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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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White Hills

Stop Mute Defeat

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Fondé en 2003, White Hills est un duo prolifique réunissant Dave W. et Ego Sensation. D’ailleurs, « Stop mute defeat » constitue déjà son septième opus studio. Ce tandem new-yorkais y entretient un climat psyché, ténébreux, glacial, diablement rock’n’roll et poisseux à souhait, qu’il épice d’une multitude d’autres condiments, comme le kraut (« If…1…2 »), l’électro-punk (« Stop Mute Defeat ») ou encore l’indus (« Attack Mode »). Tout au long de cet elpee particulièrement saignant, White Hills campe ainsi un hybride contemporain entre Royal Trux, Suicide et Kraftwerk…

White Hills

En parfaite osmose…

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Il y a un long moment que je n'étais plus allé au Muziekodroom ; et le moins que l'on puisse dire c'est que l'endroit était méconnaissable par à rapport aux souvenirs que j'en avais gardés. Exit le grand hangar froid et sans âme et place à un club très clean au sein duquel le bar est si conséquent que l'espace concert semble assez réduit en comparaison (entre 100 et 200 personnes à vue d'œil). L'explication est simple, le MOD est un immeuble polyvalent qui englobe aussi bien des locaux de répétition, des studios d'enregistrement qu'une grande salle (visiblement celle où j'ai dû mettre les pieds jadis) et le club où se produisaient ce soir White Hills et Mosquito.

Originaire de Louvain, Mosquito a assuré une bonne première partie en dispensant un stoner rock assez recherché dans les structures des morceaux et parsemé d'influences grungy. La voix du chanteur manque peut-être parfois un peu de caractère, mais vu qu’il cumule également les drums (un de ceux qui n'économisent pas leurs efforts), on ne va pas être trop sévère à son égard. Des compos honnêtes et plutôt bien ficelées en tout cas et une reprise assez anecdotique de... Nirvana comme on aurait pu s'y attendre. A laisser mûrir et on pourrait en reparler à l'avenir…

Place à White Hills ensuite. Un trio. En fait de trio il s'agit plus du couple Ego Sensation/Dave W. accompagné pour l’instant de Nick Ferrante, aka Nick Name. Une alchimie qui fonctionne à merveille et donne en général d'excellents résultats comme ce sera encore le cas ce soir.

Baignée dans des halos de lumière rouges, bleues et surtout vertes, la formation installe l'ambiance en diffusant une intro ‘dronesque’ avant d'enchaîner par "Forever in space", moment fort de son dernier album qui résume parfaitement son état d'esprit. Toujours extrait de ce disque, on a ensuite droit à "In your room" (allez jeter un œil sur la vidéo!), très bon titre également mais dont on regrette les voix un peu trop en retrait dans l'interprétation live. Ensuite il ne sera quasi plus question, à une exception près, de ce dernier opus. On est ravi de constater que White Hills ne se contente pas d'une tournée promotionnelle mais puise ce qu'il y a de meilleur dans son répertoire pour le plus grand plaisir des fans. Ainsi la setlist nous a réservé des morceaux de choix comme "Three Quarters", le paranoïaque "Condition of Nothing" ou encore l'obsessionnel "Robot Stomp". Elle est même remontée jusqu'en 2007 ! (NDR : Pas si loin me rétorquerez-vous? Sauf pour un groupe qui sort 1 album tous les ans sans compter les splits, raretés et autres bootlegs). A l’instar des hymnes space fuzz rock tels que "Radiate" ou "Oceans". On sent une réelle osmose et une belle énergie aussi puissante que sensuelle dans la complémentarité entre la charmante bassiste Ego et le leader halluciné Dave. On prend plaisir à les voir se frôler et croiser leur manches (n'y voyez rien d’obscène !) et on reçoit autant qu'ils donnent. Un conseil, si vous aimez le space rock, le kraut ou la noise, ne les loupez pas la prochaine qu'ils fois passent près de chez vous!

(Organisation MOD)

 

White Hills

Heads on fire

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Cet album est paru en novembre 2007, mais il vient seulement de bénéficier d’une distribution officielle chez nous. Et si « Heads on fire » ne constitue pas le premier elpee de cette formation établie à New-York, je vous promets bien du plaisir si vous cherchez à savoir combien de disques elle en a concocté depuis ses débuts. Certains ont même été pressés à un maximum de 50 exemplaires ! Julian Cope les apprécie tout particulièrement. Non seulement il les avait invités à assurer le supporting act d’une de ses tournées, mais il avait remixé les morceaux de ce « Heads on fire » sur un vinyle. En évoquant le nom du leader du mythique et défunt Teardrop Explodes, vous pensez inévitablement au psychédélisme. Et vous avez tout à fait raison. Un psychédélisme éclaboussé de space métal, de garage et de krautrock. Puisant plus que probablement ses influences chez les Warlocks, Hawkwind circa « In search of Space », les Stooges époque « Funhouse » ainsi que Can.

Découpé en 6 morceaux, Heads on fire » recèle une plage de plus de 26 minutes : « Don’t be afraid ». Véritable pièce centrale de l’opus échafaudée sur un crescendo lancinant, elle est entrecoupée d’un interlude stratosphérique, avant d’en revenir au thème initial, comme beaucoup de groupes du style opéraient au tout début des seventies. Sans quoi groove lancinant, implacable, féroce, tempo hypnotique, tentaculaire (NDR : parfois plus enlevé, comme lors de la plage finale « Eternity »), ligne de basse distordue, guitares bourdonnantes, triturées par les pédales wah wah ou cosmiques, synthés tourbillonnants et vocaux éthérés, réverbérés, ténébreux, trament la densité de cette expression sonore qui recherche constamment l’harmonie entre l’ambiance et le chaos ; mais surtout est sensée reproduire un voyage hallucinogène dans l’espace et le temps…