Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

De Medicis

Catherine … De Medicis

Écrit par

De Medicis, formation originaire de Grenoble composée de Jérôme "Jej" Planchenault (chant, basse), Jean‐Michel Rindone (chant, guitare) et Japy Lo Pinto (batterie, percussions, chœurs), s'inscrit dans la tradition des groupes de rock nés dans lesannées 90 des suites du mouvement punk tout en revendiquant également des influences plus anciennes telles que T.Rex, Bowie, les Stones ou encore Lou Reed.

Si les arrangements de leurs chansons témoignent d’une forme de tristesse écorchée, clairement héritée du post punk, le trio fleurte également avec la pop à travers des mélodies subtiles.

De Medicis, consciemment ou non, revêt également une forme de "dandysme rock" notamment, dans ce timbre de voix typique, un brin nonchalant que l'on retrouve chez Dominic Sonic ou Jad Wio

Depuis quelques jours, une version remasterisée de l’album éponyme de De Medicis (dont la pochette originale a été créée par Gnôme) enregistré et mixé par Bruno Donini au Studio Square à Bruxelles et sorti sur le mythique label parisien New Rose Records au printemps 91 est disponible sur toutes les plateformes de streaming.

Les titres "Strange" (The Soft Boys) et "Les enfants de la Révolution" (adaptation en français de "Children Of The Revolution" de T.Rex) clôturent cet album.

Découvrez De Medicis ici.

Old Crow Medicine Show

Best of

Écrit par

Ce groupe a fait ses premiers pas dans la rue. A New York, mais également au sein de plusieurs villes du Canada. Le folk singer Doc Watson le remarque alors qu'il se produit à Boone, en Caroline du Nord. Il l’invite à participer à son festival, le Merlefest. Dans la foulée, le band a l’opportunité de jouer au célèbre temple de la country music, le Grand Ole Opry, à Nashville. Depuis, il a tourné à travers le monde entier et décroché plusieurs Grammy Awards. A ce jour, il a enregistré cinq albums studio ! Ce "Best of" réunit quatorze titres dont deux inédits. Ils sont extraits des trois elpees parus sur le label Nettwerk. Ce sextuor se partage une multitude d’instruments, dont les guitares, le banjo, la mandoline, le violon, l’harmonica, les claviers, la basse et la batterie. Et il puise ses sources essentiellement dans le folk et la country.

Le recueil débute par le plus grand succès du groupe, "Wagon wheel". Ce titre figurait sur le premier long playing, gravé en 2004. Un éponyme. Paru en single il deviendra disque d'or en 2011 et de platine, en 2013. Cette compo bénéficie de solides harmonies vocales, alors que le violon est à la fête. En outre, le refrain a été emprunté à une chanson de Bob Dylan. Cette plage synthétise le style du quintet. Une plage entraînante. Des voix en harmonie. Et des cordes bien mises en exergue. Dans un style proche, "Tell it to me" se distingue par ses interventions à l’harmo bien senties. Davantage country/blues, "Down home girl" réserve de beaux échanges entre l'harmonica de Ketch Secor et la gratte traitée au bottleneck par Critter  Fuqua. "CC Rider" se nourrit généreusement de blues. A l’archet, Secor est un plaisir permanent pour les oreilles. Et il s’y illustre tout au long d’"Alabama High-test", de "Big time in the Jungle", de "Humdiger" ainsi que du très bref "Fall on my knees". "My good gal" est une très jolie ballade roots. Le long playing recèle deux inédits. Ils achèvent le long playing.  Soit "Heart in the sky". Puis "Black-haired Québécoise". Chanté dans la langue de Molière, ce dernier titre est très représentatif du style proposé par O.C.M.S.. Qui vient de publier un nouvel opus. Intitulé "50 years of Blonde on Blonde", il célèbre, bien entendu, les 50 ans de la sortie du légendaire double album de Bob Dylan!

 

Mediaeval Baebes

The Huntress

Écrit par

Récemment, le site Spotify proposait le hit parade des albums les plus écoutés pendant l’acte sexuel.

Etrangement, les Mediaeval Baebes ne figuraient pas au palmarès.

Pourtant, pour celles et ceux d’entre vous qui aiment s’ébattre sur une peau d’Ours devant un âtre brûlant de mille feux follets, cette musique pourrait fort bien contribuer à accentuer l’extase d’un moment, hors du temps.

Trêve de plaisanterie, il s’agit bien d’une escapade temporelle que nous propose ce quintet issu du nord de Londres.

Du line-up original né en 1996, il ne reste plus qu’Emily Ovenden et Catharine Blake (la voix de Miranda Sex Garden, souvenez-vous). Et malgré la vingtaine de vocalistes qui ont transité par le groupe, au fil de huit albums studio, l’esprit est toujours resté fidèle à un revival médiéval, dont les beaux jours sont perpétuellement assurés par la littérature, le cinéma ou la télévision.

Pas étonnant dès lors de voir nos prêtresses auréolées en 2007 d’un Award pour leur contribution au soundtrack de la série de la BBC, « The Virgin Queen ».

« The Huntress » se décline en deux volets.

Le premier aborde le côté éthéré d’un univers magique au travers de comptines issues du folklore moyenâgeux, comme du reste les titres ne font guère mystère (« She Moved Through The Fayre », « Under The Willow Tree », …)

Le second est axé sur un aspect plus folk, du moins dans l’instrumentation (et l’utilisation de la technique a cappella).

Bref, c’est une plongée très réussie dans un autre monde, entre cantiques et rites païens, rappelant ces temps immémoriaux où l’homme se parait de peaux de cerfs lors de célébrations ancestrales. Mais également lorsque les gentes demoiselles se languissaient dans le froid de hautes tours en attendant le retour improbable de leurs preux époux partis en guerre, espérant fiévreusement être délivrées de leurs ceintures de chasteté.

Chasseuses en terres connues, les MB appâtent le gibier avec moult talents, telles des sirènes d’un autre temps.

 

Medi

You Got Me (Moving)

Écrit par

Medi, c’est le nouveau tombeur de ces dames Made in France. Un Lenny Kravitz à la française. Et la comparaison entre les deux est inévitable dès les premières notes de « You Take The Weight », la plage d’ouverture de ce « You Got Me (Moving) ». Mêmes sons d’orgue et de Wurlitzer, mêmes riffs de guitares, mêmes intonations. Bref, rien de neuf sous le soleil de Nice. Après avoir publié un premier disque en compagnie d’un backing band sous le sobriquet de ‘Medi & The Medecine Show’ et tourné derrière les grosses caisses de Charlie Winston, Medi s’est attelé à l’écriture de 12 morceaux pop-rock dont l’originalité n’est certainement pas le point fort.

Reste que les compositions de Medhi Parisot, alias Medi, forment de parfaites petites ritournelles pop radiophoniques qui n’ont rien à envier à celui qui les a influencés. Hormis Kravitz, le Français puise également son inspiration chez Stevie Wonder, ce qui procure au disque un spectre Soul pas complètement dégueulasse. Mais il en faut bien plus pour convaincre. « You Got Me (Moving) » s’adresse de toute évidence principalement aux filles…

A consommer de préférence à très petite dose. 

Live : Francofolies de Spa (20/07), Brussels Summer Festival (14/08), Fête de Wallonie de Namur (17/09)

Old Crow Medicine Show

Tennessee pusher

Écrit par

Old Crow Medicine Show pratique un style qui répond au qualificatif d’americana. Un style qui puise ses sources profondément dans la tradition yankee ; même si discrètement, il affiche une attitude rock’n’roll. Il y a une dizaine d'année, le quintet a quitté New York pour se fixer à Nashville, dans le Tennessee. Et dès leur arrivée, les musiciens commencent à fréquenter les lieux sacrés de la musique country.

Edité en 2004, leur premier elpee est éponyme. Intitulé "Big iron world", le second paraît en 2006. « Tennessee pusher » constitue donc leur troisième. Il a été mis en forme par Don Was  (Rolling Stones, Bob Dylan, Bonnie Raitt,…) Et son travail de production est franchement impressionnant. Les Crows me paraissent encore bien jeunes. Leur énergie débordante invite parfois à se secouer sur la piste de danse. A l’instar de l’ouverture tonique "Alabama High test". Un morceau presque rock'n'roll, au cours duquel la slide s’insinue et le violon détonne. Ou encore de l’allègre "Humdinger". Le groupe jouit s’un solide potentiel d’écriture. Il me rappelle même Bob Dylan, à ses débuts, lorsqu’il était soutenu par le Band. 

Harmonica aux tonalités aigues et orgue colorent judicieusement "Highway halo". "Lit him up" baigne au sein d’un climat troublant. Ketch Secor et Willie Watson se partagent les lead vocaux ainsi que les guitares acoustiques, l'harmonica et le violon. Une des voix est plus frêle, mais elle est saturée d'émotion. Longue fresque sonore, "The greatest hustler of all" me rappelle les plus jolies ballades des Rolling Stones. Celles composées à l’époque de "Sticky fingers" voire d’"Exile on main street'". Au cours desquelles banjo, harmo et slide guitare faisaient bon ménage. Un profil qu’on retrouve sur "Crazy eyes". L’elpee recèle quelques compos personnelles. Qui possèdent un potentiel commercial indéniable. A l’instar su superbe "Methamphetamine". Si le courant principal de leur musique traverse le plus souvent la country de Nashville, le honky tonk et le bluegrass ont également leur place. Banjo et violons balaient ainsi "Next go round" alors "That evening sun" bénéficie des interventions limpides de Gill Landry à la slide, et à nouveau d’une envolée d’archets. L’Old Crow Medicine Show emprunte également et régulièrement la route de Memphis, pour y puiser à d’autres sources plus proches du blues et du rock. "Motel in Memphis", le country/blues énergique "Mary's kitchen" et le titre maître en sont les plus parfaits exemples. Ce superbe album s’achève par "Caroline", une compo aux accents dylanesques particulièrement prononcés…

 

The Immediate

The Immediate

Écrit par

A croire que le clonage est autorisé sur les terres anglo-saxonnes. Les Strokes et leurs cousins Franz Ferdinand ont ouvert la porte aux falsificateurs et peu d’entre eux en sont ressortis indemnes. La recette est simple pour attirer une myriade de petits joueurs : prenez une mélodie efficace (facile) et balancez dessus un rythme suave avec une pointe de dynamisme (easy), secouez le tout et vous obtenez The Immediate. Le shaker déjà vu. Malgré une tentative d’accroche, le résultat est clair : le premier album du quatuor irlandais laisse un grand vide derrière lui. On soupire, on s’ennuie et on s’endort. La formation est pourtant grandiloquente. Touche-à-tout (3 instrus minimum chacun) les musiciens sont capables d’utiliser leurs cordes (notamment vocales) et de digérer leurs influences (Pink Floyd sur « Let This Light Fill Your Eyes », Velvet Underground sur « Can't Stop Moving »). A en attirer plus d’un producteur flairant la pépite qui a de fortes chances de se refléter sur les ondes. Pari tenu pour Chris Shaw (Wilco, Super Furry Animals, Public Enemy, Dylan) qui a ouvert la brèche pour mettre en forme ce premier album crédité de critiques unanimes outre-manche (‘Oh my god !’). Une production qui a de l’allure donc et un avenir tout tracé pour une énième récupération indie pop rock. Mieux vaut en rire.