Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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The Mekons

L’horreur horrible des Mekons

« Horrorble » est une réinterprétation dub intégrale de l'album « Horror », sorti en 2025, créé en collaboration avec Tony Maimone (Pere Ubu). Il transforme des morceaux familiers en paysages sonores immersifs et chargés d'échos qui soulignent la tension et la profondeur. Les chansons de « Horror » sont décomposées et remodelées en un paysage dub dérivant où les lignes de basse s'étirent et se dissolvent, les rythmes résonnent dans l'espace ouvert et les morceaux sont démontés et réassemblés en versions qui dérivent, se heurtent et se dénouent.

Le premier single « Mudcrawlers feat. Benji Webbe » (sorti le 9 mars) voit Benju Webbe, le chanteur principal du groupe légendaire britannique de dancehall metal Skindred revisiter l'original.

Alors que l'album original « Horror » abordait, comme thématique, la catastrophe climatique, la violence économique et la décadence politique à travers le rock and roll, le punk et la mélodie, « Horrorble » révèle son pendant sombre. En collaboration avec Maimone, cet elpee traite le dub comme une soustraction, un espace et un écho plutôt que comme une simple révision, révélant des textures cachées et une nouvelle charge émotionnelle dans les enregistrements originaux.

‘Nous avons rencontré Tony Maimone pour la première fois lorsque nous avons fait la première partie de Pere Ubu, le groupe d'art rock le plus sombre de Cleveland, lors d'une longue et étrange tournée au Royaume-Uni en 1988. En 1991, il jouait d'une manière ou d'une autre de la basse pour les Mekons, récemment séparés, lors d'une tournée européenne encore plus longue et étrange, où ils interprétaient des morceaux de l'album « Curse », qui n'a jamais vu le jour aux États-Unis. En 2015, Tony a lancé le Studio G mobile pour enregistrer « Existentialism », l'album live instantané des Mekons comprenant de toutes nouvelles chansons. Enregistré en une nuit dans un petit théâtre de Brooklyn, tout en mixant et en éditant la série de morceaux qui sont devenus « Horror », nous avons eu le sentiment qu'ils pouvaient avoir une sorte de double vie secrète. Tony était l'homme de la situation pour sortir ses outils et voir ce qui se cachait derrière afin d'en faire un véritable « Horrorble »’.

Formé à Leeds à la fin des années 1970, Mekons a toujours fonctionné comme un collectif, travaillant en dehors des tendances et des attentes. Guidés par la conviction que le politique et le personnel restent indissociables, ils continuent à créer selon leurs propres termes, combinant l'expérimentation avec un appel à s'organiser et à résister.

Le line up des Mekons est aujourd’hui constitué de Jon Langford, Sally Timms, Tom Greenhalgh, Dave Trumfio, Susie Honeyman, Rico Bell, Steve Goulding et Lu Edmonds.

Le single « Mudcrawlers » est en écoute ici

 

The Mekons

Deserted

Écrit par

« Deserted » constitue le 22ème elpee de Mekons, un groupe britannique fondé en 1977. Du line up originel, il ne reste plus que Jon Langford et Tom Greenhalg ; mais en plus de quatre décennies, la formation est parvenue à conserver son identité et surtout son authenticité. Sans oublier son humour sinistre. Mais depuis 1983, année au cours de laquelle, Susie Honeyman a débarqué, le violon apporte une coloration spécifique à la musique du band.

Selon l’auteur de la chanson, le « Desert » s’inspire de celui du l’outback australien, pas du Texas, thème qui l’a inspiré. Les textes évoquent ainsi aussi bien les visions de Peter O’Toole, tel un pèlerin sur un chameau (« Lawrence of California ») que l’exil de Rimbaud en Ethiopie (« Havar 183 ») ou celui d’Iggy Pop à Berlin (« Weimar Vending machine / Priest ? »). Le premier évolue sur un rythme impétueux. Sur le second, les inflexions vocales de Greenhalg semblent empruntées à Ed Kuepper. Et le troisième baigne au sein d’un climat particulièrement complexe. Entre accès incantatoires et festifs, la plage véhicule à la fois des accents bowiesques, mais surtout réminiscents de Tuxedo Moon. Suivant son habitude, Mekons aime brouiller les pistes. Ainsi, si les harmonies vocales de « Into the sun / The galaxy explodes » semblent calquées sur celles de « C’est la ouate » de Caroline Loeb, et celles du titre maître sont carrément androgynes, valse folk, « How many stars » lorgne vers les Pogues et dans le même esprit, « Mirage » déboussole par le chant de Tom, semblable à un type complètement bourré (chanson à boire ?), alors que la fin de parcours est aussi déstructurée, expérimentale que psychédélique. Et si le long playing s’achève par « Afer the rain » (NDR : drôle d’idée quand on parle du désert), une piste pleine de contrastes, à la mélodie ‘kinksienne’, aux cordes de grattes crépitantes, avant de s’abandonner dans une forme de psychédélisme atmosphérique, le reste regorge de surprises…

MEK

Breathe

MEK, c’est le projet musical de Koen Meirlaen. Il vient de publier un nouveau single, « Breathe », morceau pour lequel il a reçu le concours de Wanthanee. Finaliste lors de l’édition ‘De Nieuwe Lichting’, organisée par Studio Brussel, cette dernière a manifestement une voix épatante. Et conjuguées en harmonie, elles sont absolument superbes. Emouvantes et originales, les chansons correspondent, très souvent, à l’environnement au sein duquel elles sont enregistrées. Comme lors d’une expédition en Antarctique. Ainsi, pour « Breathe », les sessions se sont déroulées, non pas en studio, mais dans une salle de gym, afin d’obtenir le son de batterie le plus chaleureux et organique et possible. Et c’est le producteur Xavier De Clercq (Ivy Falls) qui s’est chargé de la mise en forme…

A conseilleur vivement aux aficionados de London Grammar et d’Asgeir ! Et on attend impatiemment la suite…

La compo fait également l’objet d’un clip. Il a été réalisé à Berlin et est disponible, ici

 

 

  

Shemekia Copeland

Outskirts of love

Écrit par

Dans l’univers du blues contemporain, Shemekia Copeland est assurément l'une des les plus populaires. C’est la fille du regretté bluesman texan, Johnny Copeland. Née à Harlem (New York), elle n’affiche encore que 36 ans. Et pourtant, sa carrière est déjà bien remplie. En 1998, elle signe un contrat sur le label chicagoan, Alligator. Elle y sort son premier opus, "Turn the heat up!", la même année. En 2008, passe chez Telarc International et y grave "Never going back", l'année suivante. En 2012, elle est couronnée ‘New Queen of the blues’ lors du Chicago Blues Festival. La couronne lui est remise par la fille de Koko Taylor, qui avait décroché ce titre, l’année précédente. Pour publier son 7ème opus, elle a décidé de revenir sur son écurie originelle, Alligator. Les sessions d'enregistrement se sont déroulées au sein des studios de Nashville, sous la houlette d’Oliver Wood. Le leader des Wood Brothers, se consacre également à la guitare. Elle a également reçu le concours d’autres collaborateurs, dont Jano Rix à batterie et aux claviers ainsi que Lex Price à la basse.

Shemekia ne signe qu’une seule chanson. Le reste est quasi-intégralement constitué de compositions dévolues à Wood et son manager John Hahn, mais également de reprises. Plutôt blues/rock, les deux premières plages sont issues de la plume de Hahn et Oliver Wood. Tout comme l’excellent titre maître. Un morceau bien nerveux au cours duquel le chant de Shemekia passe en puissance, alors qu’Eric Fritsch tapisse l’ensemble de son orgue pendant que Will Kimbrough (NDR : il est issu de l'Alabama) se distingue à la gratte. Et si "Crossbone Beach" évolue dans le même registre, c’est la steel guitare de Robert Randolph qui y tire son épingle du jeu. Puissante, la voix de Shemekia déchire l’écran sonore sur "Devil's hand", une composition écrite par son père. Homogène, "The battle is over" est un morceau popularisé il y a un bail, par Sonny Terry et Brownie McGhee. Caractérisée par sa rythmique proche des Rolling Stones, l’adaptation vire davantage au rock. Les choses sérieuses commencent dès "Cardboard Box", un titre cosigné par John Hahn et l'Anglais Ian Siegal. Miss Copeland est épaulée par le célèbre bluesman californien Alvin Youngblood Hart, au chant et à la guitare. Et la conjugaison naturellement autoritaire des vocaux est très réussie. "Drivin' out of Nashville" incarne bien le style de la Music City du Tennessee, une piste de country/rock, balayée par la pedal steel de Pete Finney et fréquentée par la six cordes de Guthrie Trapp, un des requins de studio locaux. Shemekia chante enfin "I feel a sin coming on", un blues popularisé jadis par Gene Watson et surtout Solomon Burke. Enrichie par la participation de Matt Glassmeyer au saxophone, la version est superbe, alliant, passion, expression et détermination. Jess Winchester est considéré comme un spécialiste de la country. Il signe "Isn't that so", une plage dynamisée par les percus néo-orléanaises. Jano Rix siège derrière le piano et très inspiré, Oliver Wood se consacre aux cordes, sur ce morceau qui démontre l’amplitude de styles abordés sur ce long playing. Shemekia s'attaque alors à un des classiques de ZZ Top, "Jesus just left Chicago", une plage figurait sur l’LP "Tres Hombres", gravé en 1973. On y ressent bien le climat originel institué par le trio texan. La voix transpire de vécu ; mais bonne surprise, Billy Gibbons –dont les sonorités de gratte son bien identifiables– y apporte son concours. Miss Copeland poursuit sa lecture blues d'un passé glorieux, en abordant le "Long as I can see the light" de John Fogerty, une chanson qui figurait sur le "Cosmo's Factory" de Creedence Clearwater Revival, un elpee paru en 1970. L'émotion est intense. L'intervention aux cordes de Will Kimbrough constitue un morceau de bravoure. Place ensuite à la cover funky du "Wrapped up in love again" d'Albert King, auquel participe son ami, Arthur Neilson, à la guitare. Le "Lord, Help the poor and needy" de Jessie Mae Hemphill (NDR: une blueswoman issue de Mississippi) clôt cette plaque. Emouvante, dépouillée, cette finale trempe dans le gospel le plus pur…

 

The Mekons

Natural

Écrit par

The Mekons fête en 2007 ses trente années existence. Une formation dont l’esprit punk a toujours contrasté avec leur musique manifestement influencée par le folk urbain. Mais un folk très alternatif, à l’origine purement amateur qui s’est métamorphosé et surtout forgé une identité propre au fil du temps. Une constante : les lyrics. Engagés, ironiques et impertinents. A une certaine époque, ils avaient même pris pour cible, une certaine Margaret Thatcher. Mais, il y a quinze ans, le collectif a décidé d’émigrer aux States. Ce qui explique sans doute pourquoi leur musique s’est progressivement teintée de folk appalache.

Pourtant, pour enregistrer ce « Natural », la formation née à Leeds a décidé de retourner en Angleterre. Quelque part dans la campagne chère à William Wordsworth. Instrumentalement, l’agressivité inoculée sur les elpees « Out of our heads » en 2002 et « Punk rock » en 2004 semble s’être largement évaporée. En résulte 12 compos pastorales, ténébreuses, énigmatiques, très susceptibles d’animer une soirée autour d’un feu de camp. Le violon, l’harmonica, l’accordéon et la guitare sèche trament le décor sonore. Et lorsque les percus adoptent un profil afro, elles s’intègrent parfaitement au climat légèrement jazzyfiant. Le tout hanté par des chœurs participatifs. Et ce ne sont ni les quelques interventions de guitare électrique ou les clins d’œil au surf (« Diamonds ») au reggae (« Cockermouth ») ou au blues (« Shocking curse bird ») qui changeront quelque chose. Malheureusement, l’ensemble manque singulièrement de punch ; et je dois avouer qu’hormis le remarquable titre d’entrée, « Dark Dark Dark », ce disque m’a royalement pompé l’air…

Mekon

Something Came Up

Écrit par

L’electroclash est mort. Place au revival Big Beat. Et bordel, ça décrasse ! Si t’as toujours voulu organiser une rave party dans ton salon ou dans ta chambre à coucher, « Something Came Up » est l’accessoire idéal pour faire trembler les murs ! Croisement parfait entre un Leftfield déjanté et un Prodigy au plus haut de sa forme, Josh Gosling alias Mekon et ses invités (et non des moindres) balancent une suite de beats bourrus à souhait qui n’ont absolument plus rien à voir avec le hip hop de « Relax With Mekon » (2000). La respiration haletante de Philipa Horan, ouvrant les hostilités sur « Boy Bitten » annonce la couleur : il va falloir retenir votre souffle, les amis.

Bobby Gillespie et Alan Vega rejoignent ensuite le DJ pour un « Blood On The Moon » schizophrénique avant de laisser place au gros dossier de ce recueil. « Yes Yes Y’all », mené au fouet par Roxanne Shante (déjà présente il y a six ans sur l’indémodable single « What’s Going On ? »), est tout simplement un condensé d’énergie pure, une orgie de sons bruts. Sa basse hallucinatoire ferait passer la plus psychotrope des pilules pour un tic-tac. Que ce soit seul (« G.S.E. », « Show Mercy ») ou en compagnie d’invités de marque (Marc Almond sur le bien nommé « Delirious »), qu’il fasse dans le neuf ou dans le recyclage (« D-Funktional », collaboration entre l’artiste et Afrika Bambaataa datant de 2004), Mekon maîtrise avec génie un genre trop longtemps laissé pour compte. Se clôturant par un étonnant et décalé « K.Blues » aux limites du country blues, « Something Came Up » s’inscrit certainement comme la chose la plus intéressante, voire la seule chose, qui soit arrivé au Big Beat depuis « Fat Of The Land » et « Dig Your Own Hole ». Fatboy Slim, The Chemical Brothers ou encore Prodigy peuvent tranquillement aller se rhabiller.

 

 

The Mekons

Honky tonkin´

Écrit par
Fondé en 1977, The Mekons pratiquaient à l’origine un punk chaotique mais engagé et surtout parodique. Ce qui était bien dans l’air du temps pour un groupe britannique (NDR : originaire de Leeds, pour ne rien vous cacher). On ne compte plus le nombre de musiciens qui ont pu militer au sein du combo. Une chose est sûre, en 1983, la formation décide de changer d’orientation musicale. Et de passer au country punk folk. Justifiant ce nouveau credo par un intérêt pour les thèmes qui collent davantage au vécu des membres de la formation (NDR : l’alcool, la culpabilité, la misère, etc.). En 1987, les Mekons commettent « Honky tonkin’ », un elpee considéré aujourd’hui comme un classique. La réédition propose trois inédits qui avaient été écartés à l’époque : « Sin city », « Danton » et « Prince of Darkness » (NDR : ce dernier fragment en compagnie de Michel Shocked). Un disque dont les sessions étaient passées par 5 studios différents. Si vous êtes encore à la recherche des sources d’inspiration de la scène néo country/punk/folk contemporaine, ne cherchez plus. Vous avez une réponse : The Mekons !