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Kim Wilde - 11/04/2024

Ghinzu

De retour sur les planches et déjà au top !

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Afin de célébrer les 20 ans de son album emblématique « Blow », Ghinzu opère son grand retour en accordant une série de dates exceptionnelles, dont 5 concerts à l’AB. Et les spectacles ont été décrétés quasi-soldout dans l’heure de mise en vente des tickets d’entrée. Votre serviteur assite à celui du mardi 11 juin 2024.

Pas de supporting act et l’affiche attire un public multigénérationnel.

Paru en 2004, « Blow » a servi de B.O. à de nombreux films et en particulier pour « Dikkenek », « Les Chevaliers Du Ciel », « Taken ». Et surtout le titre maitre pour le documentaire environnemental « Nous Resterons Sur Terre » ainsi que le long métrage néerlandophone « Ex-Drummer ». Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la formation devrait sortir, prochainement, son quatrième opus ; il serait même prêt à 80%. Le band va même nous réserver quelques morceaux, au cours du show. On l’attend avec impatience !!!

Au sein du line up, le leader/chanteur/claviériste John Stargasm, le bassiste Mika ‘Nagazaki’ Hasson (également impliqué chez Polyphonic Size) et le guitariste Greg Remy sont toujours au poste. Mais c’est Antoine Michel qui assure les drums alors que Jean Montevideo se consacre aux claviers, à la sixcordes et aux backing vocaux.

C’est la bande originale préenregistrée du film Rocky, « Going The Distance, qui sert d’ouverture. Et puis, le quintet attaque « Blow », alors que Stargasm mime les gestes du boxeur. Proches des structures prog, les multiples parties et variations d’intensité, entre douceur et rage, se succèdent tout au long des 9 minutes, et sont aussi susceptibles de rappeler Muse…

Déjà, les fans se bousculent, sautent dans tous les sens en scandant les paroles, et le concert opère un virage chaotique qui se marie bien avec l'élégante excentricité de la musique et du style de Ghinzu. De façon générale, ce sont les morceaux les plus nerveux du groupe qui fonctionnent le mieux. A l’instar de « Cockpit Inferno » au cours duquel les claviers sont puissants et la section rythmique devient entêtante. Mais également « Dragon », « Mirror Mirror », « Until You Faint » et « Mine » dont les riffs résonnent avec violence dans le temple de l’AB.

Le light show est spectaculaire : leds, stroboscopes, projecteurs, lasers, etc.)

Dans la fosse, la foule pogote sec et les round circles se multiplient ; mais heureusement, la sécurité veille au grain, et en particulier pour les adeptes du crowdsurfing. Et Stargasm n’hésite pas à se mêler aux antagonistes.

Le band ira également puiser l’un ou l’autre morceau dans « Electronic Jacuzzi » et » Mirror Mirror », ses deux autres elpees studio, parus en 2000 et 2010.

Pendant « Cold Love » et « 21st Century Crooners », les voix du public recouvrent presque les instruments.

Interprété en mode piano/voix, l’envoûtant « Sweet Love » permet à tout le monde de souffler. Les spectres de dEUS et d’Archive se mettent à planer.

John Stargasm est en continuelle communion avec son auditoire. Emu, il semble ravi de la réaction des fans de la première heure, qu’il complimente à plusieurs reprises. Il rejoint encore la fosse pendant « The End Of The World ».

La setlist est structurée de telle sorte que Ghinzu offre à son audience deux rappels : un premier composé de 5 chansons, ouvert par le sublime « Sweet Love », qui va aller crescendo jusqu’à « Mine » et ainsi replonger la fosse dans le chaos et un second encore, au cours duquel Ghinzu va nous réserver « Forever », morceau absent des plateformes de streaming mais joué en live dès 2015. Au bout de 90 minutes de set, le public est conquis par la performance, malgré une majorité d’oreilles dont les tympans ont fini en compote…

Ghinzu n’a rien perdu de sa superbe en live, qui a tant contribué à sa réputation et son succès.

Setlist : « Going The Distance » (préenregistré), « Blow », « Jet Sex », « Cockpit Inferno », « High Voltage Queen (The Reign Of) », « Dragon », « Sea-Side Friends », « Barbe Bleue », « The Dragster-Wave », « 21st Century Crooners », « Cold Love », « Do You Read Me ? », « The End of the World », « Dracula Cowboy », « 'Til You Faint »

Rappel 1 : « Sweet Love », « Mother Allegra », « Mirror Mirror », « Dream Maker », « Mine ».

Rappel 2 : « This War Is Silent », « Forever »

(Organisation Ancienne Belgique + Progress Booking)

 

V V & the Void

The cage

Écrit par

« The cage » constitue le troisième opus de V V & the Void, le projet de l’Australienne (NDR : elle est issue de Melbourne) Valentina Veil.

Décrit comme éthérée, gothique, minimale-drone et sombre, sa musique cherche l'équilibre délicat entre différentes forces, et notamment la grâce et le déséquilibre, le féminin et le masculin, ainsi que les énergies lunaires et solaires.

Valentina intègre sa voix tendre à un rythme industriel, comparant le temps qui passe à une horloge de grand-père qui dysfonctionne, créant ainsi une expérience à la fois troublante mais sereine…

Dans ses textes, elle explore également la dichotomie entre la naissance et de la mort d'un point de vue inconscient, mais elle prend soin d’aborder ces thèmes avec nuance et subtilité.

Le titre maître de ce long playing est en écoute ici

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Draag

Actually, the quite is nice (Ep)

Écrit par

Après avoir sorti son premier elpee l’an dernier, Draag continue de développer ses rêveries grungegaze. Et la formation californienne (NDR : elle est issue de Los Angeles) le démontre sur son nouvel Ep six titres, « Actually, the quite is nice ».

Adrian Acosta, le leader du quintet a, une fois de plus, réussi à créer des morceaux sans avoir recours à des instruments de rock non traditionnels, et en refusant d'y ajouter des fioritures afin de les rendre plus lisses.

Adrian a appris très tôt que ni les musiciens ni leurs fans ne gagnent à ciseler un exosquelette magnifique.

Il est à l'écoute de ce qui est plus profondément enraciné dans une œuvre d'art. Ainsi, les rebondissements provocateurs et inattendus sont la preuve que l'artiste a imprégné les chansons de Draag d'une vie qui leur est propre.

Il a acquis une maturité et une acuité artistique exceptionnelles que certains musiciens beaucoup plus âgés et prolifiques mettent des années à comprendre et à adopter.

Issu de « Actually, the quite is nice », « The day has come » est en écoute

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Adorer

Adorer (Ep)

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Il est amusant de constater que lorsqu’on soumet le mot ‘adorer’ sur le net, tout ce qu’on obtient c’est la conjugaison du verbe adorer.

Pourtant cette formation existe bien (NDR : elle a été fondée, à Sydney, en 2002) et après avoir enregistré deux singles, elle a sorti, en mai dernier, un Ep éponyme.

Tout au long des 6 titres de cet essai, parvient à briser les frontières qui séparent le shoegaze traditionnel, le grunge et le post-rock.

Entre l’intensité d'un conflit et la subtilité d'un chuchotement, des voix désespérées et sincères se heurtent à un lourd mur de son.

Extrait de « Adorer », « Burial » est à voir et écouter ici

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Blood Family Reunion

Lucky Mutation

Écrit par

Basé à Wahington DC, Blood Family Reunion pratique une musique qui agrège habilement dream pop, shoegaze et bedroom pop. « Lucky Mutation » constitue son premier elpee.

La formation brosse des paysages sonores qui invitent à la réflexion et suscitent une connexion intime avec les émotions les plus profondes.

Les textes traitent de tragédie, de mythes familiaux et de fantaisie.

Des accords de guitare vibrants, des lignes de basse captivantes et des rythmes basiques fusionnent afin de briller d'un éclat unique, comme un phare qui brille et vous guide votre une nuit noire de l’âme…

Le titre maître de cet LP est en écoute ici

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Soft Michel

Thalasso

Soft Michel est un quatuor parisien qui a quitté l’univers du jazz pour se tourner vers le rock ayant bercé l’adolescence de ses membres. Entre indie rock et britpop, ses influences oscillent de Franz Ferdinand à Oasis, en passant par les Beatles, Wolf Alice, Coldplay et The Dø. Son patronyme leur apparaît comme une évidence : Soft Michel est une ode à la mollesse des après-midis de bistrot et à la poésie des lentes discussions sans but. 

Sur son Ep, « Thalasso », Soft Michel réussit à conjuguer la puissance des guitares, la douceur des harmonies sucrées et la sensibilité vocale du chanteur. D’après la bio, les textes sont basés sur un monotrip à caractère psychotique d’Antoine Martin (alias Garbage Dog Prod.) sur une certaine chanteuse londonienne qui a écrit "Sad Boy", ainsi que sur des croyances ésotériques étranges. A creuser. Surtout les méninges.

Grâce à des textes parfois lyriques et romantiques, parfois insolents et teintés d'autodérision, Soft Michel réussit à faire s’embrasser la puissance des guitares, la douceur des harmonies sucrées et la sensibilité retentissante du chanteur.

En 2022, il a signé chez le distributeur Indépendant Digital. En 2023, il a gravé deux live sessions : « Bottle of Soap » et « Willy Wonka ». Il vient de publier l’Ep, « Thalasso », sur lequel figure « Sunbeam », une compo qui a fait l‘objet d’un clip ; et il est disponible

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Santa

Recommence-moi

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A moins d’avoir passé ces derniers mois sur une île déserte, personne n’a pu échapper au succès fulgurant (presque inattendu) de Samantha Cotta, mieux connue sous le pseudo Santa, l’une des figures de proue du groupe Hyphen Hyphen.

Après nous avoir bercé de sa douce ballade en mode piano-voix sur « Popcorn salé », une compo écrite dans l’urgence, presque par égarement, qui verra le jour sous l’impulsion et les encouragements de ses comparses Laura Christin, alias Line (basse, percussions), et Romain Adamo, aka Adam (guitare, synthé), la jeune dame s’émancipe et grave un premier album sobrement intitulé « Recommence-moi ».

Alors que la pop anglophone constituait jusqu’à présent sa ligne directrice, notamment au travers HH, la Niçoise entreprend un virage à 90 degrés en proposant un très réussi premier essai solo, écrit dans la langue de Voltaire svp.

Du haut de ses onze titres, elle se jette à corps perdu dans un univers où règnent l’intime, la retenue et la douceur.

Les mots et les mélodies s’embrassent tendrement dans un tourbillon émotionnel et onirique d’une intensité rare, à l’instar de ce « Qui a le Droit », ersatz de manifeste sur le bien vivre ensemble avec, en filigrane, cet espoir latent de tolérance, d’insouciance et de communion. Ou cette magnifique chanson « Eva », un appel à la résilience.

Paradoxalement à la fois pudique et charnelle, mais surtout d’une grande sensibilité, Santa n’est pas sans rappeler d’autres grandes dames de la chanson française, dont France Gall ou Véronique Sanson. Mais le spectre de l’artiste, inimitable, va bien au-delà. Et si l’écriture de Michel Berger était venue la hanter ?

Des surprises, il y en a beaucoup d’autres. A commencer par « Les larmes ne coulent pas », qui bénéficie de la complicité de Christophe Willem. Il s’invite le temps d’une chanson, entre simplicité et fausse grandiloquence, lors d’un duo uni par des larmes amères. Mais n’y a-t-il pas larmes plus amères que celles qui ne coulent pas, finalement ?

L’opus ne berce pas pour autant dans un spleen maladif ou la mièvrerie. Bien au contraire. Les chansons se distinguent par leur élan positif, à l’instar de « Chanter le monde », dont les sonorités pop/rock contemporaines ne sont d’ailleurs pas sans rappeler celles qui ont fait les beaux jours de la formation au sein de laquelle elle milite toujours.

Fidèle à son style unique et son spectre lyrique hors du commun, Santa se regarde dans le miroir avec introspection. Doit-on y voir le désir de recommencer son histoire, à l’image d’une césure sur le temps ?

Nul ne le saura probablement jamais. Seule certitude, « Recommence-moi » est une œuvre ambitieuse, espiègle et d’une qualité rare.

Une œuvre qui exploite au mieux l’univers intrinsèque et le champ lexical de la jeune dame. Un elpee au sein duquel, elle s’est (re)trouvée.

Dans l’univers de la chanson française, Santa est déjà considérée comme une grande artiste, mais en publiant « Recommence-moi », elle vient de démontrer qu’elle méritait cette distinction.  

Un album à écouter sans modération !

Angus & Julia Stone

Cape Forestier

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Originaire de Newport, dans la banlieue de Sydney, en Australie, la fratrie Angus et Julia Stone est enfin de retour.

Ensemble, en tant que musiciens, producteurs et auteurs-compositeurs, ils forment les deux moitiés d'un groupe musical dont les paroles et les sons révèlent un amour pur et authentique pour la musique et un talent pour raconter de belles histoires. Des histoires qui les ont emmenés aux quatre coins du monde.

Sixième album d’Angus et Julia, « Cape Forestier » fait à nouveau vibrer la fibre sensible d’un auditeur averti et amoureux de superbes arrangements et des mélodies classieuses déjà rencontrées sur la plage d’entrée, « Losing You ».

La fratrie renoue avec ses racines folk et les thèmes abordés à ses débuts. On y retrouve ainsi les sonorités acoustiques aux lignes épurées aussi bien que les textes empreints de poésie et de légèreté qui ont fait le succès du duo. Le titre « Cape Forestier » se réfère à un chalutier appartenant à un ami et il est dédié à leurs parents et grands-parents, qui comme tous les marins et les pêcheurs, sont partis en pleine mer sans savoir ce qui les attendait. La nature et l’amour ont toujours été des thèmes récurrents dans les chansons du duo aussi. « Down To The Sea », « My Little Anchor » ou « No Boat No Aeroplane » mettent le cap sur l’océan immense et mystérieux.

Angus avait 16 ans quand il a écrit « No Boat No Aeroplane ». Paradoxalement, c’est probablement la chanson la plus réussie de l’opus. Une autre résurgence du passé. Tout au long du single « The Wedding Song », joué maintes fois en live (pour avoir assisté à de nombreuses repises aux concerts de la paire, votre serviteur confirme), les cuivres s’éclatent et poursuivent la voix enjôleuse de Julia.

Sorte de retour aux sources, « Cape Forestier » se distingue également par la qualité des arrangements qui subliment l’ensemble, signe d’une maturité acquise au fil des années dans leur carrière solo. Mais la magie n’opère que lorsqu’ils sont réunis. L’harmonie conjuguée par les deux voix sur « Losing You » est susceptible de faire fondre les cœurs, tel un glaçon au soleil. Il fallait l’oser : reprendre le classique de Bob Dylan « I Want You ». Angus y souffle dans son harmo ; et on tombe sous le charme. « The Wonder Of You », bien que très court, sert de conclusion. Parfaite, elle démontre, par un ensemble de cordes, la beauté de leur musique.

Prenez la mer sans hésitation avec pour seul ami ce « Cape Forestier » et débarquez sur une ile déserte. Un pur délice !

Dusk Of Delusion

COrollarian RObotic SYStem (CO.RO.SYS)

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Né en 2016, Dusk Of Delusion réunit des transfuges de formations lorraines (AkromA, Forsaken World, La Horde, Elvaron et RedLine) autour d’une volonté commune de squatter les planches d’une scène en y proposant une musique burnée et énergique et surtout mélodique dans les riffs de 6 cordes.

Rapidement, après avoir écumé les premiers concerts (dont la première partie de Blazing War Machine avec Franky Costanza), Dusk of Delusion sort son premier opus intitulé « (F)unfair ». Pour le second, « Watch Your 6 », l'histoire avec un grand ‘H’ constitue un élément clé et son univers. Elle nous emmène sur les chemins de la première guerre mondiale et nous raconte des histoires de vies de soldats, de civils, d'hommes ou de femmes, français, anglais, allemands ou russes, qui racontent leur expérience du conflit et les sentiments qui les traversent. Après avoir exploré le passé, lors de ses précédentes productions, Dusk of Delusion nous propulse, tout au long de « COrollarian RObotic SYStem [CO.RO.SYS], dans le futur. Sous un titre bizarre se cache un nouveau concept album dont l’univers a été imaginé et travaillé dans les moindres détails.

Le concept s’appuie sur une nouvelle de science-fiction, écrite spécialement pour l’occasion et incluse dans sa version physique. « CO.RO.SYS » se projette dans les années 2050. Après une vague de guerre civile en Europe, la firme russe COROSYS met sur le marché des robots organiques anthropomorphes (les corollaires). Au départ conçus pour être des soldats, ces corollaires vont bientôt devenir des assistants personnels que chacun peut acheter pour le remplacer dans les diverses tâches de la vie quotidienne. Petit à petit les corollaires vont même être recrutés pour occuper des métiers délaissés par les humains de cette nouvelle société : serveur, ripeur, prostituée.

Après une intro émise sous forme de flash info venue de l’année 2077 faisant un point sur la situation bien malheureuse du monde, « Shadow Workers » met en scène, dans un bar du centre-ville, une serveuse robot à l’apparence humaine, prise au piège d’un travail monotone. Il s’agit d’une ‘corollaire’ fabriquée par l’entreprise russe COROSYS. Ce robot enchaîne ses journées et ses nuits dans l’arrière-boutique dudit bar. Sur ce titre, la formation livre un metal à la fois puissant et mélodique, au refrain entêtant et empreint de mélancolie. On entend l’influence d’Avenged Sevenfold voire de Bullet For My Valentine, pour les sonorités de guitares, qui prennent ensuite un virage prog voire blues/rock. Une mise en bouche qui nous met en appétit. Pour « The Snap », il y a un couac, les corollaires rencontrent un bug important et certains androïdes mutent en meurtriers. L’être humain est reconnu comme une menace et doit être éliminé. Le band y enrichit un son électro dynamique. Sur « £1ONH€4RT_B4$T4RD », le band nous balance un son électro/indus, en y incluant un chant particulièrement mélodique. « Tinplate Soldiers » offre une parfaite illustration sonore du passé militaire de cette armée de soldats robotiques. Pour « Legal Slaves », la voix est évidemment robotisée. Le combo varie les ambiances tout au long du disque, tel « Market Street » et son atmosphère dark metal traversée par une intervention inattendue au saxophone. « The Hatred Confession » s’ouvre par une voix féminine soutenue par une autre, mais orientale. Servies par un refrain punk rock, elles sont appuyées par des chœurs empruntés au metal symphonique.

« For The Flesh, Press Repeat » mêle metal et rock progressif, et l’opus s’achève par les screams désespérés de « Erotic Infusion ».

Chaque plage a son histoire et on en décèle 11 bien structurées. Les épisodes s’enchaînent naturellement comme la lecture d’un livre ou une bande dessinée passionnante…

Enfin, magnifique, l’artwork est signé par Le Chromatoriu.

 

Madame Robert

C’est pas Blanche-Neige ni Cendrillon

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Six ans après avoir publié son dernier album, « Comme De Niro », Madame Robert nous propose son second, « C’est pas Blanche-Neige ni Cendrillon » qui, on peut l’affirmer, sent le groove à plein nez !

Madame Robert aurait pu être le fraté ou le blaze (argot) d’une maison close à Pigalle, au cours de 50’s. Ou bien votre voisine d’appartement, peu aimable, qui vit avec ses 3 matous angoras ou encore celui d’un vieux professeur de math un peu retorse. « Madame Robert », c’est également une chanson de Nino Ferrer.

Madame Robert c’est encore le patronyme d’un groupe musical tout droit sorti d’un jukebox de ce troquet de quartier. Madame Robert, cette créature amicale, toute en rondeurs et en sourires aguicheurs, toujours accueillante derrière son bar et prête à en découdre à la première parole déplacée. Elle est la confidente des pochetrons et le soutien moral des estropiés du bonheur. Il était temps que quelqu’un rende hommage à cette héroïne du quotidien.

Le band est drivé par un fervent adepte d’un rock musclé, en l’occurrence le chanteur Reuno (Lofofora, Mudweiser). Il implique aussi le bassiste Stef Zen (ex-Parabellum, il milite toujours au sein du Harvest Blues Band), le sixcordiste Julien Mutis (Harvest Blues Band, lui aussi), la claviériste Léa Worms (elle accompagne généralement les chanteuses Gaëlle Buswel et Nina Attal) ainsi que le drummer Fabien Rault (Little Odetta). Bref un quintet parisien, formé en 2016, dont la musique agrège rock’n’roll, rhythm’n’blues, soul, chanson française et bonne humeur.  

Baptisée « Chez Madame Robert », la plage d’ouverture démarre sur les chapeaux de roues. Dans son troquet ou son pochtron, on est bien accueilli, à condition de laisser son cafard sous le paillasson. « Parisien » cultive l’autodérision et le second degré. C’est à l’image du combo : fun, décalé et sans prise de tête. Un rock nerveux, rétro, bien emballé et qui nous fait chaud aux mirettes. Reuno a souvent eu recours, dans ses projets parallèles, à sa voix de crooner, mais alors sans se frotter au rock métallique. Son timbre chaud à la Gainsbourg période sixties en est la plus belle démonstration sur « Presley ». Si « A Ciel Ouvert » lorgne vers la soul, « La fille du Dr Jekyll » véhicule des accents funky voire disco. Très 80’s, certainement ! « Toutarien » et « L’effet Pervers » sortent des sentiers battus pour emprunter ceux des Beatles. Stef est vraiment impérial sur ses quatre cordes, tout au long d’« Irresponsable » et de « Les Dancefloors ». Le long playing s’achève par « Le Dimanche », une compo toute en subtilités. Et la production est nickel !

En espérant que le groupe se produise bientôt, près de chez vous…

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