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Born Ruffians

RUFF

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Après avoir publié deux premiers disques absolument fabuleux, soit un Ep éponyme et l’album « Red, Yellow & Blue », chez Warp, dès 2006, la presse spécialisée qualifiait Born Ruffians de véritable sauveur du rock indie. Pourtant, la formation canadienne n’est jamais parvenue à confirmer tous les espoirs placés en eux, gravant par la suite, deux essais trop inconstants, et tout particulièrement « Birthmark », son dernier, passé presque inaperçu.

Le nouveau rejeton, « RUFF », allait-il être capable de briser cette inéluctable spirale négative ? Et surtout l’empêcher de plonger dans la zone crépusculaire de l’underground ? Première constatation, la voix si particulière de Luke Lalonde continue d’alimenter des  mélodies que n’aurait pas reniées Gordon Gano (Violent Femmes). Alors, le cerveau des Torontois serait-il à nouveau en ébullition ? Pas tout à fait, car le contrat n’est qu’à moitié rempli. L’opus est trop inégal. Pas de classiques immédiats tels que « Little Garçon » ou « What To Say », des compos que le combo avait marqué d’une sublime empreinte. Il y a bien l’une ou l’autre pépite de pop spasmodique, à l’instar de l’inaugural « Don’t Live Up » ou du nerveux « & On & On & On ». Et puis quelques plages sculptées dans un pop/rock gracile et lustrées par la voix unique de Luke. Mais il faut aussi se farcir le lourdaud « (East Shit) We Did It » et le très peu inspiré « Shade to Shade ». « RUFF » démontre sans doute que Born Ruffians restera le groupe d’un classique ; un peu comme ses compatriotes de Hot Hot Heat… ce qui n’est déjà pas si mal !

 

Born Ruffians

Birthmarks

Écrit par

C’est en 2008, que ce combo canadien a été consacré véritable petite révélation indie. A cause de ses hits imparables « Little Garçon » et « This Sentence will Ruin/Save my Life ». Par la suite, la formation a quelque peu marqué le pas. Notamment en publiant, « Say It », un 3ème album bien pâle. C’était en 2010. Born Ruffians est de retour, et leur nouvel opus « Birthmarks » souffle le chaud et le froid. Car si les élucubrations de Luke Lalonde sont encore susceptibles d’accoucher de pépites pop irrésistibles (« Needle », « Ocean’s Deep »), sa voix nasillarde rappelant celle de Gordon Gano (Violent Femmes), le band se trompe d’histoire d’amour lorsqu’il lorgne vers le territoire de… Kayne West ou le laboure de relents hip hop autotunés (« So Slow »). Dommage, car dans l’ensemble ce « Birthmarks » s’avère beaucoup plus agréable à écouter que le précédent. Pas trop difficile quand même, parce qu’il était à la limite du soporifique.

L’entame du long playing est excellente. Malheureusement, l’intensité faiblit au fil du sillon. Si Phoenix et The Strokes se sont débrouillés pour ne pas tomber dans le mauvais goût, en concoctant des albums plutôt racoleurs (NDR : leurs derniers en date !), les musicos de Born Ruffians ne semblent pas en mesure de faire passer la pilule, sans l’avaler de travers. Le falsetto ridicule adopté sur « Never Age », la triste copie des Versaillais remise sur « Permanent Hesitation » ou de Vampire Weekend sur « With her Shadow » en sont de parfaites illustrations. En outre, ces pistes ne laissent rien augurer de bon pour le futur, surtout si le groupe devait continuer à emprunter cette voie. Mais leur cause est toutefois loin d’être perdue ; car leur sens mélodique est demeuré intact. Espérons simplement que les derniers instants de « Birthmarks » ne constituent pas les premiers signes d’une maladie incurable…

 

Born Ruffians

Du rythme et des voix…

Écrit par

Interviewer Luke LaLonde, le chanteur de Born Ruffians, relevait, pour votre serviteur, de l’enchantement. Et pour cause, le dernier opus de la formation canadienne, « Red, Yellow & Blue », était manifestement celui qui avait le plus tourné dans mon IPod, en 2008. Faut dire que cette rencontre entre le sens mélodique de Franck Black et le profil rythmique de Talking Heads, parcouru par le feeling unique du vocaliste, avait de quoi séduire. Luke est venu défendre le nouvel elpee du trio, « Say It ». Ses arguments ne manquent pas de conviction, mais le disque risque fort de décevoir les fidèles aficionados. A contrario, il pourrait conquérir de nouveaux fans. Motif ? « Say It » recèle bien moins de hits que le précédent opus ; mais il est bien plus cohérent. De quoi alimenter notre conversation…

Luke, tu ne débarques pas en Belgique, pour la première fois. Content de revenir à Bruxelles ?

Absolument ! Malheureusement nous ne disposons que de trop peu de temps libre pour visiter la capitale. En outre, aucun concert n’a été programmé dans l’immédiat. Faut absolument que j’en parle à notre manager, pour rectifier le tir…  

Les origines de Born Ruffians seraient très secrètes. Possible de lever un coin du voile ?

Pour être honnête, elles n’ont vraiment rien de bien secrètes (rires)… Notre aventure a commencé alors que nous n’avions que 16 ans. Au sein d’une petite ville sise dans Ontario (NDR : c’est au Canada), répondant au nom de Midland. Après avoir ramé pendant des années, s’être obstiné à répéter des compos bancales, on a décidé de déménager à Toronto. Où nous avons opté pour le patronyme de Born Ruffians. C’était en 2004. Deux ans plus tard, après y avoir accordé quelques shows, un manager mandaté par Warp est venu nous voir et nous a proposé de rejoindre leur label. D’abord pour enregistrer un Ep ; et puis accomplir une tournée américaine. Le reste appartient à l’histoire… 

Oui mais Warp est un label surtout notoire pour ses artistes électro. Il y a bien quelques exceptions comme !!!, Battles, Maxïmo Park, Gravenhurst et Grizzly Bear. Mais ils ne sont pas légion. Et puis, il faut croire que pour rejoindre cette section indie, il faut quand même respecter certains critères. Vous aviez l’impression de faire partie de leurs desseins ?

Warp était le label qui semblait le plus croire en nous à l’époque. Peu importe qu’il soit considéré comme électro ou pas. Je suis d’ailleurs grand fan des Boards Of Canada et de Jamie Liddle ! Je pense que Warp cherchait tout simplement à élargir son champ d’action, sur la scène pop/rock. Et nous ne pouvons que nous réjouir de leur soutien jusqu’à présent.

Pourquoi avoir confié à Rusty Santos (NDR : Animal Collective, Panda Bear, Owen Pallett) la production de votre nouvel album ?

Nous étions réellement satisfaits de son travail sur « Red, Yellow & Blue ». Rusty apporte une perspective unique à notre musique et nous pousse jusque dans nos derniers retranchements, en studio. Nous ne souhaitons pas une production standardisée et son approche non-conventionnelle nous convient parfaitement.

Qu’y a-t-il de fondamentalement différent entre « Red, Yellow & Blue » et « Say It » ?

Je pense que nous étions plus relax, mais aussi concentrés lors de la confection de « Say It ». Nous disposions de plus de temps (2 semaines !) et avions une meilleure idée de ce que nous voulions. Chaque morceau devait être construit lors des répétitions en studio. Il était important pour nous de ne pas se baser sur une démo préalablement enregistrée, mais de tout composer en live. L’évolution de jeunes gens d’à peine 20 ans est également un facteur important … (rires). Au cours des derniers mois, le line up de la formation a dû faire face à de nombreux changements. Une situation qui finalement nous a beaucoup rapprochés et même soudés ! Je crois que chaque petit changement dans la vie d’un artiste influe sur son art…

En enregistrant ce nouvel opus, aviez-vous, consciemment ou pas, une idée de votre nouvelle orientation musicale. Certaines découvertes récentes vous ont-elles influencées?

Nous désirions communiquer davantage d’émotion dans nos compos et écrire de véritables chansons pop dont les refrains seraient hérités en ligne droite de la fin des années 70 et du début des années 80. Nous les avons composées en nous imprégnant de l’esprit d’artistes comme Van Morrison, Amon Düül, les Beach Boys, Roy Orbison ou encore Tom Petty...

A l’instar des Talking Heads, la plupart de vos morceaux sont basés sur les rythmes. Une ligne de conduite ?

En studio, lorsque nous travaillons sur un morceau, nous précisons bien nos rôles. Sauf pour l’aspect rythmique dont nous partageons la même passion. Steve ne bosse pas beaucoup sur le sens mélodique, mais bien le rythme, la précision et la concision des morceaux. La mélodie est plutôt du ressort de Mitch ; mais il participe également à l’empreinte rythmique. Perso, je me concentre sur les harmonies vocales, qui elles aussi, sont fortement marquées par le rythme ! Lors des répétitions, nous ressentons instinctivement lorsqu’il est nécessaire de renforcer la ligne vocale et quel instrument doit mener le tempo. Néanmoins, malgré l’omniprésence de ces rythmes, je pense que « Say It » met surtout l’accent sur le travail des voix, tout en permettant aux chansons d’être fredonnées. Mais chassez le naturel…

Quels sont les artistes ou groupes que vous appréciez le plus, sur la scène contemporaine ?

J’avoue avoir beaucoup écouté le dernier album de Caribou… que j’ai eu la chance de recevoir avant tout le monde, car je chante le dernier morceau ! Mon ami Dave, de Tokyo Police Club, m’a également récemment envoyé son dernier cd et je le trouve superbe. J’adore aussi les Nurses de Portland. Nous allons d’ailleurs tourner avec eux, dès septembre. Je vous conseille l’écoute de Magic et des Slim Twig. Ils sont issus de Toronto. A côté de ces récentes découvertes, j’écoute surtout James Holden, Four Tet et Joy Orbison…

La communauté artistique de Toronto, c’est toujours d’actualité ?

En fait, j’ai déménagé. J’ai quitté Toronto pour Montréal! Mais j’y retourne bien entendu régulièrement ; non, non, rien n’y a changé !

 

Born Ruffians

Say It

Écrit par

Après avoir pris mon pied à l’écoute du premier album de Born Ruffians (« Red, Yellow & Blue »), paru en 2007, et savouré quelques Eps de toute bonne facture, j’attendais leur nouvel opus impatiemment. Fondé en 2004, dans la petite bourgade de Midlands (Ontario), ce trio (NDR : le chanteur/guitariste Luke LaLonde, le bassiste Mitch Derosier et le drummer Steven Hamelin) canadien est responsable d’une musique, ma foi, fort originale. A cause, bien sûr, du timbre nasillard et aventureux du leader. Et puis de cette rythmique épileptique et minimale, si caractéristique. Des titres remarquables, inspirés à la fois par les Pixies et les Talking Heads, comme « This Sentence Will Ruin/Save Your Life » ou « Hummingbird » en sont les plus belles illustrations.

« Say It » ne pouvait donc que confirmer. Avouons-le d’emblée, la première écoute de cet elpee m’a quelque peu déçu. Même si ce sentiment de dépit a été rapidement tempéré par la mise en forme de Rusty Santos (Animal Collective, Owen Pallett), qui est parvenu à préserver l’identité de leur musique. Et en particulier cette faculté naturelle à concilier concision et aridité. Pourtant si « Say It » semble plus cohérent, il est également moins immédiat. Et malgré les épatantes interventions vocales de Luke LaLonde, certaines compos finissent quand même par susciter l’ennui. Faut croire que depuis la sortie de « Red, Yellow & Blue », le combo souffre d’une carence d’inspiration. Maintenant, ne soyons pas trop intégristes, car dans leur style, Born Ruffians reste encore largement au-dessus de la mêlée. Et dynamisés par une rythmique fulgurante, des accès de basse vivifiants ainsi que des percus souples, les remuants « Higher & Higher », « Retard Canard » ou « Sole Brother » en sont la parfaite démonstration….

 

Born Ruffians

Red, Yellow and Blue

Écrit par

Vous avez faim et soif ? Born Ruffians pense à vous. Et pour causse, tout au long de son elpee, « Red, Yellow and Blue », il y a à boire et à manger. Un disque qui ne va d’ailleurs pas au-delà de la quarantaine de minutes pour onze titres. Luke Lalonde (chant et guitare), Mitch Derosier (bassiste) et Steve Hamelin (batterie) constituent le line up de ce Born Ruffians, un groupe canadien qui puise manifestement ses influences majeures dans le folk américain. 

Minimaliste, leur musique met en exergue un jeu de guitare nerveux et une rythmique pulsante. Le résultat est souvent sympathique, voire franchement bon. D’autant que les vocaux échangés entre Luke Lalonde (NDR : il a en outre, un superbe timbre !) et ses deux comparses Mitch et Steve sont particulièrement soignés, mélodieux et plein de surprises. Des échanges opérés sous forme de dialogue qui rendent la musique vivante. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes s’il n’y avait la ligne mélodique. Le point noir ! Born Ruffians raffole des arpèges de trois ou quatre notes qu’il répète inlassablement. A un tel point que cette technique finit par devenir agaçante. Et, comme les compos sont très (trop ?) épurées, difficile de rencontrer la moindre diversion. Surtout en début de parcours. Même que les voix de nos caribous du grand nord ne parviennent pas à compenser cette carence. Heureusement, la suite des événements est plus intéressante. Parce que les Torontois parviennent enfin à réaliser l'osmose entre voix et accompagnement. A l’instar de « I Need A Life », une des meilleures compos de l’elpee. Ou encore « Foxes Mate For Life », une des compos qui m’a le plus fait flasher. A cause des accords de guitare parcimonieux mais incisifs. On a d’ailleurs l’impression que sur ce morceau, Luke et ses amis se sont vraiment lâchés.

Il est clair que Born Ruffians est un ensemble qui dispose d’un potentiel énorme. Et pas seulement vocal. Son « Red, Yellow and Blue » manque tout simplement d’audace. Il ne lui restera donc plus, à l’avenir, qu’à inoculer un petit grain de folie dans son expression sonore pour pouvoir faire la différence…