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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Ibrahim Maalouf

De Jéricho à Michel-Ange...

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Originaire de Beyrouth, Ibrahim Maalouf est un trompettiste et pianiste franco-libanais, considéré comme l’un des plus doués de sa génération. En effet, il appartient à la catégorie des maîtres, dans l’art si délicat, de l’improvisation. Touche-à-tout, il est également arrangeur, compositeur et tout naturellement, professeur d’impro et de trompette. Ibrahim a grandi au sein d’une famille d’artistes (père trompettiste, mère pianiste, oncle écrivain, grand-père poète, journaliste et musicologue). Inventeur d’une trompette à quatre pistons dite ‘micro tonale’, son père l’initie sur cet instrument et lui enseigne aussi bien les techniques des musiques arabes qu’occidentales.

Ibrahim accomplit ses premiers pas sur scène aux côtés de son paternel dès l’âge de 9 ans et acquiert rapidement une technique qu’il perfectionnera lors de ses études au CNR de Paris. Sa carrière musicale lancée, il coopère avec de nombreux artistes de styles radicalement différents, et en particulier la pop ou le rock. Repéré par la légende vivante Quincy Jones et qualifié de ‘virtuose’ par le New York Times, il a apporté sa collaboration, au cours des dernières années à des artistes comme Wynton Marsalis, Angélique Kidjo, Melody Gardot, le Kronos Quartet, Trilok Gurtu, Josh Groban, Marcus Miller, Salif Keita, et bien d’autres. Ce qui élargit le champ de ses possibles et permet de faire découvrir davantage sa musique aux influences jazz, classique et arabe.

Après une prestigieuse nomination aux ‘Grammy Awards’ à Los Angeles, Ibrahim Maalouf revient en compagnie de son groupe pour un spectacle musical baptisé ‘Les Trompettes de Michel-Ange’, le titre de son dernier et dix-neuvième long playing.

Sur les planches, Ibrahim Maalouf est accompagné par son backing group : le batteur Julien Tekeyan (celui de Cheb Khaled depuis vingt ans), perché sur une estrade, et deux guitaristes, dont son fidèle complice depuis ses débuts, François Delporte, ainsi que le virtuose Mohamed Derouich, qui alterne semi-acoustique et électrique, mais se charge également de la basse, du bouzouki et du banjo. Le quatuor est complété par quatre trompettistes (Nizar Ali, Yanis Belaïd, Manel Gérard et Yacha Berdak) et le saxophoniste, Mihai Pirvan, qui va occuper une place importante tout au long du set.

« The Proposal » ouvre le concert. Déjà, Ibrahim ne tient pas en place. « Love Anthem » embraie. Tous les cuivres entourent une danseuse exceptionnelle, qui reviendra à trois reprises au cours du show, vêtue, à chaque fois, de tenues différentes et colorées. Ibrahim va d’ailleurs la féliciter pour sa prestation. Faut dire que la chorégraphie est réglée comme du papier à musique.

Avant d’attaquer « Love Anthem », Ibrahim explique qu’il a décidé de célébrer un mariage avec son public. En fait, c’est le fil conducteur de son spectacle, un thème qu’il développe au fil des neuf pièces musicales. Ainsi, il donne beaucoup d’amour à e public en proposant sa vision musicale d’un monde meilleur, entre folklore et modernité.

Il lui demande de bouger et de sauter ; certains s’exécutent. L’auditoire est un peu âgé, mais l’ambiance est quand même bien présente. Il signale qu’il s’est marié en 2020, pendant la Covid, et il souhaite que ce soit la fête ce soir. « The Smile Of Rita » rend d’ailleurs hommage à son épouse.

Ibrahim constitue, évidemment, le centre d’intérêt du show. Il est capable d’improviser à tout moment, tout en n’hésitant pas à mettre ses musiciens en avant et en nous racontant aussi de belles histoires, tellement touchantes.

Il nous rappelle qu’il vient du Liban et raconte, au sujet du morceau « Zajal », qu’il s’agit d’une réunion de sages d’un village, assis derrière une grande table, qui composent des poèmes et des chansons pendant des heures, un verre d’arak (boisson anisée) devant eux. Sous l’influence de l’alcool, après quelques heures, ce conseil peut dégénérer, mais Ibrahim a le bon goût de transformer cette histoire en épisode coloré et cuivré. « Last Trompettas »  est le fruit d’un cocktail entre jazz, musique urbaine, pop et folklore oriental.

« Au Revoir » clôt cet excellent concert au bout duquel la prestation des neuf musicos sera chaleureusement applaudie par une foule conquise. Et suivant la formule consacrée, on est ressorti de la salle, plein d’étoiles dans les yeux.

Setlist : « The Proposal », « Love Anthem », « Fly With Me », « The Smile Of Rita », « Zajal », « Last Trompettas », « Capitals », « Timeless », « Au Revoir ».

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

Ibrahim Maalouf

Les trompettes de Michel Ange d’Ibrahim Maalouf

Écrit par

« Trumpets of Michel Ange », c’est le titre du 16ème opus d’Ibrahim Maalouf.

Enregistrée lors d'une série de sessions brutes et débridées, capturée en direct sans aucune modification ni overdub, la nouvelle collection captivante d'Ibrahim Maalouf est bien plus qu'un simple album. Elle représente aussi le nom de la nouvelle initiative vaste du virtuose de la trompette visant à rendre accessible la trompette à quart de ton, inventée par son père, aux musiciens du monde entier grâce à une gamme d'instruments, de cours et d'enregistrements.

Écoutez « Trumpets of Michel Ange » et il est clair que l'excitation et la curiosité d’Ibrahim Maalouf sont plus vives que jamais. Construit autour d'une histoire sonore fascinante, l’elpee capture le voyage de deux jeunes amoureux qui se réunissent pour fonder une famille, les suivant depuis la célébration de leur mariage jusqu'à la naissance de leurs enfants et les adieux doux-amers de leurs enfants devenus adultes.

Il est facile d'entendre cet amour couler à travers ce disque, qui a été composé pour être jouable par quiconque possédant une trompette à quart de ton.

Ibrahim Maalouf utilise la musique pour rassembler les gens, pour mélanger les cultures, les genres et les générations grâce au pouvoir de la chanson, pour nous unir tous en harmonie.

Le clip de « Capitals » est à voir et écouter ici

 

Ibrahim Maalouf

S3ns

Écrit par

Depuis maintenant plus de dix ans, Ibrahim Maalouf s’est imposé sur la scène musicale mondiale. Il est parvenu à se faire connaître en brisant les frontières entre le jazz, la musique classique, la pop et le rock. Sa notoriété s’est forgée à force de travail. Le Franco-libanais n’arrête jamais. Il enchaîne les concerts aux quatre coins de la planète, multiplie les collaborations (Sting, Juliette Gréco, M, Arno, ...) et trouve également le temps de composer des musiques de films. En l’espace de dix ans, le multi-instrumentiste a collectionné les récompenses musicales ainsi que les prix honorifiques (Chevalier de l’Ordre du Mérite, Chevalier des Lettres du Gouvernement), en France. Autant dire que son talent est connu et reconnu par tous. Pourtant, derrière cette notoriété, malgré la sortie de cet onzième album, Ibrahim Maalouf affirme clôturer une période difficile de sa vie. Accusé et jugé pour agression sexuelle et en proie à des problèmes financiers, le musicien a vécu des heures sombres…

Sur “S3ns”, Ibrahim Maalouf explore les sonorités latines et afro-cubaines en invitant notamment les pianistes de l’île communiste Harold Lopez Nussa (“Une Rosa Blanca”), Alfredo Rodriguez (“N.E.G.U”) et Roberto Fonseca (“Gebrayel”), musicos avec lesquels il a également partagé les planches. Outre ces plages plus latinos, figurent des morceaux plus jazzy, soutenus par un véritable brass band (15 musiciens), à l’instar de “Happy Face” ou encore su sublime “Radio Magallanes”.

Sur cet LP Ibrahim Maalouf est une nouvelle fois parvenu à mêler des genres fondamentalement différents. Et à nous transporter au sein d’un univers électrique et fiévreux, qui sent bon l’Amérique latine…

Ibrahim Maalouf

Diasporas

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Ibrahim Maalouf, que l’on a pu voir dernièrement aux Nuits Botanique aux côtés de Yaël Naim, distille un savant mélange de jazz et de musique orientale nappé d’une légère couche de musique électronique. Ode aux pérégrinations multiculturelles, « Diasporas » est le résultat de quatre longues années de labeur durant lesquelles le trompettiste a virevolté de Paris à Beyrouth, en passant par Montréal. De ces voyages sont nées onze compositions bien produites mais par trop souvent inégales. En effet, bien que la fusion des genres musicaux de ce « Diasporas » soit quasiment impeccable, Maalouf a parfois tendance à se perdre dans des complaintes interminables (« Last Wishes », « Shadows »). Et lorsqu’il joue la carte de l’audace, le résultat n’est malheureusement pas plus convaincant. En atteste « Missin’ Ya (Night In Tunisia) », reprise du « Night In Tunisia » de Dizzie Gillespie, dont on ne comprend ni les tenants ni les aboutissants. De cette œuvre, on retiendra essentiellement les quelques plages improvisées qui démontrent de la manière la plus adéquate l’étendue du talent du jeune trompettiste. Pas mal, ni plus ni moins.