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Broken Social Scene

Broken Social Scene se souvient des humains

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Broken Social Scene est de retour ! Il sortira son premier elpee studio, « Remember The Humans », ce 8 mai, soit depuis près de dix ans. Pour accompagner l’annonce, le collectif torontois dévoile le clip du single « Not Around Anymore », à découvrir ici 

Réunissant à nouveau le groupe et le producteur David Newfeld (à l’œuvre sur « You Forgot It in People » et leur album éponyme de 2005), « Remember The Humans » déploie 12 titres aux arrangements foisonnants : un tissage de cuivres, guitares, voix et textures électroniques où la mélodie garde toujours le dernier mot. La chanson phare « Not Around Anymore » ouvre l’opus sur une méditation lumineuse autour de la disparition des possibles — un thème reflété dans un clip qui mêle nostalgie et énergie renouvelée.

Le disque marque également un retour à l’esprit collectif qui définit Broken Social Scene : parmi les collaboratrices et collaborateurs, on retrouve Feist, Hannah Georgas, Lisa Lobsinger, et d’autres voix familières de la formatio.

Entre retrouvailles artistiques, deuils partagés et énergie créative retrouvée, « Remember The Humans » s’impose comme un album profondément humain, vibrant et sincère — un retour attendu d’un groupe qui continue de façonner le paysage indie depuis plus de vingt ans.

And Also The Trees

And Also The Trees à la porte du diable…

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Le quintette britannique And Also The Trees sortira son nouvel elpee, « The Devil’s Door », le 27 février 2026. Ce disque parachève une trilogie entamée par « The Bone Carver » (2023) et « Mother-of-pearl-Moon » (2024), témoignant de la créativité inaltérée de cette formation pionnière de la scène post-punk britannique.

Sur ce long playing, And Also The Trees propose une tempête feutrée, à la fois cinématographique, poétique et intense, traversée par une veine de psychédélisme sombre. Les morceaux, portés par des textes évocateurs et des guitares orchestrales, s’inspirent de l’actualité, de la peinture à l’huile et du folklore. L’opus se distingue également par l’ajout d’instruments inattendus : la violoniste invitée Catherine Graindorge insuffle une dimension où l’univers de John Barry croise celui de Béla Bartók.

Fondé en 1979 dans la campagne du Worcestershire, le band puise son inspiration dans la dualité de la nature britannique, oscillant entre beauté et obscurité. Sa signature : des performances scéniques captivantes, une guitare électrique au jeu mandoline, des paroles imagées et des rythmes jazz ténébreux. Cette indépendance artistique, jalousement préservée depuis plus de quarante ans, a permis à la formation de s’imposer durablement sur la scène alternative mondiale.

Le combo entretient par ailleurs une relation privilégiée auprès de The Cure, partageant la scène et collaborant depuis le début des années 80. En 2026, And Also The Trees accompagnera The Cure lors de trois dates au Festival de Nîmes en juillet, précédées de concerts au printemps en Belgique, France et Grèce.

En attendant cette sortie, la formation a partagé le single, « The silver key », sous forme de clip, et il est disponible

En concert :

7 mars : Namur (BE), La Nef De L’Eglise Notre Dame D’Harscamp

18 mars : Tourcoing (FR), Le Grand Mix

19 mars : Angers (FR), Joker’s Pub

20 mars : Lorient (FR), Hydrophone

21 mars : Cherbourg (FR), Espace Culturel Buisson

22 mars : Paris (FR), La Gaité Lyrique

4 avril : Athènes (GR), Death Disco Indoor Festival

24-26 juillet : Nîmes (FR), Festival de Nîmes (en compagnie de The Cure)

Joe Jackson

Joe Jackson, entre espoir et fureur…

‘Hello cruel world / I'm not going away / So I might as well have my say’, chante Joe Jackson sur son nouvel album, et il ne fait aucun doute qu'à un moment où beaucoup de ses contemporains ont perdu leur passion, leur talent, leur voix ou même leur vie, Jackson va de succès en succès. « Hope and Fury » pourrait bien être son meilleur opus à ce jour.

Il paraîtra le 10 avril 2026. Pour accompagner cette sortie, Joe Jackson et son groupe se lanceront dans une grande tournée nord-américaine de mai à juillet 2026, suivie d'une longue tournée européenne de septembre à décembre. Au total, la troupe accordera 80 concerts dans 14 pays.

Bien qu'il soit souvent décrit comme un artiste caméléon qui change constamment de style, Jackson insiste sur le fait que la plupart de ses elpees s'inscrivent dans son propre courant dominant : de nombreuses chansons pop sophistiquées, utilisant différents types de rythmes et de combinaisons d'instruments. En même temps, Jackson se réserve le droit de s'éloigner de ce courant dominant. Comme il l'a déclaré dans une rare interview récente pour le magazine britannique Chap, ‘J'ai toujours su que je ferais de la musique toute ma vie. Alors, de temps en temps, je vais faire quelque chose de différent, pour que ça reste intéressant’.

« Hope and Fury » revient au présent et au ‘courant dominant JJ’ pour avec neuf nouvelles chansons puissantes. Le résultat pourrait être perçu par les fans comme un croisement entre « Fool » (2019), « Laughter and Lust » (1991) et « Night and Day » (1982). À l'instar de ces long playings, « Hope and Fury » regorge de morceaux exceptionnels, de paroles intelligentes et originales et de rythmes funky, avec la voix et le jeu de clavier de Jackson plus puissants que jamais. Le morceau d'ouverture, « Welcome to Burning-By-Sea », décrit une ville balnéaire fictive inspirée de Brighton et de Portsmouth, la ville natale de Jackson, mais qui s'avère être un microcosme de tout le pays, tandis que « End of the Pier » oppose ingénieusement un aperçu de la vie de la classe ouvrière britannique en 1922 à une version post-pandémique en 2022.

D'ailleurs, cet LP est plein de contrastes, mais il est surtout optimiste, avec l'humour caractéristique de JJ très présent : du sarcasme mordant de « I'm Not Sorry » à la moquerie espiègle de « Fabulous People », en passant par la pure folie de « Do Do Do ».

Joe Jackson n'est certainement pas près de disparaître. Partageant son temps entre New York et Portsmouth au Royaume-Uni, Jackson se décrit comme ‘bicoastal’ tant sur le plan géographique que musical, et « Hope and Fury » comme du Bicoastal LatinJazzFunkRock.

 

SOFTSUN

SOFTSUN au lever du soleil éternel…

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SOFTSUN est un trio californien/norvégien de shoegaze et post-rock formé par Gary Arce et Pia Isaksen en 2023. Son second elpee, "Eternal Sunrise", paraîtra ce 7 novembre. En attendant, il a partagé un titre, "A Hundred And Sixteen". Et il est disponible sous forme de clip

La musique de SOFTSUN résulte d’une fusion entre les paysages sonores cinématographiques d'Arce et es compositions mélodiques et lourdes de basse d'Isaksen, accompagnées des percussions douces de Robert Garson. Son premier album "Daylight in the Dark", sorti en 2024, a été salué pour ses paysages sonores sombres et expansifs.

 

Sorry

La mascarade de Sorry…

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Le groupe pluridisciplinaire Sorry sortira son nouvel album, « COSPLAY », ce 7 novembre 2025. Cet elpee redéfinit les paramètres établis par le groupe tout au long de sa carrière, offrant un monde où chacun peut être n'importe qui, réel ou imaginaire, vivant ou mort.

« COSPLAY » est décrit comme un tourbillon d'idées et de déguisements, distillé dans le long playing le plus passionnant et sincère de sa carrière. Il fait suite à « Anywhere But Here » (2022) et « 925 » (2020). La formation a testé le nouveau matériel lors de sa récente tournée au Royaume-Uni et en soutien à Fontaines D.C.

La chanson « Echoes », inspirée par un poème sur un garçon criant écho dans un tunnel, est un moment clé de l'opus. Elle traite de la perte de soi dans l'amour, ‘l'écho’ devenant une troisième personne.

Le ciip consacré à « Echoes », est disponible

 

 

Sarah Maison

Les questions existentialistes de Sarah Maison

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Sarah Maison dévoile « Exister », un nouveau single incandescent, disponible depuis le 25 juin sur Capitane Records.

Un titre rock, onirique et résolument engagé, qui annonce la sortie de son premier album « DIVAD », prévue le 19 septembre 2025. Grâce à sa rythmique obsédante et ses guitares affûtées, « Exister », dont le clip est à voir et écouter ici, est une charge poétique contre les dérives néo-libérales, une ode à la nature et un cri du cœur face à une société en surchauffe. Sarah y campe un arbre immobile au milieu de la ville, observant sans fléchir la frénésie de notre époque. Elle y interroge nos désirs, notre rapport au temps, à la productivité, à ce qui compte vraiment.

Inspirée autant par The Kinks, Al Massrieen que par l’univers hallucinatoire de Jodorowsky, elle signe ici une chanson manifeste, organique, brûlante, à la croisée de la fable et du pamphlet.

Le morceau s’accompagne d’un clip réalisé par Diane Sagnier, entre rêve éveillé et dystopie pastel. On y retrouve Sarah au milieu d’un décor enfantin truffé de Polly Pockets, d’objets pop et de mises en scène décalées.

Le contraste entre la douceur visuelle et la tension du propos renforce le message : notre monde va mal, mais il n’est pas interdit d’en rire jaune, ni de le danser.

La compo a été écrite, composée et arrangée par Sarah Maison, puis enregistrée par Steve Surmely (Studio Pipo). Elle s’inscrit dans la lignée de son tout premier single, « Western Arabisant », en creusant plus encore la veine rock et contestataire de l’artiste.

 

The Intemperate Sons

La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

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The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent incomparable a attiré l'attention de Ryan Shuck et Amir Derakh - légendes dans le monde du rock grâce à leur travail pour Orgy, Dead By Sunrise et Julien-K - qui ont signé le groupe sur leur label, Frame|Work.

Formé par la famille Watson - Keith (batterie), Jake (guitares) et Max (chant, guitares, clés) - ainsi que le bassiste Mark Marks, The Intemperate Sons est une affaire de famille avec une connexion profondément enracinée qui imprègne chaque note que les musiciens jouent.

Keith, artiste chevronné connu pour avoir dynamisé des foules massives lors de projets tels que Gun Hill, Natural Born Thrillers et Agents Of Solace, pose les fondations lyriques et rythmiques du combo. Son travail sur des titres comme « Dust To Dust », « The Color Within » et « Unrealized » montre sa capacité à puiser dans les recoins les plus sombres de la psyché humaine, transformant la douleur personnelle en un rock hymnique.

Max Watson, multi-instrumentiste et leader du band, apporte un mélange unique de polyvalence et d'intensité. L'approche méticuleuse de Max en studio, où il crée sa collaboration avec Keith sur des titres comme « Way Back When » révèle une voix aussi fascinante que diffusent des harmonies vocales complexes, garantit que chaque chanson résonne à un niveau viscéral. Sa voix lyrique sur des plages comme « Faceless Man » et « Once Again » met en évidence son talent en tant que voix d'une génération.

Jake Watson, le principal architecte sonore de la formation, est un maître de la narration musicale. Son approche novatrice de l'écriture de chansons - évidente dans des morceaux comme « Remission », « Way Back When » et « Wading in the Gray » - transforme les paroles en récits puissants. Son rôle va au-delà de la musique, car sa vision artistique influence tout, de l'identité visuelle du groupe à sa présence sur scène.

Mark Marks, la force unificatrice à la basse, apporte à la fois son expérience et son groove au groupe. Vétéran de la scène musicale de Dallas, il apporte une contribution indispensable au processus d'écriture de The Intemperate Sons. Ses succès passés, dont la première partie d'icônes du rock comme Sebastian Bach, témoignent de son talent et de son dévouement.

Le partenariat avec Tony Franklin (The Firm, Whitesnake) sur ce premier long playing, « The Color Within », souligne encore l'engagement de la formation envers l'excellence, le travail de la basse de Franklin ajoutant de la profondeur à des titres marquants comme « Dust to Dust » et la chanson-titre.

The Intemperate Sons propose une approche convaincante du rock alternatif, fusionnant l'intensité grinçante du hard rock et des éléments folk et grunge. Sa musique est un voyage sombre et introspectif qui résonne dans l'âme, suscitant des comparaisons avec des combos emblématiques comme Alice In Chains, Stone Temple Pilots et R.E.M. Le lien familial entre le clan Watson se manifeste dans leur son unique - un mélange d'hymnes à la guitare et d'harmonies vocales complexes qui résonnent longtemps après le dernier accord.

La vidéo du single « Dum, radio edit » est disponible

 

Marcel et son Orchestre

C'est pas à vous qu'ça m'arriverait

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Après 12 ans d'attente, Marcel et son Orchestre ont gravé un nouvel elpee intitulé « C’est pas à vous qu'ça m'arriverait ». Très actifs dans les années 2000, les membres de de la formation originaire de Boulogne-sur-Mer, usés par le rythme effréné des tournées, se sont imposés un break en 2012.

Le groupe, à l’humour décapant, toujours la cervelle en ébullition, plus imprévisible et insaisissable que jamais, incarne incontestablement le représentant le plus digne que la région Nord-Pas-de-Calais.

Une étiquette malgré tout réductrice, tant les carnavaleux n’hésitent pas à s’aventurer dans de multiples directions sans jamais perdre de vue leur faculté à électriser leur auditoire pour l’inviter à danser. Une équipe de joyeux lurons, donc, pour qui une technique hors du commun n’est pas forcément une fin en soi. Il est d’ailleurs difficile d’imaginer ce qui pourrait freiner Marcel et Son Orchestre dans sa vertigineuse quête d’absolu. Mieux vaut écouter ce nouvel elpee une première fois et en conclure que l’on n’a pas fini d’en faire le tour en prenant le temps d’y réfléchir. Dans un style où l’innovation n’est pas une évidence, les Nordistes confirment leur identité tout en étant capables d’y apporter quelques touches d’originalité qui les empêchent de tourner en rond. Enfin bref, la bande à Marcel n’est pas morte !

L’opus s’ouvre par un total déjanté « Stigmatisez-Moi ». Avec eux, une seule promesse : du fun, du son et une furieuse envie de chanter à tue-tête. La fête se poursuit par « Maudit Karma », un autre morceau festif teinté de sonorités ska et reggae, qui sent bon le soleil et le sable chaud de Kingston, où ils taclent le sourire carnassier d’une Marine érigée en épouvantail utile d’un macronisme dérouté. On enchaîne par le festif et afrobeat « Autocentré », un son venu d’Angola, un kuduro bien persuasif, copieusement balisé par un ensemble cuivré très intéressant.

En mode vintage french rhythm’n’blues à la Nino Ferrer, « L’Empathie » et « Bertrand, Pas Rassurant » persistent dans cette éloquence dénonciatrice. Le rocksteady « Le Dégoût » et ses claviers façon Tyrone Downie (NDR : le Jamaïcain qui a joué en compagnie de Marley atteste que le style festif issu de Kingston coule toujours dans les veines des Marcels).

En outre, c’est ludique, enrichi d’excellentes références, de citations, de Bashung à La Reine des neiges ; comme un blind-test pour grands érudits de la chanson, à l’instar de « L’Empathie ».

Évidemment, le collectif dégage toujours cette ambiance tonitruante, entre ska, punk, afrobeat et rock insulaire. Franck, le meneur de l’équipe, est intarissable sur les riches heures des années 70/80… Branchez-lui Stranglers, Fela Kuti ou Talking Heads, et il s’emballe. Un air d’Acadie souffle sur « Dans ma Boudinette », un cajun pur jus. Introduit par quelques cris de mouettes, le funky rap en ch’ti « V’là l’Dégât » pastiche le Sugarhill Gang et Kool & The Gang, sur un flow de cuivres arrangés aux petits oignons.

Festif, déjanté, schizonévrosé à souhait et délirant !

Phi Milson

In Over My Head (Ep)

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Originaire d'Essex, au Royaume-Uni, Phi Milson est une auteure-compositrice-interprète.

Agée de 20 ans, elle vient de graver son premier Ep, « In Over My Head », sur lequel figure ses deux premiers singles, « Closing Time » et « Thedistance », parus en 2024.

Inspirée par les textures oniriques du shoegaze et l'émotion pure de groupes indépendants comme Wolf Alice et Slowdive, Phi nous plonge dans des paysages sonores atmosphériques au lyrisme introspectif.

Elle crée des chansons brutes et sincères qui explorent les thèmes de l'identité et de la santé mentale.

À travers sa musique, elle cherche à créer une connexion, en transformant ses expériences personnelles en principes universels…

Extrait de cet Ep, « Thedistance » est en écoute là 

Podcast # 81 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Sonic Transistor

Floodgaze

Écrit par

Lorsqu’on part à la recherche d’infos relatives à cette formation, sur la toile, on a souvent le message : ‘Ce groupe n’existe pas !’

Et pourtant, Sonic Transistor est le projet shoegaze/dream-pop du producteur, compositeur et multi-instrumentiste, Giovanni Ianiro.

Né dans un village isolé des montagnes du sud de l'Italie, il s’est désormais établi à Rome.

Il a créé ce concept par passion pour le shoegaze, mais il a enrichi ce style de new-wave et post-punk.

Après avoir gravé l’Ep « Distances », en 2022, Sonic Transistor a sorti son premier elpee, « Floodgaze ».

Chaque morceau raconte l’histoire d’une personne rencontrée par Giovanni au cours de la vie quotidienne. Ces situations reflètent son besoin de croire au genre humain, malgré la déception qu'elle génère.

Issu de cet LP, « Life est en écoute ici

Podcast # 80 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Steven Wilson

Une odyssée cosmique et introspective…

Ce soir, Bruxelles s’illumine sous l’éclat d’une étoile rare : Steven Wilson, souverain incontesté du rock progressif, est de retour au Cirque Royal pour dévoiler “The Overview”, son dernier opus solo, une œuvre aussi ambitieuse qu’astrale. Six ans se sont écoulés depuis sa dernière apparition en Belgique, une absence que la tournée 2023 de Porcupine Tree, cruellement dépourvue de halte belge, n’a fait qu’amplifier. L’attente, presque palpable, des aficionados a transformé ce concert en une célébration à guichets fermés.

Par sa voûte circulaire évoquant un dôme céleste, le Cirque Royal se prête à merveille à l’univers de Wilson. “The Overview”, concept-album inspiré par l’’effet de vue d'ensemble’ – cette sidération contemplative éprouvée par les astronautes face à la Terre vue de l’espace – métamorphose la salle en un planétarium. Les projections stellaires, cascades d’étoiles et de nébuleuses, enveloppent les spectateurs, tandis que la musique, aux accents floydiens, tisse une toile sonore où s’entrelacent méditation et voyage interstellaire. Les deux suites épiques, de 23 et 18 minutes, divisées en mouvements comme autant de constellations (huit pour la première, six pour la seconde), imposent un silence quasi sacré. Ce ne sont pas de simples chansons, mais des fresques mouvantes, des spirales de notes qui oscillent entre introspection et infini.

Un film d’animation de Miles Skarin accompagne cette odyssée : un extraterrestre gris émerge d’un marais primordial, des nébuleuses annulaires palpitent à des années-lumière, des visions cosmiques dansent sous les yeux ébahis. L’effet est envoûtant, une immersion totale où le spectateur, suspendu entre la Terre et l’éther, se perd dans l’immensité.

Vêtu de noir, pieds nus et arborant un look d'éternel étudiant, Steven Wilson orchestre ce voyage avec aisance. Passant de la guitare aux claviers, il guide une formation d’exception : Adam Holzman, sorcier des synthétiseurs, Randy McStine, prodige des six cordes, Nick Beggs, ancre rythmique à la basse, et Craig Blundell, maître des percussions. McStine, benjamin de la troupe, brille malgré une entrée légèrement ternie par un réglage maladroit. Ses solos, échos vibrants de David Gilmour, s’élèvent en arabesques stratosphériques, mêlant virtuosité et émotion. Blundell, en revanche, pèche par excès de puissance : son jeu, parfois trop massif, écrase la délicatesse des autres instruments. N'est pas Gavin Harrison qui veut...

Dans "Objects Outlive Us", un riff hypnotique de 19 notes, porté par une rythmique asynchrone, évoque les spirales envoûtantes de Happy The Man (“Carousel”). Pas étonnant, quand on sait qu'Adam Holzman est un grand fan du groupe américain, comme il nous l'avait confié dans les coulisses du Trix, à Anvers, il y a quelques années.  Mais Wilson ne se contente pas de rendre hommage au passé. "No Monkey’s Paw" s’ouvre sur des textures 'ambient' dignes de Brian Eno, avant que "The Cicerones" n’ose des dissonances électroniques aux accents d’Aphex Twin. Cette fusion audacieuse entre progressif et avant-garde atteint ici une cohérence rare, un équilibre entre héritage et exploration.

La seconde pièce, "The Overview", invite à la contemplation. "Perspective" s’élève comme une aube fragile, portée par des synthétiseurs éthérés, avant que "Borrowed Atoms" ne déploie une mélancolie toute romantique. Le final, "Permanence", s’évanouit dans un murmure ambient, un écho suspendu qui semble flotter dans l’infini, abandonnant l’auditeur à la solitude majestueuse de l’univers.

Après une pause, le groupe revient pour un second acte, une plongée dans le très riche répertoire solo de Wilson. Par son aspect cosmique, “The Harmony Codex” permet de faire le lien avec la première partie mais dès les premières notes de “Luminol”, le contraste est total : fini les bidouillages électroniques et retour au bon vieux rock progressif. Les musiciens semblent apprécier ce moment, et interagissent comme s'ils étaient en pleine répétition. Le riff de basse, parfaitement interprété par un Nicky Beggs au sommet de son art, fait exploser de bonheur l'auditoire, qui manifeste son enthousiasme en tapant dans les mains. “What Life Brings” prouve, comme le dit Steven en introduction, que ses morceaux ne sont pas tous des épopées de 9 minutes et qu'il est capable d'écrire des chansons 'indie-pop' courtes et simples. Un défi largement réussi et dans le solo qui clôture la composition, Wilson prouve à tout un chacun qu'il est aussi un remarquable guitariste. Et sa PRS Singlecut Trem dorée produit un son d'une pureté hallucinante. Un grand moment.

Comme on pouvait s'y attendre, c'est la reprise de Porcupine Tree, “Dislocated Day”, qui remporte le plus franc succès. Son côté plus ‘metal’ envoie le public au 7ème ciel, la majorité des fans ondulant doucement dans un lent mouvement de 'headbanging’.

‘La prochaine chanson est la plus difficile’, annonce d'emblée Wilson... ‘So, guys, don't f*ck up!’ C'est en effet une ‘impossible corde raide’ (“Impossible Tightrope”) que les musiciens franchissent avec maestria. On aurait peut-être préféré un autre titre que celui-là, vu qu'il présente des redites par rapport à “The Overview” (la vidéo) et qu'il manque de véritables mélodies. Heureusement, Wilson se rattrape, et de merveilleuse façon, grâce à “Harmony Korine”, une composition issue de son premier opus solo, “Insurgentes”: ‘Un album très important pour moi’, précise l'artiste. Le concert s’achève par "Vermillioncore", un instrumental jubilatoire, une apothéose incandescente.

Au moment du rappel, Wilson souligne qu'il ne possède pas de véritables hits, mais introduit quand même “Pariah” comme une chanson qui ‘aurait pu devenir un hit dans un univers parallèle’. Il faut dire que tout prédisposait la compo à faire mouche dans les charts. Car elle est basée sur la même série d'accords que “Purple Rain” et lorgne efficacement sur le “Don't Give Up” de Peter Gabriel, la chanteuse israélienne Ninet Tayeb apparaissant sur l'écran pour le 'contre-chant'. "Ancestral" clôture la soirée, bien que certains auraient préféré l’éclat tragique de "The Raven That Refused to Sing", que Wilson lui-même considère comme sa plus belle composition.

Finalement, ce qui frappe dans ce concert, c’est la capacité de Wilson à condenser les différentes périodes de la carrière en une encyclopédie sonore. On y retrouve les crescendos dramatiques de Porcupine Tree, des échos spatiaux, une touche d’indie-pop, mais jamais l’ombre du passéisme. Wilson ne regarde pas en arrière ; il projette sa musique vers un futur incertain, où le rock progressif devient un miroir de notre place dans l’univers, un chant fragile face à l’immensité cosmique…

Setlist :

Set 1 - The Overview :

Objects Outlive Us

The Overview

Set 2 :

The Harmony Codex

King Ghost

Luminol

What Life Brings

No Part of Me

Dislocated Day (Porcupine Tree song)

Impossible Tightrope

Harmony Korine

Vermillioncore

Encore :

Pariah

Ancestral

(Organisation : Live Nation - Accréditation: Cirque Royal)

Steven Wilson

The Overview

Une odyssée progressive au bord de l’infini…

Steven Wilson n’est pas un musicien qui se repose sur ses lauriers. À 57 ans, le maître britannique de la musique progressive, cerveau de Porcupine Tree et architecte sonore hors normes, livre ici son huitième album solo, et peut-être son opus le plus audacieux à ce jour. Sorti ce 14 mars 2025 sur Fiction Records, cet album de quarante-deux minutes, partagé en deux longues pièces, n’est pas une simple addition à sa discographie prolifique : c’est une somme, un manifeste rétrofuturiste qui explose les frontières du genre qu’il a contribué à réinventer depuis trois décennies.

Une genèse introspective et cosmique

Écrit, produit et mixé dans son home-studio entre décembre 2023 et août 2024, "The Overview" s’inspire de ‘l’effet de vue d’ensemble’ (‘the overview effect’), ce vertige existentiel ressenti par les astronautes face à la Terre vue de l’espace.

Dans un ‘Questions-Réponses’ réservé aux fans, Wilson a commenté la genèse de “The Overview” : ‘L'année dernière, j'ai vu un très bon ami à moi, Alex Milas, qui dirige une organisation appelée Space Rocks, et je lui ai parlé de la possibilité de faire une sorte de collaboration. Son organisation a pour objectif de réunir le monde de la science et de l'astronomie par le biais de la musique. Je me suis dit que je pourrais peut-être créer une bande-son pour un de ses événements. Et il a commencé à me parler du ‘Overview Effect’. C'est le phénomène que vivent les astronautes lorsqu'ils vont, pour la première fois, dans l'espace et qu'ils regardent la Terre depuis l'espace. Ils ont cette prise de conscience où ils comprennent à quel point la Terre est insignifiante et donc, par extension, à quel point les êtres humains sont insignifiants par rapport au cosmos. Il m'a expliqué que certaines personnes ont une réaction positive à cela, mais que d'autres ont une réaction très négative. J'ai immédiatement imaginé, dans ma tête, la possibilité d’enregistrer un album conceptuel sur ce thème. J'ai en quelque sorte entendu tout le disque dans ma tête, en tant qu'ébauche. J'ai su, à ce moment-là, qu'il fallait que ce soit quelque chose de long. Que ce soit un seul morceau de musique ininterrompu. Je suis donc rentré chez moi et en six à huit semaines, j'ai esquissé les compositions et élaboré la plupart des morceaux de base que l'on entend sur l'album final. Donc, oui, ça s'est mis en place facilement. J'aimerais que ce soit toujours aussi simple.’

Wilson, habitué à explorer les tréfonds de l’âme humaine, traduit cette sensation en deux pistes : "Objects Outlive Us" (23:17) et "The Overview" (18:27). Ces titres ne sont pas de simples chansons, mais des suites fragmentées en mouvements (huit pour la première, six pour la seconde), qui oscillent entre méditation philosophique et voyage interstellaire.

Accompagné de musiciens exceptionnels, Craig Blundell à la batterie, Adam Holzman aux claviers, Randy McStine aux guitares, Wilson s’entoure aussi d’une plume prestigieuse : Andy Partridge de XTC, qui signe les paroles de “Objects : Meanwhile”. Ce clin d’œil adressé à l’un de ses héros personnels ajoute une couche d’élégance pop à une œuvre par ailleurs dense et ambitieuse.

Une anthologie sonore rétrofuturiste

Dès les premières notes de "Objects Outlive Us", on reconnaît la patte de Wilson : un classicisme progressif à la "Dark Side of the Moon", construit autour de guitares stratosphériques et de claviers évoquant les grandes heures de Porcupine Tree ("In Absentia", "Fear of a Blank Planet"). Le ‘riff’ de base aux claviers comporte 19 notes qui se déroulent sur une signature rythmique asynchrone rappelant le style hypnotique de Happy The Man (“Carousel”).

Wilson explique : ‘Sur la première face, presque tout le matériel musical est dérivé de la même mélodie de 19 notes, qui est accompagnée d'une ligne de basse. Et même si vous n'en êtes pas conscient lorsque vous écoutez le morceau, tout émane de cet unique thème. J'ai décidé de regarder ce motif thématique depuis différentes perspectives, différentes signatures rythmiques et différentes tonalités. C'est ce qu'“Objects Outlive Us” est devenu : un morceau de 23 minutes, essentiellement dérivé d'une seule idée musicale. Même si j'espère que cela ne donne pas cette impression lorsque vous l'écoutez.’

Mais là où certains pourraient se contenter de recycler les recettes de la musique ‘prog’, Wilson les développe. “No Monkey’s Paw” ouvre sur une texture ambient digne de Brian Eno, avant que “The Cicerones” n’introduise des dissonances électroniques rappelant Aphex Twin. Cette fusion entre ‘prog’ et expérimentation moderne n’est pas nouvelle chez lui ("The Future Bites" en témoignait déjà), mais elle atteint ici une cohérence rare.

La seconde pièce, "The Overview", est plus contemplative. “Perspective” démarre comme une lente ascension, articulée autour de synthés éthérés et d'une batterie feutrée, avant que “Borrowed Atoms” ne déploie une mélancolie familière aux fans de "The Raven That Refused to Sing". Le final, “Permanence”, s’achève sur une note suspendue : un fade-out qui semble miroiter dans l’infini, comme si Wilson nous laissait seuls face à l’immensité cosmique qu’il décrit.

Références et réinvention

Ce qui frappe dans "The Overview", c’est sa capacité à condenser les différentes périodes de sa carrière en une encyclopédie sonore. On y décèle des échos de Porcupine Tree dans les crescendos dramatiques (“Cosmic Sons of Toil”), des réminiscences de "The Harmony Codex" au sein des thèmes spatiaux, et même une touche indie-pop (Blackfield, XTC). Pourtant, l’œuvre ne sent jamais le réchauffé. Wilson ne se contente pas de regarder dans le rétroviseur : il projette ces influences dans un futur incertain, où la musique progressive devient un miroir de notre place dans l’univers.

La nécessité d'avancer, au risque de déplaire, est un thème central chez Wilson. Il déclare : ‘Un des principes qu’il faut connaître, c'est que je n'aime pas l'idée de toujours faire la même chose. Certains fans aimeraient que je continue dans la veine de Porcupine Tree ; mais, pour moi, il est important de toujours essayer d’explorer des domaines différents, d'avancer. Je ne sais donc pas vraiment ce que je vais proposer après "The Overview", mais pour l'instant, la priorité, c'est la tournée. J'espère que le show sera aussi époustouflant que l'album et le film qui l'accompagne.’

Revenons à l'album. Les textes, souvent abstraits, renforcent la dimension cosmique de la musique. Andy Partridge apporte une poésie grinçante à “Objects : Meanwhile” (“We’re just borrowed atoms / In a cosmic pawn shop”), tandis que Wilson explore la finitude humaine face à l’éternité (“Heat Death of the Universe”). C’est une réflexion qui rappelle les méditations de “Hand. Cannot. Erase.” sur la solitude, mais portée à une échelle galactique.

Une production au sommet

Côté son, "The Overview" est un régal. Le mixage révèle une précision chirurgicale. N'oublions pas que Wilson est aussi ingénieur du son et producteur. L’album brille par sa clarté et sa spatialité. Les claviers d’Holzman planent comme des nébuleuses, les guitares de McStine oscillent entre délicatesse et fureur contenue, et la batterie de Blundell ponctue chaque mouvement grâce à une dynamique parfaitement contrôlée. Le mix Dolby Atmos, disponible en édition Deluxe, permet une immersion totale.

Un chef-d’œuvre, mais pas pour tous

Alors, chef-d’œuvre ? Oui, si l'on accepte l’exigence de Wilson. "The Overview" n’est pas un album facile. Ses longues plages instrumentales et ses transitions abruptes demandent une écoute attentive. Ici, pas de single accrocheur à la “Lazarus”. Les néophytes pourraient s’y perdre, mais les fans de longue date, habitués aux labyrinthes sonores, y verront une apothéose. C’est une œuvre qui se dévoile au fil du temps.

Le 7 mai prochain, Wilson présentera "The Overview" au Cirque Royal, à Bruxelles. A guichets fermés, preuve que son aura ne faiblit pas. À l’heure où la musique progressive peut parfois sembler tourner en rond, Steven Wilson rappelle pourquoi il reste le “King Wilson” : il ne suit pas les tendances, il les redéfinit.

"The Overview" est disponible ici ou via la page ‘Artistes’.

Pour écouter (et regarder) "Objects Outlive Us : Objects : Meanwhile", c'est .

 

 

SOKY

La prise de SOKY…

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Auteure/compositrice/interprète, SOKY cofonde le groupe électropop M/A en 2015.

Son Ep, « Fight », sorti en 2017, et son album « Forty After Eighties », en 2020, rencontrent un bel accueil auprès des médias ; et les clips, « Wonderful Life », « The Clones » et « Dance for Me » cumulent près de 60 000 vues.

En 2022, elle démarre un nouveau projet en duo baptisé DELICATE.

Invité par le DJ Italien Wender à participer à son nouvel album, DELICATE lui propose 2 titres, « All Together » et « Soleil de Minuit », dont ils sont auteurs et interprètes.

Ces 2 morceaux sont choisis par Wender pour figurer sur son elpee, « Stories », paru en 2021.

Le long playing « Stories » de Wender se classe #1 du top iTunes Dance Italia à sa sortie, devant celui de David Guetta.

En 2023, DELICATE sort un nouveau single « La Main Jaune », dont le clip roller disco réalisé par ATEMI Productions, est diffusé sur MTV.

À la suite de ces 2 aventures aussi riches que fructueuses, SOKY a besoin de se recentrer et de voyager dans la musique autrement.

Après différentes phases exploratoires et expérimentales, SOKY décide de sortir son premier Ep solo en 2025.

Influencée par Björk, Jeanne Added, Etienne Daho, Portishead, Vivaldi, Agnès Obel, Weval, Erik Satie, Kings of Leon ou encore Junior Boys, elle nous livre 4 titres électropop en français et un remix.

On retrouve Joachim Olaya du Collectif Scale au mix (Chloé, Carl Craig, Bachar Khalifé, ...) et Sébastien Lorho du studio Near Deaf Experience au mastering (Shaka Ponk, Thomas Fersen, Amelia Warner, ...)

Sur ce premier Ep intitulé « Tenir », elle aborde des thématiques très personnelles telles que la persévérance et l’accomplissement (« Tenir »), le rapport au corps (« Rien de Pire »), la féminité sauvage (« Mangeuse d’oiseaux ») ou encore la sidération et notre lien à la Nature (« Béton Pacotille »).

Béton Pacotille à écouter ici

Steven Wilson

Chef d'œuvre en vue: Steven Wilson dévoile son nouvel album en avant-première

C'est un événement qui fait grand bruit dans le petit monde de la musique progressive. Steven Wilson, le musicien culte, auteur-compositeur et producteur, leader de Porcupine Tree, se prépare à sortir son huitième album, “The Overview” et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est une production ambitieuse.

Cet album de quarante-deux minutes est l'œuvre la plus audacieuse de Wilson à ce jour - ce qui n'est pas peu dire, car toute son œuvre est innovante. Dans cet album écrit, produit et mixé dans son home-studio entre décembre 2023 et août 2024, Wilson élargit une fois de plus les paramètres de la musique progressive, un genre qu'il a longtemps contribué à redéfinir à travers sa carrière solo et son travail au sein de Porcupine Tree.

“The Overview” se compose de deux chansons : “Objects Outlive Us” et “The Overview”, inspirées par « l'effet de vue d'ensemble » que ressentent les astronautes lorsqu'ils regardent la Terre depuis l'espace. Dans cette œuvre unique, Wilson va puiser dans les différentes périodes de la musique moderne, du classicisme 'prog' (“Dark Side of The Moon”) aux expérimentations électroniques (ambient music, Aphex Twin), en passant par la pop 'indie'. On y retrouve donc des clins d'œil aux disques de Porcupine Tree, mais aussi au scénario de l'album The Raven That Refused To Sing, à l'électronique progressive de The Future Bites et aux références spatiales de son précédent album The Harmony Codex. Après avoir expérimenté avec différents styles au cours de sa carrière, il fait exploser les frontières et s'autorise une sorte d'anthologie sonore, une encyclopédie rétro-futuriste ouverte sur le “tout”, sur l'immensité cosmique.

Wilson est accompagné par ses musiciens habituels: Craig Blundell (batterie), Adam Holzman (claviers) et Randy McStine (guitares). Andy Partridge, de XTC, un des artistes que Steven admire le plus, a contribué aux paroles.

L'album sort le 14 mars 2025 sur Fiction Records. Pour le pré-commander, c'est ici. Pour l'album teaser, c'est

Steven Wilson se produira au Cirque Royal le mercredi 7 mai à guichets fermés.

 

Omar Souleyman

Le roi de la dabke-techno à l’AB…

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Le dernier album de l'icône syrienne Omar Souleyman, « Erbil », est plus fluide et moins varié que ses précédents, mais ses rythmes effrénés et ses synthés euphoriques possèdent toujours un côté joyeux. Ces dernières années ont été mouvementées pour le roi de la dabke-techno. En 2021, il a été arrêté à Urfa, la ville du sud-est de la Turquie, où il vivait et tenait une boulangerie depuis qu'il avait fui la guerre civile syrienne en 2011. Accusé d'être membre de la milice des Unités de protection du peuple kurde syrien (YPG), que les autorités d'Ankara considèrent comme une organisation terroriste et une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), il a été détenu pendant un peu plus de 24 heures avant d'être libéré sans inculpation. Enfin, il est de retour pour une soirée endiablée, multi culturelle et cosmopolite.

Omar est né en 1966, à Tel Amir, un village situé dans le nord-ouest de la Syrie. Un vrai phénomène musical à lui seul.

En l'espace de quinze ans, cette star locale a publié plus de 500 cassettes, vendues dans tous les magasins de Syrie. Il a entamé sa carrière en 1994. Epaulé par un petit groupe de talentueux musiciens locaux qui l'accompagnent depuis le début, il écume les concerts dans toute la Syrie et est invité à se produire en Arabie Saoudite, à Dubai et au Liban. Depuis, il a participé à de nombreuses tournées hors du Moyen-Orient et notamment dans le cadre des principaux festivals d'Europe et du Royaume-Uni

Les innombrables traditions musicales de la région transparaissent dans sa musique qui reflète le melting-pot culturel d'un pays où cohabitent irakiens, turcs et kurdes en grand nombre. Les hymnes populaires qui composent le répertoire de Souleyman passent de la frénesie techno-pop festive (le ‘dabke’, un style de dance music folklorique) à des chansons plus solennelles et contemplatives (l’‘ataba’, une forme traditionnelle de poésie populaire, équivalent de la soul), d'où ressort aussi des influences pop-traditionnelles irakiennes, kurdes et turques. Le chant ‘mawa’ de Souleyman –sur des poèmes écrits par son complice de longue date Mahmoud Harbi– et les soli de synthé arabisants de Rizan Sa'id, qui y ajoute beats saccadés et effets de phasing, se mêlent à l'oud, au saz, aux percussions et aux youyous, pour réaliser un mélange singulier. A son actif huit albums, dont le dernier « Erbil » est paru en 2024.

Le concert est complet et le supporting act est assuré par DJane d’Arc, une DJ belge originaire de Charleroi (page ‘Artistes’ ici).

Son set est programmé de 19h30 à 20h45. Pas mal pour une première partie qui va durer plus longtemps que celui de la tête d’affiche.

Grâce à des choix musicaux éclectiques, mêlant traditionnel et électronique, DJane d'Arc propose des sets hybrides et décalés en quête d'universalité, Ses sonorités fortement arabisantes impliquent des mix qui incitent à envahir le dancefloor. Elle ne parle pas, mais bouge constamment derrière sa table de mixage en sautillant et en invitant le public à applaudir et à jumper. Copieux et multicolore, le light show se focalise autant sur l’artiste que l’auditoire. L’ambiance monte graduellement et prépare ainsi idéalement le concert d’Omar Souleyman.

L’ambiance est surchauffée et on découvre la présence d’une table au fond de la scène, derrière laquelle le DJ s’installe. Toutes les sonorités, même celles de l’oud, du bendi (clarinette arabe) et de tambourin ont été synthétisées dans la machine.

Omar Souleyman est vêtu d’une djellaba et coiffé d’un foulard blanc strié de rouge de type Keffieh arabe. Il est chaussé de grosses lunettes fumées. Il déambule de long en large sur les planches. Micro en main, il incite l’auditoire, à l’aide de gestes, à applaudir et danser. Il y a une belle interaction entre l’artiste et la foule.

Fruit de la rencontre entre techno et électro, sa musique et imprégnée d’accents orientaux, et le tout est dynamisé par des beats ensorcelants.

Son jeu de scène est réduit à sa plus simple expression. Les classiques vont défiler, depuis « Warni Warni » à « Bahdeni Nami », en passant par « Salamat Galbi Bidek », « Wenu Wenu » et « Leh Jani », des morceaux au cours desquels les 'yalla' (Trad : ‘allez !’) vont fuser aux quatre coins de la salle. Mais il présente également de larges extraits de son dernier opus. Plusieurs spectateurs enthousiastes brandissent le nouveau drapeau syrien. A deux reprises, il est prêté à Omar qui le brandit fièrement, longuement applaudi par un public hétéroclite. La diaspora syrienne est bien présente et danse constamment.

L’auditoire va lui réserver une belle ovation, à l’issue de sa prestation.

(Organisation : Ancienne Belgique)

Soweto Gospel Choir

Du cœur, des chœurs, de l’émotion et des couleurs…

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Le Soweto Gospel Choir n’est rien de moins qu’un trésor international. Depuis ses débuts au Cap en 2003, lors du premier concert ‘46664’ de Nelson Mandela pour sensibiliser au sida/VIH, le chœur sud-africain s’est rapidement imposé comme une force majeure sur la scène musicale mondiale.

Il a collaboré avec des stars telles que Bono, John Legend, Céline Dion, Robert Plant, Aretha Franklin, Stevie Wonder, Red Hot Chili Peppers et Josh Groban. La chorale célèbre aujourd’hui son 10ème anniversaire en proposant ce qu’il fait le mieux : partager son mélange unique de gospel, de world, de reggae, de spirituals traditionnels, de folk et de pop. Il va nous réserver des extraits de ses trois derniers albums, « Freedom » (2018), « Hope » (2022) et « History Of House » (2024).

Le collectif se produisait, ce dimanche 24 novembre, au Cirque Royal. Ce soir, la troupe réunit 10 choristes féminines et 6 masculins (NDR : en général, elle en dénombre 30) soutenue par un claviériste et un percussionniste (tambours et djembés). Ils ont revêtu les tenues traditionnelles bantou de l’Afrique du Sud. De quoi donner de la couleur au show ! Qui n’est pas sold out, et c’est dommage. Pas de supporting act.

Le set est divisé en deux parties de 45 minutes. La première est consacrée aux chants traditionnels et parfois de guerre des populations bantous (de combat au bâton zoulou) en prônant la liberté et en évoquant l’Apartheid qui a sévi en Afrique Du Sud, mais surtout rend hommage à Nelson Mandela dont l’âme et l’aura vont planer sur l’auditoire.

Le spectacle s'ouvre par une histoire relative à la lutte pour la liberté et on est instantanément plongés dans cet univers sonore, mais aussi dans le cœur et l'esprit de la raison pour laquelle elle a longtemps été culturellement un moyen de se lamenter, de célébrer et surtout, d’unifier (une seule chanteuse uniquement accompagnée de percussions génératrices de bonnes sensations devient alors la porte-parole). Alors que les gens parlent de lui et chantent pour lui (Nelson Mandela), il est difficile de ne pas être ému. Il y a presque 11 ans que ce grand homme est décédé et sa mémoire est toujours bien présente au sein du public. Tandis que chaque membre de la chorale lève le bras, le poing serré, et en concordance, « Madiba » résonne dans la salle. Il y a une puissance qui vous glace le sang. C'est respectueux, percutant et particulièrement émouvant. 

Le second acte attaque les classiques de stars qui ont apporté leur collaboration au collectif.

Il est impossible de faire semblant de ressentir la joie que les chanteurs injectent dans la musique pendant ce concert. Elle brille dans leurs regards, illumine leurs sourires, s’entend dans leurs voix et se remarque dans leurs mouvements de danse.

La chorale réalise ne performance magnifique, tout au long du « Biko » de Peter Gabriel. Un seul battement de tambour et une ligne de basse de voix masculines fournissent une toile de fond dramatique pour un travail vocal de haut vol. C'est un choix naturel pour la chorale, d'un point de vue thématique, vu que la chanson s'adresse à l'activiste anti-apartheid sud-africain Steve Biko.

Lors de l’adaptation du « Bridge Over Troubled Water » de Simon et Garfunkel, la chorale est parvenue à communiquer un nouveau souffle à cette mélodie, grâce à un arrangement qui associe deux chanteurs principaux à une section d'harmonie à 14 voix.

Autre moment marquant : la version douce et pleine d'âme du magnifique « Many Rivers to Cross » de Jimmy Cliff, qui finit par glisser vers le ‘spiritual’ « Swing Low, Sweet Chariot ».

Le point culminant du concert est atteint lors de l’interprétation dramatique d’« Angel » de Sarah McLachlan, moment choisi par le public pour réserver au Soweto Gospel Choir, une ovation debout bien méritée.

Bien que la plupart des morceaux ne soient pas interprétés en anglais, le groupe est un conteur si percutant que chacun d’entre eux reste facile à suivre. L’émotion qui transpire de chaque chanson, soutenue par des mouvements simples mais forts, permet au public de s'y intéresser. Leur générosité en tant qu'interprètes, partageant leur culture et la signification historique des compos sélectionnées, est énorme. La scène est remplie de couleurs vives, caractéristiques reflétées par leurs costumes traditionnels. La chorégraphie est nette et symbolique. La formation n'est pas devenue célèbre par hasard. Elle se produit souvent, tourne beaucoup, partage énormément. Et c’est particulièrement évident lorsque vous êtes témoin de la précision avec laquelle les choristes se déplacent sur les planches, chorégraphiant même soigneusement le passage des micros les uns aux autres.

Quelle que soit la religion ou l'origine culturelle de chacun, il y a quelque chose de très significatif à voir ce groupe chanter « Hallelujah » de Leonard Cohen. Si vous n’êtes pas croyant, il est bouleversant de le voir interpréter cette chanson avec autant de respect et de conviction. Sa force réside dans son unité parfaite. C’est un travail d’ensemble dans sa forme la plus authentique et la plus impressionnante. Néanmoins, il y a encore de nombreuses possibilités de se démarquer ; et le choriste Shimmy Jiyane y parvient. Sa passion transparaît dans son mouvement, son esprit et son expressivité. Mais dans l'ensemble, ce sont les femmes qui focalisent vraiment l'attention. Une soirée de rêve et la meilleure pour votre serviteur depuis longtemps.

(Organisation : Greenhouse Talent)

Marcel et son Orchestre

Le punk conscient et déjanté de Marcel et son Orchestre

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Nous prétendons tous combattre les généralités, les idées reçues, les clichés alors pourquoi oublions-nous ces fondamentaux dans certains combats d’aujourd’hui ?

La guerre des sexes remplacera-t-elle la lutte des classes ?

Faut-il désormais ranger les individus dans telle catégorie, telle case, définir un dominant ou un dominé d’un seul coup d’œil ?

Peut-on encore être jugé pour nos actes indépendamment du reste ?

‘Ne me faites pas ce tort de juger de moi par les autres’ répond Valère à Elise, dans l’‘Avare’.

Découvrez le clip de « Stigmatisez-moi ! »

 

dadson

dadson : le père et le fils… manque plus que le Saint-Esprit…

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dadson, duo de ‘dirty rock’ en circuit court. Tim Waelkens, 19 ans, le ‘son’ du duo, batterie et compos. Olivier Waelkens, le ‘dad’, guitares/chant et compos.

Un premier Ep est prévu pour le printemps 2025. Les sessions se sont déroulées sous la houlette de l'ingé-son Séraphin Hoang qui arrive à capter le son tel qu'il est : brut, basique, massif et sans artifices ! Le duo paternel/fiston a partagé un premier single/vidéo, extrait de cet Ep, « Carcass bar », et il est disponible

 

Softsun

Unholy Waters (single)

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Fondé en 2023, SoftSun est un trio réunissant le guitariste Gary Arce (Yawning Man, Fatso Jetson), la chanteuse/bassiste Pia Isaksen (Pia Isa) et le drummer Dan Joeright (Earth Moon Earth).

Pia a grandi en Norvège, alors que Gary Arce et Dan sont établis dans le désert de Mojave, en Californie du Sud.

Son premier opus, « Daylight in the Dark », sort ce 8 novembre. Et le single qui le précède, « Unholy Waters », donne une petite idée du style pratiqué, qui navigue quelque part entre dronegaze et post-rock. La ‘lyric’ vidéo est disponible ici

Leurs environnements influent manifestement sur leur musique. Ainsi, les sonorités cinématiques et oniriques de la guitare d'Arce accentuent le contraste entre la lourdeur de la musique et son profil mélodique, d’autant plus que c’est la basse qui balise l’ensemble. Enfin, éthérée, la voix de Pia lévite un peu à la manière d’Elizabeth Frazer, chez Cocteau Twins.

Softsun : « Unholy waters » …

Podcast # 52 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Joe Jackson

La machine à remonter le temps de Joe Jackson…

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Le Cirque Royal est blindé pour le concert de Joe Jackson qui est en pleine tournée ‘Two Rounds Of Racket’. « What a racket » (Mr. Joe Jackson Presents Max Champion in 'What a Racket !' », c’est d’ailleurs le titre de son dernier opus, paru en novembre 2023 

Pas de première partie, c’est Joe Jackson qui s’en charge. En mode piano/voix. Au cours de ce premier acte, il va nous proposer 11 morceaux dont 8 versions de ses plus grands succès et 3 reprises de titres signés The Kinks, Harry Fragson (*) et enfin Albert Chevalier (**)

Le rideau rouge est fermé et Joe Jackson débarque en costard bleu/violet sur chemise blanche. Il s’installe en avant-scène et est déjà chaleureusement applaudi, avant même d’entamer son récital. Le public est suspendu à ses lèvres. L’artiste ouvre hostilités par « Dave », une plage issue de son elpee paru en 2019, « Fool ». Il enchaîne par « Take It Like A Man » (Volume 4 ». Manifestement, il remonte le temps. Chaque chanson interprétée est plus ancienne que la précédente. « Stranger Than Fiction » (« Laughter and Lust ») nous replonge dans les 90’s et « Real Men » ainsi que « Steppin' Out », extrait de son disque phare paru en 1982, « Night and Day », dans les 80’s. Et sa version cool et originale de cette compo de power pop aux influences jazz fait mouche auprès de l’auditoire. Votre serviteur en a des frissons partout.

En deux temps trois mouvements, Joe revient aux 70’s, épinglant des compos tirées de son second long playing gravé en 1979, « I'm the Man ». Mais, et c’est remarquable, Joe exprime son envie de continuer à se servir de sa ‘time machine’, bien que nous ayons atteint, alors, les premiers jours de sa production enregistrée. Il retourne dès lors aux sixties à travers sa cover très bien accueillie de « Waterloo Sunset » des Kinks, racontant une histoire sur la façon dont il se rendait souvent à la gare de Waterloo à Londres lorsqu'il était enfant. De mieux en mieux ! Le coup d’œil dans le rétroviseur de Joe passe alors par le cinéma, s’inspirant de sa contribution au film de 2005, « The Greatest Game Ever Played », où il apparaît dans le rôle d’un pianiste, en 1913. On imagine alors les rouages tourner dans l'esprit du musicien ingénieux alors que les fils commencent à s'entrelacer. Joe adapte le comique « Hello, Hello, Who's Your Lady Friend ? », attribué à Harry Fragson, une chanson entraînante de cette période qui s’est muée en hymne de marche populaire pendant la Première Guerre mondiale ; mais elle est surtout interprétée par Jackson avec beaucoup d’humour. Il abrège cependant les couplets les plus coquins et n’en conserve que deux ou trois. De toute évidence, le public aurait aimé une interprétation intégrale de ce morceau.

Zappant l’entracte, Joe ouvre le rideau de la scène pour nous accorder un set à l'ancienne, du style ‘London Town’ (période victorienne), mais sous une configuration DeLorean du professeur Emmett Brown dans la série ‘Retour Vers le Futur’. Et soudain apparait un groupe de 10 musiciens.

Opérant comme directeur musical, Daniel Mintseris prend la place de Joe aux ivoires qui s’installe au centre du podium. Doug Yowell (batterie), Richard Hammond (contrebasse), Susan Aquila (violon), Lourdes (Lou) Rosales (alto), Ricky Roshell (flûte, piccolo), Christa Van Alstine (clarinette, clarinette basse), Jackie Coleman (trompette) et Sam Kulik (trombone et tuba) complètent le line up. 

Habillés de costumes d’époque, les musicos procurent style et savoir-faire à ce spectacle de style ‘music-hall’ anglais du début du XXème siècle. Talentueux, ils apportent couleur et vitalité à cette partie de concert constituée de neuf morceaux entièrement revisités par Jackson, qui s’est ouverte par « What a Racket ! », le titre maître du concept album, et s’est achevée par « The Sporting Life » de Max Champion, une ode amusante à l'abandon du sport. D’ailleurs, lorsque le public ne danse pas sur place, il rit de l'inventivité et de l'humour de Joe.

Au grand complet, la formation accorde un rappel de deux titres, dont le morceau phare « Is She Really Going Out with Him », issu du premier album de Joe, datant de 1979, « Look Sharp ! », et « Worse Things Happen At Sea », une autre composition futée de Max Champion (***). Mais certains micros sont tombés sur les planches, un problème technique qui va retarder cette interprétation. Néanmoins, fidèle, la foule attend patiemment que tout rentre dans l’ordre, afin de profiter au max de tout ce que Joe pourrait lui réserver…

Photos Vincent Dufrane ici

Setlist : Partie 1 - En solo piano/voix (45 minutes) : « Dave », « Take It Like A Man » (Joe Jackson Band song), « Stranger Than Fiction », « You    Can't Get What You Want (Till You Now What You Want) », « Real Men », « Steppin' Out », « It's Different For Girls », « On Your Radio », « Waterloo Sunset » (The Kinks cover), « Hello, Hello, Who's Your Lady Friend ? » (Harry Fragson cover), « My Old Dutch » (Albert Chevalier cover).

Setlist : Partie 2 - The Music of Max Champion : « (Ouverture) : Why, Why, Why ? », « What A Racket ! », « The Bishop And The Actress », « Health & Safety », « Think of the Show ! - A Thespian's Lament », « Dear Old Mum - A London-Irish Lament », « Monty Mundy (Is Maltese) ! », « Never So Nice in the Morning », » The Sporting Life »

Rappel : « Is She Really Going Out With Him ? », « Worse Things Happen At Sea »

(*) Léon Philippe Pot, dit Harry Fragson, né à Soho (Londres) le 2 juillet 1869 et mort à Paris 10e le 30 décembre 1913, est un auteur-compositeur-interprète belge qui a connu le succès tant en langue française qu’anglaise.

(**) Albert Chevalier (souvent cité comme Albert Onésime Britannicus Gwathveoyd Louis Chevalier) ; (21 mars 1861 – 10 juillet 1923), était un comédien de music-hall, chanteur et acteur de théâtre musical anglais. Il s’était spécialisé dans l'humour cockney basé sur la vie de marchand de rue à Londres à l'époque victorienne. Vu ses aptitudes et sa capacité à écrire des chansons, il est devenu connu de son public comme le ‘lauréat des marchands de rue’.

(***) Max Champion est un chanteur de Music-Hall de l’époque victorienne qui a connu un certain succès, dans le Londres profond, avant la guerre 14-18). Il aurait enregistré vers 1911-1913, selon certaines ources. Le personnage a été perdu, probablement tué pendant la Première Guerre mondiale, et sa musique a été ‘oubliée’ jusqu'à ce que Joe dépoussière la partition et enregistre son ‘hommage’.

(Organisation : Live Nation)

 

Absolute Body Control

Le duo légendaire belge Absolute Body Control sort un nouveau morceau exclusif sur la compilation “My Precious!”

Au début des années 80, un duo belge, Absolute Body Control, fut un des pionniers de la “new-wave synthétique”, au même titre que Depeche Mode, Human League, OMD, etc... Cette formation culte, emmenée par l'Anversois Dirk Ivens, existe encore aujourd'hui. Mieux, elle produit encore de la musique originale, comme en témoigne le tout nouveau morceau, “Walk Away”, qu'elle vient de publier sur la compilation “My Precious! (vol 5)”.

Cette compilation est produite par l'émission de radio “WAVES” au travers de son label Red Maze Records, tous deux basés à Bruxelles. Elle rassemble des titres nouveaux et exclusifs de formations et d'artistes internationaux dans les styles wave / synth / electro / postpunk. L'album est disponible sur Bandcamp et ce, tant au format digital que sur vinyle.

Tracklist:
A1 Absolute Body Control - Walk Away
A2 The Art Intel - The Winter Keep Us Warm
A3 Herzap Corp - Clavel
A4 Heiser - Probability
A5 Extra Bleu Ciel - Elevator
A6 Recht Auf Rausch - Online
B1 No – Call
B2 Antiflvx - Danza Gélida
B3 Ana Gartner ft Té de Perro - Red Velvet
B4 Alan Harman - Shadows
B5 Magdalena Solo Project - Blueberry Feelings

Pour commander la compilation, c'est ici.

Grâce à Red Maze Records et à WAVES, Musiczine offre à ses lecteurs 5 x 1 codes de téléchargement pour la compilation en format digital. Pour gagner, envoyez un email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. en mentionnant “concours My Precious” et vos coordonnées. Bonne chance!

Pour plus d'infos sur Absolute Body Control, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur:

 

 

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