L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Them Flying Monkeys

Les jolis sticks de Them Flying Monkeys

Xico, Diogo, Luís, Zio et Hugo forment Them Flying Monkeys. Originaire du Portugal, Them Flying Monkeys s’est forgé une place dans le circuit musical underground lusitanien grâce à un rock mélodique précis dont les accents atmosphériques sont assaisonnés d'un certain degré d'expérimentation. Le groupe s'est fait connaître à travers ses concerts passionnés et visuellement impressionnants, cultivant un son évolutif qui couvre tous les genres tout en restant fidèle à ses racines artistiques.

La formation se prépare maintenant à sortir son troisième opus, en janvier 2025, qui devrait certainement briser encore plus de règles. Il est annoncé comme une fusion ambitieuse de son rock percutant et de la direction électronique plus récente.

Le clip consacré à « Pretty sticks » est disponible ici

 

 

Them Flying Monkeys

Le meilleur comportement de Them Flying Monkeys…

Écrit par

Le groupe portugais Them Flying Monkeys sort aujourd'hui une reprise du titre emblématique de Jacques Dutronc, « Les Gens Sont Fous, Les Temps Sont Flous » ; soit le 4ème single extrait de son futur opus, « Best Behavior ». Le titre capture le chaos et la folie de l'album, tout en conservant l'essence de la chanson originale signée Dutronc. Un hommage audacieux à son travail. Le clip qui est consacré à ce morceau est disponible

Xico, Diogo, Luís, Zio et Hugo forment le line up de Them Flying Monkeys. Originaire du Portugal, la formation s'est forgé une place dans le circuit musical underground portugais en proposant un rock mélodique précis dont les accents atmosphériques sont enrichis d'un certain degré d'expérimentation. Le quintet a gagné en notoriété grâce à ses concerts passionnés et visuellement saisissants, cultivant un son évolutif qui traverse les genres tout en restant fidèle à ses racines artistiques.

Après avoir sorti deux albums (« Golden Cap » en 2017 et « Under the Weather » en 2020), « Best Behavior » constituera son troisième LP. En coédition avec Only Lovers Records et gig.ROCKS! (Portugal), ce nouveau long playing s'annonce comme une fusion ambitieuse de son rock percutant et d'une orientation électronique plus récente. Il sortira le 24 janvier 2025 en CD, LP ainsi que sur toutes les plateformes numériques.

 

Arctic Monkeys

Des détonations venues d'Arctique...

Écrit par

C'est l'heure des comptes : la hype a rendez-vous avec ses gestionnaires. Parce que c'est une évidence : le phénomène Arctic Monkeys est en marche. Déjà, l'Angleterre a succombé aux rafales électriques de ses enfants. Partout, les concerts affichent complet. Et devant les salles anglo-saxonnes, les tickets s'échangent parfois pour près de 150 euros. Que penser de ces vérités : que le monde devient fou ? Que le rock va gagner son pari ? Que le Botanique se déplace sur une banquise ? Le public exige une réponse…

Grosse pagaille aux abords de la Rotonde. Des jeunes et des vieux sans âge gravitent autour de la petite salle. Personne ne sait exactement où donner de la tête. Dans une mansarde avoisinante, le « buzz » Maxïmo Park s'apprête à caracoler sur scène. Certains ont acquis le droit de passage pour les deux représentations. Les choses se dessinent : course, sueur et pogos en perspective.

Mais ce qui importe davantage aujourd'hui, c'est « The Next Big Thing » : Arctic Monkeys. Sur la foi d'un seul single paru chez nous, ces quatre gamins (19 ans de moyenne d'âge) de Sheffield s'acquittent d'une salle comble. Pourtant, l'histoire des Monkeys pourrait être celle de milliers de jeunes anglais bouffés par l'ennui et la lassitude dans le décor d'une prude Albion qui peine à imaginer son futur, ces lendemains « post-Blairien ».

Et le moins que l'on puisse écrire, c'est que ces jeunes singes de l'Arctique sont sortis des suburbs, qu'ils risquent de décoller vers des cimes inimaginables pour le commun des mortels. A ce rythme, on peut facilement les imaginer en tête des charts, loin devant les Franz Ferdinand, Bloc Party et autres Kaiser Chiefs. Ces gosses sont doués, bénis des Clash, des Libertines et des Blur. Anglais jusqu'au bout des doigts de pieds, nos nouveaux amis ressemblent aux voisins de palier de Mike Skinner (The Streets).

Sur scène, Alex Turner (chanteur/guitariste) ne s'en laisse pas compter et son « I bet you look good on the dance floor » (« Je parie que tu es bonne sur le dance floor ») atterrit dans la fosse en provoquant un raz-de-marée populaire abyssal et jouissif pour des teenagers fous de joie. Trois ans auparavant, ces enfants décidaient d'apprendre à jouer d'un instrument. Aujourd'hui, ils sont à l'aube d'une hype gigantesque, peut-être incontrôlable. Les chansons des Monkeys suffisent à balancer ces affirmations en pâture : un son énorme, des refrains belliqueux, une simplicité désarmante, des hymnes acérés seront, sans doute, les paramètres essentiels du rock de demain. En attendant, l'assistance de la Rotonde aura saisi sa chance, accueillant chaleureusement ces détonations venues d'Arctique. Et par la grâce du jargon, nous achèverons ce tour de piste par une voie de Dandy : « Welcome To The Monkeys House » !

 

Arctic Monkeys

Tranquility Base Hotel + Casino

Écrit par

Devenus en l’espace de quelques albums, l’un des mastodontes du circuit rock mondial, les p’tits gars d’Arctic Monkeys auraient pu décider, à l’instar de King of Leon ou des Editors, de devenir une véritable machine à tubes, en gonflant le son et en offrant aux stades les refrains XXL et testonérisés dont ils raffolent. C’était mal connaître Alex Turner et ses élégantes aventures précédentes vécues au sein de The Last Shadow Puppets…

« Tranquility Base Hotel + Casino » est surprenant. A cause de cette ambiance classieuse et croonesque’ si chère à ce projet partagé auprès de son comparse Miles Kane. Turner a écrit les pistes de son sixième opus au piano, depuis Los Angeles, et pas à la guitare, comme il était coutumier du fait. En résulte des compos feutrées, matinées de sonorités 70’s, qui évoluent aux confins de l’univers d’un Father John Misty voire de Jarvis Cocker. Un opus qui risque de désarçonner les fans. Pas un single à l’horizon, mais une collection soyeuse de titres nostalgiques teintés de soul. Une belle prise de risque…

 

TwoMonkeys

Psychobabe

Foutraque et plaisant, le nouvel album des frères Bornati, a tout pour ne pas lasser.

Il s’ouvre par un faussement languide « Moon », mais ce n’est qu’un leurre. Rapidement, « Marshamallows » convoque les guitares d’Enimem (!) sur des rythmiques neubautiennes, tandis que « FuckFolk » rendrait fou une réunion de Hells Angels.

Passant allégrement du rock garage à des rythmiques 8-bit sorties d’un vieux jeu vidéo dans le même morceau, les 2 Italiens surprennent et amusent, variant les instruments et les ambiances. « More Space » imagine une colonie de bouseux texans perdus dans le cosmos, tandis « Crazy Drive » enferme les Shadows dans une borne d’arcade.

La rythmique est solide, même si elle change souvent d’instrument en cours de morceau.

Autour d’elle, tout peut vite varier entre 2 extrêmes, de vocaux martiaux à des envolées Free Jazz. Et l’ensemble est saupoudré d’un humour très Commedia dell’arte, via des vocaux filtrés où l’on croit entendre un Donald Duck sous acide.

Si « Cry » et « Melodrama » tournent un peu à vide, on ne sent jamais la panne d’inspiration, juste un léger décrochage de l’auditeur face à tant de stimuli. Mais on donnera une mention particulière à « Sacri|Face » qui clôt l’album et donne envie de le relancer.

« PsychoBabe » donne le tournis, et s’il a été produit par un acolyte de Mike Patton (Asso Stafana), ce n’est pas un hasard, le point commun étant la prise de risque et l’absence d’œillères musicales.

Point de linéarité ici, mais un carrousel ludique et inspiré et à vitesse variable qui a peut-être le défaut d’être un peu trop copieux.

Mais en ces temps d’anorexie créative, cela fait du bien.

 

Bubble Monkeys

Bubble Monkeys (Ep)

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Quatre morceaux en quinze minutes. C’est le nombre de titre et le temps qui m’ont été imparti pour que je puisse me faire une petite idée de la musique de Bubble Monkeys. Une démo, il faut l’avouer, guère transcendante. La formation est originaire de Liège et semble fière de défendre les couleurs de la Wallonie. Cool ! Mais quelles sont leurs influences majeures ? Apparemment autant Radiohead que Bob Dylan. Respect ! Mais si le groupe espère un jour atteindre leur niveau, il faudra que ses membres se retroussent les manches. Maintenant, la musique de Bubble Monkeys ne suscite aucune aversion en mon for intérieur ; et elle est bien loin d’être inaudible. Au contraire, elle recèle une forme de légèreté qui la rend agréable à l’écoute. Et les différents instruments sont bien mis en place. Sans oublier une mise ne forme très satisfaisante. Le principal reproche à adresser au combo, c’est son manque d’originalité. Ce type de solution sonore est déversée à profusion lors des concours ou crochets, organisés afin d’essayer de sortir un artiste de l’ombre. Le drumming est efficace. Que ce soit lorsqu’il soutient la cadence ou pour s’estomper au moment opportun. Les guitares tiennent honnêtement la route, mais elles évoluent à des années-lumière d’un Nick Drake. Enfin, si les chœurs passent plus ou moins bien la rampe, il faut reconnaître que le lead vocal constitue le maillon faible du combo. Surtout quand les lyrics sont chantés en anglais. Entendons-nous bien, mon objectif n’est pas de discréditer le travail opéré par Bubble Monkeys ; mais vu la qualité actuelle de la scène belge, le band me semble un peu largué. Néanmoins, je les invite à redoubler d’efforts et surtout à essayer de se forger une personnalité, pour ne pas sombrer dans le plus strict anonymat…

 

Monkey

Journey To The West

Écrit par

Après avoir vécu mille péripéties, commis une ribambelle de hits, hanté quelques groupes fantomatiques et composé des chansons proches de la perfection, Mr. Damon Albarn nous revient pour la énième fois, caché sous un projet. Non content de mettre son génie au service d’une pop/rock originale, il a décidé de consacrer sa plume à un opéra rock ; un cadeau qu’il a emballé de cordes. « Monkey - Journey To The West » est une fable adaptée d'une légende chinoise, « Le Voyage en Occident », tirée d’un roman de Xi You Ji. L’œuvre se découpe en neuf scènes et est partagée entre 22 morceaux. De la naissance à la résurrection, on suit le parcours du Roi Singe dans des péripéties hautes en couleurs. Ecouter un opéra seul chez soi, n’est pas un exercice aisé, même si c’est Albarn qui a réadapté à sa manière l’intégralité de l’œuvre. Il faut être capable de comprendre et d’imaginer des situations oniriques et bien souvent démesurées, pour pouvoir l’apprécier. Et puis saisir l’agilité des éléments. Leur prêter forme. Accomplir un travail en profondeur à l’intérieur de soi. Initialement, la fable se joue sur scène en deux heures et est assurée par quarante-cinq comédiens, acrobates et maîtres en arts martiaux. Elle varie les genres en mélangeant projection d’images animées (tâche confiée à Jamie Hewllett, le créateur des personnages de Gorillaz), figurants en chair et en os et expérimentations sonores en tout genre. C’est certain, seul chez soi, devant ses enceintes, on n’y retrouve pas le même envol. Mais la qualité des compositions, la légèreté des accords, et ce parfum indécrottable d’Albarn a vite fait de nous satisfaire, déjà, de sa simple écoute. Les accords de xylophone, de trompettes, les vois de geishas, tout est prétexte pour nous entraîner au cœur de ce pays inconnu. Sans même imaginer qu’il puisse y avoir un risque potentiel. Pourtant, d’un tableau frêle, où l’on semble percevoir juste l’écho du vent, on précipité au sein d’un univers grave et accablant, à la limite du malsain. Aux cordes ancestrales se mêlent alors effets electro et timbales grondantes qui nous guident tout le long des 50 minutes de l’album. Ce savoureux mélange de culture et de sons parvient à créer une aura magique autour de laquelle nous gravitons avec délectation. Cependant, l’album est à proscrire aux auditeurs peu réceptifs à la créativité. En effet il sera presque impossible d’accrocher à « Monkey Journey To The West » sans une dose de volonté personnelle de compréhension. Une visite du MySpace et du site sont vivement recommandés. Pour ma part, l’album est à classer sur l’étagère ‘sublime’, pour son audace, la qualité des ses compositions et son parfum faussement mélodramatique.

 

Arctic Monkeys

Who The Fuck Are Arctic Monkeys ?

Écrit par

Who The Fuck Are Arctic Monkeys ? Une question honteuse qui ne devrait céder la place à un « Who The Fuck Doesn’t Know Arctic Monkeys ?». La poule aux œufs d’or de Domino Records continue sa conquête du monde en lui balançant au visage « The View From The Afternoon », quatrième extrait de « Whatever You Say I Am That’s What I’m Not ». Incluant quatre morceaux inédits, probablement issus de chutes des sessions d’enregistrements de l’album, ce single/EP n’est que prétexte à confirmer le talent de ces jeunes Anglais et de justifier l’engouement qu’ils ont généré. Singeries dulcifiées, les inédits « No Buses » ou « Cigarette Smoker Fiona » ne font qu’asseoir la réputation d’un quatuor qui n’en a plus réellement besoin. Intéressant mais pas indispensable.

Arctic Monkeys

Whatever People say I am, that's what I´m not (2)

Écrit par

A vingt ans et encore moult excès de sébum, ces jeunes Anglais ont littéralement conquis les charts britanniques. En 2005. Leur premier single "I bet you look good on the dancefloor" s'est classé numéro 1, dès sa sortie. De même leur premier album, "Whatever people say I am that what I'm not" s'est vendu à 360.000 exemplaires dès sa première semaine d'exploitation ! ‘Arctic Monkeys, Bigger than Beatles’ titrait le Times (NDR : ex-détenteur du record de vente, les Beatles avaient écoulé 300.000 exemplaires en une semaine.) Cette futile comparaison ouvrira la porte à d'autres ; mais pour la circonstance, elle s’adresse à leur musique. Bien qu'ils ne révolutionnent en rien la matière, ces rejetons de l'Arctique sont bigrement efficaces lorsqu'il s'agit de répandre l'hystérie sur les dancefloors. Cependant, grâce à la plume d'Alex Tuner, chanteur et leader du groupe, ils n’ont rien à envier aux autres bands en vogue ; Alex dépeint dans un style vif, parfois provocant, la réalité froide de leur vie de jeune banlieusard, partagée entre filles, soirées alcoolisées et émeutes. Des textes judicieux et engagés, servis à grands coups de guitare électrique. Mais peut être est-ce la clef du succès de ces singes de l'Arctique ? Pas mal pour des jeunes qui se sont fait remarquer dans des pubs, distribuant des CD gravés par leurs soins, leur musique étant librement téléchargeable sur le net... Magie de la technologie : aujourd'hui les groupes prometteurs sont repérés via Internet, la musique se propageant d'internautes en internautes, de blog en blog, de sites spécialisés en... maisons de disques. Qui a dit que le téléchargement et Internet nuisaient à la création musicale ?

Arctic Monkeys

Whatever people say I am, that´s What I´m Not

Écrit par

Soyons honnêtes… C’est l’esprit embué par les préjugés que votre humble serviteur fit sa première écoute de « Whatever people say I am, that’s what I’m not ». Il faut dire que les Britons d’Arctic Monkeys collectionnent les ‘tares’… Next big thing outre-Manche (et on sait en général ce que cette allusion implique en matière de réputation surfaite), ces quatre jeunes lads ont également la mauvaise idée d’être très jeunes (19 ans de moyenne)… Le bourrage de crâne presque obscène opéré par les médias aurait dû également finir d’achever tout espoir de bonne chronique. Et puis, en s’attardant un peu, un rayon de soleil printanier au travers des fenêtres et un petit verre à la main, il faut bien avouer qu’il y a quelque chose… Bien sûr les Arctics Monkeys n’ont pas inventé la poudre à canon et encore mois le feu nécessaire à déclencher l’explosion…

Que ceux qui parlent de ‘révolution rock’ aillent donc potasser leur petite encyclopédie de musique populaire. Mais ce premier album recèle une sacrée énergie et quelques morceaux de garage punk-rock (c’est bien de cela que nous parlons, ne nous y méprenons pas) du plus bel effet. Sur la première partie de l’opus surtout, les plages teigneuses à souhait s’enchaînent sans vraiment lasser. Du single teen-ager « I bet you look good on the dancefloor » au très convaincant « Dancing shoes » en passant par « You probably couldn’t see for the lights but you were staring straight at me », on peut dire que ces petits singes savent comment balancer de solides noix de coco à la face du public… « Still take you home » clôture la première salve de bien belle manière au moyen de chœurs pompeux et de guitares à couper au couteau… Par la suite, il faudra malheureusement attendre la fin de l’opus et « When the sun goes down » pour retrouver à nouveau un peu de consistance ; « Riot van » et « Mardy bum », plus mélodiques, peinant à convaincre. Un constat s’impose alors : c’est dans le riff bien sauvage que les Arctics Monkeys se sentent apparemment le plus à l’aise… Une impression confirmée par un « From the ritz to the rubble » cliché mais rendu assez jouissif par une basse sonique à souhait.

Après avoir passé les 13 morceaux au crible, un verdict s’impose ; et… il est plutôt positif. Ne jouons pas aux vieux cons, les Arctics Monkeys ont tout pour plaire aux (post)teen-agers en mal de déflagrations sonores. Et ils le méritent. S’ils ne révolutionnent pas le rock, ils ont au moins le mérite de sonner comme un bon petit groupe de punk…

 

 

Trashmonkeys

The maker

Écrit par
Andreas Wolfinger, Daz Fralick, Offer Stock et Gunnar Riedel sont…allemands. Sur ce coup-ci, on serait tenté d'ajouter que leur nom de famille trahit leur origine. De fait, les quatre Trashmonkeys débarquent de la banlieue de Brême dans un style assez personnel. Pour ouvrir le disque, les gaillards nous balancent "Song n°1", portion de rock'n'roll sauvage et déjantée, imprégnée d'influences sixties et d'effluves de cambouis. Car autant y aller franco: ces Monkeys là sont de véritables garagistes, le genre d'énergumènes qui fleurissaient aux quatre coins des pavillons ricains au lendemain de la beatlesmania. Emmené par les éructions vocales de Wolfinger, nos extraterrestres germaniques s'approchent de la planète Hives à grands coups de riffs insistants. Forcément moins classe que la bande à Howlin' Pelle Almqvist, les Trashmonkeys n'hésitent pas à mélanger costards et trainings, cravates et converses, brillantine et lunettes noires pour un effet contestable mais divertissant. "The Maker", troisième album en date, a manqué son époque de quelques décennies. L'univers des Trashmonkeys n'a pas traversé l'histoire. Ces gars sont restés scotchés sur l'année 1977. Ils ne peuvent nier l'affaire. Néanmoins, ce passéisme convaincu les amène à livrer des brûlots d'excellentes factures: "Wrong Education", "Innocent" (un ersatz de Franz Ferdinand joué par The Sonics !) ou encore "Wake up". En Allemagne, ces barjots assurent les premières parties de The Killers. On imagine la tête des fans (NDR : les morts?) de Brandon Flowers devant telle d'ébauche d'énergie et de mauvais goût vestimentaire. On vous laisse entrevoir le décorum: c'est trash !

Pluto Monkey

Little Brenda : Bluegrass Mission

Écrit par

" Little Brenda " nous raconte des historiettes de solitude et d'introspection banlieusardes. L'Eldorado n'est pas si loin, il faut juste monter dans un bus direction downtown… Croisement pas si improbable entre Tom Waits (voix nasillarde, grésillante) et Ween (par l'aspect déglingué), Pluto Monkey a la particularité de se présenter sous la forme d'un duo ‘électronique’ où viennent se greffer, au fil des morceaux, différents instruments. Nos lascars ne tombent jamais dans un hermétisme expérimental et réussissent même à faire cohabiter clarinette et léger bruitisme. Des restes gothiques ou tout au moins cold wave pointent le bout du nez dans la production, conférant parfois à l'ensemble un ton prophétique, voire paternaliste. Un peu comme si vous faisiez collaborer les aspirations de conteur d'un Nick Cave et l'éclectisme musical d'un F.M. Enheit…

 

Space Monkeys

The daddy of them all

De Joy Division à Happy Mondays en passant par Section 25, le label Factory a toujours eu le nez creux pour dénicher les perles rares. C'est encore le cas avec ce Space Monkeys. Un groupe issu de Manchester bien sûr. Fondé en 1994, il remet au goût du jour la house du tout début des nineties. Une house sculptée dans une pop au tempo irrésistible, au groove pulsant, traversée de boucles hypnotiques, fouettée de cordes de guitares et nappée de clavier poisseux. Parfois, on pense aux meilleurs moments de The Farm. A EMF aussi, notamment sur le single " Sugar Can ". Mais le plus souvent, c'est à Happy Mondays (voire à Black Grape) que Space Monkeys nous semble le plus proche. Même si le vocal de Richard Mc Kevin Duff est aussi susurré que celui de Liam Gallagher et que certaines compositions n'hésitent pas à s'aventurer dans de longues envolées instrumentales, dont le parfum sixties nous rappelle le second album des Stones Roses...