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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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DEAD CHIC

La fortune de DEAD CHIC

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Pour son premier elpee, « Serenades & Damnation », DEAD CHIC continue d’explorer les marqueurs qui ont forgé l’identité du groupe jusqu’alors. Dès les premières notes, pas de doute, c’est du DEAD CHIC : les envolées cinématographiques, les grands espaces, la moiteur, la hargne et la classe : c’est sombre et c’est chic.

Le fantôme d’Ennio Morricone plane toujours sur les titres, bousculés par les fuzz, les explosions sonores et les incantations. Pourtant, la formation pousse le curseur encore plus loin et continue d’explorer des horizons inattendus en puisant, notamment, dans la culture latine pour créer des armées de percussions rampantes, qu’on pourrait s’imaginer entendre une nuit de procession pendant la fête des morts à Mexico.

DEAD CHIC se tourne également vers l’est en invitant la chanteuse stambouliote Tuğçe Şenoğul sur un titre aussi langoureux qu’épique, « Mirage ».

À l’écoute des 11 morceaux, il est clair que cette mixité des influences est un leitmotiv pour le groupe qui puise dans ces sonorités pour créer sa propre mixture, ses propres codes et cherche à s’émanciper d’un héritage rock occidental bien digéré.

L’enregistrement en live au studio Black Box (véritable temple du rock), capté par Peter Deimel, permet de retranscrire la fougue du quatuor.

Enregistrement magnifié par Flavien Van Landuyt qui signe des mixes puissants, soulignant les partis-pris forts du groupe.

L’auditeur se trouve alors plongé au beau milieu de la session studio avec les 4 musiciens, ponctuée par ces quelques échanges entendus ici et là entre les prises, témoignant d’un moment précis et précieux.

DEAD CHIC signe donc un premier opus intense, riche et surprenant. Des bas-fonds aux plus hauts sommets, « Serenades & Damnation » est un voyage immersif, une épopée qui a quelque chose du sacré, dans son intensité et sa ferveur.

Le clip de « Fortune » est à découvrir ici

The Laundromat Chicks

Lightning Trails

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Laundromat Chicks est un quatuor issu de Vienne et « Lightning Trails constitue son deuxième elpee. Il fait suite à « Trouble », paru en juin 2022. Agé de 19 printemps, Tobias Hammermüller en est le chanteur/guitariste, mais également le leader. Sept plages figurent sur ce mini elpee, dont la musique indé évoque, tour à tour, The Reds Pinks & Purples, Belle & Sebastian, les Pastels, Kings of Convenience ou Feist, alors que lorsque la section rythmique devient offensive, on ne peut s’empêcher de penser à Wilco.

Des guitares ‘jangly’ ondoyantes, parfois traitées en slide, à l’instar du titre qui ouvre le disque, « Sunday mystery », de la mélancolie douce, une section rythmique feutrée mais efficace et circonstanciellement un filet de clavier vintage alimentent de jolies mélodies interprétées d’une voix détachée, douce et indolente par Tobias…

Rafraîchissant !

 

The Laundromat Chicks

Les sentiers lumineux de The Laundromat Chicks

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Après avoir publié "Trouble", The Laundromat Chicks nous propose son second elpee, "Lightning Trails", que Tobias Hammermüller, a produit avec Martin Rupp (Jansky).

Loin des ordinateurs et des boîtes à rythmes, le groupe autrichien a enregistré sept morceaux dans une petite maison de Basse-Autriche, que les musiciens visitent régulièrement. Des guitares désaccordées, de légers morceaux de piano, des sons flous, ces morceaux n'ont rien à envier aux premières œuvres de Belle & Sebastian, mais aussi de Kings of Convenience et Feist.

Dans ses chansons, Tobias Hammermüller crée des mondes surréalistes, pour lesquels le jeune homme de 19 ans s'inspire de vieux films pour les entrelacer avec des histoires de la banlieue de St. Pölten.

"Lightning Trails" sortira ce 16 juin 2023.

Et le nouveau clip, « Let’s do this », est disponible ici

Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page artiste en cliquant sur le nom du groupe dans le cadre ‘Informations complémentaires’.

 

Dead Chic

Dead Chic

Écrit par

Dead Chic, c'est avant tout le nouveau projet de l'audacieux guitariste jurassien Damien Félix (ex-Catfish & Bigger) et du charismatique anglais Andy Balcon (Heymoonshaker). Des artistes confirmés qui, à eux deux, ont parcouru des milliers de kilomètres et foulé les plus grosses scènes d'Europe (Les Eurockéennes) et du monde entier (Glastonbury).

Une rencontre providentielle, renforcée par l’arrivée de Rémi Ferbus à la batterie (Kimberose, Mélissa Laveaux, ...) et de Mathis Akengin aux claviers (ex-Catfish, EMÉA, ...) qui donne naissance, en 2020, à un projet original aux sonorités heavy soul et rock.

Le 1er single/clip de la formation, « Too Far Gone », paraît en janvier 2022. Suivi d’un 1er Ep, « Bastion Session », publié en mai de la même année. Il recèle 3 titres enregistrés ‘live’ lors de sa toute 1ère résidence au Bastion à Besançon et de la version studio du single, « Too Far Gone ».

Le quatuor est de retour et nous propose son 1er Ep studio baptisé « The Venus Ballroom ». Un disque réunissant cinq titres et un interlude enregistrés au mythique Black Box Studio, sous la houlette de Peter Deimel (Anna Calvi, The Kills, The Last Shadow Puppets, ...). Le tout enregistré en 4 jours sur bande afin de retranscrire le plus fidèlement possible la puissance live du groupe…

Un univers à la fois poétique et racé : la voix rocailleuse et déchirante d’Andy (tel un prêcheur animé de tout son être sur scène), portée par les riffs gorgés de reverb de Damien, les subtils jeux de clavier de Mathis et la frappe énergique de Rémi.

Le clip de « Too Far Gone » est à voir et écouter

Laundromat Chicks

Le trouble de Laundromat Chicks

Écrit par

Laundromat Chicks c’est le projet de Tobias Hammermüller, et il publiera son premier long playing « Trouble », ce 17 juin 2022.

L’Autrichien s'est inspiré du son indie rock des années 2010 (Snail Mail, Chastity Belt, The Babies, Best Coast, The Drums) et de nombreux tubes new wave (Aztec Camera, Psychedelic Furs, Echo and the Bunnymen, Prefab Sprout) pour créer sa twee-pop/jangle-pop. Les lignes de texte sont largement inspirées de citations de films. Il affectionne particulièrement les anciennes bandes d'Éric Rohmer et de Wim Wenders, ainsi que les films du Nouvel Hollywood/Nouvelle Vague, car ils traitent souvent de crises d'identité et d'évasion, tout comme ses chansons.

En attendant, il nous propose son single, « You're on the Line », issu de cet elpee, et le clip est disponible

 

 

 

Chickenbone Slim

Sleeper

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Larry Teves, alias Chickenbone Slim, est issu de San Diego, en Californie. Il compte déjà plus de trente années d'expérience musicale. En 2011, il a fondé son groupe, The Biscuits, dont il est, bien sûr, le leader. Le premier opus de ce chanteur/guitariste, "Gone", remonte à 2015, un disque pour lequel il avait reçu le concours de Big Joe Atkinson. Deux ans plus tard, il publie son second elpee, "The Big Beat", un essai dont les sessions s’étaient déroulées au studio Greaseland de Kid Andersen. A cours de l'été 2019, il est retourné à Greaseland pour mettre en boîte cet elpee. Pour y parvenir, il avait invité une belle brochette d’amis musiciens. Dont Laura Chavez, Kid Andersen ainsi que Joey Harris et Jerry Rainey, deux ex-membres du combo alt country Beat Farmers, également issu de San Diego, mais également de son backing group.

"Vampire baby" entame les hostilités. Un shuffle bien ficelé, caractérisé par une intervention bien huilée et tranchante à la gratte (NDR : serait-celle de Laura Chavez ?) et de l'harmonica que se réserve Troy Sandow. "Tougher than that" vire au rock'n'roll, une plage percutante à nouveau rehaussée par les sorties marquantes des cordes et de l'harmo. Rockabilly, "The ballad of Dick" et "Ride" sont imprimés sur le rythme du cheval au galop par le drumming de Marty Dodson. Instrumental, "Strolling with Chickenbone" transpire de swing. Bien soudée, la section rythmique balise les envols des guitares de Chavez et Kid Andersen, alors au sommet de leur art. Blues flemmard, "My bad luck" nous entraîne au cœur des marais du sud. Proche d’un Slim Harpo, cette piste décolle en puissance. Enfin, plus rock, "Little Victory" macère dans le bayou. Chargée de reverb, la six cordes libère des sonorités immortalisées par John Fogerty chez le Creedence Clearwater Revival…

Chickenbone Slim

The big beat

Écrit par

De son véritable nom Larry Teves, Chickenbone Slim est chanteur et guitariste. Etabli aujourd’hui à San Diego, au sud de la Californie, il a longtemps sévi comme bassiste au sein de différents groupes locaux, y accompagnant même des gloires comme Tomcat Courtney, l’ex-leader de Mississippi Mudsharks, Scottie Blinn, et plus récemment, Big Jon Atkinson. Il n’est passé de la six à la quatre cordes, qu’en 2011. Deux ans plus tard, il réunit un backing group, qu’il baptise The Biscuits. L’équipe publie, fin 2015, "Gone", un disque pour lequel il reçoit également le concours de la crème des musiciens blues locaux. Lors d’une tournée dans le Nord, il se produit plusieurs fois à San Francisco. Il y rencontre le guitariste Kid Andersen, (NDR : il a milité chez Rick Estrin and the Nightcats), qui l’invite dans son studio, le Greaseland, sis à Hayward. Le drummer Marty Dodson et Big Jon Atkinson participent aux sessions. Ce dernier se consacre à la guitare, la basse et l’harmonica.

Slim signe les neuf pistes de cet LP. Blues classique, le titre maître ouvre la plaque. Atkinson se distingue déjà à l’harmo, alors que les interventions de gratte sont parcimonieuses. Plus saignant, "Long way down" trempe dans le funky blues. Invité, Scot Smart brille sur ses cordes tout au long de ce morceau hanté par Slim Harpo. Country, "Hemi Hodge" est imprimé sur le rythme alerte du chemin de fer. Kid Andersen y apporte sa contribution à la guitare. Big Jon est bouleversant sur sa musique à bouche tout au long de "Me and Johnny Lee", un downhome blues indolent. Un harmonica qui devient insatiable sur le swamp blues vintage, "Break me off a piece". Dommage que la voix de Slim ne soit pas davantage marquante…

 

Psychic Temple

IV

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Psychic Temple, c’est le projet de Chris Schlarb, chanteur/guitariste qui jouit d’une certaine notoriété auprès de ses pairs, puisque non seulement il a déjà bossé en compagnie de grosses pointures comme Nels Cline, Mike Rossi (Philip Glass Ensemble), Will Oldham, ou Mike Watt, mais il a le chic pour s’entourer d’une belle brochette de collaborateurs, lorsqu’il enregistre un album (NDR : pour votre info, sachez qu’il a aussi fréquenté le studio Muscle Shoals…) Ainsi, pour concocter « IV », il a notamment reçu le concours de la légende du folk/rock insulaire Terry Reid, Avi Buffalo, le batteur de jazz Chad Taylor, le vétéran Max Bennett (Hot Rats de Zappa, Joni’s Court & Spark, etc.) ainsi que Terry Allen. Mais aussi d’une brouette de musicos de studio qui assurent cuivres, claviers (Hammond, piano électrique), sitar, grattes (sèche, électrique, slide, mandoline, etc.), violon, drums, double basse et on en passe ; Schlarb se consacrant le plus souvent à la guitare acoustique, électrique ou à douze cordes, et se réserve les parties vocales, qu’on pourrait qualifier de vaporeuses…

Puisant son inspiration dans le jazz, le country/rock, la folk/soul et l’ambient, la musique de Psychic Temple est à la fois visionnaire, ensoleillée et cool, naviguant à la croisée des chemins des univers sonores imaginés par Todd Rundgren, Steely Dan, Brian Eno, The Sea & Cake, High Llamas, Poco ou Crosby Stills & Nash. Tout un programme !

Psychic Ills

Inner Journey Out

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"Inner Journey Out" constitue le troisième album de Psychic Ills. Il fait suite à "One Track Mind", paru en 2013. Tres Warren (voix/guitare) et Elizabeth Hart (voix/basse) sont toujours aux commandes ; et pour enregistrer cet opus, ils ont invité quelques collaborateurs.

A première écoute, il faut reconnaître que cet elpee n’apporte rien de neuf. A l’instar de son patronyme, le duo new-yorkais trempe son expression sonore dans le psychédélisme. Treize titres destinés à nous plonger dans leur transe hallucinogène. Les riffs de basse sont hypnotiques et les interventions de claviers vintage frémissantes (" Back to You" et "Another Change" en sont deux excellents exemples). A tour de rôle Warren et Hart viennent poser leur voix alanguie et langoureuse sur les compos. Certaines pistes prennent une coloration davantage americana, et tout particulièrement lors des interventions d’harmonica ou de pedal steel. Des ballades acoustiques qui permettent de s'échapper un instant (notamment sur "I Don't Mind") de cet univers vaporeux. Le long playing recèle également deux plages strictement instrumentales. Elles sont tout à fait dispensables.

Quoique de bonne facture, cet "Inner Journey Out" devrait passer comme une météorite. Son psyché/rock est chatoyant, mais sans grande singularité. Il risque donc de disparaître aussi vite, qu’il n’est apparu… 

 

Chickfight

Acrobats

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C’est en 2010 que ce quatuor liégeois a publié son premier Ep, « Slackers and slaves. « Acrobates » constitue donc la suite logique de ce premier essai. Un disque qui a néanmoins bénéficié de conditions idéales d’enregistrement. Et pour cause, il a été concocté au sein des studios Brighton Electric, fréquentés autrefois par The Cure ; et sous la houlette de Ja Jago, ex-guitariste de The Ghost of a Thousand, dont la carte de visite épingle notamment la mise en forme de long playings pour The Maccabbes ou encore Mastodon. Découpé en 10 plages, cet opus propose un punk mélodique qu’on pourrait situer à la croisée des chemins de Green Day, Nada Surf et Sum 41. Les compos sont bien enlevées et dynamisées par des cordes de guitare pétillantes et vivifiantes, parfois même furieuses. La voix est tour à tour claire, déclamatoire ou rugissante. Les chœurs sont bien balancés. Les drums souples. La ligne de basse est cotonneuse. Le sens mélodique, en général, préservé. Un seul titre plus élaboré, caractérisé par ses changements de rythme : « Fits and starts ». C’est peut-être le reproche que l’on peut reprocher à Chickfight, l’uniformité de ton. Mais dans le style, c’est plutôt bien fichu. Paraît que c’est sur les planches que le combo donne toute la mesure de son talent. Il a d’ailleurs assuré les premières parties pour Limp Bizquit, Cypress Hill et Sum 41. Evidemment !

 

Psychic Ills

One Track Mind

Écrit par

C’est un rituel connu des Anciens. C’est le matin. On présente son visage à la lumière de l'Est. On avance de dix pas vers l’astre solaire.

Un. L’ombre du grand Velvet déploie ses ailes au dessus de nos têtes.

On se met à genoux, le dos voûté dans une humble posture…

Ensuite, on se retourne pour faire face à l'Ouest, reprenant en sens inverse le même sentier.

Deux. La basse grésille dans les circuits d’une pédale Fuzz. On soulève la tête et scrute l’horizon vertical.

La poussière se soulève. ‘We could go anywhere’ suggère une voix détachée.

La route s’ouvre un peu plus dans le ciel éclatant.

Trois. Les étoiles défilent dans la brèche et nous suivons le mouvement.

Quatre. Le voyage astral peut débuter, nous quittons l’enveloppe de nos corps flasques.

Cinq. Les parois du continuum espace temps se parent de couleurs violacées, ainsi que les battements de nos cœurs  ralentissent, suspendus au bord de l’univers. Haletants.

Six. Des images d’une vie rêvée, imaginée. Peut-être avons-nous vécu ?

Peut être étions nous ? Dans cette autre vie.

Sept. La lumière de la nuit enlace l’obscurité du jour, l’embrasse et sa langue se tortille, habile.

Huit. Dans les braises d’un feu oublié aux vents d’une mer chaude, les lueurs éclatantes de la ville dansent à jamais…

Neuf. C’est une chute en apesanteur. Depuis longtemps nos esprits ont cessé de lutter.

Dix. Telle des gouttes sur une pierre brûlante, nos pensées s’évaporent au contact de la réalité.

Onze. C’est un écho qui longtemps se répercute même une fois l’expérience finie.

Psychic Ills a manifesté dompté sa monture. Les brides fermement maintenues, les quatre New Yorkais frondent à présent les critiques qui sous-estimaient à tort leur réel potentiel.

Riche de sons organiques (du piano à l’harmonica), « One Track Mind » puise son inspiration dans l’histoire du psychédélisme (NDR : de Spacemen 3 à 13th Floor Elevators ») mais surtout éveille sans cesse l’intérêt au long de ses onze chansons (oui, je dis bien chansons !)

Sacred Bones signe encore ici un bien bel objet (l’esthétique n’est pas un vain mot pour ce label) et renforce encore l’idée que son catalogue est sans doute l’un des plus excitants du moment.

Reste à suivre les 4 lascars ce samedi 13 avril au Magasin 4 pour une affiche absolument renversante, qui tient du festival haut de gamme (Anika + les Afghans de Mater Suspiria Vision + les fous de Gnod + les illuminés de Teeth of The Sea et le duo Magdalena Solis, excusez du peu !)

 

Chickenfoot

Lv

Écrit par

Chickenfoot est manifestement un super groupe de hard rock. Le line up implique le chanteur Sammy Hagar, longtemps membre de Montrose et Van Halen, mais qui a également accompli une carrière individuelle. Le guitariste Joe Satriani, ensuite. Un maître technicien que l'on ne présente plus. Le bassiste Michael Anthony (ex-Van Halen) et le drummer Chad Smith (ex-Red Hot Chili Peppers) complètent l'équipe. Eponyme, leur première œuvre était sortie en 2009. La suivante s’intitulait "Chickenfoot III". Elle est parue en 2011, et il n'y a pas eu de « II »! La formation a choisi pour logo l'emprunte d’un pied de poulet (NDR : c’est également celui du symbole de la paix!) Cet elpee a été immortalisé ‘live’ et propose une face A et une B, qui naturellement figurent sur le même CD.

La première partie réunit quatre titres issus de la tournée "Different devil", opérée en 2012. A l’époque, Kenny Aronoff assurait la batterie. La première piste, "Lighten up", a été enregistrée à Chicago. Puissante, sculptée dans le hard rock, elle est entretenue par des éminents spécialistes du genre. Hagar est l'archétype des chanteurs du style, mais sa voix n’est jamais criarde. Cependant, la vedette est incontestablement Joe ‘Satch’ Satriani. Il torture sa guitare Ibanez et aligne un nombre incalculable de notes. Nous les retrouvons à Seattle quelques jours plus tard pour "Big foot", un hard rockin' blues marqué au fer rouge par la puissante section rythmique, bien à l’avant-plan. Toujours prêt à bondir, Joe maîtrise parfaitement son sujet. Dans le passé, Satriani a tourné en compagnie de Deep Purple, et on s’en rend compte en écoutant "Last temptation". Plus paisible, "Something going wrong" permet au mélomane de souffler quelque peu. La guitare de Joe est bien sentie ; il démontre ici qu’il est capable d’injecter de la sensibilité dans ses compos.

La seconde partie remonte au mois de septembre 2009. A Phoenix. Et elle est épatante. Chad Smith est préposé à la batterie. Excellente, "Oh yeah" est une plage plutôt funky, imprimée sur un mid tempo. L’intervention sur les cordes est particulièrement remarquable. Le dialogue échangé entre Sammy et Joe rappelle très fort ceux entre Plant et Page, chez Led Zeppelin! Une approche zeppelinesque qu’on retrouve tout au long de "Down the drain", "Turnin' left", "My kinda girl" et "Learning to fall", une finale tout en douceur. Ces morceaux figuraient tous sur le premier long playing…

 

Chickenfoot

Get Your Buzz On Live (Dvd)

Écrit par

Quand quatre mecs aussi doués et célèbres que Joe Satriani, Chad Smith (Red Hot Chili Peppers), Sammy Hagar (Montrose, Van Halen) et Michael Anthony (Van Halen) décident de réunir leurs efforts pour composer onze titres, il faut en payer le prix. Et donc rentabiliser au maximum le projet. On publie une première fois les onze titres sur un album officiel. Six mois plus tard, on les ressort en digipack édition limitée enrichis d’un Dvd de clips vidéo. Et finalement, on les refourgue une troisième fois sur un Dvd live. En ces temps difficiles pour l’industrie discographique, parvenir à vendre trois fois les mêmes compositions en moins d’un an, c’est un exploit remarquable. Surtout que le public (votre serviteur en premier) n’a pas vraiment envie de se plaindre puisque le Dvd « Get Your Buzz On Live », tout comme l’album « Chickenfoot » et sa déclinaison ‘limitée’, est une véritable tuerie.

Bien plus que des musiciens célèbres, Satriani, Smith, Hagar et Anthony sont de véritables bêtes de scène. A la fois virtuoses, clowns et showmen accomplis, les Chickenfoot sont ‘le’ supergroupe par excellence. Insérer « Get Your Buzz On Live » dans un lecteur Dvd, c’est se payer une incroyable partie de plaisir. Hormis les deux reprises du rappel (« Bad Motor Scooter » de Montrose et « My Generation » des Who), Chickenfoot nous ressert une nouvelle fois les onze titres de l’album studio ; mais les musiciens ont le bon goût de les triturer ‘à l’ancienne’ ; c’est-à-dire en les tirant en longueur à grands coups d’improvisations jouissives. Comment d’ailleurs ne pas rester scotché devant les soli de l’immense Joe Satriani ? L’un des meilleurs guitaristes du monde. Aucun doute à ce sujet. Pourtant, il faut bien le quitter des yeux pour pouvoir apprécier les grimaces du déjanté Chad Smith ou pour profiter de l’incroyable complicité qui lie Sammy Hagar à Michael Anthony. Le groupe est soudé et l’ambiance festive communicative. Bref, « Get Your Buzz On Live » est La leçon de rock’n’roll ultime.

Comme tout Dvd qui se respecte, il est enrichi de bonus. Passons sur la galerie photos (inutile, comme toutes les galeries photos). Mais ne ratons surtout pas le documentaire. Celui-ci est constitué d’une succession de séquences hilarantes où l’on peut voir, entre autres, Chad Smith se promener en rue, le micro à la main, demandant aux passants s’ils connaissent Chickenfoot. On peut aussi y découvrir Sammy Hagar interviewant Bob Weir, le guitariste des Greatful Dead, Joe Satriani interviewé par le guitariste de Spinal Tap et un entretien très amusant entre Michael Anthony et le DJ américain Adam Carolla.

Si vous avez aimé Chickenfoot en studio, vous adorerez la version live !

 

Chicks On Speed

Cutting The Edge

Écrit par

Non contentes d’exécuter l’une des pires prestations ‘live’ lorsqu’elles sont sur les planches, les Chicks On Speed continuent le massacre. Le quatuor, pourtant responsable de quelques pépites electroclash (« We Don’t Play Guitars », « Fashion Rules »,…), déboule armé d’un quatrième ouvrage doublement dispensable.

« Cutting The Edge » est un cortège de 23 morceaux partagé en deux disques submergés d’idées pseudo-expérimentales, brouillonnes, mal exploitées et/ou faussement délirantes. Anat, Kathi, Melissa et Alex tentent désespérément d’allier musique et mode sans parvenir à transposer adéquatement leur intention. « Cutting The Edge » n’est ni élégant, ni excitant. La formation n’est d’ailleurs pas très loin de la vérité lorsqu’elle intitule l’un de ses morceaux « Worst Band In The World ». Les quatre filles dans le vent se sont manifestement pris une tempête dans la gueule…

 

Chickenfoot

Chickenfoot Deluxe Limited edition

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En juin dernier, lors de sa sortie, nous vous avions déjà dit tout le bien que nous pensions de l’album de Chickenfoot –ce super-groupe formé par les deux ex-Van Halen : Sammy Hagar et Michael Anthony, Chad Smith, le batteur des Red Hot Chili Peppers et le virtuose incontesté de la guitare qu’est Joe Satriani. Ce disque est excellent et nous n’allons pas revenir sur notre jugement.

Par contre, nous nous insurgerons contre la pratique discutable (mais devenue rituelle) qui consiste pour les labels à pomper les fans jusqu’à la moelle, lançant sur le marché, quelques mois après la sortie officielle d’un Cd, une édition dite ‘deluxe ‘ du même produit. Une nouvelle fois, l’aficionado qui a acheté l’album lors de sa parution en est pour ses frais. C’est vrai, l’industrie du disque est en crise. Mais il n’y a pas qu’elle. Le budget familial l’est aussi. Obliger le fan à se procurer une deuxième fois le même disque tient vraiment du racket. La pratique pourrait être relativement honnête si le label laissait le choix en sortant les deux versions en même temps. Mais non. Le fan est considéré comme un pigeon et c’est très moche. Il n’est dès lors pas étonnant que les passionnés de musique ne disposant que d’un budget limité se rabattent sur le téléchargement illégal. En adoptant de telles pratiques, l’industrie du disque se tue elle-même. Elle ne peut en vouloir à personne d’autre.

Pour en revenir à cette édition limitée ‘deluxe’, elle consiste en un double digipack recelant le Cd original, enrichi d’un bonus track exclusif intitulé « Bitten By The Wolf ». Un titre sympathique, bluesy et acoustique, mais pas transcendant.

Le second disque est consacré à un Dvd. Plutôt amusant, il reflète l’humour très caractéristique des quatre compères. Et en particulier pour présenter des clips vidéos live de tous les titres de l’album, immortalisés dans des endroits aussi variés que le Festival de Montreux, le Fillmore de San Francisco, le Grove d’Anaheim, le Shepperd’s Bush Empire de Londres et même le Graspop Metal Meeting de Dessel. Le Dvd est drôle et sympathique et donne une bonne idée de la valeur d’un Chickenfoot, en concert.

Autre petit point négatif concernant cette édition ‘deluxe’ : e-a-r Music/ Edel ne s’est pas donné la peine d’imprimer le livret du cd. Il est demandé à l’acheteur de le télécharger, en version pdf sur le site du groupe. Pour une édition deluxe, je trouve personnellement cette méthode un peu ‘cheap’. Surtout que les informations fournies ne sont pas de la plus grande rigueur. Ainsi peut-on lire qu’une des vidéos à été tournée au Graspop Meeting Festival de Montreux, en Suisse. Pas bien.

Donc voilà. Si vous êtes fan et que vous n’avez pas encore l’album, le « Chickenfoot – Limited Deluxe Edition » est à ajouter d’urgence sur votre liste de cadeaux de Noël. Si vous avez déjà acheté la première version, la décision se joue entre vous, votre conscience et votre portefeuille.

 

(Los) Chicros

Radiotransmission

Écrit par

Philippe Monthaye et Mathieu Warsky ont fondé Los Chicros (NDR : traduisez Les Radins) en 2001. A Paris. Le choix du patronyme est-il une allusion aux conditions d’enregistrement de leur album ? En partie. En fait, ils ont opéré ce choix, car ils ont surtout recours à des instruments bon marché. Notamment des synthétiseurs (NDR : mythiques ?) Casio. Ce sont les ‘Inrocks’ qui les ont découvert grâce au concours ‘CQFD’. Et « Radiotransmission » constitue déjà leur 3ème album.

Un disque plutôt bizarre. Pas sûr, d’ailleurs que ce projet parodique soit du goût de tout le monde. En 19 morceaux, cet elpee propose un large éventail de la musique américaine observé sous l’angle du pastiche. Le tout entrecoupé par des interludes radiophoniques (Radio Jesus, Radio Depressed,…) 19 titres donc, mais seulement une petite dizaine de chansons de plus d’une minute. A défaut de véritables morceaux, on ne peut cependant s’empêcher de sourire à l’écoute de cet album. Car les chansons sont drôles, même si elles sont de qualité très inégale.

« Radiotransmission » tire un peu dans toutes les directions. En ouverture, « Why ? » cherche le suc de la pop anglaise des sixties. Mais sans succès. Par contre, la cover du « Straight A’s » des Dead Kennedys, caricature de la musique américaine indie dépressive des 90’s (Grandaddy ?), fait mouche. Los Chicros se la joue country sur « Where I’m From », tâte du hip-hop tout au long de « Big Daddy Pimp Jr. », se convertit au Christian rock sur « Winos For Jesus » et ose même un rock à coloration Bloodhound Gang sur « I ain’t doing Cocaïne No More ». On a même parfois l’impression d’entendre des morceaux inédits piratés chez Belle and Sebastian, Ice-T, The Band, Pink Floyd voire même Simon and Garfunkel. Malheureusement, ces pseudo-imitations passent mal la rampe. De quoi refroidir l’engouement pour le projet. Pourtant, le groupe se révèle beaucoup plus intéressant lorsqu’il abandonne son esprit potache pour composer de véritables chansons pop. Et je pense tout particulièrement à « Without You » (NDR : interprétée en compagnie de Brisa Roché) ou encore de « What’s New On TV ? ».

Drôle à premier abord, le concept proposé par Los Chicros souffre, en outre, d’une carence en sens mélodique. Et si « Radiotransmission » mérite une attention particulière, c’est surtout pour son petit jeu gratuit. Au cours duquel, on vous demande de retrouver les titres originaux des parodies. L’exercice de style est plutôt sympathique ! Pas si radins qu’on imagine finalement, Los Chicros...

 

Chickenfoot

Chickenfoot (2)

Écrit par

Super-groupe dans tous les sens du terme, Chickenfoot passe au shaker les influences du virtuose de la six cordes Joe Satriani, des ex-Van Halen Sammy Hagar et Michael Anthony ainsi que de Chad Smith, batteur groovy des Red Hot Chili Peppers. Des musiciens qui n’ont plus rien à prouver. Et pourtant Chickenfoot révèle d’autres facettes de ces quatre jeunes papys. On aurait pu imaginer un groupe sonnant comme un cocktail artificiel, un mix du funk rock des Red Hot, de la grosse basse et des chœurs à la Van Halen, le tout saupoudré des prouesses instrumentales de Satriani. Il n’en est rien. Chickenfoot célèbre ses héros : Cream, Muddy Waters, Led Zeppelin, Deep Purple, Hendrix et Montrose (premier groupe officiel de Sammy Hagar).

On découvre dès l’excellent « Avenida Revolution » le visage d’une formation qui ne donne pas dans la surenchère, des musiciens soudés qui regardent dans la même direction, au service d’un rock hard ‘classic’. Le son est puissant et survitaminé. Il faut dire que ce sont deux véritables légendes de studio qui ont œuvré derrière les manettes. Andy Johns (Led Zeppelin, Van Halen) s’est associé à Mike Fraser (Guns n’Roses, AC/DC) pour donner à ces onze pépites une chaleur enivrante. Cependant, Chickenfoot n’a rien d’un poulet aux hormones ; mais plutôt d’un chapon élevé aux grains. Tout est fluide et naturel. La prestation de Sammy Hagar est absolument irréprochable ; et Chad Smith démontre qu’il est capable de jouer autre chose que des rythmiques pour chansons pop rock ennuyeuses. Petite anecdote, Chickenfoot est en réalité le nom du tout premier groupe de Hagar, à l’époque où ce dernier se produisait dans des garages. Il était encore loin de s’imaginer qu’il deviendrait quelques années plus tard le chanteur du mythique Montrose.

Particulièrement attendu au Graspop Metal Meeting de Dessel, le combo y interprètera, outre de larges extraits se son premier album, des reprises de Deep Purple, de Led Zep et de Montrose. Mais aucun hit de Van Halen, de Satriani ou des Red Hot ! Et si Chickenfoot n’a pas inventé le fil à couper le beurre, il a au moins le mérite de nous offrir une bonne dose de fun à travers un rock n’ roll ancré dans les sixties et les seventies. Ca va chauffer sur scène !

 

Chickenfoot

Chickenfoot (1)

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Régulièrement, on nous casse les oreilles avec des soi-disant super groupes. En fait, il s’agit souvent d’associations de musiciens de studio souhaitant se faire du blé ou des ‘side-projects’ réunissant des musiciens de seconde zone, voulant tuer le temps, entre deux tournées. Cependant, cette fois ça y est, on ne s’est pas foutus de nous ; car Chickenfoot est vraiment le super groupe ultime.

Pour celles et ceux qui ont réussi, à passer à côté de l’info, malgré le tapage médiatique, Chickenfoot, c’est l’association de 4 géants du rock et du hard rock en particulier. Joe Satriani tout d’abord. Le super héro de la guitare instrumentale. Jadis professeur de guitare pour des gamins qui sont devenus des pointures (Steve Vai, Kirk Hammet, …) le bonhomme a un jour compris que ses élèves se faisaient un maximum de pognon en lui piquant tous ses plans et a donc décidé de sortir de l’anonymat pour accomplir la carrière que l’on connaît. Sammy Hagar ensuite. Le légendaire chanteur de Montrose et remplaçant de David Lee Roth au sein de Van Halen. Michael Anthony le bassiste tout aussi légendaire de Van Halen et Chad Smith, le ‘jeunot’ du groupe, accessoirement batteur des Red Hot Chili Peppers, complètent ce line-up d’enfer.

Ce 5 juin est donc paru ce « Chickenfoot », annoncé à grand renfort de vidéos promotionnelles aussi humoristiques que tapageuses. Et, autant vous dire que pour cet album, le fantastique quatuor ne s’est pas contenté du minimum syndical. Le son est survitaminé. Produit par Andy Johns (le producteur légendaire de Led Zeppelin, des Rolling Stones et de Van Halen) et mixé par Mike Fraser (AC/DC et Metallica) ça le fait sur un pédigrée. Quant à la musique ? Que dire de la musique ? Vous connaissez donc bien le line-up de Chickenfoot ? Et bien, cette musique ne marche pas du tout sur les traces des œuvres en solo de Satriani. La guitare occupe une place importante mais n’est pas démonstrative. Il s’agit bien ici d’un véritable effort de groupe où chacun a son mot à dire. Bien sûr, la présence de Sammy Hagar au micro et de Michael Anthony aux backing vocaux si caractéristiques ne peuvent que pousser Chickenfoot vers l’univers sonore de Van Halen. Mais, curieusement, plutôt comme le Van Halen pré-Hagar, où la guitare avait bien plus d’importance que le clavier. Car il n’y a pas une once de clavier ici. Cet elpee célèbre presque 58 minutes de pur hard rock, bourré de ce fun sexy et rock’n’roll typiquement californien. Le tout est mis en rythme par la frappe puissante de Chad Smith et la basse groovy à souhait de Michael Anthony. Hagar est au sommet de son art. Aussi en voix sur les morceaux les plus rock comme « Avenida revolution », « Soap on a rope », « Get it up » ou « Down the drain », que sur la magnifique ballade « Learning to fall ».

« Chickenfoot » est un disque à écouter au soleil, au volant de sa voiture ou à la maison en sirotant un truc entre amis. L’anti-cafard ultime à consommer sans modération. La bande son parfaite de vos vacances.

 

Chicago Bob Nelson

Flyin to high

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Bob Nelson n'est pas né à Chicago, mais à Bogalusa, en Louisiane. Cependant, à l’instar de nombreux contemporains, il a débarqué dans le plus grand port des Grand Lacs, très jeune. Une situation qui allait le marquer à vie. Il a largement dépassé les soixante balais aujourd’hui. C'est Muddy Waters qui lui a collé le surnom de Chicago Bob. Adepte de l'harmonica, il apprend à jouer au contact d’artistes notoires comme Junior Wells ou Big Walter Horton. Il a également accompagné John Lee Hooker et Johnny Shines ; et puis a milité au sein du Collwell Winfield Blues Band. Il est ensuite parti vivre à Boston. Au cours des eighties, il incorpore le line up des Heartfixers du guitariste Tinsley Ellis (un album est paru en 1983 chez Landslide : "Live at the Moonshadow") et rejoint même les Shadows.

Après une absence de dix ans, il nous propose enfin ce nouvel opus. Une aventure musicale qu’il poursuit donc dans un style Chicago blues sous une approche louisianaise. Pour la circonstance, il a bénéficié du concours d'excellents musiciens, réunis sous la houlette du pianiste David Maxwell (il est également responsable de la production de l’œuvre). Une section rythmique de rêve a ainsi participé aux sessions d’enregistrement : le bassiste Michael Mudcat Ward ainsi que le drummer Per Hanson, deux ex-Ronnie Earl et Sugar Ray & the Bluetones. Monster Mike Welsh (il est également issu de Boston) et Troy Gonea (Fabulous Thunderbirds, Kim Wilson) se réservent les guitares.

Le disque s’ouvre par "Taking care of business" ; et surtout par le riff qui a fait la célébrité d'Elmore James. A la gratte : Mike Welsh ! Nous baignons bien dans le blues du Chicago Southside ; cependant, Bob a gardé le timbre du chanteur de swamp blues de sa Louisiane natale. Maxwell occupe une place importante dans le décor et Troy Gonea s'éclate dans un style très différent de Welsh. La voix de Bob est une véritable révélation. Assurée, immuablement nonchalante, puissante, elle domine l’ensemble. Le "My bleeding heart" d'Elmore James constitue véritablement un des sommets de la plaque : le piano et la guitare semblent sortir des studios Chess. Nelson a signé trois plages. Tout d’abord "Party after hours". Elle démarre très lentement dans le style de T Bone puis prend progressivement du rythme. Le swing déborde. Tous les musiciens participent aux chœurs. Gonea préserve son style jump pendant que Doug James souffle dans les sax ténor et baryton. "Retirement plan" ensuite. Remarquablement ficelé, ce slow blues et très très proche de Muddy Waters. Quel bonheur de voir et surtout d'entendre Maxwell emprunter le rôle d'Otis Spann et Welsh celui de Jimmie Rogers. Il faut d'ailleurs souligner que dans le même registre, Bob s’autorise une cover du lent "The blues never die" de Spann, avec beaucoup de retenue et de feeling. Maxwell déploie des trésors d'imagination pour faire passer le fantôme de l'inoubliable Otis. Fermez les yeux, et vous y parviendrez assez facilement. Toujours dans le même style, les musiciens haussent le tempo et s’engagent sur le "Popcorn man" de Muddy Waters. Les ivoires s’emballent. L’harmonica participe à cet engouement. Il interprète le "Wish I had someone to love" de Bo Diddley sur un axe Baton Rouge – Chicago. Très paresseuse, la ligne rythmique et portée par Mudcat Ward. Le chant est bouleversant. La production digne de Jay Miller! D’excellente facture, cet album ne recèle aucune faille. On y porte intérêt de bout en bout. Et il s’achève par "Christmas tears", un blues démontrant une dernière fois la sensibilité exacerbée de ce chanteur/harmoniciste talentueux.

Chicago Blues Reunion

Buried alive in the blues

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Dans les années 60, toute une série de musiciens ont constitué l'ossature musicale du quartier de Northside. Ils marchaient sur les traces des grands de Chicago. Bientôt ils se sont aventurés dans le Southside pour écrire de très bonnes pages de blues. Parmi ces artistes figuraient le Paul Butterfield Blues Band, Mike Bloomfield, Charlie Musselwhite, le Goldberg Miller Band (dont les leaders étaient tout naturellement Barry Goldberg et Steve Miller) et le Siegel Schwall Band. Sans oublier l'Electric Flag de Gravenites, Bloomfield, Goldberg et Buddy Miles.
 
Comme au bon vieux temps, Nick Gravenites chante son "Born in Chicago", un titre autobiographique notoire qui ouvrait le tout premier album du Paul Butterfield Blues Band, paru au cœur des sixties. Une très bonne version qui bénéficie du concours de Corky Siegel à l'harmonica et de Harvey Mandel à la guitare. Nick a écrit "Buried alive in the blues" pour Janis Joplin. Une compo qui devait être enregistrée le lendemain ; c'est-à-dire le jour de la mort tragique de Janis. Gravenites est un excellent blues songwriter. Il le démontre tout au long de ce titre percutant. Il possède également une voix puissante. La machine est parfaitement huilée : Rick Reed à la basse, Gary Mallabern à batterie et un certain Barry Goldberg aux claviers. Autre artiste chevronnée, Tracy Nelson y excelle aux chœurs. Saviez-vous que Gravenites avait succédé à Janis au chant chez le Big Brother and the Holding Company? Préposée aux vocaux au sein de Mother Earth dans les 60’s, Tracy Nelson possède un timbre extraordinaire, explosif, étonnant, musclé. Il emporte tout sur son passage tout au long de "Walk away". Le Blues Reunion passe à la vitesse supérieure pour "Drinkin' wine". Le tempo redouble de vivacité lorsque Gravenites double aux cordes. Et aucune accalmie à l'horizon lorsque les musiciens s'engouffrent dans le "GM Boogie" (NDR : traduisez « Goldberg Mandel Boogie »), un morceau conduit par la guitare solide, déjantée et largement amplifiée d'Harvey Mandel. Quelque part, il nous rappelle qu'il fut autrefois guitariste chez Canned Heat. Nick chante à nouveau et à la perfection le blues tout au long de "Left handed soul". Opérée dans l’esprit de Bloomfield, l’ouverture de Mandel est royale. Savoureux shuffle, "I'm gonna miss you like the devil" est issu de la plume de Slim Harpo. Tracy chante cette plage caractérisée par de bonnes envolées de Siegel et Mandel. Le "I need all the help I can get" de Delbert McClinton privilégie le funk au blues. Nick empoigne sa guitare rythmique pour entamer une de ses meilleures compositions "The death of Muddy Waters", un morceau écrit en hommage à la grande légende du blues. La voix libère beaucoup d'émotion devant les cris proférés par l'harmo de Corky Siegel. Batteur du Howlin' Wolf Band et du Butterfield Band, le talentueux Sam Lay vient chanter une excellente version du "I've gotta find my baby" de Willie Dixon. Tracy Nelson reprend le rôle aux vocaux pour attaquer son "New truck" ; un fragment très rock'n'roll. Goldberg manifeste beaucoup de verve au piano. Les musiciens prennent leur pied. Soutenu par une bonne partie de guitare réverbérée de Mandel, Corky Siegel interprète de son timbre nasillard le célèbre "I'm a king bee" de Slim Harpo. Un Mandel qui se réserve le seul instrumental : "Snake". Le délire sur les cordes qui en fait sa réputation est intact. En finale, Sam Lay revient chanter "Hound dog" et "Roll over Beethoven" sous la forme d’un medley rock'n'roll. Cette bonne tranche de blues a été immortalisée ‘live’ au Fitzgerald de Berwyn, le 15 octobre 2004. Et on n’est pas au bout de notre bonheur ! Puisque le compact disc est accompagné d’un DVD de plus de 80'. Une plaque qui réunit des interviews de Buddy Guy, de BB King et de quelques autres artistes. Nonobstant les quelques (trop courts) documents d'époque, elle épingle une session du Mike Bloomfield en compagnie de l'Electric Flag, mais aussi du Muddy Waters Band impliquant Junior Wells à l'harmonica. Le Paul Butterfield Blues Band n’a pas été oublié. Et en particulier une photo saisissante du même Butterfield. Imaginez un blanc, seul, au beau milieu d’une foule uniformément noire. Le DVD inclut également quelques unes des plages de l'album ‘live’. On y ressent très bien le plaisir communicatif de ces - désormais - vétérans. L’œuvre est, en outre, enrichie par des notes de pochette détaillées et intéressantes et illustrée par de nombreuses photos dont quelques unes sont particulièrement rares…

Chicago Slim Band

Killer around

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Le Chicago Slim Band ne nous vient pas du nord de l’Illinois, mais du Nord de la France. Fondé en décembre 2003, la formation nous propose sa première maquette 3 titres. Le morceau maître annonce de suite un blues rock électrique bien musclé, comme on pouvait l’entendre chez nos amis Britanniques, lorsque le british blues boom a viré au hard rock pour accoucher de grosses pointures telles que le Led Zeppelin. Et le vocaliste Didier Lagneau (ex-Sisyphus) a incontestablement été marqué par le célèbre chanteur du dirigeable. N’empêche, dans le style, il se débrouille plutôt bien. Pourtant, le groupe semble atteindre le sommet de son art sur la compo la plus calme et sereine du morceau de plastique : "Angel" ; une chanson que souligne le dobro du leader, Christophe Couder. Christophe est un excellent guitariste. N'officie-t-il pas devant "Matthew" Dallongeville dans le mythique Sugar Mama? Alexandre Lamoly (ex-Cartes à Quatre) aux drums et le jeune bassiste Luc Doignies complètent le line up du C.S.B. Slow blues, "I've been abused" permet à Christophe d’échafauder un solo largement amplifié qui libère une intensité dramatique. Quoique de bonne facture, la musique du Chicago Slim Band n’est guère contemporaine ni originale. Pourtant, le trio possède tous les atouts pour pouvoir développer son propre style. Puisse-t-il germer sur "Angel" ? C’est tout le mal qu’on leur souhaite…
Contact : Christophe Couder 06.08.53.48.96