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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Telefunk

You´re the driver, I´m the singer

Avant Telefunk, Simon Pieters-Holsbeek et Arnoudt D. Pieters jouaient du rock sous le nom de Cords. Depuis 1999, ils ont troqué les guitares contre des samplers et des synthés, sans pour autant devenir plus perfectionnistes. Le lo-fi, ici, a la vie dure : Simone, moins gueularde qu'Anouk ou Krezip (ils sont Hollandais), tente de singer Louise Rhodes et Roisin Murphy, avec un filet de voix bien approximatif. A vrai dire, elle chante bien faux (" Atlantic City ", " Goodbye Tiger "), et ce n'est pas les samples, simplets et clichés, qui la soutiennent dans ses jérémiades… En ce sens, le trip-hop de Telefunk est à l'image de la pochette signée Arnoudt : fade, amateur et bon marché. Mais surtout, honteusement peu inspiré : " Sleepy Time " sonne comme du Broadcast de série Z, " My Lazy Ears " (tu parles !) tente de copier, avec ses accordéons, le " I Miss You " de Björk, " Light In My Hand " voudrait piétiner les plates-bandes drum'n'jazzy de Lamb,… Seul " Transformation of Time ", sous ses airs de Mazzy Star/PJ Harvey plongé dans un bain de BPMs cotonneux, sauve la mise. Le dernier morceau, " Wishingwell ", une complainte à la slide guitar assez pelante, nous endort pour de bon. " It's sleepy time, just one more song ", susurrait déjà la Simone au début de l'album… Euh, ça ira comme ça, merci.

Telefunk

Côte sauvage

Écrit par

Solex, Throwing Muses, les Slits, Nico et les Cranes constituent probablement les principaux fils de références nécessités pour tisser la toile sonore de ce quatuor batave, de Deventer très exactement. Une toile sonore complexe, originale, solide, étrange, tendue par une instrumentation minimaliste mais hétéroclite, oscillant de la contrebasse au xylophone, en passant par les guitares (acoustique et électrique), l'orgue (au son pourri), le piano, les drums et l'harmonica. Sans oublier les samples, boucles et autres bruitages, histoire d'accentuer l'aspect expérimental des compositions. Une toile sonore brodée par les voix féminine de Simone Pieters Holsbeek et surtout d'Esther Sprikkelman, dont les timbres clairs, limpides, serpentent au cœur même des mélodies. Rafraîchissant !

 

Telefunk

Busy doing nothing

Simone Holsbeek et Arnoudt Pieters cherchent à réaliser la synthèse entre le jazz, la lo fi et la musique électronique. Un exercice de style pour lequel le duo batave n’a pas hésité à utiliser toute la panoplie de l’équipement technologique. Depuis les boucles en passant par les samplers, les boîtes à rythmes et autres gadgets sonores. Ils empoignent bien de temps en temps un violon ou une guitare sèche, comme sur l’excellent instrumental « Come on », réminiscence du mythique Swans, mais emploient surtout un moog synthesizer de la première époque. Ce qui donne un son assez particulier aux compositions de cet opus que nous pourrions qualifier de franchement underground. D’ailleurs, si les spectres de Patti Smith, Portishead, Massive Attack, Folk Implosion ou Slits planent sur l’une ou l’autre chanson, leur démarche nous fait surtout penser à cette autre formation néerlandaise qui répond au nom de Solex…