La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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Mark Lanegan

Décès de Mark Lanegan, pionnier du grunge… mais pas seulement…

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Mark Lanegan, l’un des pionniers du mouvement grunge, est mort mardi à l’âge de 57 ans, ce 22 février 2022, chez lui, en Irlande. Connu pour avoir milité chez Screaming Trees et Queens of the Stone Age, il a embrassé une carrière solo, à partir de 1990, au cours de laquelle il a publié une vingtaine d’elpees. Dont certains sont de véritables joyaux ! Mais il a également participé aux sessions d’enregistrement de plus de 200 albums !

Réputé pour sa voix rauque de baryton et ses textes sombres sur la condition humaine, Mark Lanegan a commencé sa carrière musicale dans son État natal de Washington, où il a côtoyé Kurt Cobain (Nirvana). Ils étaient même devenus amis. Les deux chanteurs/compositeurs avaient d’ailleurs fondé, en 1989, The Jury, un projet destiné à rendre hommage au bluesman Leadbelly.

Né en novembre 1964, près de Seattle dans l’Etat de Washington (nord-ouest), aux Etats-Unis, Mark Lanegan a été, au cours de son existence, en proie à de nombreuses addictions. Le musicien n’a jamais fait mystère, dans son autobiographie, de ses dépendances à l’alcool et à l’héroïne et a raconté avoir frôlé la mort en mars 2021 à cause du Covid-19, maladie pour laquelle il avait d’abord cru à une théorie conspirationniste, avant de se raviser et de prôner la vaccination.

Les circonstances de la mort de Mark Lanegan ne sont pas encore connues. Il souffrait cependant de problèmes rénaux.

RIP

Mark Lanegan

Somebody’s knocking

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Mark Lanegan Band

La discographie de Mark Lanegan est longue comme un bras. Il ne faut pas oublier qu’il a gravé 10 albums en compagnie de Screaming Trees et surtout qu’on ne compte plus les collaborations et ses projets parallèles, outre sa carrière en solitaire, pour laquelle il vient de publier son 11ème elpee solo. « Somebody’s knocking » constitue la seconde phase gothico-cold-new-wave de ce parcours. Enfin, pas tout à fait, car il est quand même soutenu par un backing group.

Bref, si cet opus est contaminé par l’électro (boîte à rythmes, synthés), il implique quand même des instruments organiques, dont des guitares. Le plus souvent carillonnantes, dans l’esprit de John McGeoch ou de Tristan Garel-Funk (Sad Lovers & Giants). Et puis une ligne de basse offensive, menaçante, à l’instar de l’excellent et accrocheur « Name & number ». On retrouve bien sûr le baryton profond et caverneux de Mark qui taraude des compos convoquant tour à tour les fantômes de Joy Division (ces pulsations rythmiques sur « Dark disco Jag »), O.M.D., The Mission, Gun Club, Ultravox et la liste est loin d’être exhaustive. Exception qui confirme la règle, « War horse », au cours duquel Lanegan prend l’initiative de rapper sur une boîte à rythmes hip hop.

Mais dans l’ensemble, ce long playing tient parfaitement la route, même s’il nous replonge au sein d’un climat empreint de nostalgie…

Mark Lanegan

Feutré, sombre et intimiste…

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Ces mercredi 30 et jeudi 31 octobre, l’Ancienne Belgique et Flagey organisaient un double concert, pour accueillir, comme il se doit, Mr. Mark Lanegan. Une très bonne idée ! Le très prolifique songwriter a sévi (et parfois sévit encore) au sein d’une multitude de formations (Screaming Trees, Soulsavers, Mondo Generator et Queens of The Stone Age), outre ses innombrables collaborations (Kurt Cobain, Isobel Campbell, Melissa Auf Der Maur, …) Il se produisait donc au sein de la capitale pour défendre ses albums solos. Récemment, le natif d’Ellensburg (Washington), a pondu deux long playings. En un peu plus de 6 mois de temps, pour être plus précis. Un disque de reprises logiquement intitulé « Imitations » (NDR : il ne restera certainement pas dans les annales) et un autre en compagnie de Duke Garwood, « Black Pudding ». Ses derniers essais studios personnels remontent à 2012 (« Blues Funeral ») et 2004 (« Bubblegum »). Secrètement, on espérait qu’il puiserait sa tracklisting, au sein de ces deux oeuvres…

Pour assurer la première partie de Lanegan, le crooner à  la voix ‘bourbonnée’ avait invité, tout naturellement, le multi instrumentiste Duke Garwood, mais également le Bruxellois Lyenn. Cependant, il faut bien l’avouer, le public est clairement venu pour applaudir Mark Lanegan. Et il débarque vers 21h30.

Contrairement à ce qui avait été annoncé, le set de ce soir ne sera pas exclusivement unplugged. Certes on remarque la présence d’instruments à cordes (violoncelle et violon), mais Lanegan est également soutenu par un guitariste électrique et un bassiste. Si la salle n’est pas un havre de rock’n’roll, son acoustique est parfaite. L’ambiance est feutrée, sombre et intimiste. Tous les musicos sont vêtus de noir. Ce qui finalement n’est guère surprenant. Mark Lanegan porte des cheveux mi-longs et arbore sa traditionnelle barbichette. Dès qu’il empoigne son micro et se met à chanter, il éclabousse le spectacle de sa classe. Et son début de parcours est vraiment impressionnant. Il revisite une grande partie de sa carrière individuelle, nous réservant de superbes versions de « The Gravedigger’s Song » ou encore « When Your Number Isn’t Up », mais replonge également dans un passé plus ancien, à l’instar de « Halo of Ashes », morceau signé à l’époque de Screaming Trees (NDR : au sein duquel il a milité de 1994 à 2000), ainsi que celle vécue au sein de Soulsavers (« Can’t Catch the Train »). Il rend également hommage à feu Lou Reed, en interprétant notamment son « Satellite of Love ». Le public semble apprécier la performance. Et si on peut regretter que les plages de « Blues Funeral » m’ont paru avoir perdu en puissance, d’autres morceaux ont manifestement gagné en profondeur.

En organisant cette tournée, Mark Lanegan a voulu se démarquer de ses racines grunge et blues. C’est sa voix, pourtant reconnaissable entre mille, qu’il a mis en exergue ; et par là même sa facette la plus intimiste. Bien sûr, les amateurs de rock électrique auraient préféré un set plus énergique, mais ils ne peuvent lui contester un talent rarement égalé…

(Organisation : Ancienne Belgique et Flagey)

 

Isobel Campbell & Mark Lanegan

Sunday At Devil Dirt

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Deuxième volet de la collaboration entre Isobel Campbell (Belle & Sebastien) et Mark Lanegan (Screaming Trees), ce disque fait suite au déjà culte « Ballad of the Broken Seas ». Il s’agit d’une collection de ballades vénéneuses, suant tant l’amour que la mort. Intenses et raffinées, ces morceaux convainquent toutefois sensiblement moins que ceux du précédent elpee.

Les chansons, portées par deux voix toujours magnifiques, possèdent à la fois l’élégance des collaborations entre Lee Hazelwood et Nancy Sinatra et la fièvre jouissive des brûlots du grand Tom Waits. Mais là où ce dernier se déchaîne, tousse et crache ses mots comme si sa vie en dépendait, embrase ses compositions de sons poisseux, d’arrangements délirants, ici, tant la production que l’interprétation paraissent trop polies. Il manque souvent l’accroche, l’accident qui fait adopter définitivement une chanson.

Hormis cette remarque, quelques perles définitives jalonnent cet album. La première piste, « Seafaring Song » prend aux tripes, complainte crépusculaire, noire comme le charbon. Une petite merveille qui convoque l’esprit de Johnny Cash et rappelle un David Pajo au mieux de sa forme. « Black Burner » et ses chœurs d’âmes tourmentées fait également mouche tandis que « The Flame That Burns » apporte un groove bienvenu pour relancer le disque à mi- parcours. Mais la véritable pépite de ce disque ne se dévoile qu’au terme du voyage : « Trouble ». Elle laisse filtrer le soleil et prend tant la gorge que les tripes. Cette chanson mérite à elle seule l’achat de l’album : la voix fluette d’Isobel Campbell, par ailleurs auteur de l’intégralité des chansons, d’une fragilité déconcertante, s’accorde ici plus que jamais à celle, rocailleuse et ample, de Mark Lanegan. 

 

Isobel Campbell & Mark Lanegan

Ballad of the Broken Seas

Avec sa blondeur si troublante, ses yeux ronds qui demandent l’aumône romantique, son sourire à tomber et ses formes accueillantes, Isobel Campbell incarnait l’élément séducteur de Belle & Sebastian. Partie du groupe en 2002, on attendait d’elle qu’elle nous surprenne, en solo (« Amorino », en 2003) ou pas. La voici de retour en compagnie de Mark Lanegan, le countryman à la gueule de truand, le rescapé post-grunge qui chasse les étoiles la nuit, tel un Robert Mitchum de l’americana. Ils se sont rencontrés à Glasgow, lors d’un concert des QOTSA. Et l’alchimie n’aura pas attendu que les bières s’éclusent pour pétiller dans leur regard fiévreux : après quelques œillades le couple s’enlace autour de ses cordes vocales, batifolant comme un couple à la Sinatra-Hazlewood. Elle chanterait les chœurs, lui le reste, de sa voix caverneuse. Ou vice-versa, et c’est ça qui est beau. On pourrait réduire cette collaboration aux duos carte postale admis par la critique (Nancy & Lee, Johnny & June, Nick & Kylie, mais aussi Bonnie & Clyde et la Belle et la Bête, etc.), mais ce serait oublier les chansons, et il n’y a que ça qui compte. Evidemment, c’est joli et parfois angoissant : on dirait la BO exemplaire d’un western crépusculaire. Au final on retiendra surtout quelques titres parfaits (« Black Mountain », « The False Husband ») pour convoler en justes noces, à Las Vegas ou dans la Death Valley. On ignore si à la fin il l’étrangle et la jette dans le canal, mais en tout cas ça donne la chair de poule. Savourez cet amour dangereux, car qui dit souf(f)re dit stupre, dans le meilleur des cas.

Mark Lanegan

Bubblegum

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Véritable antithèse de l’idole pop, Mark Lanegan en est aujourd’hui à son sixième opus solo. Une carrière qu’il semble aujourd’hui vouloir aujourd’hui privilégier, après avoir sévi chez Sreaming Trees et Queens Of the Stone Age. Pour enregistrer ce « Bubblegum », il a reçu le concours de quelques grosses pointures, et en particulier Greg Dulli (Afghan Whigs et Twilight Singers), Izzy Stradlin et Duff Mc Kagan des Guns n’ Roses, Josh Homme et Nick Oliveri des Q.O.T.S.A., ainsi que PJ Harvey. Cette dernière y échange un duo particulièrement réussi sur le très groovy « Hit the city », et puis sur le blues maladif et sensuel « Come to me ». Du blues, cet elpee n’en manque pas. Mais un blues urbain, contemporain, abordé un peu à la manière d’un Nick Cave. Il rend même un hommage aux pionniers de ce style sur « Like Little Willie John », qu’il interprète dans un registre très proche d’un John Renbourn, Bert Jansch, voire encore Roy Harper. Faut dire que son baryton ravagé par le whiskey et la drogue se prête bien à ce type de musique. C’est d’ailleurs la voix de Lanegan qui est le point central de l’expression sonore. Et pas seulement sur « Bombed », composition minimaliste limitée à son chant, une guitare sèche et quelques backing vocals féminins, un peu comme chez Léonard Cohen. Tout au long de ce disque, Mark confronte ses propres démons, en traitant des horreurs existentielles, du désespoir de l’âme tourmentée, des ruptures, de sexe malsain et même de mort, pour les assassiner (ses démons !) de sa langue effilée comme la lame d’un poignard. Une œuvre sombre, riche, abrasive, qui recèle des plages plus musclées, voire imprévisibles. A l’instar du tribal et stoogien « Sideways in reverse » (NDR : parlerait-il du cunnilingus ?), du tempétueux « Metamphetamine blues » (NDR : imaginez un Tom Waits qui aurait décidé de voyager en Zeppelin !), du velvetien « Driving death valley blues », et de « Can’t come down », mélange de frénésie et de drum’n bass qui aurait pu naître d’une rencontre entre Tricky et Nick Cave. Un Cave qui hante encore et toujours Lanegan, sur la prière lancinante « When your number isn’t up » et le douloureux « Wedding dress », titre sur lequel il échange un duo avec son ex épouse Wendy Rae Fowler (NDR : l’enregistrement avait sans doute eu lieu avant la séparation !), une ballade meurtrière qui aurait pu figurer sur l’album « Murder ballads » (NDR : c’est malin !). Un must !

Mark Lanegan

Here comes that weird chill

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Cet Ep prélude la sortie du nouvel album de Mark Lanegan. Plusieurs compositions de « Here comes that weird chill » devraient d’ailleurs s’y retrouver ; mais plus que probablement sous une forme différente. Découpé en 9 fragments, dont un titre caché, cet Ep a reçu le concours de quelques invités de marque. Pour la toute première fois, pas de trace de Mike Johnson ; mais bien de Josh Homme (NDR : il y joue un tas d’instruments, et notamment la guitare) et Nick Oliveri (NDR : deux membres de Queen Of The Stone Age), de Chris Goss (NDR : Chris et Nick ont sévi au sein du légendaire mais sous-estimé Masters of Reality), de Greg Dulli (Ex Afghan Whigs, Twilight Singers) et de quelques autres. Depuis que Mark a embrassé une carrière solo, ses disques sont toujours hantés par le folk et le blues. Des compositions malsaines, douloureuses, qu’il interprète de sa voix graveleuse, trempée dans le whiskey, un peu comme Tom Waits. Et je pense tout particulièrement à « Lexington slow down », un fragment empreint de mystère, balayée par un piano sonore, caressé de chœurs gospel intimistes, que Mark interprète dans un style chanté/parlé. Pourtant, les chansons de ce morceau de plastique offrent un visage beaucoup plus électrique. Davantage post industriel aussi. Et je pense tout d’abord à l’inédit (NDR : le single également) « Methamphetamine blues ». Une plage qui parvient à agréger sonorités mécaniques et harmonies luxuriantes. Autre inédit, « Skeletal history » semble avoir été conçu dans l’esprit roots d’un John Renbourn, d’un Bert Jansch voire d’un Roy Harper, puis intensifié avec emphase, comme chez Tea Party. Le disque recèle également une reprise du « Clear spot » de Captain Beefheart, une version sinueuse, psychédélique, finalement plus proche d’un Wire que de Don Van Vliet. Et puis un titre hypnotique, complexe, noisy, fruit d’une rencontre improbable entre le Velvet et Suicide : « Wish you well ». Reste le swamp rock menaçant « Message to mine » et deux tracks qui font la part belle à l’électricité. Tout d’abord « On the steps of the cathedral », déchiqueté par le feedback ; ensuite le post rock « Sleep with me » et ses paysages atmosphériques ténébreux, sinistres (NDR : ce dernier morceau fait également l’objet, d’un remix en dub). Certains nostalgiques racontent que c’est sans doute le style de musique que Nirvana aurait pratiqué si Kurt Cobain n’avait pas mis fin à ses jours…

Mark Lanegan

Field songs

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Mark Lanegan joue de la guitare acoustique en picking. Un peu comme Al Stewart, il y un bon quart de siècle. Il a le souci de rendre les sonorités de ses cordes, pures, limpides, tout en leur insufflant un énorme feeling. Mais ici (NDR : et heureusement !), s'arrêtent les comparaisons. Car, le vocaliste de Screamin' Trees a bien d'autres atouts. Tout d'abord, il possède une belle voix. Et de son baryton sombre, sensuel, voilé, nicotiné, trempé dans le whiskey, il chante avec un mélange de tristesse et de compassion des contes de folk blues américain. Sur " No easy action ", son timbre épouse même les inflexions sinusoïdales, orientalistes de Jeff Martin du Tea Party. Une habileté à ficeler les arrangements, ensuite. Simples, soignés et subtils, ils rendent le sens mélodique beaucoup plus puissant, plus intense. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir recours à l'instrumentation basique. Que ce soit la guitare électrique, les drums, la basse ou l'orgue. Parfois même sous une forme psychédélique. A l'instar de " One way street ", " Resurrection song " ou encore " Fix ". Mais il la tapisse presque exclusivement en fond sonore. Sur cet opus, Mark interprète également une nouvelle version de " Kikimo's dream house ", une chanson qu'il avait écrite, voici quelques années, en compagnie de feu Jeffrey Lee Pierce, l'ex leader du mythique Gun Club. Un superbe album !

 

Mark Lanegan

Scraps at midnight

Franchement ce type a une voix étonnante. Un baryton profond, spectral, fragile, sensuel et fiévreux, qu’on ne retrouve pas sur les albums de Screaming Trees. Pour rappel, Mark est également le chanteur de cette formation. Mais, en solitaire, il parvient à donner une autre dimension à sa voix. Un peu comme un bluesman ou un crooner. Sans soute, parce que la musique qu’il joue en solitaire est beaucoup plus paisible, jouant sur la subtilité des nuances, plutôt que sur la tonicité du son. " Scraps at midnight " constitue déjà son troisième effort solo. Un disque sur lequel on retrouve quelques invités de marque et notamment John Mascis (Dinosaur Jr.), Tad Doyle (Tad), et puis surtout le multi instrumentiste Mike Johnson, qui par ailleurs produit cet opus. Un album très rafraîchissant, dont les chansons parlent surtout d’amour et de trahison. Dix titres qui évoquent tour à tour, American Music club, Tim Buckley, Greg Sage, Neil Young et même Chris Isaak, comme sur le morceau qui ouvre le CD, " Hospitals roll call ". Indispensable !

 

Mark Lanegan

Whiskey For The Holy Ghost

En marge de Screaming Trees, Mark Lanegan se réserve de temps à autre une aventure en solitaire. En 1990, il avait ainsi tenté une première expérience avec l'aide de Kurt Cobain et de Kris Novoselic de Nirvana pour enregistrer "The Widing Street". Mais cet elpee n'avait récolté qu'un succès trop confidentiel. Il devrait néanmoins bénéficier d'une deuxième sortie d'ici quelques semaines. Une excellente initiative probablement motivée par la qualité du nouveau CD. "Whiskey For the Holy Ghost" n'a pourtant guère d'affinités avec "Sweet Oblivion", septième et dernier opus du quartet d'Ellensberg. Il n'est pas davantage éclaboussé de grunge, malgré la participation de Dan Peters (Mudhoney), de John Mascis et de Mike Johnson (Dinosaur Jr), de Tad Doyle (Tad) ainsi que du producteur Jack Endino, converti pour la circonstance au rôle de bassiste. Les treize compositions de cette œuvre trempent dans une sorte de garage revisité par le delta blues, le gospel ou le folk. Certains titres font d'ailleurs penser à American Music Club ; peut-être à cause du timbre vocal languissant, douloureux, nicotiné de Mark proche de celui de Mark Eitzel. D'autres à Nick Cave mais pour leur côté sombre, ténébreux. "Whiskey For The Holy Ghost" dispense ainsi une intensité et une vulnérabilité bouleversantes, une sensibilité émouvante véhiculée par des textes qui racontent simplement l'enfance difficile vécue par Lanegan. Remarquable!