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Suuns

Les ruptures de Suuns...

Le 6ème elpee de SUUNS, "The Breaks", paraîtra ce 6 septembre 2024. Le trio canadien réunissant Ben Shemie, Joseph Yarmush et Liam O'Neill s'appuie plus que jamais sur ses instincts pop. Pourtant, pour la circonstance, la formation d’avant rock a exploité une palette sonore plus extrême qui s'étend bien au-delà de ses fondamentaux. Et avec le même abandon intrépide.

Sur "The Breaks", le groupe expérimente allègrement en se servant de boucles, de synthés, d’échantillons et d’instruments MIDI, comme un Tangerine Dream post-millénaire s'amusant avec des rythmes trip hop downtempo.

Le premier single "The Breaks" (c’est le titre maître) incarne la nouvelle aventure audacieuse de SUUNS dans le domaine de la dream pop, exécutant d’une part un plongeon dans les profondeurs de l'abstraction électronique et d’autre part dans ses instincts de groupe. Le réalisateur Alexander Ortiz explique le clip qui l'accompagne : ‘L'idée de la vidéo (à découvrir là) est essentiellement de correspondre à la lenteur et à l'humeur de la chanson. Elle évoque des mouvements sans destination précise et des mélanges analogiques d'images que l'on peut presque toucher’).

"The Breaks" est devenu en quelque sorte l'opposé de notre précédent opus. Rien n'a vraiment été joué ensemble, ajoute le multi-instrumentiste Yarmush.

Le destin et les circonstances ont fait qu'O'Neill a pris la place du producteur pour ce long playing, arrangeant, structurant et modifiant de nombreuses idées de Shemie et Yarmush à partir de sessions de répétition sporadiques dans Pro Tools, réimaginant les chansons encore et encore sur une période de deux ans.

‘Nous avons fait cet album à un moment où je n'avais pas grand-chose d'autre à faire dans ma vie que de la musique’, explique O'Neill.

Bref, "The Breaks" présente le très respecté SUUNS sous son jour le plus panoramique, le plus curieux et le plus exubérant.

Suuns

The Witness

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Depuis sa fondation, Suuns n’a cessé d’évoluer et de jongler avec les styles. Mélangeant la noise, le rock-psyché et la musique électronique (voire la musique orientale via une collaboration avec Jerusalem in my Heart), au fil des albums, il est parvenu à se forger un style propre. Si ce cinquième elpee semble suivre une évolution naturelle, l’écriture a été marquée par plusieurs évènements susceptibles de perturber le bon équilibre du band (départ d’un des membres et exil de Ben Shemie à Paris) ; mais finalement, ils ne semblent pas avoir ébranlé la formation montréalaise.

« The Witness » constitue certainement l’album le plus apaisé et le plus abouti de Suuns. Le groupe canadien lève le pied et propose huit morceaux influencés par le jazz et bien entendu traversés d’éléments électroniques. Tous les morceaux semblent savamment réfléchis. La production est léchée et les arrangements minutieusement mis en place. Malgré cette apparente complexité, Suuns parvient pourtant à offrir des morceaux accessibles à l’instar de l’excellent « Witness Protection ».

Le seul reproche que l’on puisse adresser à cet album, c’est qu’il soit trop court ! Pourtant, il figurera sans conteste parmi les tops de l’année 2021, de votre serviteur !


 

Suuns + Jerusalem in my heart

Pénurie de soleil au cœur de Jerusalem…

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C'est dans le cadre d'une coopération exceptionnelle que se déroule une mini tournée associant Suuns et Jerusalem In My Heart. Et elle transitait par Louvain, ce mardi 24 novembre, après avoir fait escale au Sonic City de Courtrai, l'avant-veille. Non seulement l'occasion est belle de pouvoir assister à une collaboration immortalisée sur un album éponyme, mais également à un set solo de JIMH, en ouverture.

Arrivé légèrement après l'heure prévue de début des hostilités, votre serviteur a  pu rapidement se souvenir de la différence qui existe entre l'organisation des concerts en Wallonie et en Flandre. En effet autant ceux accordés au Sud de la Belgique admettent une certaine marge entre le timing annoncé et celui effectif ; autant, lorsqu'on passe la frontière linguistique, l’horaire est bien plus rigoureux. De quoi louper le début du spectacle qui a vraisemblablement démarré pile poil à l'heure prévue !

Après quelques tergiversations d'ordre pratique, il est temps de plonger au sein d’une salle remplie de sièges vides et qui semble délimitée par des tentures... Est-ce bien ici que se déroule le concert de Suuns & Jerusalem In My Heart ? En arrivant à hauteur desdits rideaux, on constate que l’espace a été coupé en deux ; une probable conséquence du peu de tickets vendus. Car en effet, nous sommes très peu nombreux à s’être déplacés pour ce qui semblait pourtant être un événement assez unique, encore que sa singularité ait pu souffrir d'un crochet via le Sonic City, 2 jours auparavant.

Il en résulte une ambiance très froide que tente de réchauffer quelque peu Radwan Moumneh (aka Jerusalem in My Heart), grâce à sa voix et sa gestuelle très expressive, y compris lorsqu'il s'assied pour jouer de son oud. Et non seulement le producteur/chanteur a recours à différents instruments, mais il manipule également les sonorités électroniques et divers effets pendant que défilent des projections sur un grand écran et deux plus petits latéraux. Clairsemé, l’auditoire est attentif mais l'atmosphère est toujours aussi glaciale ; et il devient vraiment difficile de s’immerger au cœur d’un tel univers, dans de telles conditions. On comprend vite qu'un lieu plus intimiste aurait davantage collé à cette prestation ; mais en faisant abstraction du contexte, on finit par tomber sous son charme… jusqu’au moment où elle touche, hélas, déjà à sa fin.

Qu'à cela ne tienne, une brève pause clope plus tard, le plat de résistance attend votre serviteur. A savoir la fusion entre le collectif de Montréal et l'artiste libanais. Ils se produisent ensemble sur scène pour tenter de faire vivre les compos de leur unique opus commun à ce jour. Mais l’atmosphère est toujours aussi froide. En outre, les musiciens semblent un peu coincés sur les planches, à l'exception de Radwan, qui vit le set un peu plus intensément que le reste de la troupe. On a l'impression d'assister à une restitution un peu figée de leurs compositions qui peinent à s'animer ou à se charger d’énergie ; et par là même à faire mouche... Ce n'est pourtant pas faute d'essayer, mais le public reste statique. Bref, il n’y a pas d’échange entre ce dernier et l’artiste. Jusqu'à ce que surgisse alors ce qui est sans doute leur titre fétiche : "3attam Babey". C’est le moment choisi par le band pour enfin se lâcher. Et les spectateurs d’en faire autant sur ces boucles krautrock hypnotiques qui tournent en vrille! A partir de cet instant, ce n'est plus que du bonheur, car le set vient vraiment de démarrer. Le seul souci, c’est qu’il n’y aura plus que 3 ou 4 morceaux à se mettre dans l’oreille, le team ne disposant pas davantage de temps ni probablement de répertoire. C'est donc avec un goût de trop peu que s’achève cette soirée mi-figue mi raisin... A charge de revanche en attendant une prochaine occasion de revoir Jerusalem in My Heart (en configuration plus intimiste de préférence) ainsi que sa collaboration avec Suuns (si l'occasion se représente) au sein d’un climat plus chaleureux...

(Organisation : Het Depot)

 

 

Suuns + Jerusalem in my heart

Suuns + Jerusalem in my heart

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Qu’attendre d’un projet réunissant deux formations aussi novatrices et expérimentales que Suuns et Jerusalem in My Heart, sinon une bonne surprise ?

Suuns et Jerusalem in my Heart sont deux formations issues de la scène montréalaise. Le premier, Suuns, a gravé deux albums intéressants ; deux elpees sculptés dans le rock indie teinté de shoegaze et de krautrock. Le second, c’est le projet du Libanais Radwan Ghazi Moumneh, aka Jerusalem in my Heart. Ce dernier prend un malin plaisir à gommer les frontières musicales et culturelles en incorporant à son post-rock des influences orientales ou autres sonorités issues de l’Afrique du Nord.

Cet album éponyme est le fruit de sessions qui se sont déroulées en 2012. Le résultat est certes original mais reflète finalement assez bien l'univers des deux groupes, même si le poids de Suuns semble plus conséquent. D’ailleurs, dès le morceau d’ouverture, "2amoutu 17tirakan", on y retrouve des accents psychédéliques ainsi que les rythmes hypnotiques si caractéristiques à sa musique. Sur le second titre, "Self" baigne au sein d’un climat arabisant, climat accentué par le concours aux vocaux de Radwan Ghazi. Suuns revient ensuite en force sur "In Touch". Avant que son vocaliste ne s’attaque à "Leila", une plage ‘acoustique’.

Tout en réalisant un parfait équilibre, les deux formations parviennent à enrichir l’univers sonore de l’autre. Sept titres dignes de leurs propres discographies. Une rencontre ô combien intéressante, loin d’être figurative ou sans âme. Bien au contraire!

Suuns

Images du Futur

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Ils avaient pris tout le monde par surprise lors de la sortie de leur « Zeroes QC », publié il y a trois ans. Et « Images du Futur » confirme l’immense potentiel des Montréalais de Suuns. Le titre de ce second LP, tiré d’une ancienne compétition d’art numérique de Montréal, dévoile toute l’ambition du quatuor. Et les dix ‘images du futur’ proposés par les Canadiens tapent dans le mille. Moins obscur que le précédent, le second LP de Suuns est orienté dancefloor. Mais un dancefloor crasseux, au sol collant et jonché de bestioles tantôt rampantes, tantôt biscornues. Une piste qui déroule le tapis rouge troué pour les riffs de guitares ronflantes et sur lequel Clinic aurait déjà foutu le bordel la veille. Car, a l’instar de « Zeroes QC », l’influence principale de ces « Images du Futur » se relève (encore plus) clairement être la formation de Liverpool. Un parallèle évident dès l’entame du disque, « Powers of Ten ».  

Ce deuxième opus laisse une place de choix aux vocalises de Ben Schemie, beaucoup plus présentes que sur le premier essai, qui mettait l’accent sur les instrumentaux. « Images du Futur » tourmente, questionne et ne ménage pas le mélomane. De la déflagration guitaristique de « 2020 » à la rythmique insidieuse de « Bambi » et la douceur des accords d’« Edie’s Dream » et « Holocene City », « Images du Futur » intrigue jusqu’à l’obsession.

Les quatre Canadiens de Suuns seront sur les planches du festival de Dour le samedi 20 juillet.

 

Suuns

Le plat de résistance après le dessert…

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Quoiqu’expérimentales, les trois formations qui vont se succéder ce soir, au Grand Mix de Tourcoing, jouissent toutes d’une certaine notoriété sur la scène indie. En l’occurrence Valleys, PVT et Suuns. Valleys et Suuns sont des groupes issus de Montréal. Le premier est un trio qui a publié l’album « Are You Going To Stand There And Talk Weird All Night ? », fin avril. Le second, un quatuor, dont l’elpee « Images du futur » est paru en mars. Quant à PVT, c’est un autre trio, mais australien. Il a gravé « Homosapien », en février dernier. Et tous sont venus défendre leur dernier opus.     ‎

Valleys ouvre le bal vers 20h30. Il est réduit à un duo. Soit un guitariste chevelu et une claviériste. Le public est plus que clairsemé. Le couple nous propose une musique éthérée oscillant entre dream-pop et shoegaze. A la croisée des chemins de The Beach House et de The XX, si vous préférez. De quoi tenir normalement un public en haleine. Le set dure une demi-heure. Malgré l’indifférence manifestée par l’auditoire, le duo canadien, n’a pas à rougir de sa prestation.

Après une brève pause, au cours de laquelle les spectateurs ont à peine le temps de prendre l’air et se déshydrater, PVT monte sur l’estrade. Il est près de 21h00. Cette fois, l’assistance semble plus intéressée et s’approche du podium, afin de ne rien manquer du concert. Faut dire que le trio aussie, répondant autrefois au nom de Pivot, a déjà pondu quatre elpees. Et que son dernier marque un changement radical de style, davantage orienté électro-pop. Après avoir transité par le post rock et l’électro-math-rock, on peut affirmer que le band est en constante évolution. Le drummer s’installe derrière ses fûts, le bidouilleur, ses machines, et le bassiste, son clavier, au centre de la scène.  

Le set va durer une bonne heure. Un laps de temps au cours duquel PVT va enchaîner les morceaux de main de maître, en retranscrivant parfaitement les sonorités dispensées sur sib dernier long playing. La voix de Richard Pike est impeccable. Instrumentalement, la prestation est tout simplement remarquable. Et les jeux de lumières sont judicieusement utilisés pour rendre le show plus vivant. Ravi, le public savoure ces moments, d’autant plus que le combo a le bon goût d’intégrer des titres issus de leurs derniers elpees, dans leur tracklisting. A l’instar, de l’excellent « Windows », certainement le clou du spectacle.

Avant d’assister à la prestation de Suuns, la soirée est de toute manière, déjà réussie. Leur premier long playing, « Zeroes QC », était paru, en 2010. Après avoir sorti un vinyle intitulé « Bambi b/w Red Song », l’année suivante, il vient donc de publier son nouvel opus. Et cet « Images du futur » a fait l’unanimité auprès de la presse spécialisée. Leur set débute à 22h précises. Le quatuor canadien a la pression sur les épaules, vu la prestation de PVT ; même si les deux groupes ne s’expriment pas dans le même registre. Psyché/rock, la musique de Suuns est de forme plus classique. Le jeu de scène est plus dépouillé que celui de PVT. L’expression sonore est dense, intense, mais le band maîtrise assez bien son sujet, même ses nouvelles compos. Le concert tient la route, mais personnellement j’éprouve des difficultés à me libérer de la claque prise, une heure plus tôt. En fait, il aurait peut-être été judicieux d’inverser l’ordre de passage des deux derniers groupes. Néanmoins, les 90 minutes pendant lesquelles le chanteur, Ben Shemie, se trémoussera sur les planches, va passer assez vite. Une belle preuve que le set n’était certainement pas ennuyeux. Suuns achève sa prestation par une reprise ; en l’occurrence « Le Goudron » de Brigitte Fontaine. Parfait pour clôturer une affiche réussie, programmant des formations aux profils différents, mais finalement complémentaires…

(Organisation Grand Mix)

 

Suuns

Puissant, mais sous contrôle…

Écrit par

La Rotonde était pleine à craquer, pour accueillir Suuns, ce jeudi 24 février. Son premier opus, « Zeroes QC », vient juste de paraître ; et apparemment il suscite l’intérêt de nombreux mélomanes, au vu du succès populaire rencontré par ce concert. Mais en même temps, ces mélomanes se demandaient comment la formation montréalaise allait se débrouiller pour traduire sur les planches, leur électro-rock d’un nouveau genre.

Le temps de remplir la salle et d’attendre les retardataires, le set peut démarrer. En concédant quand même une petite demi-heure de retard. M’enfin, pas de problème, puisque ce soir, Suuns est seul à l’affiche. On ne devra donc pas se farcir de première partie, souvent et malheureusement sans grand intérêt. Bref…

Vers 20h30, le quatuor monte sur l’estrade. Le line up implique deux guitaristes, un préposé aux machines et un drummer. Le début de prestation est puissant et bruyant. Bruyant, mais sous contrôle. Néanmoins, les boules-Quiès s’imposent. Des boucles électroniques se superposent, tandis que les guitares pénètrent progressivement dans la solution sonore. La voix du chanteur est androgyne. Le groupe enchaîne les morceaux de son tracklisting, oscillant de titres plus dansants comme « Up Past The Nursery » ou l’excellentissime « Arena », à d’autres plus rock, voire totalement punk. Il faut cependant attendre de longues minutes avant que la formation ne se lâche complètement et parvienne à rompre la glace qui la sépare de son auditoire. Après une petite heure de set, le combo se retire, en n’oubliant pas de remercier le public d’être venu si nombreux pour leur première prestation en Belgique. Il ne faudra cependant pas plus d’une minute avant de voir réapparaître le band canadien. Qui nous gratifiera encore de deux morceaux, avant de prendre définitivement congé de l’assistance.

Pour son premier show sur le territoire belge, Suuns est parfaitement parvenu à retranscrire en ‘live’, son premier opus. Une performance qui devrait lui permettre, une nouvelle fois, de remplir la salle de l’Orangerie, lors de son prochain passage, prévu dans le cadre des Nuits Botanique.

(Organisation Botanique)

Suuns

Zeroes QC

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A l’écoute de « Zeroes QC », on ne peut s’empêcher de se demander qui se cache derrière Suuns, cette entité sépulcrale qui se glisse insidieusement dans les tympans et provoque la confusion des sens. Suuns y injecte un rock crade et noisy asséné d’un monumental coup de dark electro et une petite touche punk. Suuns, anciennement connus sous le nom de Zeroes, publient une première œuvre immédiate, aux nombreuses influences (Clinic, Deerhof, Holy Fuck et même T-Rex dont ils reprennent « Organ Blues ») et à la production nickel. Normal quand on compte Jace Lasek (Besnard Lake) aux manettes. « Zeroes QC » est bien ficelé, passant d’une certaine légèreté (« Arena », « PVC ») à des atmosphères angoissantes (« Pie IX », « Marauder ») en un clin d’œil, sans jamais perdre le contrôle.

Suuns, quatuor originaire de Montréal, sculpte ses sons dans l’obscurité et vise rarement à côté. Tout n’est pas parfait dans ce « Zeroes QC », mais c’est peut-être aussi ce qui appuie l’intérêt de l’œuvre. Car même les plus grosses imperfections de la formation trouvent toujours leur sens au sein de l’ensemble. Comme, par exemple, « Up Past The Nursery », qui sonne comme du Clinic remixé par Thom Yorke. Mais qui, en bout de course, semble indissociable du reste de la plaque. Une bien belle performance.

Après leur concert du 24 février à la Rotonde du Botanique, Suuns sera de retour dans cette même salle le 22 mai, dans le cadre des Nuits. Ils seront également à Courtrai (salle De Kreun) le 26 février.