Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (6 Items)

Timber Timbre

Lovage

Écrit par

Timber Timbre, c’est le projet de Taylor Kirk, un Canadien responsable de 7 elpees, à ce jour ; et « Lovage » constitue son septième. Il fait suite à « Sincerely, Future Pollution », paru en 2017. Responsable d’une forme d’indie folk cinématographique, poétique, ténébreuse et à la limite gothique, mais à l’humour ironique, Timber Timbre parvient à fusionner des références apparemment incompatibles : Beatles, Doors, Leonard Cohen, Beach Boys, Sun Ra, Paolo Conte, et Velvet Underground, notamment.

Pour enregistrer cet opus, il a fait appel à Michael Dubue ; et la collaboration a tellement bien fonctionné, que ce dernier apporté son concours aux claviers et aux vocaux, rejoignant ainsi le drummer Adam Bradley Schreiber et les choristes.

Le long playing s’ouvre par « Ask the community », un morceau chargé de spleen, dont l’intervention au piano et l’écho dans la voix rappellent… John Lennon, alors que si sur « Stops » ses intonations semblent hantées par feu Jean-Louis Murat, tout au long de « Confessions of Dr Woo », c’est le spectre de Lou Reed qui se met à rôder. Une plage dont le final s’enfonce dans le psychédélisme. Tout comme le doux-amer « 800 Pristine corpses ». Tapissé subrepticement de psychédélisme bruitiste, « Holy motors » se distingue pourtant par sa jolie mélodie. Cette chanson constitue, en quelque sorte, un hommage à Ontario, la ville de son enfance, une ville qu’il avait quittée deux décennies plus tôt et où il avait juré ne jamais revenir ; un hommage à un endroit qu’il aime et déteste en même temps, mais qu’il aime aussi détester…

« Mystery street » est manifestement la compo la plus allègre ; mais a contrario, « Lounge » s’enfonce dans une sorte d’intimisme presque confessionnel…

Timber Timbre

Le nœud marin de Timber Timbre…

Écrit par

Au fil des années, Timber Timbre est parvenu à s’imposer comme une figure incontournable de la scène indé folk. Drivé par le chanteur et guitariste canadien Taylor Kirk, le groupe incarne une esthétique folk qui ne ressemble à aucune autre. Depuis son premier opus éponyme paru en 2010, Timber Timbre cultivait ce don unique de nous captiver, nous hypnotiser. Gothique sans être sombre, chaque album sonne comme une bande-originale d’une nouvelle fresque musicale que l’on se surprend à écouter avec recueillement. Six ans après la sortie de « Sincerly, Future Pollution », qui a rencontré un succès mondial, Timber Timbre sortira « Lovage », ce 6 octobre 2023. Une œuvre profondément poétique qui parvient brillamment à combiner des influences disparates, voire incompatibles.

En concert

12.11.23 – Sonic City Festival, Courtrai

Issu de cet elpee, la vidéo de « Sugar land » est disponible

 

 

Timber Timbre

Dans sa coquille…

Écrit par

En 2009, Timbre Timbre publiait son premier elpee. Un opus éponyme à l’atmosphère empreinte de sensualité. Dans la foulée, le Canadien (NDR : il est originaire de l’Ontario) opérait une tournée sur le Vieux Continent ; mais manquant encore d’expérience, il ne parvenait pas à communiquer le feeling de ses compos à son auditoire. Quelques mois plus tard, il se produisait en tout anonymat, au cœur du Parc Royal, dans le cadre d’un festival organisé par l’Ancienne Belgique. Lors de sa dernière visite au Botanique, le 19 mars 2012 très exactement, il remplissait la Rotonde et démontrait qu’il avait pris de l’assurance sur les planches. Ce jeudi 3 avril, il revenait au Bota, mais à l’Orangerie, le jour de la publication de son nouvel album, en Belgique. Et la salle est pleine à craquer pour accueillir Taylor Kirk.

La première partie est assurée par le groupe Only Child, une formation canadienne pratiquement inconnue. En outre, à l’extérieur le temps incite au farniente ; aussi les spectateurs profitent de la clémence de ce début de printemps pour prendre un verre en terrasse. Votre serviteur, le premier !

Il est 20h55 lorsque la sirène nous rappelle à l’ordre. Timber Timbre va bientôt monter sur l’estrade. La foule massée à l’extérieur (c’est-à-dire quasiment tout le monde) se presse vers l’Orangerie. Il ne faut pas attendre 10 minutes avant que la température ne monte de quelques degrés. Et que l’humidité ambiante n’envahisse les lieux. Accusant un léger retard, Taylor Kirk, cheveux longs et vêtu d’un costard, monte sur le podium. Il est accompagné d’un batteur et d’un bassiste. Hormis deux ampoules suspendues qui vacillent au-dessus de la tête du trio, l’éclairage est projeté dans leur dos. L’atmosphère est lugubre. Le set s’ouvre par des morceaux issus du dernier long playing, « Hot Dreams ». Des compos plus généralement blues/rock. Mais la setlist va puiser dans l’ensemble de sa discographie. Les notes guitare dispensées par le Canadien résonnent dans la salle. Sa voix est voluptueuse. Elle me fait penser tantôt à Léonard Cohen, tantôt à Nick Cave. Si sur disque, ses chansons empruntent un format folk, en ‘live’, elles privilégient la tension électrique. Une intensité qui va s’accentuer lorsque l’expression sonore va tout doucement glisser vers un rock progressif pas du tout palpable sur ses précédents opus.

Malheureusement, on a l’impression que Taylor Kirk a érigé une barrière entre lui et le public. Jamais, on ne verra son visage. Peu loquace, il n’adressera qu’un seul ‘merci’ à son auditoire, sans autre commentaire. Cette absence de communication va même finir par devenir dérangeante. Et au bout d’une bonne heure de prestation, on a eu l’impression que le set tournait en rond.

S’il faut reconnaître l’aspect strictement musical était irréprochable, en revanche, on a le droit de se demander pourquoi l’attitude de l’artiste vis-à-vis de l’auditoire, était si glaciale ? Pourquoi s’est-il enfermé dans sa coquille ? Un minimum de contact aurait peut-être permis à Timber Timbre de briser cette morosité ambiante qui s’est installée au fil du concert...

(Organisation Botanique)

Timber Timbre

Comme une lettre à la Poste…

Écrit par

Taylor Kirk, alias Timber Timbre, était de retour au Botanique de Bruxelles, pour une nouvelle prestation en solitaire. Tout au long de ses deux premiers opus, le Canadien (NDR : il est né à Brooklin, une commune de la ville de Whitby, dans l’Ontario) était parvenu à démontrer son talent de songwriter. Cependant, lors de ses dernières visites dans la capitale, Timber Timbre a soufflé le chaud et le froid. A cause de sets sans doute psychédéliques, mais surtout trop expérimentaux.  Néanmoins, le public ne semble pas lui en porter grief, puisque ce soir, la Rotonde est pleine à craquer.

C’est donc dans un cadre minimaliste que le Canadien se produit aujourd’hui : il est seul et ne s’accompagne que d’une gratte et d’une grosse caisse. Le climat est ténébreux et le public concentré. Tailor Kirk a clairement gagné en charisme et confiance. L’ombre d’un Léonard Cohen plane dans la salle. Quoiqu’énigmatique, son blues-rock est efficace. Il passe comme une lettre à la Poste… Quelques notes de guitare tout en nuances suffisent pour subjuguer l’assemblée. Voire pour la bouleverser. Sa voix fait monter la tension tandis que la grosse caisse claire accentue les crescendos. La petite salle de la Rotonde est vraiment parfaite pour accueillir ce type de concert. Au cours de sa prestation qui va durer une bonne heure et demie Timber Timbre va interpréter ses meilleures chansons, et notamment « Under Your Spell », « Demon Host » ou encore « I Get low ». L’auditoire va même avoir droit à un nouveau morceau « Coming to Paris to Kill You », qui augure un futur et excellent nouvel elpee, ainsi qu’une reprise de Screamin’ Jay Hawkins, « I Put a Spell on You ».

Face à un public, certes conquis d’avance, Kirk Taylor a de nouveau démontré qu’il était un remarquable compositeur, mais également un excellent interprète en ne se servant pourtant que du minimum syndical… Chapeau bas !

(Organisation Botanique)

 

 

Timber Timbre

Creep On Creepin' On

Écrit par

Quand  Taylor Krik implore ‘All I need is some sunshine’ sur le morceau « Black Water », on le croit sur parole tant le nouvel album de Timber Timbre semble avoir été enregistré au plus profond d’une forêt canadienne bien sombre et hantée. Ce magnifique titre d’un romantisme obscur et poisseux reflète à merveille le style de ce groupe montréalais depuis son accession à la notoriété ; c’est-à-dire depuis la publication de son 3ème elpee. Un disque éponyme gravé en 2009 et sorti l’année suivante, en Europe.

La nouvelle production « Creep On Creepin’ On » devrait d’ailleurs les couronner comme nouveaux princes du dark-folk. Taylor Kirk est toujours flanqué de ses acolytes habituels Mika Posen et Simon Trottier, mais il est également soutenu par le pianiste Mathieu Charbonneau et le saxophoniste Colin Stetson (« Do I Have Power ? »). Ces musiciens apportent davantage de profondeur à des morceaux réellement damnés ! Hormis « Black Water », difficile, voire impossible, de rester de marbre, en plongeant dans l’ambiance de « Bad Ritual » ou dans le blues marécageux de « Lonesome Hunter ». La voix de crooner ténébreuse, marécageuse, de Kirk Taylor est tout simplement inoubliable. Le swamp-folk majestueux de ces Canadiens est toujours aussi surprenant et séduisant et son dernier opus est une petite merveille…

Timber Timbre

Timber Timbre

Écrit par

Si le nom de Timber Timbre ne vous dit rien (du moins pour l’instant), cette méconnaissance ne fera pas long feu. Projet du Canadien Taylor Kirk, il risque fort de constituer l’une des sensations de l’année, à l’instar de Bon Iver, deux ans plus tôt. Autoproduits, ses deux premiers elpees, « Cedar Shakes » et « Medicinals » sont parus respectivement en 2006 et 2007. De quoi permettre au Torontois de se produire sur les scènes de la métropole canadienne, et même extra-muros. Il est repéré par le label Arts & Crafts (Broken Social Club, Ra Ra Riot, Phoenix, Feist, Los Campesinos, …), qui n’hésite pas une seconde à le signer. Eponyme, son dernier opus, est sorti l’an dernier, au Canada. Ce qui lui a permis de se forger une certaine notoriété sur l’ensemble du territoire nord américain et d’assurer le supporting act de la tournée d’Owen Pallet. Faut dire que la presse spécialisée lui a réservé une multitude de bonnes critiques. Il avait d’ailleurs été nominé lors du ‘Polaris Prize’ (meilleur album canadien). Le Vieux Continent aurait encore pu longtemps ignorer l’existence de cet artiste, si le label anglais Full Time Hobby (Tunng, Malcolm Middleton, Micah.P.Hinson) n’était pas entré dans la danse. L’écurie est attentive aux talents en devenir et a donc engagé le chanteur/compositeur/guitariste. Puis a décidé de publier ce dernier elpee. Et on lui en est mille fois reconnaissant !!!

Reconnaissant, car l’album du Canadien est tout simplement fabuleux ! Œuvre intemporelle rappelant autant Tom Waits et Léonard Cohen que Bon Iver et M.Ward. Taylor Kirk y propose un folk sombre, intimiste, mystérieux, qu’il mêle habilement et tour à tour au blues, à la soul (« Trouble Comes Knocking ») ou à la country. La plupart du temps, il accompagne sa voix de sa gratte, d’un clavier et de beats pour imprimer la rythmique. Les arrangements sont parfaitement dosés, bien équilibrés. D’une extrême douceur, son timbre vocal évoque tantôt Justin Vernon (Bon Iver) ou Antony Hegarty (Antony and The Johnsons). Une voix uniquement soutenue par sa guitare, sur « Demon Host ». « We’ll Find Out » est un autre moment fort de l’opus. Enrobé de chœurs et parcouru d’interventions au violon, cette compo lorgne manifestement vers son compatriote, Léonard Cohen. On pourrait décortiquer tous les morceaux de cette œuvre, mais je ne voudrais pas vous gâcher la surprise.

Il faut le reconnaître, Timber Timbre joue déjà dans la cour des grands. Et son dernier long playing constituera certainement un des sommets de cette année 2010. Cependant, si vous souhaitez vous forger votre propre opinion, je vous invite à aller l’applaudir en concert, puisqu’il se produira en première partie de Phoshorescent, le 15/09, au Botanique, et le 17/09, au festival Leffingeleuren.