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Paradize Spécial

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Les aficionados d'Indochine seraient-il d'éternels teenagers ? Possible, mais une chose est sûre, ces ‘teenagers’ sont d'une fidélité exemplaire. A un tel point que le groupe peut se targuer de cumuler quatre décennies de fans. Difficile d'en expliquer la raison. Peut-être parce que la musique du groupe est intemporelle. Symbolisant une forme d'adolescence éternelle. Et en puisant tour à tour dans le rock, la new wave, la pop, la chanson française et parfois dans la variété, elle essaie en quelque sorte de jouer sur les ambiguïtés.

L'ambiguïté a d'ailleurs toujours été un des fils conducteurs de la musique d'Indochine. Pourtant, après les départs de Bodianski en 84, de Dominique Nicolas, qui était alors le principal compositeur, en 94, et le décès de Stéphane Sirkis en 99, la formation aurait pu disparaître. Il faut croire que les épreuves ont renforcé la popularité du groupe. Si Nicola est le seul survivant du line up initial, il a pris soin aujourd'hui de s'entourer de redoutables collaborateurs. Et tout d'abord de celui d'Olivier de Sat, qui est devenu le compositeur principal de la formation.

Pour enregistrer " Paradize ", la formation a également reçu le concours de Garreth Jones (Depeche Mode) à la coproduction. Des chansons sont même signées par des compositeurs de premier choix, tels que Gérard Manset, Ann Scott ou Valérie Rouzeau. Melissa Auf der Maur (Hole) partage même un duo avec Nicola sur l'intimiste " Le grand secret ". Une chanson à vous flanquer des frissons partout. Indochine n'a pas oublié ses compositions classiques de type hymnique. Et je pense tout particulièrement à " Mao boy ! ", qui mêle synthés organiques et arrangements de cordes, " La nuit des fées ", abordée davantage dans l'esprit de " Dancetaria ", ou encore " Posptitute ". Mais le plus intéressant procède des morceaux les moins habituels. A l'instar du percutant titre maître. Fruit de la rencontre du métal et du synthé pop, ce fragment est finalement plus proche de Paradise Lost ( ?!?!?) que de Depeche Mode. De métal il en est encore question sur " Marilyn ". Si vous pensez à Marilyn Manson, vous n'avez pas tout à fait tort. Le tempo de ce fragment est même très glam. Mais les lyrics incitent à la vie, pas à la mort. Nuance ! Des guitares, beaucoup de guitares sur cet elpee. Ténébreuses, spasmodiques, sur fond noisy, elles sculptent " Electrastar " sur un mode post punk digne de Placebo. Cold, atmosphériques, gémissantes, elles hantent " Le manoir ", du spectre de Cure. Tout comme sur l'incantatoire " Dark ", d'ailleurs. La new wave n'a pas été oubliée. Single potentiel réminiscent de l' " Aventurier " ou de " Canary bay ", " Punker " en est la plus belle illustration. Même le motif de guitare est légèrement reverb. Atmosphérique, énigmatique, cette new wave devient même parfois complexe, comme chez " Comateen I ". A cause des flambées d'électricité entrecoupées d'envolées mélodiques, un peu comme le pratiquait le trop méconnu Berlin Blondes, début des eighties. Tout aussi complexe, infesté d'accès de moog, " Dunkerque " opère d'incessants changements de rythmes. Sur fond de claviers caverneux, la ballade " Like a monster " permet à Nicola de stigmatiser… " Star Academy " (NDR : Bien vu !). Et si en final (" Un singe en hiver "), Indochine jette un coup d'œil dans le rétroviseur, la plus belle chanson demeure à mes oreilles, " J'ai demandé la lune ", une composition déjà sortie en single, qui deviendra, c'est une certitude un classique. Une mauvaise nouvelle quand même, une édition limitée de ce CD propose deux titres supplémentaires et un Dvd. Mais la quantité est limitée. Faudra se grouiller…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Indochine
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: ()
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
Lu 202 fois
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