La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Doctors of Madness

Dark Times

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Quarante et un an plus tard, Doctors of Madness refait surface. Enfin, pas tout à fait puisqu’au cours de cette longue période, la formation a fait l’objet de rééditions et de compiles. Et puis, Richard Strange a quand même connu une carrière solo quand il n’a pas apporté son concours à d’autres artistes. Pas très souvent, cependant. Ce qui s’explique aussi, parce qu’il a aussi mené une carrière d’écrivain, d’acteur, et d’enseignant, en parallèle. Mais s’il a remonté son DoM, il n’est plus que le seul membre originel. Pour enregistrer cet opus, il a d’ailleurs reçu le concours de toute une volée d’invités, dont Joe Elliott (Def Leppard), Sarah Joane Morris (Communards), Steve ‘Boltz’ Bolton (Atomic Rooster, Scott Walker, The Who), Terry Edwards (Nick Cave, PJ Harvey, Tindersticks) et la jeune protest singer Lily Budd (Band of Holy Joy, Sarah Jane Morris). Quant à la mise en forme, elle a été réalisée par John Leckie (Pink Floyd, Radiohead, Stone Roses).

Et le résultat est tout bonnement remarquable. D’abord, il y a les lyrics qui tirent à boulets rouges sur le mode de vie contemporain et la classe politique qui la régit. Des textes revendicatifs, plein de colère, qui appellent même à la révolte. Puis la musique…

« Dark Times » est découpé en 8 titres… tranchants. Depuis « So many ways to hurt you » et son clavier vintage qui nous replonge dans l’univers d’un Nick Cave, tout comme le titre maître final, un morceau caractérisé par un vocal déclamatoire éraillé (très souvent), une basse palpitante, un violon grinçant et des interventions au piano électrique (Ray Manzarek ?), en passant par le single « Make it stop », une compo enrobée de chœurs féminins délicats et de masculins véhéments, le rythmé et cuivré « Walk on shame », qui aurait pu figurer dans le répertoire de feu David Bowie (NDR : en 2018, The Guardian avait décrété que la musique de Doctors of Madness était le chaînon manquant entre celle du Duke et des Sex Pistols !), sans oublier l’excellent « This kind of failure » et l’atmosphérique « This is how to die », sorte de Leonard Cohen, sans l’imagerie poétique. Remarquable ! L’album de l’année en 2019 pour votre serviteur !

Madness

Total Madness – All the greatest hits & more! (Cd + Dvd)

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On peut certainement regretter le ska décapant du Madness pré 1983 (NDR : avant que le groupe ne s’étiole et n’essaie de se raccommoder), mais on ne regrettera pas cette compile des ‘meilleurs morceaux’ enrichie du Dvd réunissant les clips de l’époque.

Ces réjouissantes vidéos nous balancent de la sauce Madness en plein sur nos chemises propres : poivrée, sucrée, aigre-douce et explosive! De l’humour digne des Monty Python, des chorégraphies comparables à celles de « Grease » ou « Singing in the rain », dans des décors urbains filmés tels quels : crados, gris, l’Angleterre des années 80! Les musiciens ne sont pas plus édulcorés : la bouche du chanteur est pleine de plombages, les faces sont blanches et cernées... C’est que bien souvent le clip est un montage des scènes prises sur le vif, badauds et spectateurs compris. Mais il reste l’énergie, la spontanéité d’une bande de potes, un groupe qui dépote, ne se prend pas au sérieux, joue (au premier sens du terme) des rythmes endiablés à faire guincher les morts.

Il fallait du cran pour jouer de la musique jamaïcaine sans le soleil et sans les cocotiers ; c’est aussi ce qui fait la particularité du groupe : ils font du ska, oui, mais teinté d’un humour grinçant et d’atmosphères parfois psychédéliques voire gentiment machiavéliques, que l’on verrait bien accompagner « L’étrange Noël de Mr Jack ». Les sept kakous (ou Zazous) aux allures de punks mélangent les genres pour nous embarquer dans un avion fou ou nous raconter leur cauchemar collectif. Synthé, trompette, saxophone et autres cuivres, violons et guitare façonnent des mélodies brutes, c’est frais et bien vivant, roboratif, ça fait un bien vraiment fou !

 

Madness

The Liberty Of Norton Folgate

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Disparu de la circulation ou de la distribution depuis plus ou moins une décennie, Madness ne s’est jamais vraiment laissé enterrer. Si certains d’entre vous n’ont pas connu la fièvre d’un « One Step Beyond », « Night Boat to Cairo » ou « Baggy Trousers », ils sont à plaindre. Ces morceaux issus de la période bénie du combo anglais, magnifiaient leur musique qui se situait dans la tranche Two-Tone du mouvement ska. A cette période, les boneheads grouillaient à Londres tandis que Graham ‘Suggs’ McPherson et sa bande enfilait le Fred Perry ou la Ben Sherman tout en brandissant le fanion de la fête à outrance et de la tolérance.

Les potaches du ska sont donc de retour, prêt à ranimer la flamme de leur prestigieux passé. Le titre du nouvel opus est évocateur : « The Liberty Of Norton Folgate ». Malheureusement, ce passé semble bien loin ; d’ailleurs Suggs et ses comparses ont beau se démener comme de beaux diables, ils n’arrivent plus vraiment à faire décoller l’ambiance. Pourtant, dès les premiers accords, on reconnait immédiatement la patte du groupe. Cette même atmosphère british à l’heure du thé. Ces effluves de pub. Des symboles indécrottables. La sensation de fierté d’appartenir à la capitale anglaise est flagrante, au point de dédier un album complet à Norton Folgate, quartier de l’ancien Londres qui se consacrait aux arts, et disparu depuis lors. Tout les ingrédients, qui ont fait leurs succès sont présents. Mais trop ronflant et trop commercial, « The Liberty of Norton Folgate » perd au fur et à mesure des plages, de sa superbe. Heureusement, les arrangements sont toujours bien léchés, ce qui évite le ‘gamelage’ puissant, pleine face. Les cuivres, toujours rutilants, croisent les cordes de basses et de piano où vient se poser la voix de McPherson. Ce dernier n’a absolument rien perdu de son timbre, et dès les premières paroles on replonge dans les souvenirs. C’est un petit pincement au cœur, que l’on s’enfile les 15 plages, en espérant inconsciemment, une lueur. Une montée de fièvre ! Malheureusement, l’étincelle est bien faible pour faire démarrer le moteur, et c’est un peu tristounet que l’on range la galette sur l’étagère après une heure d’écoute. Madness a beau incarner le symbole d’une génération, sa musique à pris un sacré coup de vieux…

 

Madness

The Dangermen Session/ Volume 1

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Madness… Rien qu’à l’évocation de ce nom, les souvenirs se bousculent… Nous sommes en 1984 et, âgé à peu près de 6 ans, votre serviteur passe en revue la discothèque de ses parents. Gainsbourg : mmmhhh, ce sera pour plus tard… Bashung : chouette mais déjà un peu trop intello par moments… The Rolling Stones : la bouche du chanteur est trop grande… Brassens, m’emmerde déjà celui-là… Bon, y’a plus rien à se mettre sous la dent dans ce paquet de 33 tours ou quoi ? Y’en a marre d’écouter « Abbey Road » des Beatles en boucle depuis près d’un an et puis le disque de Stevie Wonder que j’aimais tant est griffé à mort depuis que je me suis amusé à le faire glisser sur le tapis du salon… ! ! ! Tiens, c’est quoi ce truc ? C’est qui ces types qui font la chenille, leurs grosses lunettes noires sur le nez ? « M…A….D….N….E….S….S », « O….N….E S…..T…..E…..P B……E……Y…..O…..N…..D ». Bon allez, c’est vendu… Craquements, deux ou trois petites griffes en plus sur le vinyle, et puis ce bruit de sirène de bateau qui retentit. ‘Pooouuuuaaahhhh, poooouuuuaaaah’. Génial, on dirait le son du gros cargo que j’ai vu dans « Bernard et Bianca » ! ! ! » C’est le coup de foudre, le disque est adopté au grand dam de géniteurs complètement écœurés à l’idée de voir l’une de leur plaque préférée s’agiter dans de petites mains boudinées rendues bien graisseuses par la manipulation de centaines de ‘chipitos’ au fromage. « One Step Beyond »… Ce morceau à lui seul a probablement suffit à rendre dingue la moitié des habitants de Schaerbeek, tant il fut joué et rejoué