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Eagles

Glenn Frey, fondateur des Eagles, est décédé ce lundi 18 janvier 2016

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Décidément, le début de l’année 2016 continue d’alimenter la nécrologie des artistes. Glenn Frey, le fondateur des Eagles, groupe californien de country/rock qui a surtout marqué les seventies de son empreinte, vient de s’éteindre. Il n’a pas survécu aux complications d’une pneumonie consécutive à une polyarthrite rhumatoïde. Il avait fêté ses 67 ans en novembre dernier.

Fondé en 1970, les Eagles sont surtout devenus célèbres pour avoir commis « Hotel California », un tube incontournable pour tous les baba cools. Pourtant, le groupe a gravé 6 albums studio, mais est également responsable de quelques superbes compos comme « New kid in town », « Take it easy » ou « One of these nights ». En 1982, le combo s’était séparé, et Glenn avait entamé une carrière solo avec un succès certain (NDR : il avait ainsi apporté sa collaboration à la B.O. des séries ‘Le flic de Beverly Hills’ ainsi qu’à celle de ‘Deux flics à Miami’). En 1994, le band s’était reformé et il était reparti en tournée avec ses anciens camarades. Mais début du millénaire, Frey avait été éjecté du line up. Sans leur membre fondateur, les Eagles sont d’ailleurs toujours sur les routes et ont même publié deux albums depuis lors.

R.I.P.

 

 

Department of Eagles

Archive 2003-2006

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On connaît surtout Daniel Rossen pour ses prouesses accomplies au sein des déjà classiques Grizzly Bear. Pourtant, depuis l’an 2000, et bien avant de se forger une notoriété chez les Ours Gris, il faisait déjà équipe en compagnie de Fred Niclaus pour le compte de Department of Eagles. Ce duo s’est formé à l’Université de New-York (NYU), alors que les deux compères vivaient en colloc’. C’est après avoir bidouillé et samplé dans leurs chambres, qu’ils sont parvenus à concocter leurs propres compos. Progressivement, ils sont ainsi parvenus à écrire un répertoire particulièrement conséquent, et en particulier toutes les chansons du magnifique elpee qui paraîtra en 2008, « In Ear Park », un disque devenu notoire pour sa pop grandiose et atmosphérique. Dans l’intervalle le tandem va graver quelques Eps et puis deux autres albums. Tout d’abord « The Whitey on the Moon », en 2003 (NDR : c’est le premier !), puis « The Cold Nose », en 2005 (NDR : c’est leur deuxième !) « Archive 2003-2006 » est bien sûr une compile. Elle permet de mieux comprendre l’évolution de leur processus d’écriture et en révèle les chaînons manquants. C’est après avoir publié leur premier opus que Daniel Rossen écrit les 5 actes de « Practice Room Sketch », tout simplement à l’aide d’un piano, dans sa chambre d’université. « Practice Room Sketch 1 » constitue d’ailleurs l’ébauche d’« Easier » de Grizzly Bear. C’est à partir de ce moment que les influences de SMiLE et de Van Dyke Parks vont davantage s’affirmer, et gommer les références hip hop des débuts, leur permettant d’embrasser alors une forme d’americana sombre et sophistiquée On peut déjà ressentir cette évolution à l’écoute des quelques esquisses proposées ici.

En 2006, lors des séances d’enregistrement, baptisées ‘Sessions de Janvier’, Daniel et Fred affinent leurs ambitions et utilisent du matériel pro qu’ils ne parviennent pas à maîtriser complètement. Ils se permettent des sessions de cordes. Il en résulte la magnifique composition « Golden Apple ». Mais ces ‘Sessions de Janvier’ constituent un échec retentissant, quoique nécessaire pour leur future évolution… A côté des restes de ces sessions douloureuses, figurent d’autres productions composées en compagnie de Chris Taylor (leur voisin à l’époque et actuel leader des Grizzly Bear…), comme ce « While We’re Young » qui rappelle les arrangements raffinés opérés tout au long d’« In Ear Park »

Très inégal mais passionnant de bout en bout, « Archive 2003-2006 » capte quelques moments clé de l’évolution de leur songwriting, des débuts confidentiels jusqu’à « In Ear Park »… une plongée intéressante dans l’univers naissant et dans le cerveau en ébullition des plus dignes héritiers pop de Brian Wilson ! Sans aucun doute à la hauteur des Grizzly Bear…

Eagles Of Death Metal

Heart On

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Les Eagles of Death Metal sont nés en 2004. A cette époque Jessie ‘Boots Electric or The Devil’ Hugues (le véritable moteur du combo), Josh Homme (pour la circonstance préposé aux drums, il ne participe cependant pas aux tournées, honneur qu’il réserve à son projet principal) et notre Tim Vanhamel national (leader de Millionaire, il a quitté les EODM entre-temps) s’étaient réunis lors des fameuses ‘Desert Sessions’ chères au leader des Queen of the Stone Age. Et cette aventure devait, à l’origine, se limiter à ces sessions. Mais comme cette récréation s’est avérée de toute bonne qualité, EODM a donc décidé ce poursuivre l’expérience. Et a enregistré un deuxième elpee. Puis ce troisième. Bref, les blagues les plus courtes sont souvent les meilleures. Et ce sur ce ‘Heart On’, la recette rock garage parodique s’essouffle en effet quelque peu… L’instantanéité des mélodies est beaucoup moins évidente. Il est vrai que l’effet de surprise n’est plus d’actualité ; alors qu’au départ, il nous permettait de se plonger dans leurs opus précédents avec beaucoup moins de retenue. Les sujets abordés demeurent également plus sérieux que jamais : « High voltage » nous parle de fantasmes, « Tight pants » de danse suggestive et « Solo flights » de plaisirs solitaires, par exemple… Néanmoins, ce « Heart On » s’avère facile à écouter et ne manque pas d’enthousiasme. Dansant et bien mieux produit que les précédents albums, (travail réalisé par par Josh Homme en personne), je vous conseillerai son écoute en voiture, lors de jours ensoleillés. Sans prise de tête.

 

Department of Eagles

In ear park

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« In ear park » est un petit miracle issu de l’improbable. Un baiser volé. Arraché au quotidien. Né des heures perdues, des temps morts grappillés ça et là au cœur de l’affairement new-yorkais. Daniel Rossen (guitare et chant), tête pensante de Grizzly Bear, œuvre dans les interstices laissés entre la sortie de « Yellow House » et les tournées internationales. Fred Nicolaus (beats et samples) fugue de ses horaires de bureau pour de courtes escapades au studio. « In ear park » est l’histoire de quatre ans d’enregistrements hâtifs, d’école buissonnière, de virées nocturnes et de correspondances animées pour maintenir le fil entre les deux potes de fac ; petite flamme entretenue par la patience et la détermination, forgée par la maturité. Tendre l’oreille quelques secondes suffisent pour en caresser les formes généreuses.

Des univers toujours en évolution s’ouvrant sur l’émotion d’un folk décharné soudainement débridé par un piano-cabaret (« In Ear Park ») ; touchés à vif, il n’y a plus qu’à cueillir la suite le plus simplement du monde. « No One Does It » emporte instantanément par sa mélodie martelée avec nonchalance, façon Beatles. Un instant de répit en forme de ballade introspective hantée (« Phantom Other ») et de clin d’œil baroque (« Teenagers »), avant que le coup de grâce ne soit asséné par « Around the Bay ». Troublant de justesse. La suite se poursuit à la hauteur des cimes. Des crescendos puissants, des chœurs psychédéliques, des envolées cinématiques, des ‘handclaps’ vintage. Et, sans faiblir, le doux psychédélisme de « Floating on the Lehigh » vient à point aérer l’album.

« In ear park » scelle cette juxtaposition d’ambiances évasives, mises bout à bout, mais toujours  subtilement soupesées. Fini l’éclatement passionnant mais instable du précédent « Cold Nose » (2005). Ici, le fil ne rompt jamais, tendu par un l’équilibre parfait entre la nonchalance des Fab Four, la mélancolie de Midlake, les vocalises habitées du « Shepherd’s dog » d’Iron and Wine et la densité façon Menomena, émiettée dans un parfait éclectisme. Sans aucun doute, un disque précieux pour l’imprévisible label Melodic comme pour les mélomanes à fleur de peau. Un opus profondément émouvant, légèrement décousu, habilement éclectique, lascif à souhait.

 

 

Eagles Of Death Metal

Death by sexy...

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On pourrait aisément vous vendre les Eagles Of Death Metal en arguant de la présence de Josh Homme, frontman des Queens Of The Stone Age. Un gage de qualité pour ce side-project apparu pour la première fois dans les Desert Sessions. Mais ce ne sera pas nécessaire. D´une part parce que la musique des EoDM n’a rien à voir avec les œuvres des Reines de l´Age de Pierre – on est ici face à du garage rock bien brut, malgré le nom du groupe – mais aussi parce que l´album tient parfaitement la route sans reposer sur la réputation de l´un de ses membres.

Pour ce deuxième elpee, successeur du réussi « Peace Love And Death Metal », on retrouve Josh Homme à la batterie. Primitive, peut être, mais n´est ce pas l’essence du son garage ? Si vous en doutez, réécoutez les Stooges ou les White Stripes. A la basse et aux chœurs, en sus de son rôle de producteur. Aux guitares et voix, toujours Jesse Hughes, sa moustache et sa bouille de Ned Flanders rock & roll. Dave Catching, Brian O´Connor et Dean Trautmann ont également apporté leur concours aux guitares, basses, batteries et percussions.

Au programme, treize titres et un bonus à base de guitares fuzz hargneuses, de chœurs déjantés, de batterie tribale et de touches de slide acoustique. Par exemple « Chase The Devil » et son riff survolté. On démarre sur les chapeaux de roues par « I Want You So Hard », on se laisse chavirer par le feeling bluesy/stonien de « I Like To Move In The Night » assaisonné de chœurs allumés en fausset, « Solid Gold » et son petit côté beatlenesque ne laisse pas augurer le climat pesant de « Poor Doggie » ou un « Eagles Goth » si glauque qu´on a presque du mal à le prendre au sérieux. La musique des EoDM est un savoureux cocktail d´influences passées au shaker de musiciens talentueux qui sont parvenus à en extirper la substance pour en tirer un mélange unique, personnel. On sait ou croit savoir d´où vient ce que l´on entend, mais cette saveur est belle et bien originale.

Quarante et une minutes de musique directe et efficace, allant droit au cœur.

 

Eagles Of Death Metal

Peace Love Death Metal

Nick Oliveri en bisbille avec Josh Homme, et Mark Lanegan trop occupé sur son prochain album solo, il faut bien se rendre à l’évidence : QOTSA, c’est presque de l’histoire ancienne. En attendant une hypothétique reformation, on peut toujours se contenter du premier album psycho-billy-funk-boogie-blues-garage d’Eagles of Death Metal, alias Josh Homme (à la… batterie), Jesse « The Devil » Hugues (guitare, chant) et notre compatriote Tim Vanhamel de Millionaire. Au programme de cette partouze rock’n’roll, à boire et à manger, donc, parce que ce n’est pas forcément dans les plus beaux plats qu’on fait les meilleures soupes. Problème n°1 : le son, assez pourrave. Problème n°2 : les « super groupes », qui n’ont souvent rien de super. D’où découle le problème n°3 : la hype, qui rend en général difficile toute forme de critique (« Quoi ! ?, t’aimes pas les Eagles of Death Metal ? ! ? »). « Peace Love Death Metal » n’est certes pas un mauvais disque, mais la surmédiatisation dont il bénéficie s’explique avant tout par la réputation (certes non usurpée) du trio. Imaginez les Cramps s’amusant à singer le Muppet Show, et vous aurez une idée de ce qui se trame chez ces drôles d’oiseaux de la cause métal casserole. Drôle, couillon, hyper branché, mais anecdotique.

Eagles

Hell Freezes Over

"Hell Freezes Over" constitue le premier album du célèbre quintet yankee depuis sa reformation. En fait, il s'agit de l'enregistrement d'un set acoustique accordé pour MTV. Onze fragments enrichis par quatre nouvelles compositions studio. Rien de bien transcendant cependant. Et même des classiques comme "Hotel California" ou "Take it easy" font vraiment pâle figure par rapport aux versions originales...