La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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SIZ

SIZ ne veut plus rien voir…

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Derrière le pseudonyme de SIZ se cache Sylvain Palis, jeune frère de l’hyperactif Thoineau Palis, aka TH Da Freak, bassiste du groupe précité, membre d’une bonne poignée d’autres formations bordelaises et acteur du collectif Flippin’ Freaks.

Nourri à l’indie rock des années 90, Sylvain débute en 2016 le projet SIZ, entouré de Quentin Plantier (batterie) Rémi Lemoine (basse) et de son frère Thoineau.

Enregistré par Christophe Bolognaise au studio Macaroni, mixé par Henri d’Armancourt et masterisé par Alexis Bardine, « Blind », second opus du groupe, réconcilie avec brio les deux précédentes sorties de la formation autour d’un noise rock saturé et massif parsemé de fulgurances pop.

Premier single tiré d'un second album à paraître à la rentrée, "What Does Moon Think" est un titre noise pop créé en hommage au groupe new-yorkais What Moon Things, accompagné d'un clip réalisé par le collectif bordelais Hausu.world. Et il est disponible

"Blind" paraîtra le 29 septembre 2023.

 

SIZ + Cosmopaark (Ep)

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Signées chez Flippin’ Freaks, les formations bordelaises SIZ et Cosmopaark ont décidé d’enregistrer un Ep ensemble. En studio, ils se sont servis d’un Moog pour les basses, une boîte à rythmes pour les drums, ainsi que d’un enregistreur 8 pistes K7. Sans oublier les guitares. Enfin on suppose, à l’écoute des 6 plages de ce disque, qu’i s’agit bien de grattes.

L’Ep s’ouvre par « You should call your mum », une piste aux harmonies vocales éthérées et aux sonorités sinusoïdales réminiscentes de My Bloody Valentine. Et chargé de fuzz, « Sceneries », morceau qui clôt la plaque, est également hanté par la bande à Kevin Shields.

Alternant passages enlevés ou plus cools, « Warm cheeks » fait davantage la part belle à l’électro. Bien noisy, « FFYM » emprunte régulièrement une rythmique à Smashing Pumpkins, alors que les vocaux s’élèvent de nouveau dans la stratosphère. Epopée électrique dynamisée par un drumming syncopé « F*** the olders » se révèle à la fois offensif et percutant, dans l’esprit de Sonic Youth.  

Disiz Peter Punk

Dans le ventre du crocodile

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« Disiz The End » annonçait laconiquement son dernier album, paru en 2009. Sérégine M’Baye tentait de mettre à mort son personnage de Disiz La Peste, catapulté sur le devant de la scène, grâce à son tube « J’pète les plombs » (200 000 albums et 500 000 singles vendus!), un pseudo inspiré du film de Joel Schumacher sorti en 2000, « Chute Libre », mettant en scène Michael Douglas. Le rappeur d’Evry (NDR : c’est en banlieue parisienne) souhaitait explorer de nouveaux horizons sonores et surtout s’éloigner du milieu hermétique du hip-hop hexagonal. Pari risqué lorsqu’on connaît ses antécédents hip-rock (Silmaris, Pleymo, Crazy Town et consorts…) Des voyages accomplis à New-York et en Mauritanie lui ont permis d’élargir ses influences musicales. Si Disiz conserve son flow et ses lyrics bien particuliers, les ambiances, elles, partent dans tous les sens. Tout n’est pas parfait mais certains passages sont irrésistibles.

Après une intro explicite intitulée « Mutations », dont les sonorités africaines sont inspirées du manga Akira, il embraie par le single imparable « Dans le ventre du crocodile ». Caractérisée par sa rythmique technique et festive inspirée du LCD Soundsystem, cette ode à l’enfance est soulignée de textes percutants. « Rien comme les autres » est un véritable morceau rock sur lequel Disiz… chante ! Sa voix est très limite. Et il avoue cette carence, ajoutant avoir d’ailleurs pris des cours. « Yeah Yeah Yeah » et « Jolie Planète » sont moins réussis. A cause de leurs riffs punk/métal un peu gras et trop basiques. Ce qui n’empêche pas l’humour au second degré des lyrics de faire des ravages. « Trans-Mauritania » est interprété en peul (la langue des touaregs). Un chouette morceau dont les références oscillent entre Talking Heads, XTC et Foals. Mais les meilleures compos sont également les plus mélancoliques et balisées par le piano. En particulier « Paradoxe » et « Je t’aime mais je te quitte » (clin d’œil au slogan de la France de Sarkozy). « Dans le ventre du crocodile » est un album inégal mais fort intéressant. Et ma foi, son challenge d’entrer dans l’univers du rock par la grande porte est pratiquement réussi…

Revers de la médaille, Disiz a probablement perdu tout crédit auprès des fans de hip-hop old school. Mais en démontrant qu’il existe une vie après le rap, l’artiste est parvenu à se réinventer un nouveau personnage, unique en son genre, libre de s’exprimer comme il le souhaite, et très susceptible de conquérir un public bien plus large.

Oceansize

Music for nurses (Ep)

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Auteur d’un premier opus fort prometteur commis l’année dernière, Oceansize nous revient avec un Ep 5 titres. Si l’ouverture s’inscrit dans l’esprit d’« Effloresce », libérant une intensité » semi sismique, semi symphonique, qui aurait pu naître d’une rencontre entre Metallica et Radiohead, le reste du disque épouse une forme plus atmosphérique, plus complexe, tentaculaire, parfois post rock ou encore proche de la prog, évoquant tour à tour Sigur Ros, Mogwai, Tool, Isis, King Crimson (NDR : aussi bien « In the Court Of the Crimson King » que « Lark’s tongues in aspic »), Mansun et Faith No More. Les trois derniers fragments s’enchaînent même naturellement, un peu dans l’esprit d’un concept (mini) album, ou d’un triptyque, si vous préférez. Bâti sous la forme du crescendo, le final, « As the smoke clear » vous entraîne dans un véritable tourbillon sonique. Une chose est sûre, ce « Music for nurses » augure un futur elpee de toute grande classe !

Oceansize

Effloresce

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Au sein de ce quintet mancunien militent trois guitaristes. Ce qui devrait vous donner une petite idée de l'intensité électrique dispensée par leur musique. Et tout au long de cet " Effloresce ", leur premier opus, ils ne se privent pas de la prodiguer. Au sein d'un espace sonore tour à tour atmosphérique, tempétueux, noisy, menaçant, énigmatique, psychédélique, hantant, majestueux, complexe (NDR : et la liste n'est pas exhaustive !) qui rappelle tantôt King Crimson, My Bloody Valentine ou Sigùr Rós. En outre, la formation peut compter sur une section rythmique particulièrement solide et un chanteur (Mike Vennart) dont le timbre affiche une grande versatilité. Ce qui permet d'accentuer encore davantage les fluctuations des mélodies. Peu ou même pas de temps mort sur ce disque, mis en forme par Chris Sheldaw (Foo Fighters, Into Paradise), qui dépasse allègrement les 75 minutes, chaque composition évoluant au gré de son humeur, mais au cœur d'une entité métaphysique. Un peu comme si nous étions en présence d'un concept album, si vous préférez. L'elpee recèle, en outre, trois instrumentaux, l'étrange " Unravel ", un fragment impressionniste impliquant un sample de " Gaspard de la Nuit " de Ravel, un final élégiaque à la mélancolie balayée de cordes, et puis deux plages (" Massive bereavement " et " You wish "), dont les flambées de métal sont aussi meurtrières que chez Fugazi. Une fleur venimeuse et exotique vient d'éclore. Mais il vous faudra beaucoup de patience avant que vous ne parveniez à l'apprivoiser…