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Betty Goes Green

Dreamers and lovers

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En dix années d'existence, BGG a aligné six albums, dont deux (" Hunalaria " et " Handsome ") ont reçu le concours de Mike Rathke, guitariste et producteur de Lou Reed, à la mise en forme. A l'initiative de Mike, Lou avait d'ailleurs joué sur un titre du second cité. Et il faut croire qu'un déclic a dû se produire dans la tête du New-yorkais, car depuis, il leur file de temps à autre un petit coup de pouce. Comme en 1996, lorsqu'il les avait engagés pour jouer en première partie de sa tournée européenne. Faut dire que la formation belge pratique un rock 'n roll bien dans l'esprit du prince des ténèbres. Parfois aussi sombre. Légèrement jazzyfiant. Et puis le timbre vocal âpre et desséché de Luc Crabe est capable d'emprunter des inflexions fort proches. Lorsqu'elles ne sont pas empruntées au Bowie décadent et seventies ou à l'ex Bauhaus, Peter Murphy. Mais le plus souvent, la musique de BGG se révèle beaucoup moins sinistre. Plus pop si vous préférez. Vous avez d'ailleurs certainement pu le constater en écoutant leur superbe single " Major crush ", sur l'une ou l'autre station radiophonique. Et hormis le torturé et tendre à la fois " Who makes the bubble burst ? ", réminiscent de Peter Hammill, l'ensemble de l'opus est de la même veine. En une décennie, Luc a pris de la bouteille. Ce qui explique pourquoi il s'est décidé à produire et à mixer ce " Dreamers & lovers ". Tout seul, comme un grand. Et le résultat est impeccable, il faut le reconnaître. Un disque pour lequel il s'est entouré d'une section de cuivres ; mais qui permet aussi à Johan Ancaer, le nouveau guitariste, de démontrer l'étendue de son talent.

 

Betty Goes Green

The well

Pour enregistrer ses deuxième et troisième albums, Betty Goes Green avait reçu le concours de Mike Rathke, le guitariste de Lou Reed, à la production. L’ex Velvet Underground était même venu donner un coup de guitare, pour une composition, sur " Handsome ". Pourtant, malgré le concours de ces illustres collaborateurs, la formation bruxelloise n’est jamais parvenue à passer en division supérieure. Difficile à expliquer, lorsqu’on connaît la qualité des disques du groupe bruxellois. L’absence de hit ? Un style pop rock sans la moindre concession ? Une volonté de vouloir rester hors du temps et de la mode ? Peut être un peu tout à la fois. Les aficionados n’auront donc pas de mauvaise surprise, en se procurant leur nouvel opus. La musique du quatuor navigue toujours quelque part entre les Pixies et Leather Nun. La voix profonde, ‘reedienne’ de Luc Crabbe apporte toujours cette chaleur inimitable aux compositions. Un plus, le recours plus fréquent aux guitares semi-acoustiques, recette qui permet de raffiner le sens mélodique tout en procurant une plus grande maturité aux chansons…

 

Betty Goes Green

Hedonic tone

En 1994, Betty Goes Green enregistrait "Handsome blues". A New-York. Dans les célèbres studios RPM. Sous la houlette du guitariste et coproducteur de Lou Reed, Mike Rathke. Lou et Rob Wasserman avaient même accepté de jouer sur une chanson. La suite des événements allait cependant prendre une tournure tragique. Puisqu'en août de la même année Pieter De Cort perdait son combat contre le cancer... Les autres musiciens ont cependant décidé de ne pas remplacer leur pote et guitariste, mais de continuer sous la forme d'un quatuor. "Hedonic tone", plus modestement enregistré en Belgique, constitue le quatrième elpee de BGG. Si l'ombre de Reed continue à planer sur sa musique, elle partage ici sa portée avec celles de Bowie et d'Iggy Pop. Spectres symptomatiques de la plupart des compositions. Seuls "Curtains" au groove sudiste (Creedence Clearwater Revival? Tony Joe White?), le baroque, lancinant, ‘deusien’ "Don't", et surtout le titre maître - composition truffée de collages, de samplings et autres bidouillages funkysants abordés avec une forte dose d'humour - échappent à cette règle. Mais dans l'ensemble, l'album exhale un parfum velvetien, savoureux, à l'instar du single "Ring ring"...

 

Betty Goes Green

Hand Some

Pour enregistrer son deuxième album ("Hunalaria"), ce quintet bruxellois avait bénéficié du concours de Mike Rathke à la production. Mike, si vous l'ignorez encore, assure à la fois les fonctions de guitariste et de coproducteur pour Lou Reed. Et figurez- vous que lors des sessions de "Hand Some", réalisées au studio RPM de New York, Lou est venu donner un petit coup de guitare sur "It's been a long time". Ce qui semble avoir décidé Robert Wasserman d'apporter sa collaboration à la basse pour un autre titre. "Lies", pour ne rien vous cacher (!). Bref, comme vous pouvez le constater, l'élite rock'n’rollienne de New York porte un intérêt certain à la formation belge. Et à l'écoute de ce "Hand Some", vous comprendrez aisément pourquoi. Pas de grunge, de pop ou de hardcore, mais un disque de rock urbain bien saignant, juteux, stoogien, reedien, entrecoupé de ballades semi-acoustiques insidieuses, sombres, presque velvetiennes...