Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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The Last Dinner Party

Court, mais excellent…

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Le Cirque Royal est sold out depuis longtemps pour accueillir la nouvelle sensation britannique, The Last Dinner Party. Après avoir publié quelques Eps, le quintet féminin a gravé son premier elpee, « Prelude To Ecstasy », en février dernier, sous la houlette de James Ford (Arctic Monkeys, Gorillaz). Particulièrement médiatisée, sa sortie est devenue un best-seller. Depuis la sortie de « Nothing Matters », en avril de l'année dernière, le groupe accomplit une longue tournée internationale qui est passée par Rock Werchter en juillet dernier. Cependant, cet interminable périple est épuisant. Et la crainte que des dates soient annulées, comme à l’Engine Shed de Lincoln (UK), commence à planer. Heureusement, le combo remplira bien son engagement et de brillante manière.

Deux premières parties ont été programmées : Luvcat et Katy J Pearson.

Entre les bancs de la fac et les scènes obscures de Londres, c’est dans un univers à la fois rock et studieux qu’Abigail Morris, Lizzie Maryland, Emily Roberts, Georgia Davies et Aurora Nishevci commencent à se côtoyer, dès la fin 2010. Si elles ont toutes les cinq des identités bien distinctes, elles se complètent à merveille dans leurs visions artistiques, musicales et même vestimentaires. Leur styl, entre émancipation féminine, glam rock et pop baroque est au service de compositions structurées et de paroles sans tabou. Une recette qui fonctionne ! Avant même la sortie de leur premier single, les cinq filles avaient déjà assuré les premières parties de Nick Cave, Florence + the Machine ou encore des Rolling Stones.

Puisant son inspiration chez ABBA, Siouxsie and The Banshees (pour le côté baroque), Kate Bush ou encore Warpaint, The Last Dinner Party est passé des pubs sombres de l’est londonien, où elles avaient l’habitude de se produire, aux grandes salles et de festivals du monde entier. Courtisé par les plus grandes maisons de disques, agents et producteurs, le quintet n’en est qu’à l’aube d’une longue et brillante carrière, alors que le rock à guitares est en pleine résurgence…

Mais place au premier supporting act : Luvcat. Sur les planches, cette jeune Britannique est soutenue par un quatuor masculin. Deux guitaristes, un bassiste, un drummer et un claviériste. Si physiquement, elle ressemble un peu à Sabrina Carpenter, musicalement, ses références lorgnent plutôt vers CMAT et Amy Winehouse.

Son set baigne au sein d’un climat groovy et parfois même captivant. A ce jour, elle n’a publié que 3 singles, parus en 2024 : « Dinner@Brasserie Zédel », « He’s My Man » et « Matador », des morceaux qui clôtureront le set avec bonheur. Tous les autres titres proposés sont de nouvelles compos. On épinglera sa jolie voix qui colle parfaitement à l’expression sonore. A suivre, et de très près (page ‘Artistes’ ici Photos Vincent Dufrane ).

Setlist : « Lipstick », « Alien », « Alchemy », « Love & Money », « The Girl Who Sleeps in the Four Poster Bed », « Bad Books », « He’s My Man », « Matador », « Dinner At Brasserie Zedel ».

Katy J Pearson embraie. Elle chante, joue de la guitare et est accompagnée d’un guitariste, d’un bassiste et d’un drummer/claviériste. Et agréable à écouter, sa musique passe bien la rampe. Pas étonnant que la Britannique se soit déjà forgé un nom. Mais son manque d’enthousiasme ne lui permet pas de captiver l’auditoire. Manifestement, il manque l’étincelle susceptible de faire la différence. Elle ne parvient pas à attirer l’attention du public. A mi-parcours, on entend les spectateurs des premiers rangs qui taillent une bavette. Et franchement, c’est un manque de respect vis-à-vis de l’artiste et de ses musiciens (page ‘Artistes’ et Photos Vincent Dufrane ici).

Setlist : « Maybe », « Those Goodbyes », « Constant », « It's Mine Now », « Siren Song », « Long Range Driver », « Sky »

Place enfin à The Last Dinner Party. Le line up implique la chanteuse/guitariste Abigail, la bassiste Lizzie, la claviériste Aurora ainsi que les deux sixcordistes Emily et Georgia. Le band féminin est soutenu par un batteur, perché sur une des estrades, placée en retrait, à gauche, et dont le drumming à la technique irréprochable, oscille entre le tribal et le métronomique, suivant les morceaux. Sur l’autre estrade, à droite, également en retrait, un piano à queue a été posé.   

Six répliques de colonnes doriques lumineuses encadrent le podium. Elles sont également incluses dans un light show puissant, parfois même aveuglant et changeant de couleur selon l’intensité du son. Excellent, par ailleurs. Et devant la petite plate-forme du batteur, une énorme rampe de leds a été installée.

La chanteuse interagit parfaitement avec le public. Et les musiciennes déménagent pas mal. Certains morceaux bénéficient d’une chorégraphie. Ainsi, au cours du set, elles se suivent en file indienne, à plusieurs reprises, tout en assurant les chœurs et en continuant de jouer de leur instrument

A l’instar des prestations accordées lors des festivals, le set n’ira pas au-delà des 70 minutes, malgré un rappel de deux titres. La setlist est constituée de l’intégralité de l’elpee, d’un nouveau morceau (« Big dog ») et d’une superbe version du « Call me » de Blondie.

Il serait cependant malvenu de reprocher à la formation de ne proposer qu’un concert aussi court, mais difficile de faire mieux quand on a qu’un album à son actif.

Setlist : « Prélude To Ecstasy », « Burn Alive », « Caesar on a TV Screen », « Second Best », « Bountiful Boy », « On Youri Side », « Guha », « Sinner », « Portrait Of A Dead Girl », « The Féminine Urge », « Call Me » (Blondie cover), « Mirror », « Big Dog » (New Song), « My Lady Of Mercy ».

Rappel : « The Killer », « Nothing Maters »

(Photos Vincent Dufrane ici)

(Organisation : Live Nation)

Dinner

Dream Work

Écrit par

Troisième elpee pour Dinner, le projet du multi-instrumentiste danois Anders Rhedin. Intitulé « Dream work », il fait suite à « Psychic Lovers », paru en 2016 et « New Work », en 2017.

Après une pause de 4 ans consacrée à l’ambient (Ryuichi Sakamoto ?) et à la méditation, Anders est quelque peu revenu sur terre et nous propose, aujourd’hui, une musique plus conventionnelle qu’on pourrait qualifier d’électro/indie/pop, se servant autant des synthés que des guitares. Mais il n’a pas pour autant abandonné ses introspections contemplatives, puisqu’il lie son inspiration à la nature, la mythologie égyptienne et les forces occultes…

Lorsque les parties de guitare prévalent, on ne peut s’empêcher de penser à Luna. A cause de ces cordes de gratte frémissantes, chatoyantes ; et puis de la voix de Rhedin, aussi douce et laconique que celle de Dean Wareham. Sous sa forme la plus synthé/pop, l’expression sonore réveille en notre fors intérieur, successivement le spectre de New Muzik (« Midnight in my head »), de Stereolab (« Anima ») et surtout de Beach House…

Dinner

Three EPs

Écrit par

Un an avant de publier son premier opus, « Psychic Lover », Anders Rhedin a gravé une compile réunissant ses trois premiers Eps. Des titres composés entre 2012 et 2014, qu’il a voulu concentrer sur un seul disque.

Ce disque reflète parfaitement le style si particulier du Danois. Une voix inoubliable. Outrageusement grave, elle colle parfaitement à une musique qui évolue quelque part entre post punk et cold wave. Parfois new wave, aussi. Malheureusement, hormis l’épatant « Going Out », plage qui ouvre le recueil, le reste fait vraiment pâle figure.

Artiste atypique, Dinner a assuré le supporting act de Mac deMarco, lors de la dernière tournée du Canadien. Son jeu de scène est épatant. Et l’ambiance qu’il est capable de créer, lors de ses shows, en vaut la chandelle. A contrario de cette compilation, qui perd sa flamme à l’issue de la première piste… 

 

The Dinner Is Ruined

Wormpickers brawl

Dale Morningstar est le personnage clef de ce combo canadien (Toronto) qui semble attiré à la fois par les faces alternatives de Pavement, de Beck et de Mercury Rev. Hormis "Insensitive creeps", superbe composition acoustique, qui aurait pu appartenir au répertoire d'Immaculate Fools, le départ d'un grand prix de formule 1 et une danse du scalp, les treize autres fragments prêchent l'expérimentalisme ultime. Celui qui mène au Tartare (rien à voir avec la sauce du même nom, bien sûr). A l'image de la pochette. Côté recto un enchevêtrement de bras et de membres aspirés par l'empire des ténèbres, et au verso un cortège de damnés qui s'y rend. Dans ces conditions, comment voulez-vous que nous soyons disposés de passer à table?