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Recorders

Le courrier de Recorders…

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Second clip en une semaine pour le groupe belge Recorders, qui opère son retour après 6 ans d'absence !

Son dernier opus, "Coast to Coast", remonte à 2016 ! Après une pause solo accomplie sous la forme du projet OKAMY, le chanteur et compositeur bruxellois Gordon Delacroix a pris le temps de composer une dizaine de nouvelles pistes qui prendront à l'automne la forme d'un nouvel album, le troisième du groupe. Il s’intitulera "Unsent Letters to a Sympathetic Monster". 

Un opus enregistré à Bruxelles par Charles de Schutter et masterisé par le producteur américain Dave Kutch (The Strokes, Billie Eilish, Beyoncé, etc.)

Pour patienter jusque-là, "Let You Go" est disponible sous forme de clip

Il a été réalisé par Gordon Delacroix, tourné en compagnie de la talentueuse actrice et cinéaste belge Sophie Maréchal au Maroc, et plus précisément à Essaouira.

L'idée était de montrer les deux facettes d'une rupture, ici représentée par l'orange et le bleu que chaque protagoniste va porter différemment…

 

Recorders

Recorders vogue d’un océan à l’autre…

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6 ans après avoir gravé son dernier opus, « Coast to Coast », Gordon Delacroix et ses Recorders sont de retour plus en forme que jamais. Après une pause en solo via le projet OKAMY, le chanteur et compositeur bruxellois a pris le temps de composer une dizaine de nouvelles pistes qui prendront à l'automne la forme d'un nouvel album, le troisième du groupe, intitulé « Unsent Letters to a Sympathetic Monster ». 

Un opus enregistré à Bruxelles par Charles de Schutter et masterisé par le producteur américain Dave Kutch (The Strokes, Billie Eilish, Beyoncé, etc.)

Deux singles illustrés par deux clips qui se répondent préluderont à la sortie de ce long playing. Celui « Wait for me » débarque la semaine prochaine et celui consacré à « Let you go » est disponible

L'idée était de représenter les deux facettes d'une rupture, ici représentée par l'orange et le bleu que chaque protagoniste va porter différemment. Dans « Wait For Me », la protagoniste finit par se faire engloutir par son ‘deuil’ alors qu'elle a porté la couleur tout au long du clip, tandis que dans « Let You Go », le protagoniste va s'en débarrasser en dents de scie pour, au final laisser, tout ça derrière lui.

Recorders

L’empreinte de Talisco…

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Ce jeudi 17 mars 2016, Recorders organise sa release party dans la salle de La Madeleine, à Bruxelles. Il vient y présenter son deuxième opus, « Coast To Coast », qui fait suite à « Above The Tide », paru en 2014. Superbe, l’endroit est situé à deux pas de la gare Centrale et de la Grand Place. En outre, sa capacité est de plus ou moins 1200 places. Un fameux atout dans l’éventail d’auditoires mis à la disposition de la capitale européenne. Et bonne nouvelle, le podium a été rehaussé ; une critique soulevée lors des concerts accordés dans le cadre du BSF. Enfin, les infrastructures permettent une qualité de son optimale. Si ce soir, ce n’est pas sold out, il y a pas mal de monde, pour accueillir le band bruxellois.

Il revient à Konoba d’ouvrir la soirée, un groupe qui s’était produit dans le cadre du festival Propulse, en 2015. Et sur l’estrade, il semble un peu à l’étroit. Le line up réunit le chanteur Raphael Esterhazy, le guitariste Maxime Simon (Solkins, Whylanders), dont la moustache ferait pâlir de jalousie les acteurs des Brigades du Tigre, le préposé à la basse et aux synthés Maxime Honhon (NDR : un autre Solkins) ainsi que d’un drummer barbu et coiffé d’un chapeau. Ces trois musicos ont enfilé une chemise lilas (NDR : la même qui est vendue au stand merchandising). Raphaël a opté, de son côté, pour une autre de couleur blanche, de type officier, enrichie de motifs rouges.

Le set s’ouvre par « Smoke And Mirrors ». Le light show est aveuglant. Les deux claviéristes sont aux commandes. Raphaël tapote sur sa machine. Il se déhanche et se balance. Sorte d’hybride entre Joe Newman (Alt-J), Beck et Gotye, sa voix semble habitée. Il y a des beats électro, mais ils ne sont pas trop envahissants. La mélodie est accrocheuse. L’auditoire commence à remuer. Raphaël prend la place de Maxime derrière les claviers. Ce dernier empoigne la basse et se consacre alors au micro. Big Moustache récupère une gratte dissimulée sous le clavier. Tout au long de « I’m a wolf », les deux musicos de Solkins conjuguent leurs harmonies vocales. Et elles sont atmosphériques. C’est bientôt le printemps et « Love » s’ébroue sur des gazouillis d'oiseaux. Mr Honhon se distingue à la semi-acoustique. La voix de Raphaël monte dans les aigus. Ses mains sont aussi expressives que celles de feu Joe Cocker. Il semble satisfait de sa prestation et s'applaudit. La foule lui emboîte le pas. L’artiste invite les spectateurs à se serrer les mains pour se faire des câlins. Mister Honhon s’écrase sur votre serviteur. Avant que le show n’embraie par « On Your Knees », une chanson empreinte de douceur. Raphaël s’agenouille. Manifestement, il s’agit de la compo la plus radiophonique du nouvel Ep, dont la sortie est imminente. Une compo stimulée par des beats électro et qui incite à se remuer le bas des reins. Et du set, on épinglera encore « L'indifférence », un titre interprété dans la langue de Voltaire. Konoba se produira en concert, au Rideau Rouge de Lasnes, le 15 avril 2016.

En interlude, David Léo, alias David de Froidmont, l’ex-vocaliste de Malibu Stacy, vient nous présenter son « Down The Hall ». Deux filles déploient des affiches sur lesquelles figurent le titre de ce tube, le nom de nom de l'artiste, son Facebook et son Twitter. Cocasse, elles les exhibent à l’envers.  

Première constatation, lorsque les musicos de Recorders montent sur l’estrade, leurs visages ne sont plus peinturlurés, comme à l’époque où ils défendaient leur elpee « Above the tide ». Leur second opus, « Coast To Coast », sort aujourd’hui. Le line up du band a changé. Si le chanteur/guitariste Gordon Delacroix, le bassiste Flo Donnet (NDR : une penne universitaire retournée sur la tête) et le second gratteur Alex Meeus, sont toujours au poste, deux petits nouveaux ont intégré le band. En l’occurrence le drummer Michael-John Joosen et le claviériste –un pianiste de jazz– Ben Broux. Ils s’installent cependant, en arrière-plan. Le décor est peuplé d'énormes ballons de baudruche montés sur des supports métalliques.

« Not All Who Wander Are Lost » ouvre le set. Les harmonies vocales sont à trois voix sur ce morceau de 5 minutes que relayent les claviers. Le light show oscille entre couleur orange, blanche, verte et bleue. Des vocaux toujours aussi atmosphériques envahissent le contagieux « Lost At Sea ». Les claviers et les grattes y font cependant la différence.

Pour « Cutting Clouds », le drummer privilégie les percus, un titre qui adopte un tempo davantage cold wave. La voix de Gordon devient grave pour « Time Is A Flat Circle », une compo stimulée par des beats électro. Extrait du premier opus, le hit « Someone Else's Memory » libère des sonorités davantage sucrées. Tout comme le spasmodique « Geometric Peaks ». Quoique indolent, « Undivided » est davantage synthétique, un morceau au cours duquel la voix se révèle de nouveau éthérée. Au bout de 50 bonnes minutes, le show s’achève par « Shoot Shoot ».

Manifestement, l’empreinte de Talisco est bien présente tout au long des plages du nouvel elpee. Normal, il a participé activement aux sessions d’enregistrement.

Lors du rappel, une estrade est installée derrière le batteur, sur laquelle grimpe une chorale réunissant 6 filles. Elles sont toutes vêtues de noir. Mais les deux morceaux, au cours desquels elles participent allègrement, « A Church Of Dust And Rubble » et « Arctic Skies », lorgnent alors carrément vers l’univers d’Archive. Et le concert de s’achever par le jouissif « On Cove Mountain ».

(Organisation : Progress Booking)

Recorders

Pas un grain de sable, dans cette belle mécanique…

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Le 15 mai, Broadcast Island et Birdy Hunt assuraient le supporting act d’un des groupes les plus en vogue sur la scène belge, à savoir Recorders.
C’est dans l’enceinte de l’Alhambra, salle charismatique située en plein cœur de la Capitale Européenne de la Culture, que se déroulait l’événement du jour. Si le son était de mauvais à moyen au fur et à mesure du déroulement des différents spectacles, l’ingénieur son s’en est plutôt bien tiré lors de la troisième prestation ! L’endroit souffre en effet de l’effet désastreux de trop nombreux échos difficiles à maîtriser, semble t-il…

Place à Broadcast Island. Autant le dire, même s’ils manquent ici et là d’un peu de précision dans le jeu, que les quatre gaillards, à l’allure juvénile, ont livré un show bien croustillant et percutant !

Passionnés de musique, les Bruxellois se sont déjà forgé une solide expérience. Intitulé « Everyone say Yeah ! », leur Ep leur a permis de pénétrer au sein de la jungle musicale. C’était en 2012 et le band militait alors sous le patronyme de Hey Yeah.

Après six ans d’existence, il a tout simplement décidé d’en changer. Comme une envie de se reconstruire, faire fi des erreurs du passé et embrasser de nouvelles ambitions.

Convaincant à souhait, BI enchaîne les dates et se voit même proposer le circuit tant envié de salles plus importantes telles que l’AB Club (en 1ère partie de Minéral, projet du guitariste d’Archive, Craig Walker), le Botanique (de Strypes), le Belvédère (d’Intergalactic Lovers) ou encore dans le cadre du BSF. C’est dire l’engouement dont il fait alors l’objet !

Etrangement, la voix du singer n’est pas sans rappeler un certain… Morrissey. Ce mimétisme bien involontaire trouble parfois !

Leur fer de lance ? Le rock ‘rentre dedans’ ! Ils sont jeunes, talentueux et en ont dans le pantalon. J’ai hâte de les revoir lorsqu’ils auront pris quelques années de bouteille !

C’est ensuite au tour de Birdy Hunt de titiller nos récepteurs auditifs. Et c’est un euphémisme… Ces Parisiens ont partagé une même affinité musicale commune lors d’une soirée festive.

Très vite, les répétitions s’enchaînent et donnent naissance à une salve de titres pêchus !

S’ensuit une tournée d’une quinzaine de dates en Angleterre, terre promise du bon son. Le retour sur investissement est immédiat. Les gars se forgent rapidement un nom dans ce milieu très fermé !

Cette escapade les entraîne dans les studios londoniens de Denmark Street. Un premier album est gravé en 2008. Malheureusement, il restera inédit !

La véritable consécration arrive en 2011. Des concerts à gogo, une participation à la sélection SFR Jeunes Talents pour le Printemps de Bourges et les ‘Avant Seine’ de Rock en Seine.

Finaliste du prix RLM l’année dernière, Birdy Hunt publie « Shoplift ». Une claque !

Proposant une expression sonore sise à mi chemin entre les Killers et Bloc Party, le set prend la forme d’une thérapie de groupes aux dépressifs qui auraient eu la bonne idée de se fondre dans la fosse !

Ces gamins, poseurs, arrogants, mais très professionnels sont taillés pour le ‘live’ ! Ils ont assuré comme des grands ! Quelle prestation !

La cohésion entre les musiciens en dit long ! Ici, pas de place pour l’individualisme !

L’enseigne lumineuse placée au fond de la scène et les LED à l’intérieur des fûts du drummer communiquent même des réminiscences seventies. Grandiose !

Recorders avait l’honneur de clôturer ce mini festival. Adoptant une ligne de conduite plus commerciale que ses deux prédécesseurs, le groupe cultive une pop mélancolique assez classique, mais aux accents pop/rock issus de l’Oncle Tom, le tout stimulé par des beats métronomiques et balayé de nappes de synthé atmosphériques.

Gordon, le leader du band, fonctionne au diesel ! Quoique formé en 2006, le premier album ne tombe dans les bacs qu’en 2014. Mixé par Tony Hoffer (M83, Phoenix, Air, Beck, The Fratellis), à Los Angeles, et financé partiellement grâce au Crowdfunding, « Above The Tide » permet au groupe de décrocher plus ou moins 70 dates (dont une mini tournée en Angleterre) et s’assurer de l'airplay sur Pure FM et Studio Brussel, depuis 2012.

Propulsés au rang médiatique par le clip « Purple and Gold » qui a recueilli plus de 50 000 vues dès la première semaine, Gordon Delacroix, Alexandre Meeus, Arnaud de Ghellinck et Florian Donnet (il fêtait ses 25 printemps) s’étaient grimés le visage comme d’habitude. Une manière comme tant d’autres d’affirmer une identité un peu tribale. Seul Pierrick Destrebecq, le drummer, ne s’était pas livré à ce rituel. Comme pour se distancer des autres…

Durant près d’une heure, le combo va balancer une salve de titres tous plus festifs et entraînants les uns que les autres, oscillant de « Kelly » à « Someone Else's Memory », en passant par « 85 MHP » et « Colorimetic ». La tristesse et l’amertume n’ont pas leur place dans la setlist.

Le batteur s’en est livré à cœur joie tout au long de « Wolf Drums ». Son drumming est d’une précision incroyable ! Il percute sans vergogne fûts, caisse claire, grosse caisse et diverses cymbales de manière incisive et sans la moindre hésitation ! La maîtrise de cet instrument de musique ne s’improvise pas ! A bon entendeur…

La formation a interprété un titre du prochain elpee qui sortira tout prochainement, histoire de goûter le dessert avant le menu principal, en quelque sorte. La patte sonore est toute aussi reconnaissable. Ce qui n’est pas de nature à augurer des surprises… Wait and see !

En guise de clôture, « Beach » a rappelé qu’il était temps de se dire au revoir. Le marchand de sable n’était en effet plus très loin, même s’il n’a jamais enrayé du moindre grain, cette belle mécanique…

(Organisation : Alhambra)