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Jonathan Jeremiah

La puissance urbaine de Jonathan Jeremiah

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« Horsepower For The Streets », le cinquième elpee de Jonathan Jeremiah sortira ce 9 septembre 2022. En attendant, il nous propose son nouveau single, consacré au tire maître, et il est disponible sous forme de clip,

Cette nouvelle chanson est sans doute l'essence même de la production musicale de Jonathan. Sa voix vibrante et soul et ses paroles profondes, rencontrent une section rythmique groovy et des cordes bien arrangées qui rappellent les productions iconiques de Lalo Schifrin, Michael Kiwanuka et Terry Callier. 

Une grande partie du nouvel opus a été écrite à Saint-Pierre-De-Côle, dans la campagne au-delà de Bordeaux, pendant les pauses de la première tournée de Jeremiah en France, avant que l'album ne soit enregistré dans une église monumentale rénovée à Amsterdam, avec l'Amsterdam Sinfonietta, un orchestre à cordes de 20 musiciens.

En concert

18/09/2022 - Trix, Anvers

 

Jeremiah Johnson

Unemployed highly annoyed

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Jeremiah Johnson est issu de St Louis, dans le Missouri. Sa musique baigne dans le blues et le southern. Ce presque quinquagénaire s’est entouré d’un backing group en 2009. Et dans la foulée, la formation a gravé "9th & Russell", un premier elpee. En 2018, Thomas Ruf l’intègre dans son écurie. Jeremiah y publie alors "Straitjacket", un long playing qui rencontre un énorme succès, en décrochant une pole position au sein du ‘Billboard Blues Chart’.

Lors des sessions de son quatrième LP, Jeremiah a reçu le concours de ses musiciens ; en l’occurrence le bassiste/claviériste Paul Niehaus IV et le drummer Tony Antonelli. Mais Niehaus a également invité des potes dans son studio Blue Lotus. En outre, non seulement il se charge des claviers sur la grande majorité des plages, mais il assure également la production. "Unemployed highly annoyed" recèle huit plages dont une reprise. Elles s’inspirent de la sombre époque que nous vivons, une situation causée par une pandémie qui force les musiciens à l’inactivité.

Southern rock, "Burn down the garden" est une superbe ouverture. Face à l’orgue, la voix colle parfaitement au style et Jeremiah s’autorise déjà une belle envolée sur ses cordes. Tout comme sur "Muddy black water", un titre dont le climat singulier et exotique est entretenu par les percussions et le piano électrique. La cover du "Cherry red wine" de Luther Allison est impeccable, un bues lent qui n’atteint cependant pas l’excellence de la version originale. Pas de claviers pour "Daddy's going out tonight", un rockin' blues dispensé sous la formule du trio classique, qui fait mouche. Naturellement funky, théâtre de beaux échanges entre cordes et clavier, le titre maître est contaminé par cette période Covid. Slow blues somptueux mené à la texane, "Different plan for me" est tapissé par la chaleur feutrée de l'orgue. Jeremiah est convaincant au chant, tout en arrachant de sa gratte, des notes dignes d'Albert Collins. Orgue et cordes continuent de nous enchanter tout au long du lent et intimiste "Love and sympathy". De très bonne facture, cet opus s’achève par le judicieusement intitulé "Rock'n'roll for the soul"…

Jeremiah Johnson

Heavens to Betsy

Écrit par

Jeremiah Johnson est originaire de St Louis, dans le Missouri. Il y a d’ailleurs passé toute sa jeunesse. Parmi ses références majeures, il cite Eric Clapton, Alvin Lee, Hank Williams Sr et Jr. En 1999, il part vivre à Houston, au Texas. Il y restera une dizaine d'années. Le temps de bien assimiler le Texas blues. De retour sur sa terre natale, ce chanteur/guitariste décide d’intégrer ces nouvelles influences à son blues/rock. Ce n’est qu’à partir de son quatrième opus, "Grind" (NDR : gravé en 2014, il bénéficie du concours de Devon Allman à la production), qu’il est enfin reconnu par la critique. Il embraie par "Blues heart attack", en 2016, avant de signer sur le label allemand Ruf. Ecurie pour laquelle il sort "Straitjacket", en 2018, un long playing mis en forme par Mike Zito. "Heavens to Betsy" constitue donc son 7ème LP.

Le disque s’ouvre en force par "White lightning", un southern rock très bien ficelé, manifestement marqué par la large famille Allman. Les cordes de Jeremiah occupent tous les espaces libres et prennent leur envol dès qu’elles en ont l’occasion ; à l’instar de "Soul crush". Mais dans l’ensemble, c’est le saxophone de Frank Bauer qui souffle sur les braises. La voix colle parfaitement à "Tornado", une superbe fresque sudiste réminiscente de Devon Allman. Le répertoire de Johnson est varié. Ainsi, "Ecstasy" est une ballade lente aux accents pop, chaleureusement tapissée par l'orgue de Steff et au sein de laquelle le sax de Bauer s’incruste. Caractérisés par leurs riffs puissants, "Forever and a day" et "American steel" nous replongent dans le rockin' blues des années 70. Pensez à Bad Company voire à Whitesnake. Particulièrement country, americana même, "Leo Stone" conjugue cordes acoustiques et électriques, ces dernières flirtant avec le style de Dickey Betts. Dans le même genre, "Long way home" est une plage rappelant le Band de Bob Dylan, une remarquable ballade à la solide mélodie, à l’ambiance décontractée et au climat généreusement nappé d’interventions à l'orgue Hammond. Jemeriah nous réserve également deux rock'n'roll dynamiques, "Castles in the air" et "Preacher's daughter". Une seule reprise sur ce long playing, le franchement blues "Born under a bad sign" de Booker T Jones. Le célèbre Albert King l’avait traduit en succès dès 1967, alors que l’année suivante, le trio anglais The Cream en avait réalisé une superbe version…   

Jonathan Jeremiah

De la soul old school, mais pas seulement…

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Originaire de Londres, Jonathan Jeremiah est auteur, compositeur et interprète. C’est aussi un chanteur dont la voix soul évoque celle de Burt Bacharach. Il joue de la guitare depuis ses 5 ans. Excellent musicien et poète, il s’inscrit dans la grande tradition soul tout en revendiquant l’héritage de la musique folk anglaise. Trois ans après avoir gravé « Oh Desire », il a publié son troisième opus. Un LP très groovy et dansant. Intitulé « Good day », il a été enregistré au Kong studio de Ray Davies ; et lors des sessions, il a reçu le concours de Ben Trigg, un des nombreux membres de The Heritage Orchestra, afin de réaliser les arrangements.

Le supporting act est assuré par Ruben Samama, un Batave que votre serviteur avait découvert derrière une contrebasse, au service de Gabriel Rios. A l’époque, il se consacrait également aux chœurs. Son approche unique sur son instrument, il la doit aux formations qu’il a suivies, tant au Conservatoire Royal de La Haye qu’à la Manhattan School of Music de New York, véritable berceau du jazz. Outre ses travaux de production avec, entre autres, Gabriel Rios, Jonathan Jeremiah et Jungran Cho, Ruben a composé de nombreuses B.O. cinématographiques, et a remporté, notamment, le ‘Deloitte Jazz Award’, en 2010. Après avoir publié deux elpees bien ancrés dans le jazz, il a décidé, ce soir, de se produire sous un profil davantage folk. Jonathan vient présenter l’artiste qui va simplement chanter un récital empreint de sérénité, en s’accompagnant à la gratte semi-acoustique. Après avoir interprété une chanson consacrée aux filles, deux midinettes anversoises engagent un dialogue avec Rubben au sujet de donzelles rencontrées lors des concerts. Très discret, Rubben répond qu’il n’y a qu’une seule femme dans sa vie et met un terme à la conversation. Il continue alors son set qui vire alors progressivement à l’americana…

Place ensuite à Jonathan Jeremiah. Avant qu’il ne monte sur le podium, ses musicos s’installent. Soit une section de cordes féminine réunissant deux violonistes et une violoncelliste, également préposées aux backing vocaux, un bassiste, un guitariste et un drummer à la longue chevelure blonde. C’est lui qui, le plus souvent, après avoir échangé un furtif regard avec Jeremiah, donne le signal de départ d’un morceau. Passé l’intro de « Hurt no more », exécutée par les cordes, Jonathan débarque à son tour. Il va se consacrer à la gratte semi acoustique (NDR : une Gibson) ou se réserver le piano à queue (NDR : un Yamaha de couleur noire). La ligne de basse, à la limite de la rupture, claque. Directement, la musique plonge dans la soul old school, une soul soulignée par des chœurs atmosphériques aux accents afro-américains. Ruben se dirige vers son piano pour attaquer « Mountain ». Ses musicos se mettent à siffler et pris au jeu, les spectateurs les imitent.  Sur un léger filet de sèche, Jonathan chante de sa voix de crooner, la ballade « Lost », avant de retourner derrière les ivoires pour interpréter le très profond « The Stars Are Out ». Enrichi généreusement de cordes, « Rosario » baigne dans le trip hop, un morceau au cours duquel Ruben revient épauler Jeremiah, de sa gratte semi-acoustique. Dépassant allègrement les 7 minutes, Deadweight » est une pure merveille. Cordes (violons, violoncelles, et guitare électrique) nous entrainent au cœur d’un tourbillon psychédélique. Un grand moment ! « The Birds » est hanté par Nick Drake. La voix de Lady Linn, invitée ce soir, et les chœurs des choristes soutiennent celle de Jeremiah tout au long d’« Afraid To Lose ». Et si le set s’achève par « Good Day », le rappel va nous réserver deux classiques, « Wild Fire » et « Hapiness ».

Setlist : « Hurt No More », « Mountain », « Lost », « The Stars Are Out », « Rosario », « Deadweight », « How Half-Heartedly We Behave », « The Birds », « No-One », « Gold Dust », « Foot Track Magic », « Shimmerlove », « Afraid To Lose (avec en guest Lady Linn) », « U-Bahn (It's Not Too Late For Us) », « Good Day ».

Rappel : « Wild Fire », « Hapiness ».

(Organisation : Botanique)

Jeremiah Johnson

Straitjacket

Écrit par

Bluesman yankee, Jeremiah Johnson est âgé de 46 ans. Il s’est établi dans la cité musicale de St Louis, au Missouri. Au début de ce siècle, il était parti vivre et travailler au Texas. Mais en 2009, il est revenu chez lui pour fonder son JJ Band. L'année suivante, il publie l’elpee, "9th and Russell". En 2011, il s’associe à la section de cuivres, The Sliders, pour graver "Brand spank'n' blue". Au cours de cette année, il a signé sur le label allemand Ruf. Jeremiah vient de sortir son cinquième LP, "Straitjacket", sous la houlette du très sollicité Mike Zito. Pour la circonstance, il a reçu le concours d’une section rythmique. Un opus qui met en exergue deux solistes : Johnson, à la guitare, bien sûr, mais également Frank Bauer, au saxophone. Les sessions se sont déroulées au studio Marz à Nederland, un patelin texan sis non loin de la frontière louisianaise…

Le titre maître ouvre la plaque, une piste qui véhicule des accents r&b. Si l’intro lorgne manifestement vers Albert King, la plage se distingue déjà par des envols remarqués sur les cordes et le saxophone. La voix passe bien la rampe tout au long de "Getting tired", un morceau imprimé sur un mid tempo. Blues lent, "Blues in her eyes" nous réserve d’excellents soli. "Believe in America" ne manque pas de charme, un titre que chante Jeremiah d’une voix théâtrale, alors qu’en milieu de parcours, sax, batterie et guitare, donnent un bon coup d’accélérateur. A l’instar de "Dirty mind", les interventions de Bauer au saxophone sont souvent bouleversantes. Une sonorité métallique émane de "9th and Russell". Nous sommes proches du Mississippi. Un morceau flemmard au cours duquel les solistes brillent de mille feux. Instrumental, "Bonneville shuffle" baigne dans le surf. Une seule reprise, le "Rock& roll music to the world" de Ten Years After. C’est également la plage qui clôt ce long playing. Non seulement Mike Zito se consacre au micro, mais il y conjugue ses cordes à celles de Johnson. Superbe !

 

Jeremy Fury

Into the night

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Jeremy & The Harlequins nous vient de New York City, une formation influencée par le rock’n’roll des années 50 et 60, nonobstant son attitude pop. Jeremy Fury en est donc le leader et le chanteur. Au sein de son backing group militent son frère Stevie, à la batterie, Bobby Ever, à la basse, ainsi que Craig Bon et Patrick Meyer aux guitares. Le band avait déjà publié un premier opus en 2015, "American dreamer".

"Into the night" ouvre l’elpee. Un rock’n’roll cuisiné à la sauce contemporaine. La section rythmique est solide. La voix de Jeremy colle parfaitement au style. Stevie adopte le Bo Diddley beat tout au long de "No one cares". Les deux grattes collaborent activement au rythme. Saignant, l’harmonica apporte une tonalité garage à l’ensemble. Cordes acoustiques et électriques entretiennent "Rhythm don’t lie", un rockabilly que chante d’une voix cinglante, proche d’Eddie Cochran, Jeremy. Imprimé sur un mid tempo, le romantique "For angels" ne manque pas de charme. Tout comme le folk/rock "Let her run", une autre ballade tapissée par l’orgue. A cet instant, le spectre de Tom Petty and The Heartbreakers plane. Les percus véhiculent des accents exotiques, tout au long de "Big beat" et "Critical condition". La voix de Jeremy est bien distincte ; et pourtant elle laisse quand même le champ libre au saxophone hurleur, à la trompette ou encore aux castagnettes. Pur rockabilly, "Drinin’ by myself" concède des accents  bluesy. Les guitares tirent leur épingle du jeu. Le chant semble hanté par Gene Vincent voire Vince Taylor. Autre ballade, "There’s a girl" exhale un parfum 50’s. Pop beat également. Une fragrance accentuée par la voix… rockabilly.

 

Jeremy Loops

Trading Change (De Luxe)

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Lorsqu’on observe une photo de Jeremy Loops, on remarque ses longs cheveux blonds et son look de surfeur. Et on le verrait bien pratiquer ce sport en Australie. Après vérification, il appert que cet activiste pour la cause environnementale est originaire d’Afrique du Sud. Son premier elpee, « Trading Change », a fait un carton dans son pays ; ce qui a permis à l’artiste de décrocher le prix de l’album pour l’année en 2014 ainsi que le MTV Best Pop alternative, en 2015. Et il traversera bientôt toute l’Afrique pour se produire dans le cadre des festivals estivaux en Europe. Il est d’ailleurs programmé à Couleur Café le 3 juillet et dans le cadre du Brussels Summer Festival, ce 13 août. Et ses chansons risquent de faire mouche. Jeremy a l’art de reprendre à son compte tout ce qui peut flatter l’oreille. En mêlant subtilement surf/pop (trop) léchée et folk. Principe : il construit des boucles de guitare et les superpose, avant de venir y greffer un harmonica, un banjo,… Un peu à la manière de Jack Johnston. Encore que le Sud-africain y insère parfois des chants tribaux (NDR : histoire de rappeler ses origines), à l’instar de « Sinner ». En outre, lors des sessions d’enregistrement, il a bénéficié du concours de quelques invités. Dont le rappeur local Motheo Moleko, qui pose ses mots sur « Down South », un single en puissance. Autre guest, Jamie Faull vient brièvement souffler dans son saxophone sur « Mission to the sun ».

Trop stéréotypés, les morceaux qui figurent sur ce « Trading Change » n’ont certainement pas recueilli les faveurs de votre serviteur. Eventuellement, ils pourraient servir de fond sonore, lors d’un barbecue entre amis. On parie même que son single deviendra un tube. Mais ils ne laisseront pas de souvenir impérissable…

Jeremy Loops se produira à l’Ancienne Belgique ce 29 octobre 2016.

 

Jonathan Jeremiah

Oh Desire

Écrit par

Jonathan est auteur/compositeur/interprète. Chanteur également. Il possède une voix de baryton irrésistible. Un crooner dans l’esprit de James Taylor, Frank Sinatra, Scott Walker, John Martyn ou Elvis Presley. Et puis il excelle à la guitare, dont il a appris à jouer depuis l’âge de 5 ans.

L'histoire de Jonathan est marquée par la conquête perpétuelle de son inspiration. Jonathan est parti aux States pour vivre son 'Américan Dream'. De New York à Los Angeles, il a parcouru les grandes plaines. Ses chansons, il les a écrites sous un arrêt de bus ou dans un pub à burgers. Un peu déçu de ce voyage initiatique, il rentre dans son île natale et enregistre son premier opus, A Solitary Man », qui paraît en 2011. L'album est très bien accueilli par la critique et le public. Son deuxième, « Gold Dust », est publié en 2012. Et il est savoureux.

« Oh Desire », son troisième, est sorti en mars dernier. Les sessions se sont déroulées au sein du studio londonien de Ray Davies des Kinks.

Jonathan est un amoureux des cordes. On avait déjà pu le remarquer sur ses œuvres précédentes. Aussi, après avoir bénéficié du concours de l’ex-Suede Bernard Butler, il a reçu celui du London Heritage Orchestra. Songwriter redoutable, Jonathan est aussi à l'aise dans la ballade folk que sur des titres orchestrés.

Deux instrumentaux ouvrent et clôturent l’LP : « One » et « Thirteen », des plages enrichies par les arrangements de cordes du London Heritage Orchestra. Plus country, le titre maître nous replonge au cœur des grands espaces de l’Ouest américain. « Rising Up » et « Phoenix Ava » sont contaminés par la soul. Tout comme « Smiling », qui aurait pu sortir d’une session inédite d'Otis Redding. « Rosario » baigne dans le trip hop. Accrocheuse, « Wild fire » est une chanson pop sise aux confins des univers de Nick Drake et Cat Stevens. Le L.H.P. illumine le second single « Arms », une piste paisible et langoureuse (voir la vidéo ici).

« The Birds » et « Walking On Air » sont deux morceaux atmosphériques. Jolie ballade folk, « The Devil's Hillside » rend hommage à ses parents. Anglo-indien, son père lui a communiqué le goût de la soul et Irlandaise, sa mère, celui de la musique celtique.

« Oh Desire » est un disque soigné au cours duquel Jonathan parvient à faire passer ses émotions à travers ses chansons. Un bien bel album !

 

Jeremy Baum

Flaming Yak / Vizztone

Écrit par

Agé de 43 ans, Jeremy Baum est né près de Woodstock. Très jeune, il apprend le piano. Il aime alors écouter les Beatles et Sly & The Family Stone. Il passe ensuite à l'orgue. Il apprécie ainsi plus particulièrement Jimmy Smith, Jimmy McGriff et Ray Charles. Il étudie le jazz à New York et milite au sein du band de Murali Coryell (le fils de Larry). Il monte ensuite son propre trio et publie son premier elpee en 2002, "Lost River jams", un œuvre dont le style oscille entre le blues et le funky soul jazz. Son talent lui permet de tourner et d’enregistrer au profit de multiples artistes prestigieux comme Shemekia Copeland, The Blues Brothers Revue, les North Mississippi All Stars, John Hammond, Melvin Sparks et bien d'autres. Mais il néglige alors sa propre carrière. Heureusement, en 2014, il s'enferme dans le studio Fat Rabbit du jeune guitariste Dave Gross. Il y invite une pléiade de musicos notoires. De ses sessions va naître, "The eel" (l'anguille). Ce 4 mai 2014, il a été intronisé ‘Master Blues Artist’ au ‘New York Blues Hall of Fame’. Jeremy est un instrumentiste. Peu de vocaux, donc sur ce long playing.

A première écoute, on imagine "The new pollution" s'ouvrir par des sonorités d’accordéon musette. Pas du tout, l’expression sonore est propulsée par des rythmes soul/jazz. Un exercice de style sur une composition de Beck. L'orgue Hammond libère énormément de groove. Eric Kalb (Jon Scofield Band) balise le tout derrière ses fûts, alors que Jay Collins (Kings County Band / Greg Allman Band) double au saxophone ténor et à la flûte. L’orgue Hammond arrose "Funky monkey", une jam funky qui permet à Myles Mancuso, un jeune guitariste âgé de 18 ans, d’étaler toute sa classe. "Three more bottles" nous entraîne dans l’univers de la New Orleans. Jeremy est passé au piano. Chris O'Leary, également hébergé chez Vizztone, chante et joue de l'harmonica ; il a aussi ramené son guitariste, Chris Vitarello, un autre jeune sixcordiste prometteur. Superbe exercice de style, "Charlie Baum" rappelle le proverbial Ramsey Lewis Trio. La plage macère dans le même climat piano jazz. Dansante, intimiste, elle est dynamisée par la basse acoustique particulièrement tonique de Matt Raymond, un membre du Chris O'Leary Band. "Dance with me" est un classique du combo Orleans. Généreuse, la mélodie est ici alimentée par l'orgue et piano et épicée par les cordes acoustiques et les interventions remarquable de Dennis Gruenling à l’harmo. Pur funk, "Borracho" est une compo issue de la plume d’un groupe obscur qui a sévi au cours des 70’s, Dyna-Might. Sur cette version, l’orgue de Jeremy est soutenu par les percussions d'Eddie Torres (The Mambo King) et une section de cuivres. Myles Mancuso étale une nouvelle fois son talent à la guitare, sur "Pacific Drive", un titre dont l’atmosphère évoque les Crusaders et, paradoxalement, Focus ! Jam funk, "Ain't it funky now" nous transporte dans une ambiance digne du grand James Brown. Vitarello et Scott Sharrard (Gregg Allman Band) sont préposés aux grattes. Et leur rivalité se mue en brillants exercices techniques. La cover du célébrissime hit de Prince, "Purple rain" est épatante. Les échanges opérés entre Vitarello et Baum qui double orgue Hammond et piano, atteignent même un niveau exceptionnel. Et c’est le titre maître qui referme le long playing. Une dernière jam funky passionnante. Les sonorités dispensées par les claviers me font manifestement penser à un autre génie anglais sur l’instrument, Keith Emerson. Mancuso les enrichit d’interventions très électriques, traduisant ainsi l’ambition de Baum de réaliser une synthèse entre Led Zeppelin, les Meters et Tower of Power.

 

NO CEREMONY///

Capital City

Écrit par

La Brit Pop 2.0, trustée par des Ellie Goulding, Bastille et autres John Newman cède déjà sa place à la version 2.5, suite à l’émergence de ces formations dont l’objectif est de redéfinir les bases du genre. A savoir des Chvrches, London Grammar ou NO CEREMONY///. Et après une première date belge accordée au Pukkelpop, l’été dernier, les Mancuniens de No-Ceremony-trois-slash ont posé leurs valises au Witloof Bar du Botanique pour y présenter les neuf morceaux d’un premier LP envoûtant, situé quelque part entre les travaux de Burial et ceux de Holy Other.

No Ceremony///. Le nom en dit long. Le trio briton (quatuor sur scène), venu présenter son premier LP éponyme, va faire honneur à sa dénomination en ce jeudi 19 septembre. La formation monte sur les planches du Witloof Bar, dès 20h30, sans l’apport d’un support act. Ça sent bon le set expédié en 2-2. Et pas de bol pour le public concentré au centre de la salle, Victoria, la jeune chanteuse, fait une entorse aux règles tacites du live, en se plaçant discrètement à l’extrême droite de la scène, cédant le centre au dispositif de synthés et à l’écran de projections.

Les quatre musicos procèdent, osons le jeu de mots, sans cérémonie, à l’enchaînement des morceaux de leur premier LP. Des compositions claires-obscures, à l’image des singles « FEELSOLOW» et « HURTLOVE », le tout en lettres capitales comme le nom du groupe, ‘siouplé’. Ou encore « HEARTBREAKER », qui pose une touche de Crystal Castles, avec ses distos et ses vocalises étouffées.

Le petit comité (1/3 de la capacité de la salle) a droit à un set qui s’apparentera plus à un showcase qu’à un live en bonne et due forme. En 30 minutes, il est plié et emballé. Le trio tire sa révérence et remballe son matos. Parce que quand c’est bon, autant aller à l’essentiel et s’en contenter. C’est ce que NO CEREMONY/// a fait ce soir, avec BRIO///.   

(Organisation : Botanique)

 

Ceremony

Zoo

Écrit par

La Californie était le terrain de prédilection, fin du XIXème siècle, des groupes de punk-pop responsables d’une musique entraînante et ensoleillée. Un concept parfaitement illustré par Blink 182 et consorts. Enfin, c’est ce que l’Europe a toujours imaginé. Les clichés ont la vie dure ; et pourtant, cet Etat sis à l’Ouest des States a également enfanté des formations de punk garage aussi malsaines que révoltées, à cette même époque…

Et Ceremony, combo issu de Rohner Park (NDR : c’est près de San Francisco) en est un parfait exemple. « Zoo » constitue leur troisième opus, mais le premier publié par le label Matador (Spoon, Guided by Voices, Stephen Malkmus, …) Le band puise notamment ses influences chez les Cramps et Gang of Four pour régurgiter une expression sonore frénétique, qui sent la sueur et flirte avec le hardcore. Les guitares crissent. La basse est caoutchouteuse, hypnotique. Il règne un climat menaçant tout au long de cet elpee, un climat entretenu par la production de John Goodmanson (The Blood Brothers, Girls, Weezer, …) Sans oublier les interventions vocales de Ross Farrar qui oscillent entre chant et hurlements. Pour y dénoncer nos structures sociales, au sein desquelles il n’est pas facile de s’échapper. Ce qui explique le titre du long playing. 

L’œuvre ne dure que 36 bonnes minutes et concède l’un ou l’autre titre dispensable ; mais elle recèle également quelques morceaux d’excellente facture propices au défoulement. A l’instar du survitaminé « Quarantine » ou du languissant « Hotel ».

 

Jeremy Jay

Slow Dance

Écrit par

Jeremy Jay est un sacré veinard. Son nouvel essai, « Slow Dance », fait l’unanimité au sein des rédactions de la presse spécialisée. Le ‘pourquoi’ est un grand mystère. Cette seconde œuvre aux faux-airs de pop ‘sixties’ et sa nappe de New Wave s’avère, même au bout de plusieurs écoutes, peu enthousiasmante. La manière détachée dont le Californien interprète ses écrits efface toute trace de sincérité dans le propos. N’est pas Bowie ou Joy Division qui veut.

Le larmoyant « Winter Wonder », « Where Could We Go Tonight ? », plaidoyer de l’éternelle victime, », les banals « Canter Canter » et « In This Lonely Town » forment le trio le plus exaspérant de ce « Slow Dance ». Le grand gauche sous anxiolytique traverse son œuvre à une allure nonchalante et parvient à transmuer la petite demi-heure de « Slow Dance » en une éternité. Jeremy Jay aura néanmoins réussi à convaincre les critiques. Reste à voir si le public suivra. Et pour combien de temps…

Jeremy Warmsley

How We Became

Écrit par

Le jeune Jeremy Warmsley s’était déjà illustré en 2006, lors de la sortie de l’album « The Art of Fiction ». « How We Became » constitue donc son deuxième opus. Un disque pour lequel il a reçu la collaboration de Markus Dravs à la (co)production, un personnage devenu notoire depuis qu’il a bossé pour les passablement pompiers Arcade Fire.

Pompier, « How We Became » l’est aussi ; mais on y décèle un sens de la grandiloquence typiquement anglais et bien  plus drôle que celui proposé par les Canadiens. Entre ballades tramées au piano, électronique et une pop rock indépendante mélodique et décomplexée, le jeune Jeremy n’a pas peur du ridicule et arrive à concocter quelques petits tubes (« Dancing With The Enemy », « 15 Broken Swords »). On pense au romantisme et à la voix de Beirut, aux atmosphères de Divine Comedy mais aussi à Eugene McGuinness, un autre jeune Anglais qui a sorti, il y a peu, un disque dont l’esprit est très proche de « How We Became », mais dans une veine plus rock. Tout n’est certainement pas réussi sur ce disque, mais il laisse entrevoir un talent et une personnalité originaux. A épingler : une chouette reprise du « Tempation » de New Order, en guise de bonus. A découvrir !

Jeremy Warmsley

The art of fiction

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Pour concocter son premier opus, Jeremy Warmsley a compilé des chansons issues de ses cinq premiers opus. Une œuvre qu’il a divisée en deux parties, un peu comme sur un vinyle. La première réunit des compos essentiellement acoustiques alors que la seconde s’aventure davantage dans l’électronique. Ou si vous préférez, il y a un peu d’électronique dans la première partie et un peu d’acoustique dans la seconde. Il émarge donc au folktronica. Et lorsqu’on écoute ses chansons, des tas d’artistes ou de groupes nous traversent l’esprit : les Beatles, Bright Eyes, James, The Divine Comedy, Magnetic Fields, Ben Folds Five, Sufjan Stevens, Antony & the Johnsons, They Might Be Giants, Mull Historical Society, Aphex Twin, Ryan Adams, Nick Drake et surtout Rufus Wainwright. Agé de 22 ans ce Franco-britannique tire ainsi parti de tout ce qui lui tombe dans l’oreille pour composer une pop contagieuse, mélodique, tantôt orchestrale, tantôt minimaliste, tantôt ambient. Une musique assez surprenante mais toujours chatoyante qu’il pimente de son timbre vocal falsetto, à la croisée des chemins de Tim Booth et évidemment de Rufus. Fermement établi dans l’âge digital, ce troubadour des temps modernes constitue une des toutes bonnes surprises de ce premier semestre. Il lui restera donc à convaincre en enregistrant un véritable album constitué de nouvelles chansons. Mais vu le talent affiché sur « The art of fiction », le succès est au bout du chemin… Et ce n’est pas une fiction !