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The Cure

Intemporel

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Dans la vie, des choix drastiques se posent parfois. Certains ont dû y faire face ce mercredi 23 novembre 2022. Supporter les Belges lors de leur rencontre face au Canada ou se déplacer à Anvers pour y assister à un concert d’anthologie.

Les dirigeants de la FIFA n’ont en effet pas mesuré l’impact de programmer un match de la coupe du monde (fort décriée) alors que Robert et son équipe font escale au sein du plat pays dans le cadre d’une tournée européenne. Mais, à voir le nombre de fans qui ont rejoint le Sportpaleis, à Anvers, la question ne s’est probablement pas posée très longtemps !

C’est donc au sein de cette salle de spectacle multifonctionnelle, que le groupe devenu mythique, The Cure, a posé ses flight cases. Un endroit approprié puisqu’il peut accueillir jusqu'à 23 000 spectateurs. Et devinez quoi ? Le concert était sold out depuis de nombreux mois déjà. Pas étonnant vu la popularité de la formation !

The Twilight Sad, un des groupes préférés de Robert Smith assurait le support act. Malheureusement, la circulation était tellement dense que votre serviteur n’a pu profiter de cette entrée en matière. Mais le plat du jour est si consistant qu’il n’y aura aucun regret à avoir.

A 20h45 pétantes, la grande messe débute. La salle est pleine à craquer. Les musiciens s’avancent un à un tout au long d’une longue intro dévoilant un « Alone », nouveau morceau, issu d’un elpee que l’on annonce depuis (trop) longtemps et dont le titre devrait être « Songs of a Lost World ».

Une plage atmosphérique, presque religieuse, durant laquelle le gros Robert s’empresse de faire le pitre devant les caméras plantées sur le podium. Et lorsqu’il se met à chanter, vers la moitié du morceau, on se rend compte que sa voix si caractéristique, d’outre-tombe, n’a pas changé d’un iota. Dire que, lorsque The Cure s'est formé, Smith n'avait pas l'intention d'en devenir le leader, ni même le chanteur. Il l’est devenu par la force des choses, aucun de ses partenaires n'ayant convaincu face au micro.

Ce ne sera pas la seule découverte de la soirée ! Il offrira au public quatre autres inédits dans une veine tout aussi succulente : « And Nothing Is Forever », « A Fragile Thing », « Endsong », et « I Can Never Say Goodbye », un déchirant message à l'attention de Richard, son frère, disparu en 2019. Un opus annoncé comme l’un des plus ténébreux dans la carrière de The Cure, la mort du père et de la mère de Robert, survenus la même année, planant également dans ses chansons.

Simon Gallup, qui avait quitté la formation en 1982 à la suite d’une querelle avec le sexagénaire concernant la promotion de l’album « Pornography », a retrouvé son rôle de bassiste au sein du line up. Et il est toujours aussi convainquant. Ses lignes mélodiques sont entêtantes. Une patte qui lui est propre sur chacun des morceaux. A le voir s’amuser sur l’estrade, nul doute que la complicité qui le lie au leader semble intacte, même si le musicien avait une nouvelle fois quitté le band en 2021. Un remake de ‘je t’aime moi non plus’, en quelque sorte…

Jason Cooper se charge des fûts, tandis que Perry Bamonte, à gauche de la scène, passe des claviers à la guitare. Également préposé aux claviers, Roger O’Donnell, planté à droite, se charge de dispenser des nappes plaintives. Quant à Reeves Gabrels, ex-six cordiste de David Bowie, il est le responsable de solos éclatants.

Si le temps n’a pas d’emprise sur la popularité du combo qui rencontre toujours une fameuse notoriété, Robert Smith a le physique de son âge. Si le maquillage enduit toujours son visage, ses cheveux, bien qu’encore hirsutes, sont grisonnants. Que dire alors de son ventre bedonnant ? Mais quoiqu’il en soit, sa niaque est demeurée intacte.

Le light show est assez discret. Tantôt, de jolis voiles lumineux balaient les musicos, tantôt des images parfaitement adaptées sont projetées sur un écran géant situé derrière la scène comme ces cœurs rouges sur un « Friday I’m In Love » pétillant alors que The Cure ne venait pas défendre la réédition de « Wish » pour célébrer les 30 ans de sa sortie. Quoiqu’il en soit, le public a tout de même pu se réjouir d’entendre ce titre qui n’a pas pris une ride.

De beaux effets donc joliment orchestrés à l’image de ce paysage rural qui se décolore au fur et à meure d’un « Last Day Of Summer » d’une authenticité rare.

Alignant au passage 28 morceaux qui jalonnent la carrière du groupe, le combo a véritablement mis le feu aux poudres dès les premières notes de « Burn », une compo qui figure sur la bande originale du film, devenu culte, « The Crow ». Mais l’hystérie la plus complète atteindra son point d’orgue sur un « Push » et sa rythmique endiablée encouragée par les milliers de spectateurs.

Un Robert en très grande forme ! Lui qui d’habitude se fait plutôt discret, s’octroie des moments de pitrerie auprès d’un Gallup qui n’est pas en reste lorsqu’il l’affronte, épaule contre épaule, faisant mine de le bousculer. Ou encore lorsqu’il s’octroie de petits pas de danse maladroits devant un public amusé.

Une soirée où The Cure a aligné (forcément) des tubes, mais aussi des perles moins connues de son vaste répertoire : « The Hanging Garden » et son solo de guitare, l’hypnotique « Pictures Of You », le vénérable « At Night », l’intemporel « Charlotte Sometimes », l’immortel « Play For Today », l’irrévérencieux « Shake Dog Shake » ou encore un « From The Edge Of The Deep Green Sea » qui pourrait sonner le glas d’une soirée riche en émotion.

Que nenni ! Après une brève pause, le groupe a gardé sous le coude une pléiade de titres. Un premier rappel est consenti, au cours duquel un « Faith », rappelant les débuts du band, et une version stellaire de « A Forest », où la basse de Simon finira sur les planches dans une euphorie indescriptible, sont accordés.

Le second encore est destiné aux puristes. Une enfilade de chansons que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître (et c’est bien dommage) : « Lullaby », « The Walk », « Close To Me », « In Between Days » ou « Just Like Heaven » qui a servi, dans une version instrumentale, de générique à l'émission de télévision française ‘Les Enfants du rock’.

Et comme toute bonne chose, a une fin, un « Boys Don’t Cry » complètement hors du temps. Une jolie façon de se quitter, sans heurts et sans larmes…

A priori, pas un adieu, juste un au revoir, le ’See you soon’ de Smith laissant planer l’organisation d’une éventuelle tournée dans le cadre de la promotion du futur opus…

Il est près de 23h15. La formation a joué deux heures trente de manière quasi-ininterrompue. Une belle prouesse à souligner.

Un constat s’impose, l’acoustique du Sportpaleis, qui parfois souffre de la structure en béton, a été d’une limpidité surprenante, permettant ainsi d’apprécier toute la subtilité des sons et de la prestation des musiciens.

Un seul et unique regret, l’absence de l’épique « Plaisong », plage d’ouverture de « Disintegration », qui semble avoir été interprété lors de certains concerts du circuit…

L’homme habillé de noir éprouve beaucoup de difficultés à quitter ses convives. Il lui faudra plusieurs minutes avant qu’il n’ait le courage de retourner dans les coulisses et rejoindre ses comparses.

Que d’émotions réunies en une seule et unique soirée…

Si ce n’est le concert d’une vie, il aura été certainement un des plus beaux dans celle votre serviteur qui a déjà pourtant déjà bien bourlingué.

Setlist :

Alone – Pictures Of You – A Night Like This – Lovesong – And Nothing Is Forever – Burn – The Hanging Garden – The Lase Day Of Summer – A Fragile Thing – Cold – At Night – Charlotte Sometimes – Push – Play For Today – Shake Dog Shake – From The Age Of The Deep Green Sea – Endsong – I Can Never Say Goodbye – Faith – A Forest – Lullaby – The Walk – Let’s Go To Bed – Friday I’m In Love – Close To Me – In Between Days – Juste Like Heaven – Boys Don’t Cry.

 

Beth Hart

Une fin de soirée zeppelinienne exceptionnelle…

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Début 2020, Beth Hart avait annoncé partir pour sa ‘Thankful Tour’, une tournée qui devait passer par le Cirque Royal, à Bruxelles. Vu la pandémie, il sera reporté à 3 reprises et finalement, il se déroulera ce 23 novembre au même endroit.

En février dernier, elle a publié un nouvel elpee intitulé « A tribute to Led Zeppelin », au cours duquel elle rend hommage au légendaire dirigeable, en reprenant 12 de ses compos. Un disque qui fait suite à « Fire On The Floor » (2016) qui l’a vue monter un nouvel échelon en matière de reconnaissance, et un « Black Coffee » (2018), pour lequel elle avait reçu le concours de Joe Bonamassa.

Le supporting act est assuré par John Oates. Il s’agit de la moitié de Hall & Oates, un duo (NDR : et une machine à tubes) que votre serviteur avait eu l’occasion d’applaudir, en 1982, à l’Ancienne Belgique. Ce soir, il se produit sans son comparse. Et pour accompagner son chant, il va se servir de guitares semi-acoustiques. Et pas n’importe quelles grattes, puisqu’il s’agit de Martins… rutilantes ! Il est soutenu par un percussionniste. Bonnet de couleur brune vissé sur le crâne, il est assis sur un cajon et dispose d’une cymbalette à pied.

Il entame son set 10’ plus tôt que l’horaire prévu. Ce qui va lui permettre d’accorder un set de 40’ mêlant reprises de son célèbre tandem et titres issus de son elpee, « Live in Nashville », paru en 2020. Un LP ‘unplugged’ tout comme sa prestation au cours de laquelle, il va nous réserver son single, « Pushin' A Rock », mais surtout une version mémorable du « What A Wonderful World » de Louis Armstrong. Pas à la trompette, mais à la gratte semi-acoustique…

Après 20 minutes d’entracte, alors que la salle est plongée dans la pénombre, un faisceau de lumière se focalise sur l’entrée de la fosse sous la table de mixage. Beth Hart apparaît et entame un tour de salle complet en chopant les mains des spectateurs ou en leur faisant petits coucous tout en se dandinant de manière assez sexy. Une promenade qui va se prolonger pendant 10 bonnes minutes, lors du morceau d’entrée (« Love Gangster »), avant qu’elle ne grimpe sur l’estrade. Un podium au fond duquel une toile à deux coloris est tendue ; ce qui va permettre aux techniciens du light show de faire fluctuer les couleurs de l’arc-en-ciel. La Californienne est soutenue par trois musicos, soit le bassiste (également préposé à la contrebasse et au piano) Tom Lilly, le drummer Bill Ransom, une casquette vissée sur le crâne, le bassiste Tom Lilly, (qui se consacre également à la contrebasse et aux claviers) et enfin le guitariste Jon Nichols, un stetson enfoncé sur la tête. Jon est le bras droit de Beth et son directeur musical depuis 16 ans. Ils coécrivent les chansons ensemble. Il a joué, notamment, en compagnie de Jeff Beck, Slash et Joe Bonamassa et drive son propre band, quand il ne se produit pas en solo.

Dès les premières notes, la voix puissante, phénoménale, tout en nuances, à la fois sensuelle et torturée de Beth Hart charme nos tympans. Elle discute, rit, pleure, s’émeut avec grande classe aussi bien en interaction totale avec ses musicos que la foule. Que ce soit lors de ses titres interprétés au piano ou ceux partagés avec son band… Ses chansons oscillent de la joie à la mélancolie en passant par la rage et la douceur.

Tout au long de « When the Levee Breaks » de Memphis Minnie & Kansas Joe McCoy et de « Rhymes » d’Al Green cover, elle s’accroupit et invite l’auditoire à l’accompagner au chant. Elle passe derrière les claviers pour « Bad Woman Blues ».  

« Words In The Way » est attaqué sous une forme dépouillée, Tom Lilly se consacrant à la contrebasse, Jon Nichols à la semi-acoustique et Beth à l’orgue Hammond. Dans le même esprit, « Rub Me For Luck » pourrait servir de B.O. à un film de James Bond. Et toujours dans la même veine, « Thankful » est interprété en mode piano/voix, un slow langoureux au cours duquel on ne sait plus si on se trouve à la maison ou dans un club de blues…

Beth signale que le Cirque Royal est intimiste, proche du public et que le son y est excellent. Et elle a tout à fait raison.  

Il faudra cependant attendre le rappel pour enfin savourer deux extraits de son dernier long playing consacré à des reprises du Led Zeppelin, et tout particulièrement lors de la finale, à travers un « Whole Lotta Love » d’anthologie. Les interventions du batteur son magistrales, dignes de Bonham, père ou fils. Lors de ces instants magiques, la diva s’efface et se couche même sur les planches. Une fin de soirée zeppelinienne exceptionnelle !

Setlist : « Love Gangster », « When the Levee Breaks » (Memphis Minnie & Kansas Joe McCoy cover), « Rhymes » (Al Green cover), « Bad Woman Blues », « Spirit Of God », « Bang Bang Boom Boom », « Rub Me For Luck », « Setting Me Free », « Rub Me For Luck », « Thankful », « Woman Down », « Without Words In The Way », « Sugar Shack », « Can't Let Go » (Randy Weeks cover), « House of Sin »,

Rappel : « No Quarter » (Led Zeppelin cover), « Whole Lotta Love » (Led Zeppelin cover).

(Organisation : Greenhouse Talent)

Phoenix

Phoenix fait son blockbuster !

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Après 5 ans d’absence, Phoenix se produisait ce mercredi 23 novembre, à l’Ancienne Belgique de Bruxelles. Sold out à la vitesse de l’éclair ! Résultat des courses, les organisateurs décident, quelques mois plus tard, de fixer une date supplémentaire. C’est donc ce mardi 22 novembre que votre serviteur assiste au premier acte de nos quatre courtisans issus de la cour de Versailles.

Formé en 1995, ce groupe-phare de la French Touch, emmené par son leader Thomas Mars, entendait bien retrouver, après cette longue absence, son public fidèle et lui présenter son septième opus, « Alpha Zulu », sorti le 4 de ce mois.

Un album enregistré lors de la crise sanitaire au cœur du Musée des Arts Décoratifs de Paris et intégralement dédié au producteur et musicien Philippe Zdar, décédé en 2019.

Il est 20 h 45 lorsqu’un rideau noir tombe sur les planches. La salle est pleine à craquer. Elle est surtout peuplée de quadragénaires dont une majorité de dames et demoiselles. Effet coupe du monde ?

21 h le rideau se lève progressivement et révèle une gigantesque armada d’écrans simulant une perspective à vous couper le souffle. Une véritable boîte en 3 dimensions entièrement contrôlée par une équipe de techniciens, vidéastes et autres spécialistes en lumières. L’équipe de l’Alpha Zulu tour doit être imposante.

Les premières notes de l’excellent « Listomania », extraites de l’opus « Wolfgang Amadeus Phoenix », résonnent lorsque s’achève sa remontée du rideau vers le ciel. Le quatuor débarque alors du fond de la scène tapissée d’un décor constitué de montagnes et d’arbres en contre-jour.

Le guitariste Laurent Brancowitz prend rapidement place à l’extrême gauche, alors que le bassiste/claviériste Deck d’Arcy (Frederic Jean Joseph Moulin de son vrai nom) se plante à mi-chemin entre le décor et le front stage.

L’autre sixcordiste, Christian Mazzalai, membre fondateur du groupe, est déjà au taquet, et s’installe au premier plan, à droite, comme d’habitude.

Thomas Hedlund, le drummer, envoie du lourd pour ce début de concert qui s’annonce plus que prometteur au vu du large sourire affiché par Thomas Mars. Et dès son arrivée, il se poste au beau milieu, au plus près de l’auditoire…

Enfin, le multi-instrumentiste Robin Coudert campe à l’extrême droite du podium (NDR : plus connu comme compositeur de musiques de film, il est à la tête d’une filmographie considérable)

Et en effet, la scénographie est tellement phénoménale qu’on est littéralement plongés dans un long métrage ou une pièce de théâtre géante tout au long de ce concert époustouflant par sa variété de décors. On pénètre littéralement dans le palais des glaces de Versailles, pour ensuite être transporté sur le bitume d’un périphérique d’une ville en pleine nuit, traversant des tunnels, bien au-delà des limitations de vitesse autorisées, pour ensuite être happés par traveling arrière depuis un jardin en Californie jusqu’au centre de l’univers. Lorsqu’il ne s’agit pas d’une œuvre d’art géante qui s’anime pour reprendre en chœur le déjà addictif ‘Hou Ha’ du single « Alpha Zulu ».

L’Ancienne Belgique brille de mille feux, et le groupe prend un véritable plaisir à observer la foule en demandant à plusieurs reprises d’éclairer les lieux afin de bien la contempler. Il y a clairement un énorme coup de cœur pour cette salle mythique qu’est l’Ancienne Belgique pour Phoenix.

La première partie du spectacle se clôt par une projection hallucinante dans l’espace, vers l’infini et bien au-delà, le tout orchestré uniquement en instrumental digne d’une bande originale signée Hans Zimmer, tout en rendant un vibrant hommage à la mémoire de Philippe Zdar, pour lequel toute l’émotion de cette perte est encore palpable dans le regard du quatuor.

La seconde moitié du set fera la part belle au nouvel LP, mais en ne négligeant pas les long playings précédents, et tout particulièrement « Wolfgang Amadeus Phoenix », qui restera (jusqu’à présent) le meilleur album de sa discographie.

Le rideau se baisse à nouveau le temps d’installer un clavecin sur les planches. Et le rappel va nous propulser quelques siècles en arrière dans un décor baroque italien.

Deck s’installe aux commandes du clavecin et Thomas Mars opère son retour, micro à la main, lors d’un interlude chanté en italien, « Telefono ».

Le reste de la troupe revient à la fin du morceau très apprécié par le public, la magie des sonorités du clavecin collant parfaitement avec le style du groupe qui ne cache pas ses origines versaillaises et nous rappelle sa participation furtive au cinéma dans le film « Marie-Antoinette » de Sofia Copolla (épouse de Thomas Mars). Comme vous pouvez le constater, le 7ème art est omniprésent ce soir.

Un concert qui s’achève par « Trying To Be Cool » et « 1901 » devant un auditoire entièrement conquis qui observe alors Thomas fendre la foule avec son micro afin d’escalader les balcons rouges de l’AB pour ainsi faire son tour de salle –un  rituel !– et revenir sur le podium où s’affiche un gigantesque logo ‘PHOENIX’ aux couleurs arc-en-ciel , emblème de la tournée précédente, ‘Ti Amo’. 

C’est une prestation 5 étoiles, irréprochable musicalement parlant, chaque membre du groupe maîtrisant à la perfection les morceaux. Il règne sur la scène une harmonie parfaite, une complicité et une amitié indéfectible entre ses membres. Malgré les années, la voix de Thomas Mars n’a pas bougé d’un iota. Bref, un feel good concert et visuellement peut-être l’une des plus belles scénographies visuelles qui se soit déroulée à l’Ancienne Belgique.

Voir aussi notre section photos ici

Tracklist

01.Lisztomania
02.Entertainment
03.Lasso
04.Too Young / Girlfriend
05.J-Boy
06.Alpha Zulu
07.Ti amo
08.After Midnight
09.Armistice
10.Love Like a Sunset Part I
11.Love Like a Sunset Part II
12.Lovelife
13.Artefact
14.Tonight
15.Rome
16.Winter Solstice
17.Identical
18.Long Distance Call
19.If I Ever Feel Better / Funky Squaredance

Rappel :

20.Telefono / Fior di latte (Vocal and piano only)
21.Trying to Be Cool / Drakkar Noir
22.1901
23.Identical (Reprise) - Thomas in crowd

(Organisation : Live Nation)

 

The Hu

Un folk métal venu des steppes…

Écrit par

En route vers la Mongolie, à travers les steppes, en compagnie de The Hu, un groupe dont la musique mêle métal et musique traditionnelle. Ils sont 8 sur les planches ! Pour y parvenir, ils se servent d’instruments conventionnels (guitares, basse, batterie) mais aussi folkloriques, comme la flûte tsuur, le morin khuur et le tovshuur, soit un violon et un luth à deux cordes, surmontés d’une tête de cheval, et assurent les vocaux en khöömii, chant diphonique guttural mongol.

Huit millions de personnes dans le monde parlent le mongol, mais The Hu a récolté plus de 90 millions de vues sur You Tube, comme si on reconnaissait dans sa musique, celle de notre passé.

C'est que la formation originaire d’Oulan-Bator, fondée en 2016, a attiré la grande foule. L’ancienne Belgique est blindée et une longue file nous attend, à notre arrivée jusqu’au bout de la rue des Pierres à hauteur de Music Village.

Le supporting act est assuré par le combo londonien King Nun. Un quintet dont le premier elpee, « Mass », est paru en 2019. Son style ? Quelque part entre punk, grunge et garage rock. Sa musique est à la fois énergique, hargneuse et explosive. Un peu comme s’il avait hérité quelque chose des Stones à leurs débuts, des Sex Pistols, des Ramones, de Nirvana et de METZ pour rester dans l’air du temps. D’autant plus que charismatiques, les musicos libèrent une expression sonore chargée d’angoisse adolescente.

En 35 minutes, le combo va livrer 10 morceaux qui décapent ou dépotent, selon que vous aimez vous y frotter ou vous y transvaser. Et tout particulièrement le single « Mess Around ». Evidemment, quand on compte trois guitaristes au sein de son line up, l’électricité gicle de partout ; et même si parfois elle est maladroite, elle s’avère particulièrement rafraîchissante. En outre, le sens mélodique est préservé. Une bonne entrée en matière !

Pour les photos, c’est ici

Setlist : « Golden Age », « Lightning To Fly », « Heavenly She Comes », « Selfish », « OCD », « Black Tree », « Live On The Beach », « Chinese Medicine », « Hung Around », « Escapism ».

The Hu débarque sur les planches sous des applaudissements nourris. Chaque musicien prend sa place sur les planches. Outre le chanteur (qui se sert encore circonstanciellement de la flûte ou d’une guimbarde) et les deux préposés à l’instrumentation folklorique, le line up implique deux guitaristes, un bassiste ainsi que deux drummers installés sur de hautes et imposantes estrades. L’un d’entre eux frappe sur des immenses tambours, dont les peaux claquent littéralement. Ces deux percussionnistes cognent tour à tour ensemble ou séparément. Mais soyez-rassurés, l’invasion de ce collectif n’est pas dirigée par Gengis Khan. Ils ont un look effrayant, mais ils sont super cool et en perpétuel interaction avec le public.

C'est par « Shihi Hutu », titre du dernier elpee que les hostilités débutent. Les instruments à cordes frottées sont bien mis en exergue et apportent une coloration vraiment exotique à une expression sonore métallique, mais mélodieuse.

Le répertoire va osciller aléatoirement entre morceaux issus de leurs deux opus (« The Gereg », publié en 2019, et Rumble of Thunder, en septembre dernier). Quelques compos plus entraînantes incitent à danser, mais pas de pogo, de round circles ni de crouwdsurfing. Le public est attentif et chante même ce qu’il ne comprend pas, lève les bras, frappe dans les mains en cadence ou pour applaudir. L’ambiance est vraiment bon enfant. Les spectateurs semblent heureux d’être là. Galbadrakh Tsendbaatar, le chanteur et leader, prend régulièrement la parole en s’exprimant dans sa langue natale. Ce qui provoque des scènes assez cocasses au cours desquelles la foule hurle et acquiesce, sans forcément comprendre ce qu’il raconte.

Il fait très chaud dans la salle, et la performance du groupe accentue encore la température dans la fosse. La setlist nous réserve des titres plus pop, à l'instar de « Bii Biyelgee » ou encore « Yuve Yuve Yu », que l'assemblée se met à reprendre en chœur. Parmi les morceaux les plus métalliques, on épinglera « Wolf Totem », « Tatar Warrior » et « This Is Mongol », qui clôture le set proprement dit.

En rappel, The Hu va nous s’autoriser une reprise mémorable du « Sad But True » de Metallica. Mais avant de tirer sa révérence, le groupe va remercier son auditoire et prendre des photos de la salle ou auprès des fans en faisant coucou par-ci, coucou par-là…

Une superbe soirée !

Pour les photos c’est

Setlist : « Shihi Hutu », « Shoog Shoog », « The Gereg », « Huhchu Zairan », « The Great Chinggis Khaan », « Uchirtai Gurav », « Shireg Shireg », « Bii Biyelgee », « Tatar Warrior », « Yuve Yuve Yu », « Wolf Totem », « Black Thunder », « This Is Mongol ».

Rappel : « Sad But True » (Metallica cover)

(Organisation : Ancienne Belgique et Biebob)

TV Priest

TV Priest : un groupe qui ne prêche pas dans le désert !

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Ce samedi 19 novembre, la formation londonienne TV Priest se produit à l’Aéronef de Lille. Un quatuor responsable de deux elpees, à ce jour ; soit « Uppers », paru en 2021 et « My other people », en juin dernier. Si le premier opus reflétait les angoisses et les colères du chanteur, à travers des textes politiques, dénonçant les travers de la société britannique, le second se révèle plus sombre et introspectif, tout en abordant des sujets existentiels, tels que l’amour, la joie, la perte ou le deuil. Mais une constante : les lyrics sont empreints d’un humour caustique… bien britannique. Charlie Drinkwater (NDR : quel nom !), le leader, est également directeur artistique et signe notamment les pochettes de Sports Team ainsi que de Fontaines D.C. Enfin, le combo a signé chez Sub Pop, célèbre label de Seattle qui a, notamment, hébergé Nirvana, Sonic Youth, Soundgarden, Afghan Whigs, The Shins et White Stripes, et compte aujourd’hui, parmi ses nouveaux fers de lance, Metz et Rolling Blackouts Coastal Fever…

Il doit y avoir plus ou moins 120 personnes, partagées entre jeunes et quadragénaires, lorsque le quatuor grimpe sur les planches. Outre le vocaliste, barbu, crâne rasé et costard un peu trop étriqué pour lui, qui prononce quelques mots d’accueil en français, le band implique également un guitariste, un bassiste et un drummer, en short et la casquette vissée sur le crâne (NDR : il finira même le show, torse nu !)

Le set s’ouvre par « The big curve », une compo imprimée sur le rythme du chemin de fer, un tempo que vont adopter de nombreux morceaux de ce concert. Quand il ne se révèlera pas tribal. En fait, Ed Kelland se sert d’une batterie conventionnelle, mais également d’une boîte à rythmes, un peu comme Butch Vig. A la guitare, Alex Sprogis fait grincer ses cordes, très souvent à la manière de feu Andy Gill, le leader de Gang of Four, insufflant un côté funk blanc au post punk du band. Et puis, Nic Bueth construit des contre-mélodies à l’aide de ses lignes de basse. L’ensemble se révèle excitant, intense et particulièrement cohérent. Et devant le podium, ça pogote sec. La six cordes se fait scie circulaire sur « I was a gift » et on se rend compte que Charlie est un fameux showman. Il grimpe sur l’estrade du batteur. Il brandit son pied de micro d’une main pendant qu’il tient le microphone dans l’autre lorsqu’il n’abandonne pas, tout simplement, son support. Sa voix est grave, très souvent déclamatoire. Sa présence est théâtrale, charismatique. Il semble prêcher en y ajoutant la gestuelle ou en se frottant le crâne. Alex fait sonner sa gratte comme une armée de mandolines, sur « Lifesize », dans l’esprit de Justin Jones (And Also The Trees). La basse devient latente et le baryton de Charlie, profond, tout au long du plus lent « Limehouse cut ». Charlie s’éloigne même parfois du micro pour communiquer davantage de profondeur à la compo. Des synthés préenregistrés s’invitent pendant « Bury me in my shoes », alors que des samples d’arrangements s’incrustent pendant le grondant « Unravelling ». Le light show est dominé par la couleur rouge tout au long d’« It was beautiful ». Charlie interprète même quelques vers a cappella, au milieu de la chanson.

Les musiciens ne sont pas pourtant pas suffisamment mis en exergue par le light show, à tel point qu’on a l’impression qu’ils se produisent dans la pénombre. La guitare gémit tout au long du dramatique « Powers of ten », alors que le tempo semble restituer des battements de cœur. La fin du set nous réserve à nouveau des morceaux imprimés sur un rythme infernal, et tout particulièrement pendant « House of York » …

Suite aux acclamations de la foule, TV Priest va accorder un morceau en rappel, avant de tirer sa révérence et de rejoindre le stand merchandising. Un super concert !

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Setlist

The Big Curve, I was a gift, This Island, One easy thing, Lifesize, Limehouse cut, Bury Me in my shoes, Unravelling, Slideshow, It was beautiful, Powers of ten, Press gang, House of York, Decoration

(Organisation : Aéronef, Lille)

 

 

 

Stephan Eicher

Ode

Écrit par

Après avoir publié « Homeless Songs », un long playing empreint d’une pointe de mélancolie douce, Stephan Eicher, nous propose son nouvel opus. Un disque qui réunit les titres de deux Eps sortis plus tôt cette année ainsi que cinq inédits.

Sur cet elpee, on retrouve cette voix grave, chaude et éraillée reconnaissable entre toutes. Mais surtout, l’artiste se met à nu en revenant aux fondamentaux, célébrant, en quelque sorte, le disque de la renaissance, après avoir essuyé l'un ou l'autre échec.

Tout au long de cette « Ode », ce polyglotte convaincu étend son champ d’action linguistique, puisqu’après le français, l’anglais, l’allemand, le romanche et l’italien, il se frotte au japonais au contact de la chanteuse nippone Yuuko Sings sur « Où sont les clés ».

Porté par les textes de Philippe Djian et Martin Suter, Eicher s’interroge de « Sans contact » à « Eclaircie, une parenthèse au sein de laquelle il vit de nouvelles aventures, depuis les tumultes de l’« Orage » jusqu’à l'accordéon de Mario Batkovic.

L’artiste conte sa poésie à travers des compositions délicatement nostalgiques, à l’instar d’« Autour de ton cou », au cours duquel de subtiles nuances sont apportées par les accords du piano de Reyn Ouwehand ainsi que les arrangements ou encore « Je te mentirais disant », une plage caractérisée par son spleen vibrant.

Décidément humain, l’homme dans un allemand authentique, chante son ‘amour aux autres’ (« Lieblingsläbe ») en mode acoustique. Une libération en quelque sorte.

Alors épidermique à ses débuts, l’artiste helvète apparaît aujourd'hui plus cool. Ce nouveau format et la force des compos lui permettent de tirer parti du passé et marquent bel et bien le début d'une toute énième (et définitive ?) direction, celle-là même que son public croyait perdue depuis quelque temps.

Le chanteur poursuit doucement et lentement son exploration du monde, mais sur « Ode », il affiche sa face la plus dynamique, rappelant ainsi ses heures de gloire vécues au cours des 90’s.   

Signée par l’artiste Sylvie Fleury, la pochette est illustrée par une énorme boule rouge (Un virus ? Un soleil ?) montée sur des pieds (féminins ?) chaussés d’escarpins de couleur verte. Un 17ème elpee énigmatique propice au questionnement ! 

Une ode ! Quelle soit à la vie ou à l’avenir, peu importe, chacun complètera selon sa propre vision des événements, de la vie ou de ses envies.

Grand Corps Malade, Ben Mazué & Gaël Faye

Ephémère

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Lorsque trois amis de longue date se lancent le défi de s’imposer un court séjour aux confins de Saint-Rémy-de-Provence pour y concrétiser leur désir de croiser des rimes sur des hymnes enchanteurs, le résultat se décline sous la forme de cet opus intitulé « Ephémère ».

En seulement 7 morceaux (un titre composé par jour), Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye ouvrent une parenthèse unique et figée dans un tumulte prolifique pour y conjuguer leurs talents.

Réalisé sous la houlette de Mosimann et Guillaume Poncelet, cet opus constitue un triptyque conceptuel qui magnifie trois plumes d’une efficacité redoutable. Et le titre-phare, « On a pris le temps », en est le plus bel exemple, résumant à lui seul l’urgence de se (re)concentrer tout en créant un espace de liberté pour les autres.

L’exercice de style est intéressant, chacun apportant à l’autre une caractéristique qui lui est propre sans que l’un d’entre eux ne prenne l’ascendant. Si les genres varient, afin d’aérer au maximum l’œuvre, le résultat s’avère particulièrement cohérent. Quant aux voix, elles se conjuguent à l’unisson.

L’album nous réserve également des moments drôles, à l’instar de « Qui a kidnappé Benjamin Biolay », lorsque le trio nous replonge en 2021, lors de la soirée des Victoires de la musique 2021, au cours de laquelle Biolay avait décroché celle de l’artiste masculin. Ou nostalgiques, comme sur « Sous mes paupières », morceau qui s’épanche sur les souvenirs d’enfance. Et même encore quand il s’agit de la crédibilité des artistes à défendre « La cause » intelligemment, une piste régie par un sample de… « La superbe », de ce même Biolay !

Enregistré avec l’intention première de donner du plaisir, « Ephémère » se savoure comme un livre ouvert où défile les inspirations d’hommes qui, franchi le cap de la quarantaine, se questionnent et se positionnent aussi obstinément sur le temps de « Tailler la route ».

Et si « Ephémère » n’était qu’une merveilleuse histoire de temps ? Ou peut-être tout simplement la promesse d’une pause, d’un répit ?

Ozark Henry

Birthmarks (20th Anniversary Edition)

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Plébiscité par Bowie himself qui voyait en lui un artiste novateur, Piet Hendrik Florent Goddaer, dit Ozark Henry, fête le 20ème anniversaire de la sortie de son album « Birthmarks ».

Un opus tout particulier dans la carrière de l’artiste, puisqu’il va se traduire par un succès commercial retentissant en squattant l’Ultrapop 90 semaines consécutives et lui permettre de décrocher un double disque de platine dont une kyrielle de singles radiophoniques seront extraits ; et notamment « Rescue », « Sweet Instigator », « Seaside », « Word Up » et « Intersexual ».

Popularité paradoxale puisque ce disque va aussi connaître non seulement les affres des attentats des tours jumelles à sa sortie en 2011, mais également celles de la Covid lors de sa réédition qui devra même être repoussée d’une année.

Un format né certes sous le signe de la résilience, mais qui constitue surtout un hommage vibrant aux deux femmes qui ont le plus compté dans sa vie. Sa mère, Andréa, décédée d’un cancer de la peau alors qu’il n’était qu’un adolescent et sa femme qui partage sa vie depuis maintenant trente années d’amour et de complicité.

Musicien surdoué, touche-à-tout et perfectionniste, Ozark Henry se plonge, sur « Birthmarks », dans des souvenirs lointains et remet au goût du jour des chansons pop-rock caressées par sa voix si particulière, nappées de claviers qui semblent émaner de fonds sous-marins, mais surtout qui glissent facilement dans le creux de l’oreille.

Si en 2001, son opus était paru alors que le hip hop et le néo r&b commençaient à concurrencer la pop et le rock, il faut reconnaître que 20 ans plus tard, « Birthmarks » n’a pas pris une ride. Preuve qu’Ozark Henry est toujours en phase avec son époque. En en traversant le temps, il en devient intemporel.

Le long playing recèle donc le tracklist initial remasterisé, des inédits, des remixes et des versions ‘live’. Sans oublier, un sublime duo que Piet partage en compagnie de l’actrice et chanteuse batave Ellen ten Damme qu’il avait rencontrée lorsqu’il bossait dans un théâtre aux Pays-Bas.

Ne voyez pas en « Birthmarks » un condensé de belle musique, mais un hymne ultime à la vie et à l'amour inconditionnel porté par les êtres qui nous entourent.

Vanishing Twin

Ookii Gekkou

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Fondé à Londres, en 2015, Vanishing Twin est une formation drivée par l’ex-Fanfarlo, Cathy Lucas. « Ookii Gekkou » (Trad du japonais : ‘puissant clair de lune’, si les bases de votre serviteur sont toujours correctes) constitue son troisième album.

La cheffe de gang est soutenue par Valentina Magaletti (NDR : elle milite également chez Bat for Lashes et au sein du backing group de Gruff Rhys), Susumu Mukai (aka Zongamin), Phil M.F.U. (Man From Uranus) et Elliott Arndt.

Inspirée par Stereolab (entre autres…), la bande se nourrit de jazz psyché (« Zuum »), de tropicalisme, d’afro-funk (« Phase One Million ») ou encore de psychédélisme expérimental (« The Organism »). L’expression sonore navigue donc très loin des eaux fréquentées par Taylor Swift (NDR : attaque gratuite mais ça fait du bien parfois) même si des traces de pop subsistent çà et là (« Wider Than Itself ») permettant à l’ensemble de respirer. Les compos s’avèrent, cependant, suffisamment légères pour ne pas rendre l’écoute trop complexe ou lourde. Belle et vivifiante découverte.

Rob Burger

Marching with feathers

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Originaire de Portland, Rob Burger est un multi-instrumentiste surtout connu pour ses collaborations opérées auprès de John Zorn, Norah Jones, Tracy Chapman ou encore Iron and Wine. Il a également signé de nombreuses B.O. de films. On en sait finalement très peu sur son travail en solo. Bien qu’âgé de 51 ans, « Marching with feathers » ne constitue que son cinquième elpee en solitaire. Sur ce long playing, Rob mêle à nouveau instrumentation acoustique et sonorités électroniques.

L’opus s’ouvre par « Figurine », un morceau mélancolique dominé par le piano.  Sur « Library science », les synthés entrent dans la danse et impriment un tempo hypnotique. « Walking Up Slowly » nous entraîne au sein d’un univers oriental. Mais en général, l’atmosphère de cet opus est plutôt contemplative. Tout au long de « Hotel for Saints », Rob Burger nous replonge dans « Le Grand Bleu » d’Eric Serra.

Sans être bouleversante, « Marching with feather » constitue une œuvre propice à la quiétude…

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