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Kings Of Convenience

Declaration of Dependence

Écrit par

« Declaration of Dependence » illustre parfaitement l’histoire qui lie les deux Norvégiens de Kings of Convenience. Deux amis d’enfance nés près des majestueux fjords de Bergen et, surtout, intrinsèquement atteints de connivence et de complémentarité. Binôme où chacun trouve sa place, où nul ne s’empare du territoire musical de l’autre. Issus d’influences singulières, ils parviennent néanmoins à créer un univers sonore commun et cohérent. Alchimie parfaite qui se fait délicieusement sentir sur leur troisième elpee.

« Kings of Convenience », c’est d’abord l’excentrique Erlend Øye (chant/guitare/clavier), artiste atypique à la silhouette d’adolescent dégingandé, au visage flanqué de lunettes époque Brejnev et fan absolu de ‘Data Pop’. Jeune extraverti qui arpente volontiers le monde blasé de l’électronique et de la culture club. Ensuite, l’introverti Eirik Glambek Bøe (chant/guitare) affiche un charme scandinave plus discret. Douce fragilité qui caractérise la remarquable voix douce et chaleureuse du chanteur norvégien.

Une union sacrée qui s’imprime de sensibilité et de suavité naturelles sur les microsillons de la galette. Album aux arrangements musicaux de velours à l’image du titre de leur intemporel premier opus sorti en 2001, « Quiet is the New Loud » : guitares acoustiques et inspiration puisées chez Nick Drake sur un voile transparent derrière lequel on pourrait apercevoir les silhouettes de Simon & Garfunkel. Un folk à la fois classique et contemporain qui marque le renouveau d’un genre éternel. La légèreté des guitares acoustiques, la finesse et la limpidité des mélodies chagrinées s’enlacent sur des voix en surimpression. La voix plus frêle d’Erlend s’imprime naturellement sur le timbre chaleureux d’Eirik qui sublime les textes et, ensemble, construisent un folk harmonieux et cristallin. Pop/folk romantique aux apparences parfois simplistes et mielleuses mais jamais mièvre. Au contraire. On observe une facilité mélodique innée chez ces deux artistes. Antithèse parfaite d’un indietronica contemporain saturé d’electronica ou d’IDM.

« Mrs Cold » incarne joliment l’esprit ‘Kings of Convenience’ 2009. Un morceau qui dessine des fjords majestueux dont les vagues de brume se briseraient mystérieusement sur le sable ensoleillé et chaud de Copacabana. Une sorte de voyage intérieur et intimiste qui partirait de Norvège pour croiser l’Angleterre de Nick Drake et se poser enfin sur le sol brésilien de João Gilberto. 

Treize pistes qui globalement nous transportent au cœur d’un convivial chalet norvégien habité de douceurs mélodiques folk caressant l’âme autour d’un feu de bois qui ne s’embrase jamais.

Incontestablement l’un des meilleurs albums pop-rock de cette année 2009 à l’atmosphère parfaite pour réchauffer vos longues soirées qui frissonnent d’hiver.

 

Kings Of Convenience

Entre fjord et sable chaud…

Écrit par

‘Je pense que la solitude découle de l’indépendance et de la liberté, et qu’il est beau au contraire de dépendre de quelqu’un.’(Erlend Øye artiste norvégien, auteur-compositeur-interprète et membre de Kings of Convenience).

Kings of Convenience, c’est l’histoire de deux amis d’enfance intrinsèquement atteints de connivence et de complémentarité. Binôme où chacun trouve sa place, où nul ne s’empare du territoire musical de l’autre. Issus d’influences singulières, ils parviennent néanmoins à créer un univers sonore commun et cohérent. Alchimie parfaite qui se fait admirablement sentir sur scène. Et c’est précisément sur celle du Cirque Royal qu’ils avaient décidé de livrer leur premier concert en Belgique et de nous présenter leur magnifique troisième elpee, très justement intitulé « Declaration of Dependence ».

D’abord, Erlend Øye (chant/guitare/clavier), artiste atypique à la silhouette d’adolescent dégingandé, au visage flanqué de lunettes époque Brejnev et fan absolu de ‘Data Pop’. Jeune extraverti qui arpente volontiers le monde blasé de l’électronique et de la culture club. Extraversion qu’il exprime avec délices lors de chaque intermède musical. Instants fugitifs où le folkeux chétif vient briser les airs doux et mélancoliques du groupe et nous régale de son humour ironique et décalé. La symbiose s’installe rapidement chez les visiteurs visiblement amateurs de longue date et assurément conquis d’avance. L’interaction avec le public est  magistralement maîtrisée et facilite la métamorphose du spacieux Cirque royal en un convivial chalet norvégien où la douceur des mélodies folk nous caresserait l’âme autour d’un feu de bois qui n’embraserait pas. Ambiance parfaite pour réchauffer le climat automnal dont frissonne la capitale.

Ensuite, l’introverti Eirik Glambek Bøe (chant/guitare) affiche un charme scandinave plus discret. Il lui suffit de quelques mots prononcés en français, l’accent nordique en prime, pour conquérir irrésistiblement les visiteurs et les livrer inermes à son magnétisme naturel. Les inséparables se complètent inlassablement tels des acteurs d’une comédie du cinéma muet. Eirik, plus sage, a d’ailleurs souvent l’occasion d’intervenir entre les morceaux pour freiner les frasques excitées de son camarade d’enfance.  

L’union de ces deux artistes, sur scène, génère un concert d’une remarquable sensibilité et suavité. Performance musicale de velours à l’image du titre de leur intemporel premier opus sorti en 2001, « Quiet is the New Loud » : guitares acoustiques et inspiration puisées chez Nick Drake sur un voile transparent derrière lequel on pourrait apercevoir les silhouettes de Simon & Garfunkel. Un folk à la fois classique et contemporain qui marque le renouveau d’un genre éternel.  La légèreté des guitares acoustiques, la finesse et la limpidité des mélodies chagrinées s’enlacent sur des voix en surimpression. La voix plus frêle d’Erlend s’imprime naturellement sur le timbre chaleureux d’Eirik qui sublime les textes et, ensemble, construisent un folk harmonieux et cristallin. Pop/folk romantique aux apparences parfois simplistes et mielleuses mais jamais mièvre. Au contraire. On observe une facilité mélodique innée chez ces deux artistes. Antithèse parfaite d’un indietronica contemporain saturé d’electronica ou d’IDM.

Après 35 minutes de concert, les deux de Bergen sont rejoints par un violoniste et un violoncelliste afin d’étoffer soigneusement le jeu des guitares acoustiques. Le frottement et le martellement des cordes, les pizzicati répétitifs secouent les harmonies pour rompre tout soupçon de linéarité ou de monotonie. Un set magistralement orchestré par l’ensemble du groupe. 

« Mrs Cold » incarne joliment l’esprit Kings of Convinience 2009. Un morceau qui dessine des fjords majestueux dont les vagues de brume se briseraient  mystérieusement sur le sable ensoleillé et chaud de Copacabana. Une sorte de voyage intérieur et intimiste qui partirait de Norvège pour croiser l’Angleterre de Nick Drake et se poser enfin sur le sol brésilien de João Gilberto. Un impressionnant mélange de genres !  

En 2004, l’excentrique Erlend Øye avait rédigé un amusant mode d’emploi, à destination des débutants, axé sur cinq paramètres fondamentaux. Il nous reste à l’utiliser afin d’évaluer leur propre prestation scénique : 1. Le réglage du son : sans faille! - 2.  La musique : mélodieusement délicieuse. – 3. Le comportement : chaudement scandinave – 4. L’aération : pas sold out ! – 5. La lumière : discrète. 

(Organisation Botanique) 

 

Kings Of Convenience

Riot of an Empty Street

Le premier album des Kings of Convenience formulait cet adage : « Quiet is the new loud », et le monde de vibrer à nouveau pour le tout acoustique, trente ans après Simon and Garfunkel et Nick Drake. Depuis lors, Erlend Oye s’est mis à l’électro (son album solo, un DJ Kicks, une collaboration avec Royksopp) et le bruit est revenu fort à la mode. Mais le duo de Bergen réapparaît dans cette tourmente, et nous refait le coup des harmonies vocales et des guitares en bois. Résultat : « Riot of an Empty Street » sonne comme son prédécesseur, apportant peut-être cette touche bossa qui donne envie de danser (en chaussettes) sur le dance-floor (« I’d Rather Dance with You », tube amoureux qui met la pêche quand on s’ennuie). Mais attention, ne pas confondre fragilité et efféminé : Erlend Oye et Eirik Glambek Boe ne sont pas des tapettes qui pleurnichent, même si leur folk doucereux ne plaira sans doute pas aux fans poilus des Darkness… « Riot… », au contraire, caresse gentiment nos oreilles, et s’écoute au mieux en pleine quiétude dominicale. Ces deux-là n’ont peut-être pas inventé l’eau chaude, mais leurs ballades légères et romantiques font du bien quand autour de nous règne le bordel. Un peu d’amour, quoi… C’est la seule chose qui compte.

Kings Of Convenience

Quiet is the new loud

Écrit par

Eirik Glambek Boe et Erlend Oye sont originaires de Bergen en Norvège. Ils se sont associés pour fonder The Kings of Convenience. " Quiet is the new loud " constitue plus ou moins leur premier opus. En fait, le duo avait déjà sorti un premier elpee éponyme, au pays des fjords. Et cette nouvelle plaque reprend 6 titres qui figuraient déjà sur le premier disque. Enfin, sous une forme légèrement différente, toutes les chansons ayant bénéficié de conditions d'enregistrement un peu plus professionnelles. Dans un studio de Liverpool. Faut dire que le tandem a beaucoup séjourné en Angleterre, au cours de ces derniers mois. Il y a rencontré les musiciens de Badly Drawn Boy et d'Alfie, en compagnie desquels ils se sont liés d'amitié. Ce qui s'explique lorsqu'on sait que leur musique baigne un peu dans le même folk pop. Encore que celui de K.O.C. rappelle tantôt Nick Drake, Belle & Sebastian, les Indigo Girls voire Simon & Gardfunkel. Ces derniers, surtout à cause de la fusion naturelle des harmonies vocales. Finement ciselées dans les mélodies élégantes, empreintes de mélancolie et de douceur, leurs chansons sont quand même assez sombres, introspectives, parfois même déprimantes. Enfin, surtout les lyrics. En outre, les chansons se couvrent régulièrement d'accents jazzyfiants. Et ce nonobstant une panoplie d'instruments réduite à deux sèches, jouées aussi bien en arpèges qu'en accords plaqués, quelques drums légers, un piano tendre, des cuivres occasionnels et une section de cordes ponctuelle. Une œuvre très rafraîchissante dont le minimalisme fait vraiment le maximum…