La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

logo_musiczine

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (12 Items)

Ayo

Royal (Deluxe edition)

Écrit par

Quel plaisir d'avoir des nouvelles de la chanteuse germano-nigériane, Ayo. Active depuis de nombreuses années sur la scène jazz et soul, elle est surtout connue pour son titre « Down on my knees » ; mais elle n'a jamais arrêté de composer de la musique. Paru l’an dernier, son sixième opus, « Royal », vient d’être réédité en version ‘deluxe’.

Pour elle, le choix du titre est important ; et « Royal » est riche de sens et de spiritualité. L'artiste, très croyante, s'est inspirée de la ‘source royale’, de la lumière, de l'énergie et de l'amour pour réaliser cet opus et cela se sent : il transpire les ‘good vibes’ du début à la fin. Y figurent 15 titres dont 3 reprises. Mais personne ne s’attendait de sa part à de tels exercices de style. Et tout particulièrement « Né quelque part », une chanson signée Maxime Forestier qu’elle se réapproprie complètement, et la cover lui va très bien. Elle adapte également le célèbre titre « Afro Blue » dont on ne se lasse pas et elle l'interprète avec une douce et délicieuse nonchalance.

Parmi les titres les plus appréciables, on épinglera l’entraînant « I'm in love ». Sa voix chaude et lumineuse s’y ballade avec groove. Et impossible de passer à côté du solo d'improvisation au piano sur « Throw it away ». Trop bon, également !  

Lors des sessions, l’artiste a bénéficié du concours de Freddy Koella (guitariste de Bob Dylan et Willy DeVille) à la gratte, Gaël Rakotondrabe au piano, Laurent Vernerey à la contrebasse et Denis Benarrosh aux percus. Sans oublier Keziah Jones qui participe à « Ill'be right here ». Une équipe qui a entouré Ayo avec justesse pour lui laisser toute la place de s'exprimer vocalement ; elle qui a l'habitude de se consacrer à la guitare.

Bref, c'est un album à écouter sans modération avec, dans les oreilles, la même saveur qu'une cuillère de miel en bouche : c'est doux, chaud et sucré. « Royal » est un régal, et bonne nouvelle, la version ‘Deluxe’ est enrichie de 3 inédits.


 

Ossayol

1990

Écrit par

Fondé en 2013, Ossayol est un trio bourguignon, issu de Le Creusot très exactement, drivé par le chanteur, compositeur, guitariste Mickaël Pillisio. Il est soutenu par un drummer et un violoncelliste. « 1990 » constitue son premier elpee, une œuvre empreinte de douceur et de mélancolie, mélancolie accentuée par les interventions graciles et langoureuses du violoncelle. Les drums sont arides, parfois martiaux (« The pines »). Mickaël joue de la guitare en picking (NDR : « Happy birthday » semble hanté par Léonard Cohen) ; on entend même parfois les doigts qui glissent sur ses cordes. Enfin, capricieuse, sa voix campe le plus souvent un hybride entre celle d’Andrews Finn (The Veils) et Cat Stevens, mais lorsqu’elle monte dans les tours (« A box ») elle devient carrément écorchée. Un album qui devrait plaire aux mélomanes qui adorent l’indie folk romantique…

Ayo

Citoyenne du monde… peut-être pour plus très longtemps…

Écrit par

Après avoir pris une pause de quatre longues années, Ayo est de retour. Sa famille s’est agrandie, et elle a pris le temps de s’y consacrer. Elle vient donc de publier son nouvel elpee. Il est éponyme. Un disque frais et très personnel. Elle est venue le défendre sur les planches de l’ABBox, ce jeudi 9 novembre. La salle est presque comble.

Le décor est très simple. Une immense toile noire est tendue en fond de podium. Des tentures de couleur blanche sont disposées le long de celle-ci. Vers 20 h 50, on entend une voix et des sonorités de gratte semi-acoustique. Ils émanent de l’arrière-scène. Coiffée d’un chapeau noir qui surmonte un foulard coloré de fleurs, elle fait son apparition. Les mêmes motifs qu’on retrouve sur son paréo et son t-shirt. Elle a enfilé, en outre, un jeans moulant de teinte noire et est chaussée de hautes bottes brunes. Elle est rayonnante. Et entame « I’m Walking » en solo. Puis les musicos viennent la rejoindre. Dont deux claviéristes. Le premier est perché sur une estrade. L’autre, sur un tapis posé sur le plancher. Et un drummer. Egalement sur un petit podium surélevé. Au centre. A ses pieds, on remarque la présence d’un cajon, mais il servira de décoration. Pas de bassiste.

Ayo est heureuse de revenir dans le circuit ; et elle le signale. Son sourire met de suite à l’aise. Tout au long d’« I’m Not Afraid », le guitariste se sert de pédales wah wah alors que le préposé au Hammond tapisse l’ensemble de ses interventions. Pendant « Who », elle invite le public à reprendre le morceau en chœur et à frapper dans les mains. Tout en chantant, elle signale qu’il y a longtemps qu’elle est venue à Bruxelles. Elle demande si le public est bien présent, s’il peut faire du bruit et danser. La fosse s’enflamme. Premier extrait du nouvel opus, « All I Want » nous entraîne sur les plages de Kingston. Une compo aussi ensoleillée et lumineuse que la voix de l’artiste. Elle confesse qu’installée à Brooklyn, à côté de l’école de ses enfants, elle a enregistré ses nouveaux titres, dans sa chambre, à l’aide de son ordinateur ou de son téléphone portable. Et est fière de l’avouer. Influencée par Bob Marley, Jimmy Cliff, Stevie Wonder et Billie Holiday sa musique mêle folk, reggae, pop, soul et une once de hip-hop. Elle aime retourner à ses sources. Ses messages politiques sont profonds. Elle dénonce toutes les dérives et les inégalités de ce monde. Place ensuite au mix « Is Love Is A Killer / Sweet Dreams » (NDR : oui, oui, l’énorme succès décroché par Eurythmics, en 1983). Un reggae pur et dur guidé par la guitare rythmique, alors que percus et ivoires prennent leur envol. Ayo a vécu 10 ans à Paris. Une ville qu’elle affectionne. Et elle lui rend un ode à travers « Paname » (NDR : le clip est disponible ici).

Elle déclare, et dans la langue de Molière, être gitane et citoyenne du monde. Et peut être que demain, elle n’existera plus…

La complicité entre Ayo et ses musicos est authentique. Et cette connivence se ressent en ‘live’. « Why » où pourquoi il faut oublier les frontières entre les pays. Ayo slame son texte, sur ce titre plus rock, dominé par les percus. La voix devient plus soul sur le bouleversant et plus paisible « I’m Fool ». « Complain » démontre, une fois pour toutes, le rôle fédérateur du drumming. Et le préposé aux fûts excelle dans cet art. Il reproduit les coups de matraque assénés par la police, lors des manifestations, sur « Boom Boom », un morceau qui relate les abus commis des forces de l’ordre. « Slow Slow » est empreint de tendresse. Ayo s’approche du bord de la scène et interpelle ‘Ida’, sa préceptrice. Elle descend dans la fosse et part à sa rencontre. Des retrouvailles ponctuées de longues embrassades. Ayo s’excuse et fond en larmes même. Un grand moment d’émotion ! Le set s’achève par le funkysant « Live Is Real ».

En rappel, Ayo revient seule sur les planches, armée de sa gratte semi-acoustique et nous délivre « Letter By Letter » ainsi que « Love And Hate ». Avant que ses musicos ne la rejoignent pour nous réserver le notoire « Down On My Knees »…

(Organisation : Ubu Production + Pom Prod)

Bayonne

Primitives

Écrit par

Patronyme curieux et insidieux pour le projet de ce discret artificier texan dont la musique baigne dans l’électronica. Roger Sellers ne sort, en effet, pas la grosse artillerie basque façon ‘Jean-Pascal de la Star’Ac’, mais des ritournelles électroniques minimalistes qui doivent autant à Animal Collective (« Intro », « Appeals »), aux rythmiques africaines (« Spectrolite »), au folk teinté d’americana (« Living Room ») qu’à l’ambient résolument dominée par les claviers (« Lates »). Judicieusement baptisé « Primitives », son premier opus solo a été, en général, enregistré au cours de l’année 2014. En s’aidant de son falsetto, rappelant parfois Sufjan Stevens, l’Américain tisse ses vignettes très mélodiques aux rythmes envoûtants… Belle découverte que cet artiste dont l’expression sonore baigne au sein d’une subtile douceur vaporeuse issue d’un Texas qu’on imagine tellement plus brutal…

 

Ayo

Les yeux qui pétillent

Écrit par

Révélée il y a à peine 3 ans, Ayo était de passage à Bruxelles pour présenter son 2ème album studio « Gravity at Last » (UMI). Une grâce absolue. Ayo rayonne et transmet une joie contagieuse si bien qu’elle n’a aucun mal à très vite installer une ambiance ‘Peace and Love’.

L’auteure-interprète-compositrice nous a complètement immergés dans son monde. Un monde d’humilité et de douceur. Pendant et entre chaque morceau, elle nous dévore des yeux. Impossible de nous le cacher : Ayo est sensible et généreuse. Elle donne et s’adonne même à la signature de quelques autographes avec les fans du premier rang.

Elle est entourée sur scène par des musiciens américains qui ont accompagné en studio "Quincy Jones" ou "The O'Jays". Ensemble, ils ont débuté cette tournée de promotion début janvier. Ils passeront notamment par la France, la Suisse, la Pologne et le Maroc. Une autre date en Belgique n’est pas à l’agenda mais il est fort probable qu’elle sera programmée dans l’un ou l’autre de nos festivals cet été. Ouvrez les yeux, il serait dommage de rater ce doux mélange de soul/folk/reggae.

Ah oui, on vous invite à découvrir les photos de cet événement…

Prod. UBU

Ayo

Gravity At Last

Écrit par

Joy Olasunmibo Ogunmakin alias Ayo reprend sa baguette magique et se remet à envoûter son petit monde deux ans après « Joyful », sa première opération de séduction. Né d’un père nigérien et d’une mère roumaine, la jeune femme de 28 ans a transité de Londres à New-York en passant par Paris pour finir par désigner Hambourg comme ultime terre d’accueil. Rien de plus naturel pour elle que d’opter pour le métissage des genres. A l’attirail Soul, Pop et Reggae qui faisait la richesse de « Joyful », viennent s’ajouter des influences Blues et Folk. « Lonely », « Love And Hate », « Get Out Of My Way », « Sometimes » et « What’s This All About » sont autant de compositions au charme irrésistible, sur lesquels Ayo pose gracieusement sa voix. Prolongement naturel de « Joyful », « Gravity At Last » tient la mesure face à son prédécesseur. On peut éventuellement regretter un son un peu trop propret et des compos tellement gentillettes qu’elles tendent vers la guimauve. Mais si l’objectif de ce second ouvrage est de faire fondre les cœurs, il est atteint. Sans faire d’efforts.

 

Jet Black Crayon

In The Interim

Écrit par

Jet Black Crayon est une formation née en 1999. Tommy Guerrero venait de convaincre deux complices susceptibles de partager les mêmes perspectives musicales, de tenter l’aventure d’un groupe. Depuis, il faut reconnaître que le projet est en constant développement, et qu’il a acquis une fameuse réputation dans le monde de la découverte musicale.

« In The Interim » constitue une nouvelle étape dans leur exploration musicale. Pour y parvenir, le trio de San Francisco a reçu la collaboration de différents compositeurs. Des réalisateurs de films. L’univers sonore de « In The Interim » est troublant, atmosphérique, mélancolique. Alimenté par quelques beats cérébraux, des cordes de guitares douces, des rythmes drum’n bass et un piano aux accords profonds, le disque audio passe néanmoins trop vite pour pouvoir être apprécié à sa juste valeur. Faut dire que 26 minutes, c’est un peu court. Par contre, le Dvd prend une toute autre dimension. Ce magnifique voyage dans le monde audiovisuel propose une série de sept courts métrages mis en musique par le combo. Et il faut reconnaître que l’association entre l’image et le son est une parfaite réussite. Le trio yankee s’est d’ailleurs investi totalement pour atteindre son objectif. Et apparemment, l’‘Art Concept’, c’est vraiment son truc. D’ailleurs, on se demande si le projet ne risque pas de récolter davantage de succès dans le cadre d’une exposition d’art contemporain que lors d’un concert…

DJ Mayonnaise

Still Alive

Écrit par

A l’heure où certains étaient prêts à lui dédier un requiem, Dj Mayo sort son nez des caisses de vinyles pour afficher haut la couleur : ‘still alive man’ ! Huit ans quand même : il y avait de quoi être inquiet. Huit années pendant lesquelles plus rien n’est sorti de ses bacs privés. DJ Mayonnaise n’est cependant pas resté inactif. Il a mis à profit cette période pour s’impliquer de manière plus discrète dans des projets du label Anticon. Soit en posant quelques scratches et mixes. Par exemple sur « Battle of humans » de Sole ou « Tending To The Sheep » de Moshe. Soit dans le rôle de producteur comme sur « The Other Side Of The Looking Glass » de Alias, pour ne citer que celui là. Tel un être enfermé dans le noir pendant des années, l’Américain Chris Geer rouvre les yeux dans la pénombre, lors du le nébuleux « Still Alive ». Pas de retour en fanfare, c’est le ténébreux « Post Reformat » qui sert de base de lancement. Au fur et à mesure des morceaux, la lumière s’intensifie et projette une qualité de mixes et de scratches destinés à bluffer. Le paroxysme de cette résurrection se croise à la sixième plage pour un « Strateegery » étonnant et purement hip hop. L’effort fourni tout au long de ce morceau pousse sans doute l’auteur à se calmer petit à petit pour terminer l’album sous une forme semblable à la mise en route : calme mais présente. Un univers inquiétant, un rien redondant sur la longueur, mais musicalement agréable dans son ensemble.

The Red Crayola

Soldier talk

Écrit par

Paru en 1979, ce disque constitue le troisième elpee de The Red Crayola (ou The Red Krayola), l’orthographe du nom du groupe variant suivant les périodes. Ce disque bénéficie aujourd’hui d’une réédition sous la forme du cd. Pour bien comprendre le contexte de cette œuvre, il faut se replonger à l’époque de la guerre froide entretenue entre les States et l’U.R.S.S. Des tensions politiques superbement traduites dans la musique et surtout les lyrics de la formation. Une musique punk. Mais un punk intellectuel, excentrique, esthétique, psychédélique, expérimental au sein duquel se bousculaient folk, jazz, rock, country et blues. Pas étonnant que pour concocter cet opus, Mayo Thompson avait reçu le concours de l’intégralité du line up de Pere Ubu ainsi que du saxophoniste de X-Ray Spex, Lora Logic. Manquait plus que Don Van Vliet alias Captain Beefheart, et bonjours la jam psychologique…



The Red Krayola

The Singles

Écrit par

The Red Krayola (NDR : ou Red Crayola, l’orthographe changeant d’un disque à l’autre) est une formation américaine né en 1966. Evoluant à l’origine sous la forme d’un trio, elle deviendra, à partir de la fin des seventies, le projet d’un expérimentateur à la fois génial et farfelu : Mayo Thompson. Si à la fin des sixties et au cours de seventies, le groupe texan (NDR : de Houston, très exactement) va surtout explorer l’univers psychédélique, proche d’un Syd Barrett ou contemporain, réminiscent des Mothers of Invention de Frank Zappa, c’est le mouvement punk le plus alternatif qui va lui donner une nouvelle impulsion. Il s’installe alors en Grande Bretagne, puis en Allemagne, et relance l’aventure d’un Red Krayola à géométrie variable qui impliquera, suivant les époques, Lora Logic (X Ray Spex, Gina Birch (Raincoats), Epic Soundtracks (Swell Maps) et surtout David Thomas (Pere Ubu). Ce qui vous donne une petite idée de la forme très alternative de ses desseins sonores. Mayo continue d’ailleurs de militer au sein de l’underground le plus pointu, puisque récemment il a collaboré aux travaux de Jim O’Rourke, Gastr Del sol et Tortoise. Intitulée « Singles » cette compile réunit des morceaux commis entre 1969 et 2004. Des singles ? Qui sont alors tous passés inaperçus. Aucun titre majeur d’ailleurs. Pas davantage de trace du classique « Hurricane fighter plane », immortalisé en son temps par les Cramps ou de titres concoctés au cours de sa période la moins marginale, c'est-à-dire parus chez International Artists. On y recèle cependant trois fragments commis au cours de la carrière solo de Mayo. Bref, s’il n’est manifestement pas le génie qu’on voudrait bien nous faire croire, il faut reconnaître que le parcours de ce visionnaire mérite une attention toute particulière. A cause de l’évolution de sa muse qui a toujours été constante et même avant-gardiste. Thompson souhaite même encore développer de nouveaux projets. A moins d’être à la pointe de l’actualité, vous n’en entendrez probablement jamais parler. Mais sachez que c’est ce genre d’artistes qui permettent encore aujourd’hui à la scène pop/rock d’évoluer…

Matthew Bayot

Circling Buzzards

Écrit par
Dans la plus pure tradition americana, le singer songwriter Matthew Bayot entrouvre le portique de son jardin secret. Entre une guitare et un banjo, l’auditeur apaisé découvre ce nouvel adepte du sitar, être sensible, âme artistique perdue entre l’Inde et les grandes étendues nord-américaines. « Circling Buzzards » présente de beaux atouts. C’est un disque artisanal fouillé, pétri d’influences passionnées, d’un amour profond pour les musiques. Car ici, il est bien question de musiques. Matthew Bayot se perd sur les strates continentales. Au terme de ses voyages mystiques, il revient armé d’un sitar, dont il joue avidement dans un style inspiré des performances du maître de Bénarès, le grand Ravi Shankar. A l’écoute d’un trip acide comme « Gin With Jodi », la référence devient inévitable. Les chansons de Bayot traversent des contrées connues, des villages où résident South San Gabriel, Sufjan Stevens, d’illustres lieux de pèlerinage où reposent Georges Harrison, Elliot Smith. La musique de Matthew Bayot est belle, elle laisse entrevoir une nouvelle hallucination hippie sur l’Inde, ses coutumes et ses croyances. Cette illusion repose sur dix chansons, gracieusement ficelées autour d’un sitar universel. L’instrument d’une seule nation. Under a Groove ?

Layo & Bushwacka !

Night Works

Il y a quatre ans, les deux comparses Layo Paskin et Matthew " Bushwacka ! " Benjamin avaient failli damer le pion aux Chemicals Brothers dès la sortie de leur premier album " Low Life ", un concentré de beats sauvages et festifs taillés pour le dance-floor. Ce " Night Works " était donc attendu au tournant par de nombreux clubbers d'Angleterre, d'autant que les galettes house balancées par nos deux amis de The End sentent bon le sable chaud et le soleil couchant, images cartes postales de leurs dernières vacances passées à Ibiza, entre l'after du matin et la pilule du soir. Car c'est bien l'hédonisme pur jus qui fait turbiner Layo et Bushwacka ! Derrière leurs platines, cette maladie virale qui brûle la vie et l'énergie des jeunes gobbers par les deux bouts, les laissant affamés sur la piste aux étoiles, la mâchoire crispée et les yeux explosés. " Acid ! ", crient-ils à l'aube, se déhanchant une dernière fois sur ce " Love Story " aux nappes balearic dantesques, hymne à la défonce et à la joie mystique… " Trop transe, quoi ". Mais que reste-il aux touristes de la plage de Blankenberge, aux étudiants en seconde sess' qui doivent rester chez eux, bloqués entre deux syllabus ? Quelques morceaux sympathiques pour faire semblant d'un peu s'amuser, d'y être aussi, sur cette plage, en Espagne, entouré de belles nanas. Layo et Bushwacka ! ont pensé à tout pour amener le soleil à la maison: un peu de tech-house par-ci (" All Night Long ", pour les vrais bûcheurs à la bourre), un peu de downtempo jazzy par-là pour tapisser le fond sonore du repas familial (" Sleepy Language "), et le tour est joué ! Plus besoin de partir en vacances, il suffit de sortir le bermuda et les tongues du placard, et d'insérer " Night Works " dans le lecteur. C'est-y pas beau, la vie ?