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Silversun Pickups

Les sensations physiques de Silversun Pickups

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Silversun Pickups est un quatuor californien dont le sixième opus, « Physical Thrills », est paru ce 19 août 2022. Brian Aubert, le leader, chanteur et guitariste le décrit comme suit : ‘Ce disque est vivant. Il se situe quelque part entre une collection de chansons et un ami imaginaire. Un ami qui, de mars 2020 à avril 2021, non seulement s'est présenté à moi, mais m'a tenu compagnie pendant cette période d'isolement intense. Un ami qui me rappellerait que, dans ce cas, le monde entier ressentait la même chose. Un ami réconfortant, enjoué, parfois effrayé, souvent ravi. Un ami qui a finalement été présenté à Butch Vig, une fois que nous avons été vaccinés, et qui a soufflé à travers son studio comme une tornade faite de barbe à papa, laissant des petits morceaux de résidus partout. Mais le plus important, c'est que cet ami en a vraiment rien à foutre. Je sais. Ça semble effronté. Je veux juste dire que c'est une chose qui est vraiment libre. Et maintenant, ce petit espace de tête vivant ne me rend plus visite. Je le visite à travers cet album. J'espère que vous l'aimerez. Mon ami s'en ficherait. Petit coquin.’

Le groupe en a extrait "Scared Together", un premier single traduit en clip par Claire Marie Vogel. Et il est à découvrir ici :

A propos de ce single, Brian a déclaré ‘On ne sait jamais ce qui peut rapprocher deux personnes. Parfois, c'est quelque chose de léger et de confortable. Parfois, c'est un amour partagé pour une sorte de totem ou d'idole qui leur est chère. D'autres fois, c'est quelque chose d'un peu plus redoutable. Mais peu importe ce qui marche, je dis. Chacun son truc. Cette chanson parle de devenir proche et intime avec quelqu'un à travers les épreuves. Être jeté dans quelque chose d'assez effrayant fait ressortir des qualités communes qui les relient.’

 

Silversun Pickups

Neck of the woods

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Troisième album pour ce quatuor californien (NDR : issu de Los Angeles, très exactement) que la presse compare souvent à Smashing Pumpkins. Hormis sur le titre qui ouvre l’elpee (« Skin graph »), et le plus grungy « Mean spirit », les influences originelles paraissent de plus en plus floues. Même la voix de Brian Aubert me fait davantage penser à celle de Green Gartside (Scritti Politti). Et c’est tout à fait flagrant sur « Gun-shy sunshine ». Deux titres affichent une texture nettement plus électro. Tout d’abord « The pit ». Les synthés caractéristiques et cette basse caverneuse évoquent inévitablement New Order alors que « Here we are (chance) » nous replonge dans un climat davantage réminiscent de « Kid A » voire d’« Amnesiac » de Radiohead (NDR : ces drums épileptiques !) Et si « Make believe » s’offre une jolie envolée ‘guitaristique’ à la Muse, il faut avouer que les références de Silversun Pickups se sont nettement diversifiées, sans pour autant déboucher sur un concept vraiment original. On y décèle même des traces de shoegaze qui parsèment l’ensemble de l’opus. Quant aux lyrics, inspirés par les films d’épouvante, les Cramps y avaient pensé avant eux. Sans quoi, l’album reste agréable à écouter de bout en bout. Ce qui n’est déjà pas si mal.