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Baby Fire

A Year of Grace

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Depuis 2009, le trio bruxellois Baby Fire livre un âpre combat rock. Son nouvel Ep, « A Year of Grace », clôture une trilogie entamée en 2020 par un autre Ep intitulé « Searching for Grace », suivi d’un LP logiquement baptisé « Grace ». La tête pensante du projet, Dominique Van Cappelen-Waldock (au chant et à la guitare) –assistée du producteur Déhà (Wolvennest, La Muerte)– cible des univers forts comme ceux que fréquentent PJ Harvey et Chelsea Wolfe.

« A Year of Grace » recèle 3 remixes issus de l’album « Grace » ainsi que 2 nouvelles compositions partagées entre ‘doom’ oppressant (« Like Stars ») et ambiance plus évanescente et habitée (« A Year of Grace »). En outre, le remix d’« Eternal », qui a bénéficié du concours de Cécile Gonay (Seesayle) au violon ainsi que de Laetitia Shériff, vaut le détour. A travers ses textes, cette dernière raconte son parcours compliqué pour se faire entendre dans un milieu qu’elle considère comme sclérosé… sa voix puissante et incarnée se chargeant du reste. Fruit d’un cocktail de post-punk, de post-rock et d’ambient, l’univers de Baby Fire est à découvrir…

 

Baby Fire

Baby Fire en état de grâce…

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« A Year of Grace », c’est le titre du nouvel Ep de Baby Fire. Le groupe belge complète la trilogie de la grâce commencée par l'Ep quatre titres « Searching for Grace » en 2020 et l'album « Grace » en 2022. « A Year of Grace » recèle 3 remixes de l’elpee, un titre inédit (« Like Stars ») et le morceau maître.

Ces deux dernières compos décrivent le douloureux voyage mental de Dominique Van Cappellen-Waldock - l'initiatrice de Baby Fire - dans les décombres de la musique post-covidique, au sein de laquelle il est devenu pratiquement impossible de se faire entendre. Un voyage qui évoque l'illusion d'une scène artistique renouvelée et la déception engendrée par un environnement remarquablement conservateur, qui conduit à la lassitude...

Si vous souhaitez en savoir davantage sur cette formation, cliquez sur le nom du groupe, dans le cadre informations complémentaires ; vous y trouverez tous les liens qui vous permettront d’atteindre son website et les réseaux sociaux…

Baby Fire

The Red Robe

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Rêche et sèche, cette robe épouse des formes pourtant bien féminines.

Versant PJ Harvey et son « Dry » incendiaire.

Un versant baigné d’une lumière crépusculaire.

C’est sombre, inquiétant et le titre de cet album se réfère lui-même à une tragédie (le suicide de l’écrivain Romain Gary, souligné par les lyrics du titre maître).

Musicalement, au-delà du côté abrupt de cette imposante façade austère, on décèle des pans de lumière froide, contrastant habilement avec le feu qui couve ci-dessous.

On soulignera la présence de Tony Barber (The Buzzcocks) derrière les manettes, la complicité d’Eve Libertine et Penny Rimbaud au micro (sur respectivement « Victory » et « The Lit Light ») ; mais surtout on retiendra l’impressionnante maturité de cet elpee, le deuxième pour Diabolita (aka Dominique Van Cappellen-Waldoc), qui suit l’excellent « No Fear », publié en 2011.

Outre les ambiances que vous devinez plombées, les relents d’une Noise industrielle abandonnent des traces de souffre qu’un vent mauvais vient balayer de plage en plage.

Un frisson parcours l’échine (« Sunrise With sea Monsters »), la bave apparaît à la commissure des lèvres, petites et grandes (« The perfect Dress ») ou l’acide dévore les tissus cutanés (« Cold »).

Si le duo Diabolita / Cha a splitté après l’enregistrement de ce disque, les fûts ont été repris entre-temps par Alinovsky (Tuxedo Moon, Durutti Column, Digital Dance) ; ce qui augure bien d’autres plaisirs futurs.

Mention spéciale à l’illustration d’Alice Smith dans un artwork splendide et magnifié par une pochette cartonnée très respectueuse du contenu audio.

Baby Fire

No fear

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Duo incendiaire, Baby Fire (dont le patronyme procède d'une citation pyromane du tueur en série Ottis Toole), visite le subconscient malsain de l'âme humaine. Sèche comme une souche de bois au pied d'un brasier, la musique de ces deux gentes demoiselles rappelle à certains moments le « Dry » de PJ Harvey. Excusez du peu!

Explorant des thèmes aussi enthousiasmants que le cannibalisme ou la folie, Diabolita et Cha! s'exercent brillamment à battre le fer tant qu'il est chaud.

Excitant d'un bout à l'autre, ce « No fear » développe donc ces sujets prédilection à travers une musique primale mais foutrement jouissive. Sombre comme il se doit, aride et retors, le rock de ces diablesses plonge ses racines dans des enfers pavés de bonnes inventions.

Petites cousines des Sleater-Kinney, à rapprocher vaguement de la branche Riot grrrls, les Baby Fire décapent et s'invitent en hôtes de marque dans ce décor au demeurant très mâle (maléfique ?)

Par ailleurs actives au sein de Keiki pour l'une, dans Lem pour l'autre, cette belle paire n'a pas fini de faire parler la poudre.

Avec une bonne dose d'humour et une production parfaite, cet album s'avère une excellente découverte.

Je brûle d'impatience de connaître la suite!!!