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Moaning Cities

Une ‘release party’ réussie…

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Affiche psychédélique, ce soir au Botanique. Pas d’herbe ou de substance pharmacologique en vente, ni de minibus ‘power flower’ devant l’entrée de l’édifice. Et encore moins de pantalons à pat’ d’eph, parmi les spectateurs. Simplement deux formations qui proposent une musique qui trempe dans l’acid rock. Et c’est sold out depuis quelque temps déjà…

Combo helvète, Forks (NDR : traduisez fourchettes) assure la première partie. Et Moaning Cities, la tête d’affiche. Il a organisé sa ‘release party’ d’un elpee dont il a rôdé ses compos pendant quelques mois, en se produisant à travers l’Europe, y compris lors des festivals. 

Quand on s’intéresse à la Suisse, on pense d’abord au chocolat, aux montres et au gruyère ; et accessoirement à ses artistes qui brillent sur la scène musicale. Et pourtant des Stephan Eicher, Sophie Hunger, LiA, Patrick Juvet ou Krokus jouissent d’une belle notoriété internationale. Forks est issu de Vevey, près du lac Léman. Fondé en 2012, il a eu l’opportunité de servir de supporting act pour The Dandy Warhols et Black Rebel Motorcycle Club, au sein de sa Confédération…

Ce soir, le line up de Forks est réduit à un trio. Pas de trace de la chanteuse/guitariste. Le combo est donc limité à l’autre gratteur Mehdi Benkler, au drummer Joel Bovy et au bassiste Pacifique Vuillemin. Et il va proposer trois longues compositions expérimentales.   

Tout d’abord « Lake ». D’une durée de 7’ sur disque, le morceau en atteint plus de 10 sous sa version ‘live’. Bien qu’aventureux, il est bien équilibré. Progressivement, on entre dans l’ambiance. Et lorsque les riffs de grattes libèrent toute leur puissance et que les drums impriment un tempo à la fois lourd et percutant, les morceaux lorgnent alors vers le stoner. Mais un stoner particulièrement électrique et vintage. Ensuite « Hannah » et « Last Control », deux extraits du second elpee. Ce dernier bénéficie du concours de Valérian des Moaning Cities aux vocaux. Le spectre des Doors y plane. Une forme de transe s’installe. Elle en devient même hypnotique…

On attend donc Moaning Cities, au sein duquel Melissa Morales se charge des drums depuis l’an dernier. Valérian Meunier au chant et à la guitare, sa sœur Juliette, aux vocaux et à la basse ainsi que Timothée Sinagra, à la gratte et au sitar, sont toujours au poste. C’est donc leur deuxième long playing « D. Klein », que le groupe est venu défendre tout en célébrant sa ‘release party’.

Melissa s’est installée fièrement à droite sur une estrade, derrière ses fûts. Il est 21 heures, et le band bruxellois aborde tout en douceur, le nouveau single « Insomnia ». Mais rapidement, les grattes se révèlent agressives. Très caractéristique, la voix de Valérien baigne au sein d’un registre très 70’s. Sa sœur libère quelques cris ou incantations chamaniques. Les musicos changent régulièrement d’instruments et même de place ; ainsi, la fratrie vient se planter à gauche pour attaquer « Vertigo Rising » et dans la foulée, « Vertigo Rising Bis ».

Timothée empoigne son sitar et s’assied sur les planches, en position tailleur (c'est le moment que votre serviteur attendait). Le périple vers l'Orient transite par le Taj Mahal et le long du Gange, pour « Easter ». La foule agglutinée aux premiers rangs semble onduler comme les flots du fleuve sacré. « Please To Lose » est manifestement hanté par la bande à Jim Morrison. A moins que ce ne soit par le Velvet Underground. Plus lent, « Sex Sells », nouveau titre, adopte bien un profil velvetien. La section rythmique est bien en phase, et tout particulièrement la basse qui se met à vrombir. Juliette focalise toute l’attention de l’auditoire, tout au long de « Daggers », l'épilogue du nouvel opus. Les titres défilent et après « Roots and Roses », ode au festival du même nom, auquel le band a déjà participé, « Drag » achève le set proprement dit, avant que le rappel –prévu de toutes manières– nous réserve « Solitary Hawk ». C’est ce qu’on appelle une ‘release party’ réussie !

Setlist : « Insomnia », « Vertigo », « Vertigo Bis », « Easter », « Please To Lose », « Sex Sells », « Daggers », « Autobhan », « Algiers », « Born Again », « Expected To », « Roots And Roses », « Drag », « Solitary Hawk »

(Organisation : Botanique)

Moaning Cities

Aux portes d’un Oasis…

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Ce samedi soir, juste après le très joli feu d'artifice, en guise de clôture des fêtes de Wallonie, Moaning Cities investit les planches de L'Alhambra. Il est 22h40.
Sur scène, les artistes dégagent, de par leurs apparences, un côté américain, mais aussi mancunien. Le chanteur et guitariste, Valérian Meunier, ne ressemble pas à Jim Morrison,  mais me fait, instinctivement, penser à lui.
Quant à la marinière rouge et noir de la bassiste-choriste, Juliette Meunier, elle me replonge dans la profondeur des brumes de Manchester.

Bien qu'ayant, à leur actif, neuf dates au compteur, entre les 6 et le 19 septembre, et tant de kilomètres parcourus sur les routes de France, ils transpirent tous d'énergie. 

Dès les premières secondes, les sonorités dispensées sont à la fois propres, bien étudiées, puissantes et hypnotiques.

D'emblée, la formation gagne tous les coeurs; parmi lesquels, ceux des fans de Speaking Corner, les locaux, qui venaient d'assurer leur première partie.

Alors que les trois premiers morceaux ont déjà été joués et que l'ambiance est à son apogée, mes préjugés quant aux apparences du quintette se confirment, musicalement cette fois-ci.

En effet, quand je ferme les yeux, j'entends Oasis et bien sûr les Doors.

Les  chansons s'enchaînent, le set est bien rôdé et la subtilité des arrangements, par le biais d'instruments aux sonorités orientales, devient évidente et transporte l'esprit là où le son des guitares électriques lui demande d'aller.

Cette sensation s'exacerbe au fur et à mesure que le set évolue, et ce jusqu'à son terme.

Le rock psychédélique de Moaning Cities a bousculé mon âme.

Harmonie parfaite entre des instruments d'origines et d'époques différentes.

En d'autres mots : sitar, saz, oudou and rock’n’roll !

Jim Morrison, Noël Gallagher et Kahled AlJaramni réunis dans pour même projet auraient, probablement, fait pareil.

Si c'est arrivé près de chez moi, alors pourquoi pas près de chez vous ?

"Pathways Through The Sail", sorti chez Mottow Soundz, en 2014, est le titre de leur premier opus que vous pouvez écouter, en intégralité,  sur le site officiel du groupe. Et c’est ici 

 

 

 

 

Moaning Cities

Pathways through the sail

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Moaning Cities est une formation bruxelloise fondée en 2011. Depuis 2013, elle tourne énormément et a notamment assuré le supporting act de Holy Wars ainsi que des Warlocks. Cet été, le groupe se produira au Dour festival. Où il partagera l’affiche en compagnie de Phoenix, Blonde Redhead, Connan Mockasin ou encore Breton, le dimanche 20 juillet…

Ce quintet est un cas particulier sur la scène musicale belge. A cause de son style, qu’on pourrait qualifier de blues-rock psychédélique. Et après avoir écouté « Pathways through the sail », il faut reconnaître qu’il a parfaitement bien assimilé les codes du genre.

Lorsqu’on écoute pour la toute première fois cet opus, on pense immédiatement aux Doors. A cause de la voix de Valérian Meunier qui rappelle celle de Jim Morrisson. Puis des influences manifestement orientales. D’ailleurs, au sein du line up figure un joueur de sitar. « Easter » et « Shipbreakers » sont même très susceptibles de nous plonger dans l’univers des contes des Mille et Une Nuits. Pourtant, le combo vit avec son temps et n’hésite pas à se servir de guitares bien grasses ou de la reverb’, dans l’esprit de Black Rebel Motorcycle Club, The Black Angels ou encore The Warlocks. Et en final de l’elpee, on a même droit à un titre acoustique.

En publiant « Pathways through the sail », Moaning Cities vient de frapper un grand coup, une œuvre magistralement produite qui devrait leur ouvrir les portes de l’exportation…

 

Moaning Cities

Un parfum de flower power…

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Une soirée psychédélique était bien calée au Vaartkapoen (Vk*) de Molenbeek, ce jeudi 28 mai, en compagnie de Moaning Cities et de Radio Moscow. Pas étonnant que les mélomanes se soient déplacés en nombre. Chargée de promesses, la première formation est issue de Bruxelles. Originalité, à l’instar de The Narcotic Daffodils, le line up implique un musicien qui joue du sitar. Pas courant sur la scène belge. Le quintet assure la première partie du combo étasunien Radio Moscow. Un trio réunissant de jeunes chevelus. Qui ce soir va être confronté à de multiples problèmes d’alimentation en électricité. Mais ‘it was rock'n'roll time'.

Fondé en automne 2011, Moaning puise essentiellement ses racines dans le blues et le psychédélisme né entre les années 60 et 70, et tout particulièrement chez les Doors, le Velvet Underground, 13th Floor Elevator et Silver Apples. Woodstock, c’est leur Nirvana. Mais leurs références sont également contemporaines, et peuvent s’inscrire dans l’esprit de Black Rebel Motorcycle Club, The Black Angels, Dead Meadow, Goat, Wooden Ships, Night Beats, Conershop ou Tape Impala. Et si les guitares rock’n’roll sont souvent puissantes, adoptant même parfois un ton stoner, ce sont les interventions du sitar qui font vraiment la différence. Aux commandes du navire, le chanteur/guitariste Valérian Meunier. Le line up est complété par la chanteuse/bassiste Juliette Meunier (NDR : sa frangine !), le drummer Grégory Noël et deux sixcordistes, en l’occurrence Bertrand Gascard ainsi que Timothée Sinagra. C’est ce dernier qui est également préposé au sitar. Il écoute beaucoup de musique orientale. Il a appris à jouer de cet instrument en Inde. C’est un grand maître qui l’a initié lors d’un séjour de plusieurs semaines.

Leur premier Ep est paru en septembre 2012. Et il est éponyme. Limité à 300 exemplaires sous la forme du vinyle, il est actuellement épuisé. Le single « Jjah Ming Dee » est sorti en avril 2012. Il a également fait l’objet d’un clip. En août 2013, le quintet enregistre son premier long playing. Intitulé « Pathways Through The Sail », il est bien accueilli par la critique musicale. Il a même été présenté le 15 février 2014, lors d'une release party ‘sold ou’t à la Rotonde du Botanique. 

Les artistes montent sur les planches du Vk*. Les trois guitaristes sont alignés en front d’estrade. Le drummer campe juste derrière Valérian. Juliette s’est installée, en retrait, à droite. Et ses interventions appliquées sont vrombissantes. Grégory frappe frénétiquement ses fûts. Tim se met à l'aise et retire chaussures et chaussettes. Peu courant ! Valérian chante dans un micro classique ou un cornet de téléphone trafiqué.

« Breat And Games » nous plonge immédiatement dans les sixties et les seventies. « Jah Ming Dee » est un titre qui ne figure pas sur l'album. C’est une plus ancienne compo, et elle nous invite à prendre le chemin de l’Orient. Mais un petit détour par Woodstock s’impose via « House For Sail ». La seconde étape du voyage s’intitule « Breat And Games » et elle interpelle l’auditoire. Un duel oppose le drumming et la ligne de basse. « Witches And Dames » monte en puissance. Tim, yogi dans l'âme, s'accroupit. Et on se délecte des sonorités qui émanent de son sitar sur « Shipbreaker ». Le concorde atterrit au Taj Mahal après un « Peaking Slow ». Le voyage est terminé, « Panic In The Dark » nous ramène à Molenbeek. « Please To Loose » nous renvoie une dernière fois vers les seventies. Le set s’achève en beauté par « Vandal In The Run », une nouvelle composition. Les spectateurs sont enchantés par le set et en redemandent. D’ailleurs, à l’issue de la soirée, pas mal de spectateurs vont acheter leur album, au stand merchandising. Et perso, je pense que Moaning Cities a le potentiel pour s’exporter. C’est en tout cas, tout le mal qu’on leur souhaite… 

Place maintenant à la tête d’affiche. Les musicos se chargent de débarrasser et d’installer le matériel eux-mêmes. Radio Moscow est un groupe de rock/blues psychédélique américain formé en 2004, dans l'état d'Iowa. Parker Griggs en est le guitariste, le chanteur et le principal compositeur. Avant de se lancer dans cette nouvelle aventure, il sévissait chez Duck and Cover, comme lyriciste et drummer. Et quand il quitte le bateau, c’est pour monter un projet qu’il baptise Garbage Composal. Que le bassiste, Serana Andersen, viendra rejoindre plus tard. Avant de changer de patronyme, pour adopter celui de Radio Moscow. Le duo travaille d’arrache pied, et se produit en ‘live’ sans batteur. Pour pallier cette lacune, Parker pré-enregistre les parties de drums et les amplifie lors des concerts. Et lorsque le tandem tourne dans le Colorado, il n’a toujours pas dégoté la pièce manquante. Dan Auerbach, le leader des Black Keys les remarque et leur propose de produire le second album et de le sortir sur leur label Alive/Bomb Records. Malheureusement, Parker ne parvient pas à conserver suffisamment longtemps le moindre drummer pour mener à bien sa barque, et la proposition tombe provisoirement à l’eau. Et quand il peut enfin entrer en studio, le bassiste Luke McDuff qu’il venait de recruter le laisse tomber, pour retourner aux études. Finalement, le premier elpee est mis en boîte en 2007. Zach Anderson se charge alors de la basse et Paul Marrone des drums. Le trio part alors en tournée de 2009 à 2010. Mais au bout du périple, Paul Marrone décide de mettre la clef sous le paillasson afin de se focaliser sur son side-project baptisé Cosmic Wheels. Il cède alors la place à Cory Berry qui avait suppléé Keith Rich pendant quelques mois. Radio Moscow publie « Brain Cycles » en 2009, « The Great Escape Of Leslie Magnafuzz » en 2011 et « 3 And 3 Quarter » en 2012. En attendant la sortie du dernier opus intitulé « Magical Dirt », prévue pour le 17 juin, et passé en revue ce soir, le combo avait gravé un Ep en 2013, « Rancho Tehama ».

Ce soir, le line up de Radio Moscow réunit Parker, le bassiste Anthony Meier et –surprise– Paul Marrone aux drums. Apparemment, ce dernier revient participer régulièrement aux tournées du groupe. La setlist revisite d’abord « Brain Cycles » alignant « Broke Down », « I Just Don't Know », « The Escape », « Brain Cycles » et « Hold On Me ». Les riffs dispensés par Parker sont précis et harmonieux. La ligne de basse est ronflante, dans l’esprit de Chas Chandler, à l’époque du Jimi Hendrix Experience. Le trio nous réserve quelques titres de leur prochain long playing. Caractérisé par ses envolées de guitare psychédéliques, « Death Of A Queen » est magistral. Mais à partir de « Before It Burns », un sérieux problème technique va handicaper le bon déroulement du set. Six pannes de courant ! Le batteur va bien tenter de meubler ces interruptions de solos habiles et kilométriques. Mais l’ambiance retombe d’un cran. Le set reprend par « Before It Burns ». Cependant, au cours de « 250 Miles », Parker pète une corde de sa gratte et doit la remplacer. Heureusement, les musicos sont persévérants et talentueux. La monté en puissance est de plus en plus perceptible. La foule commence à s’exciter et même à pogoter. On aura même droit à du crowdsurfing. Vu l’animation qui règne devant l’estrade, et le concert qui prend une forme plus métallique, votre serviteur bat en retraite, et s’installe derrière la table de mixage, placée au milieu de la salle. Mais l’histoire n’est pas terminée, car si le concert a pu se poursuivre, il a quand même été à nouveau perturbé, par de nouvelles coupures de courant…

(Organisation Vk* Concerts)