Ce 2 décembre 2022, White Lung publiera son cinquième opus. Intitulé « Premonition », il est annoncé comme un tourbillon de batterie, de guitares complexes et de paroles sans retenue sur la maternité, la grossesse et la croissance. Les thèmes sont plus…

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« The ride », c’est le titre du nouvel elpee de Daan, qui sortira ce 11 novembre 2022. En attendant, il nous propose son nouveau single « Western », un instrumental qui ouvrira ce prochain album. Le caractère cinématographique, émouvant et rageur de ce…

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Chroniques

Penguin Cafe

A matter of life…

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C’est en 2009 qu’Arthur Jeffes décide de relancer le Penguin Cafe Orchestra, un projet monté par son père Simon, décédé en 1997, alors qu’il n’avait que 48 ans. Fort d’une formation musicale (et accessoirement archéologique), il cherche alors faire renaître de ses cendres, les desseins de feu son paternel. Pour y parvenir, il invite alors différents musiciens aux solides références. En l’occurrence Cass Browne (Gorillaz), Neil Codling (Suede), Oli Langford (Florence and the Machine) ou encore Darren Berry (Razorlight) et rebaptise le projet Penguin Café, orphelin donc, de son ‘Orchestra’…

« A Matter of Life » constitue le premier album d’Arthur Jeffes. Il est paru en 2011 sur un label méconnu. Et pour célébrer le 10ème anniversaire de sa sortie, le musicien anglais et l’écurie Erased Tapes (hébergeant aujourd’hui Penguin Cafe) ont décidé de ressortir le disque remastérisé. Pour la circonstance, un titre supplémentaire a été ajouté, « Harry Piers », un morceau qu’il a composé, en souvenir de la mort son père…

Tout au long de ce long playing, Arthur Jeffes pose les bases de la future production de Penguin Cafe. Sans recours à l’électronique, le collectif privilégie l’aspect classique de l’expression sonore à travers la mise en exergue du piano. Une musique qui nous invite également au voyage. Les interventions d’une cornemuse nous entraînent jusqu’au Northumberland tout au long de « Landau » et « Two Beans Shaker », mais aussi en Amérique du Sud sur « Ghost in the Pond ». Et si les autres pistes sont moins aventureuses, elles n’en restent pas moins intéressantes.

Cette réédition devrait inciter certains mélomanes à sonder la discographie de Penguin Cafe, voire du Penguin Cafe Orchestra...

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Equipe de Foot

Geranium

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Equipe de Foot, c’est une formation dont tous les joueurs auraient été exclus, à l’exception d’Alex et Mike, un duo aux qualités techniques indéniables. Ce tandem est responsale d’une musique offensive et « Geranium », son nouvel album, en est la plus parfaite démonstration. Sur cet opus, un véritable melting-pot de musique indie est parfaitement mis en forme par Johannes Buff (Thurston Moore, Lee Ranaldo, Dalëk).

Au programme : de véritables murs de guitares mais aussi du piano et de la flûte. Et le tout est dispensé avec un sens assez pointu de la mélodie…

Trois années après avoir gravé son dernier elpee, Equipe de Foot remonte définitivement en première division (un comble lorsqu’on connaît le destin des Girondins de Bordeaux…) grâce à une disposition tactique euphorisante qui aligne ballades (« An Empty Space Is Not Just Filled With Air »), salves grunge déchirantes (« 15 Octobre ») ou power rock aux caractéristiques définitivement pop (« Quatre-vingt-quatorze »).

Ne boycottez pas Equipe de Foot !

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Day Wave (USA)

Pastlife

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Après avoir publié plusieurs Eps et un elpee, le groupe californien Day Wave nous propose son second album, « Pastlife », un disque qui adopte une approche différente de celle du dernier Ep, « Crush ». Le travail de production est mieux soigné. Le climat de l’œuvre est empreint d’une nostalgie qui se ressent autant dans les mélodies que l’instrumentation particulièrement atmosphérique. Les interactions entre la guitare et la basse communiquent davantage de profondeur et même une certaine fraîcheur, à l’instar de « Where Do You Go ». Et puis, l’équilibre entre cordes de guitare acoustiques et électriques (« Loner ») est parfait ; ce qui est rarement le cas dans ce genre de combinaison.

Les compos semblent cependant sortir d’un même moule, ce qui rend l’opus, au fil de l’écoute, quelque peu longuet. Les dynamiques s’avèrent assez plates et la voix évolue dans un même registre sur tous les titres.

Parmi les plages les plus intéressantes, on épinglera « We Used To Be Young ». Elle prend une autre dimension, à cause de son approche davantage DIY. Et puis en final, « Apartment Complex », qui se distingue par le magnifique duo échangé entre Jackson Phillips et Hazel English.

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Pomme

Consolation

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Pomme, alias Claire Pommet, nous livre un album subtil, d’une très belle maturité artistique.

Il y a de l’authenticité, de l’humilité. Elle ne cherche pas à plaire mais nous livre son univers, son intimité sans fard, avec générosité.

La musique est douce, sa voix, caressante.

Ses textes sont poétiques, bruts et touchent au cœur. Tous les premiers couplets de ses chansons commencent fort.

Portés par du soundpainting, la musique et les arrangements nous invitent à un voyage empreint de délicatesse.

Pas de doute, c’est de la grande chanson française.

Alors qu’elle remporte le prix de l’Artiste féminine aux Victoires de la Musique en février 2021, Pomme s’attèle à l’écriture de son troisième opus, « Consolation », qui succède à « Les Failles », paru en 2019, et acclamé depuis.

Attirée par l’électronique, Pomme se tourne vers Flavien Berger pour l’accompagner dans cette voie encore inconnue. Au sein de la campagne québécoise, ils coréalisent, un mois durant, l’album qui, à la différence du précédent LP, ne porte pas sur ‘ce qui ne va pas’, mais plutôt sur ‘ce qui fait du bien’. Oscillant entre l’envie de parler de son enfance et de femmes qui l’inspirent, les deux sujets s’entremêlent logiquement dans cette nouvelle œuvre entièrement signée Claire Pommet, également productrice du disque.

Écrit en Bourgogne, à Paris, à Montréal, sur l’Île d’Orléans au Québec ou encore en Ontario, « Consolation » sera d’abord pensé comme un long playing en piano-voix. S’ajouteront par la suite les teintes synthétiques et électroniques auxquelles aspiraient Pomme, qui confèrent au disque une maturité supérieure, traduisant l’ambition et le renouvellement de l’artiste, tout en conservant son identité propre.

Si « Les Failles » marquait assurément une forte émancipation de Pomme qui s’érigeait comme seule autrice et compositrice de son disque, « Consolation » permet à l’artiste de franchir un palier, assurée et déterminée à prouver que ses ressources sont loin d’être épuisées. Œuvre au charme alambiqué, la « Consolation » est une joie qui provient nécessairement d’une peine ; et, de ses belles cendres, renaît Pomme.

Passons les plages en revue.

« Jardin » est une chanson bien balancée dont le texte dur, très touchant, nous parle de son enfance troublée dans laquelle, malgré tout, la lumière a trouvé son chemin. On aimerait en savoir davantage pour mieux comprendre et prendre Pomme, enfant, dans nos bras pour la réconforter. 

« Dans mes rêves » commence par un couplet à l’effet d’une balle de revolver. Texte incisif. C’est l’histoire et le lot de beaucoup d’enfants dont les parents créent une relation hiérarchique et non d’amitié avec leurs enfants. Au début ils veulent leur ressembler et les respectent parce qu’ils sont obligés puis, étouffés par leur position dominante, ils n’ont d’autre choix que de les détester. Quand les parents perdent la faculté de devenir de bons amis, les enfants n’écoutent plus leurs conseils. Ils cherchent les réponses ailleurs. Ici, le rêve d’enfance, encore flou, était une réalisation de vie artistique, d’un projet épanouissant et de recevoir l’amour et la compréhension d’un auditoire désiré.

« La rivière » est un hymne poétique, une aile bienveillante, enveloppante pour aider ceux qui ont souffert. Le piano à la Debussy au début du morceau est un régal.

« Nelly » rend hommage à la défunte écrivaine québécoise Nelly Arcan. Sur son mur Facebook, Pomme a posté : ‘Quand j’ai découvert Nelly Arcan l’année dernière, j’ai pleuré tout au long de la lecture de ses livres. Parce que la beauté de ses écrits et la fatalité de son suicide m’ont anéantie. Elle savait ce qui la détruisait et elle savait qu’elle y participait. Elle était piégée. J’ai été frappée par son honnêteté et par la véracité de ses propos encore à notre époque. Découvrir que l’on est connecté à ce point à quelqu’un.e alors qu’il/elle n’est plus là, c’est toujours aussi douloureux que beau. Alors je lui ai écrit cette chanson comme une lettre, pour me consoler, pour au moins déposer tout ce paquet d’émotions quelque part et m’en délivrer. Cette chanson a donné son nom à l’album, « Consolation »’.

« Septembre » est plus énigmatique. S’agit-il d’une envie de continuer en compagnie de l’être aimé ?

Même flou artistique pour « Bleu ». Une envie d’être avec quelqu’un jusqu’à la démence ?

Pomme opère une transition en anglais sur la chanson « When I c u ». Elle ne se cloisonne pas à la langue de Molière et ose celle de Shakespeare de manière assez réussie. Ici c’est assez clair, elle parle de la douleur d’être loin de son âme sœur.

« Puppy », titre original, court, à deux voix, en français et en anglais superposées, parle de l’amour grandissant, de la mort, du changement et de la peur d’être séparée de son amour. Il est amusant d’essayer de distinguer les deux voix chantées.

« Tombeau » semble parler d’un proche au crépuscule de sa vie. Le refus du départ et la promesse de se souvenir des moments et de la joie partagés ensemble.

« Allô » évoque la rencontre d’une personne qui a vécu le même genre de vie, de frustrations et de questionnement que Pomme. Une amie et confidente qui l’aide à traverser la vie.

« B. » semble être la réponse d'une amie qui partage les mêmes sentiments de gratitude amicale.

Merci Pomme pour ce beau cadeau.

Méthode chanson

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The Burning Hell

Garbage island

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« Garbage island » constitue déjà le 9ème long playing de ce trio canadien réunissant les multi-instrumentistes Ariel Sharatt, Jake Nicol et Mathias Korn. Auteur-compositeur, ce dernier assure également le lead vocal. Pour enregistrer cet album, le groupe a reçu le concours de quelques collaborateurs qui se consacrent également à toute une série d’instruments. Une équipe qui se partage synthés, harmonium, saxophone, flûte, lap steel, bouzouki, steel drum, percus insolites ou pas, et la liste est loin d’être exhaustive. Sans oublier les backing vocaux féminins qui apportent un chouette contraste au baryton profond de Matthias, sorte d’hybride entre ceux de Kevin Ayers, Kurt Wagner (Lambchop), Matt Berninger (The National) et Bill Callahan.

Concept album, « Garbage island » s’inquiète de l’état de notre planète en proie à une grave crise climatique, mais également qui croule sous les déchets. En fait, le thème de cet opus est venu à l’esprit de Mathias, lors de ses promenades quotidiennes jusqu’au rivage, lorsqu’il observait des oiseaux qui survolaient les tas de débris de plastique échoués sur les rochers. Ce paysage lui a rappelé la fameuse île aux ordures, le vortex du Pacifique Nord. Et pour accentuer ce sentiment de malaise, le band a fait appel à Emmie Tsumura afin de réaliser l’artwork de la pochette, concoctée à l’aide d’éclaboussures de couleurs aléatoires issues de chutes utilisées à l’usine de pressage. Dans le même esprit, l’opus s’achève par « The end of the end of the world », une plage dont le titre est suffisamment significatif.

Une œuvre qui ne souffre d’aucune faiblesse, mais qui recèle 12 pistes bien distinctes, dont on épinglera l’ouverture « No peace », pimentée par des touches de piano allègres et des sonorités de gratte surf, un « Nigel the gannet » dont les paroles se réfèrent au « Making plans for Nigel » de XTC, la douce sérénade « Dirty microphones », bercée d’élégantes cordes de sèche, le punchy « Empty world », traversé d’un saxophone débridé, le champêtre « Minor characters », le fringant « All I need » qui lorgne vers les Pogues (ton badin, sifflotements, tempo guilleret) avant de s’achever dans un chaos électrique ou encore le funky (Beck ?) titre maître.

Un album qui s’écoute d’une traite sans jamais souffrir d’un seul moment de lassitude…

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Boy Harsher

The Runner (original soundtrack)

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Depuis Savannah (Géorgie, USA), le duo Boy Harsher –autrefois connu sous le patronyme de Teen Dreamz– s’est forgé une identité très forte. Augustus Mullet et Jae Matthews naviguent clairement dans les eaux sombres d’une synth-pop aux accents ‘dark’. Influencé par les 80’s, et tout particulièrement par DAF, mais aussi par le cinéma en général, il n’est pas surprenant qu’il produise une B.O. après 3 albums très bien reçus par la critique.

« The Runner », c’est le titre d’un court métrage d’épouvante réalisé par le tandem et le nom d’un synthétiseur modulaire aux sonorités proches de celles du drone, créé par la marque Moffenzeef.

Entre gore et thriller, ce film noir est abordé dans l’esprit d’Asia Argento, de John Carpenter et pourquoi pas de David Lynch. Huit titres sombres et atmosphériques mais mélodiques cadrant à merveille avec l’ambiance glaçante des images…

Une immersion au sein d’un univers aussi passionnant qu’angoissant...

 

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Death Bells

Between here and everywhere

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Death Bells, c’est avant tout un duo réunissant Will Canning et Remy Vesselis, deux Australiens (NDR : ils sont issus de Sydney) qui se sont établis à Los Angeles à la recherche de l’inspiration. C’est d’ailleurs cette cité californienne qui leur a servi de muse pour composer les 9 plages de leur troisième opus, « Between here and everywhere ».

Pour enregistrer cet LP, le tandem a reçu le concours de quelques collaborateurs aux claviers, cordes, ivoires et chœurs.

Mais le plus étonnant procède du style pratiqué par cette formation, une forme de post punk probablement inspiré de Joy Division, The Murder Capital et Interpol. Parfois, le résultat peut paraître parodique, mais il tient parfaitement la route. Et puis la voix de Will est moins fragile que celle de Ian Curtis. Encore que sur « Last days », elle évoque davantage Grian Chatten (Fontaines DC), l’insouciance sarcastique se substituant à l’intensité sauvage.

Sur les 9 pistes, deux dépassent les 4 minutes pour un total de 35’. Deux valses quand même : « A better resolution », puis le titre maître. D’abord lente, la plage prend progressivement son envol et s’enrichit même de chœurs dramatiques.

Suivant les déclarations de Will et Remy, « Eternity street » serait né d’une obsession pour « The light » de Love & Rockets. Mais on en retiendra surtout les subtils arrangements de cordes et de synthés injectés par Laena Myers-Ionita et Jeff Fribourg, en fin de parcours.

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Christian Death

Evil becomes rule

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Fondé en 1979 par Rozz Williams, Christian Death vient de graver son 17ème elpee. Et il s’intitule « Evil Becomes Rule ». Mais l’histoire de cette formation est très complexe, puisqu’à une certaine époque, suite à des dissensions au sein du groupe, il existait deux versions de Christian Death. Soit une drivée par Rozz Williams (NDR : devenue Christian Death featuring Rozz Williams, après décision judiciaire) et l’autre par Valor Kand. C’est celle de ce dernier qui nous propose donc son nouvel opus. Rozz, lui est décédé en 1998, après avoir notamment sévi chez Shadow Project en compagnie d’Eva O et participé au projet indus Premature Ejaculation.

Réduit à l’état de trio, le band californien nous prouve, sur cet album, qu’il n’a pas perdu la pêche. En effet, non seulement cet LP libère une belle énergie, mais surtout, il s’ouvre à de nouveaux horizons sonores, perspectives qu’on avait rarement décelées sur les essais précédents. Et tout particulièrement le recours à des gammes plutôt exotiques, d’alternate tunings à la guitare et de rythmes originaux qui créent une ambiance menaçante et mystérieuse collant parfaitement à la musique du combo, une musique qui oscille du goth rock au gothic metal, en passant par le post punk et le death rock.

Cependant, elle opère également quelques incursions dans la pop, à l’instar de « Blood Moon », morceau au cours duquel la manière de traiter la guitare et le refrain lorgnent carrément vers Muse. Et puis de « Beautiful », dont l’intro est assuré par un quatuor à cordes et qui se nourrit généreusement d’électro. On a même droit à un mix entre éléments électriques et sonorités acoustiques, presque celtiques, sur « Who Am I, Part 1 ».

La production et les arrangements sont soignés (orchestrations et ajout de certaines percussions) et les titres s’enchaînent naturellement.

Coup de cœur pour « Abraxas We Are » qui s’ouvre sur un excellent duo vocal tout en donnant l’impression d’être en présence de deux personnalités en conflit. De quoi accentuer le côté maléfique du climat de ce long playing.

Un excellent album je vous recommence vivement tant pour ses compos ‘outside the box’ que pour les morceaux plus traditionnels !

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Delvon Lamarr

Cold as weiss

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Delvon Lamarr Organ Trio

Le Delvon Lamarr Organ Trio est issu de Seattle, un combo qui pratique un soul/funk, parfois teinté de jazz, dans l’esprit de Booker T. & The M.G.’s, des Meters ou de Jimmy Smith. Delvon Lamarr en est le leader et il se consacre à l’orgue Hammond B3, vous vous en doutez. C’est ce son chaud, vibrant, puissant, groovy et vintage, hérité en ligne droite des labels Motown et Stax, qui inonde cette musique instrumentale à laquelle participe, quand même, un drummer (NDR : lui est le seul blanc et il s’appelle Weiss !) et un guitariste. Cependant, ces deux musicos jouent bien davantage que le rôle de seconds couteaux. En fait, ce sont eux qui apportent les moments de respiration à cette expression sonore très en vogue au cours des sixties. 

« Cold as weiss » constitue le troisième elpee du band et recèle pas mal de reprises, dont le « Pull your pants up » des J.B.’s, les très funk « I wanna be where your are » de Leon Ware et Arthur Ross ainsi que « Keep on keepin’ on » de Curtis Mayfield.

Deux plages s’écartent quelque peu de l’ensemble. Tout d’abord le blues « Big TT’s blues » puis « Uncertainty », un slow crapuleux ou nightclubbien (NDR : biffez la mention inutile, selon que vous affichiez 1, 2 ou 3 x 20 ans).

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Black Cat Biscuit

The way it is

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Black Cat Biscuit est une formation issue du Nord de la Belgique impliquant le chanteur/guitariste (rythmique) ‘Yasser’ Arnauts, le bassiste/contrebassiste Patrick ‘P. Daddy’ Indestege, l’autre sixcordiste (soliste) Raffe Claes, l’harmoniciste Mark ‘Mr. Mighty’ Sepanski et le drummer Jeff ‘Junior’ Gijbels.

Ce quintet avait remporté le ‘Belgian Blues Challenge’, en 2018, et décroché la 4ème place lors de l’‘European Challenge’, en 2019. Son inspiration, il la puise dans un éventail particulièrement large de blues (Texas, shuffle, swamp, boogie, jump, etc.), mais également dans le jazz et le funk.

Lorsque les lignes de contrebasse entrent dans la danse, les compos libèrent un maximum de swing. Mais quand l’harmo se déchaine, il déchire littéralement tout sur son passage. Comme sur « Mean is just an average », un boogie à la Canned Heat au cours duquel la voix de ‘Yasser’ se révèle paradoxalement déclamatoire. En général, les plages sont allègres voire bien rythmées. Et puis, à la slide, Bart laisse gémir ses cordes, comme si elles allaient y passer. A l’instar du fiévreux « Heart is burning ».

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