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Angra

Aqua

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Peu après avoir publié l’excellent Cd « Mentalize » du vocaliste brésilien André Matos, le label allemand SPV nous jette en pâture le dernier rejeton d’Angra, la formation dont il était jadis le leader.

Ce qui séduit d’emblée chez Angra, c’est sa capacité à alterner les styles. Osciller du speed métal teutonique primaire au métal progressif en passant par le rock symphonique grandiloquent, les ballades langoureuses et la musique ethnique, Angra s’en est fait une spécialité. Ainsi, l’auditeur peut-il headbanger sur le très ‘Helloweenien’ « Arising Thunder » (NDR : le mimétisme entre la voix d’Edu Falaschi et celle de Michael Kiske sur ce titre est carrément bluffant). Il peut aussi essayer d’analyser les nuances et les structures des titres les plus progressifs tels qu’« Hollow », « Spirit Of The Air » et « The Rage Of Waters ». Ou alors se remuer au rythme des percussions ethniques et des guitares ‘Santana-esque’ de « Weakness of Man ». Il a aussi l’opportunité de se régaler des arrangements symphoniques d’« Ashes » et, si le cœur lui en dit, verser une larme sur la ballade « Lease Of Life ».

Néanmoins, les fans du groupe de São Paulo y sont habitués et, si l’on excepte la prédominance des titres progressifs, il n’y a plus vraiment de surprise. « Aqua » est la suite logique de son prédécesseur « Aurora Consurgens », sorti en 2006. Comme toujours, le plus gros atout d’Angra procède de la dextérité de ses deux incroyables six-cordistes. Et une nouvelle fois, le duo Rafael Bittencourt / Kiko Loureio nous en donne pour notre argent. Les soli sont tout bonnement ahurissants. Felipe Andreoli à la basse n’est pas en reste. Certaines de ses interventions tiennent même du sensationnel.

Saluons aussi le retour en grâce de l’excellent Ricardo Confessori qui avait quitté le navire en 2000 pour rejoindre le Shaman d’André Matos. Les rancœurs passées semblent tout-à-fait oubliées puisque le batteur a retrouvé l’amitié de Kiko Loureio et de Rafael Bittencourt en même temps que sa place au sein du line up.

Par son côté très progressif et la quasi absence de refrains accrocheurs, « Aqua » n’est pas l’album le plus ‘facile d’accès’ d’Angra. Cependant, la diversité des compositions, la qualité des arrangements et la dextérité des musiciens font de ce nouvel opus un incontournable de la discographie du groupe brésilien.

Angra

Aurora Consurgens

Écrit par

Après s’être cherché le temps de deux albums, Angra s’est enfin relevé. Et puis a entamé sa reconstruction autour de son nouveau chanteur, Edu Falaschi. L’ère séparatiste « Shaaman » semble appartenir au passé, et la créativité a finalement repris le dessus. Passionnés d’histoire et en particulier de celle du Moyen-âge, les Brésiliens nous emmènent sur les traces de Saint-Thomas d’Aquin et de ses études sur la connaissance intellectuelle et le psychisme. Mais qu’on ne se méprenne pas, «Aurora Consurgens » n’est en rien un concept-album. D’ailleurs, l’ambiance qui en émane n’est pas tellement éloignée du metal progressif et puissant de Fates Warning et surtout des Allemands de Vanden Plas. Le son, à la fois tranchant et épuré, est le fruit du travail du producteur Denis Ward.

Alliant tradition et modernité, Angra, fidèle à sa réputation, ouvre les hostilités par un titre ultra speed, mais inévitablement mélodique. « The Voice of Commanding you » est plus ramassé et donne l’occasion à la paire de guitaristes Loureiro/Bittencourt de se consacrer à l’art du duel à la six cordes. Imprimé sur un mid tempo diablement bien maîtrisé, « Ego Painted Grey » s’illustre par des grattes bien plus lourdes. Tandis que le refrain de « Breaking Ties » est franchement hard FM, « Salvation Suicide » mobilise plutôt l’artillerie lourde et rappelle, sous certains aspects, le « Walls of Jericho » de Helloween. Les autres titres s’enchaînent judicieusement, à tel point qu’on en oublie presque qu’Angra est un groupe à peine sauvé de la tourmente. D’ailleurs peu de métalleux croyaient encore en l’avenir des plus dignes représentants du Brésil, après Sepultura et Soulfly. C’est André Matos qui doit se mordre les doigts. Sa riposte devra être solide face à un « Aurora Consurgens » qui sent bon l’harmonie et le renouveau.