. Aznavour a déjà fêté ses 92 ans. Juliette Greco, ses 88 printemps. Et Henri Salvador a tiré définitivement sa révérence à un peu plus de 90 piges. Laurent et Alain sont avant tous des potes, pas des frères de sang, mais des frères de son. Ils sont si complices, si proches. En règle générale, le premier est responsable des paroles ; et le second, de la musique. Depuis quatre décennies, ils alignent les hits intemporels qui parlent de la mer, des îles, de l'amour et des filles.

Le rideau est tiré. Vers 20h10, le spectacle peut commencer. D'abord par une présentation des artistes à travers une projection de photos rétrospectives…

Laurent débarque par la gauche et Alain par la droite, en écartant légèrement le rideau. Ils commencent en duo par « J'ai Dix Ans ». Ce qui ne nous rajeunit pas. Une compo signée Alain, au cours de laquelle Laurent se consacre à la guitare électrique. Le rideau s'ouvre enfin complètement et laisse apparaître le backing group. Les musicos sont vêtus de costards cravates de couleur noire sur chemises blanches. Laurent change de gratte. Il opte pour une semi-acoustique. Il attaque « Bubble Star », une plage issue de sa plume ; Alain se charge des backing vocaux. Un titre tapissé par le piano hammond. Et le set d’embrayer par « Jamais Content », un morceau dévolu à d'Alain. Manifestement, un départ empreint de nostalgie…

Place ensuite à un extrait de leur dernier opus, « Alain Souchon et Laurent Voulzy », paru l’an dernier, « Il Roule (Les Fleurs Du Bal) ». Les deux compères chantent en duo. Et embraient par « Caché Derrière », « Et Si En Plus Y A Personne » et « Oiseau Malin ». On assiste alors à la projection d'un tableau peint à la fin du XIXème siècle représentant une baie qui a conservé le même aspect, malgré le temps qui s’est écoulé depuis. Le tandem explique alors ce qui les a poussés à écrire cette chanson intitulée « Baie Des Fourmis ». Alain prend le relais pour la sienne baptisée « C'Est Déjà ça ». Pas vraiment une de mes préférées. « Poulailler Song », c’est le moment choisi par Alain pour faire le pitre. Il sautille en imitant une poule. C’est touchant et marrant à la fois. Le rideau se referme et la paire s’approche du bord de l’estrade pour aligner, paisiblement et en duo vocal, simplement soutenus par la gratte de Laurent, « Fille d'Avril », « Le Rêve du Pêcheur », « Somerset », « Bidon » et « Allo Maman Bobo ». Le backing group est de retour pour « La Ballade de Jim ». Un peu mollasson jusqu’alors, surtout dans la fosse, le public se réveille soudainement. Les spectateurs quittent leurs sièges et se précipitent vers le podium. Curieux, le personnel de la sécurité ne bronche pas. A partir de cet instant, l’auditoire va commencer à s’animer. Une nouvelle compo : « Souffrir de se souvenir ». Elle est testée au piano. La voix de Laurent est envoûtante. Mais quand les premiers accords de « Cœur grenadine » résonnent, la formation reçoit une véritable ovation.

Pour nous rappeler que le set est ‘live’, « Le Bagad de Lann Bihoué » et « Jeanne » souffrent de quelques petits problèmes techniques. Très belle chanson signée Laurent, « Amélie Colbert » évoque la métropole ; mais elle sent également bon le soleil et les embruns. A l’instar de « Le Soleil Donne » et « Le Pouvoir Des Fleurs », au cours desquelles sa voix est douce est belle. A cet instant on boit littéralement les paroles. Un vrai bonheur ! Le public est débout depuis belle lurette et ne veut pas manquer une goutte du spectacle. 120 minutes se sont écoulées quand « Derrière les mots » clôt le show. Une dernière piste issue du nouvel opus. Laurent a empoigné sa guitare de couleur bleue. Il utilise sa voix –alors empreinte d’une grande tendresse– comme un instrument. L’auditoire leur adresse alors deux minutes d’ovation.

Les artistes quittent la scène, pour y revenir presque aussitôt. Et le rappel sera d'enfer.

Laurent est toujours armé de sa six cordes. Il signale qu’il va nous faire découvrir une chanson dont il a écrit les paroles : « Foule Sentimentale ». Alain lui réplique que c'est son boulot d'écrire les paroles. Fou rire général ! Toute la salle est debout pour participer à l’inévitable « Rock Collection », avant de vivre un final de haut vol à travers « Belle Ile En Mer, Marie Galante ».

C'est la première fois que votre serviteur assiste à un set de ces deux monstres sacrés de la chanson française. Et je dois avouer que leur prestation m’a véritablement enchanté. D’abord parce que ma jeunesse a été bercée par leur répertoire. Et puis, parce que le concert était à la fois classieux et réglé comme du papier à musique. A cet égard, il faut reconnaître que l'ingé-son a littéralement fait des miracles. Et vu la configuration de la salle, le challenge n’était pas gagné d’avance. 

Alain Souchon et Laurent Voulzy seront de retour ce 13/11/2015 au Country Hall de Liège et le lendemain, soit le 14/11/2015, au Palais 12 de Bruxelles.

(Photo : Denis Tribhou)

Organisation : A. A. Productions en accord avec Backline/VMA et Lling Mucic

Alain Souchon et Laurent Voulzy

Derrière les mots

Écrit par

Tout a commencé il y a quarante ans. Quatre décennies plus tard, la boucle est-elle bouclée ?

Alain Souchon, alors âgé de 31 ans, est reconnu pour sa plume. Il rencontre, par l'intermédiaire de Bob Socquet, son directeur artiste chez RCA, Laurent Voulzy, également signé sur le même label.

Ce dernier, 27 ans, fait déjà l'unanimité pour ses talents d'arrangeur et compositeur. Il sera, entre autres, guitariste et chef d'orchestre pour Pascal Danel, de1969 à 1974.

Les deux artistes deviennent instantanément amis et complices artistiques.

Dans la foulée, Alain Souchon sort son premier album « Petite annonce » (1974).

Voulzy assure la direction musicale et les arrangements pour huit des onze morceaux.

"J'ai dix ans" devient le fer de lance de deux carrières ‘solo’, chacune dans un style différent.

Leur fidélité en amitié laisse supposer que les deux compères en sont à leur énième album ‘à deux voix’.

Il n'en est rien !

"Derrière les mots" est bien le premier. Il recèle douze pistes.

La pochette représente la modestie dans toute sa sérénité. Les deux potes sont libres comme l’air. Appréciable.

Souchon et Voulzy s’inspirent de nostalgie, du présent, de mélancolie, d'amour et d'horizons.

Ils gardent un oeil ouvert et rêveur sur le monde qui les entoure.

Ils s'expriment à l’aide de mots délicatement sélectionnés, souvent simples et poétiques.

La tentation de détricoter cet elpee afin d'en deviner qui a fait quoi n'a aucun intérêt.

Seul le résultat de leur complémentarité est intéressant ; et il est bien plus que satisfaisant.

Cinq morceaux m'ont, particulièrement séduit : "Il roule (les fleurs du bal)", "Consuelo", "En Ile de France", "Oui mais" et "Bad boys".

Deux morceaux plus faibles quand même : "Ils étaient deux garçons (trois)" et "On était beaux"

Trente neuf secondes pour le premier et trente trois secondes pour le deuxième.

Qu'il s'agisse d'un choix commercial ou artistique, ils résonnent comme un coup d'épée dans l'eau.

En réalisant cette chronique, j'ai appris que Consuelo était la femme d'Antoine de Saint-Exupéry.

Depuis le 24 novembre 2014, cet album est dans les bacs. Il devrait garnir de nombreux sapins de Noël…

 

Alain Souchon

Au ras des pâquerettes

Écrit par

Souchon souchonne évidemment. Des musiques légères, des mots épars, des expressions enfantines et, au total, des ambiances délicieuses. On s'y plonge avec d'autant moins de réticences que Souchon fait du Souchon sans trop se répéter. Il conserve ses ingrédients personnels mais change de livre de recettes au fil du temps qui passe. Il ne dit plus "J'ai dix ans" mais raconte les humeurs d'un quinquagénaire moderne, inquiet des désastres écologiques ("Pardon"), amoureux des marchandes de glaces ("Tailler la zone")... "Au ras des pâquerettes" a été peaufiné en cinq ans - d'où son côté un peu trop léché à mon goût - avec la complicité habituelle de Laurent Voulzy et celle de son fils Pierre, responsable de la musique pour plusieurs compositions. Le disque comporte quelques morceaux plus faibles ("Une guitare, un citoyen", par exemple) mais est tiré, comme Souchon sait le faire à chaque fois, par une mélodie irrésistible qui fait le bonheur des radios (de toutes les radios, car dans toutes les chapelles on aime Souchon). Ce tube, c'est donc "Le baiser", une rêverie en mer du nord avec des parfums de Belgique et des effluves de fancy fair.