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Chroniques

Arthur H

La vie (single)

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Recevoir un titre comme celui-ci, en fin d’année, est une véritable aubaine.

Arthur H (NDLR : de son véritable nom Arthur Higelin, c’est le fils de feu Jacques) nous surprend de plus en plus à travers une chanson dont la douceur mêlée de contraste est offerte dans ses textes et sa musique.

Son single, « La vie », raconte le miracle de notre naissance, dans une étincelle de joie et de bonheur, aimés par des êtres bienveillants. Mais arrive ensuite la vie complexe, qui sème le doute, la peur et le désarroi dans les cœurs et les corps.

Ce morceau au texte sublime constitue un message d’espoir qui nous intime à rester positif, confiant malgré les épreuves. La vie est belle, il suffit de la regarder pour ce qu’elle est et non via une image mentale négative que l’on peut en avoir, source de souffrance.

Cette plage s’ouvre par une intro au piano, à l’instar de son morceau phare « La boxeuse amoureuse », pour s’en détacher rapidement dans une montée irrésistible afin de nous procurer des frissons.

Sa voix oscille entre le parler et le chanté, entre le grave et l’aigu, soutenue par des cordes magnifiques, du Sound painting électronique discret.

Le clip, réalisé par Arthur H & Leonore Mercier, évoque une superbe peinture colorée de rouge et de noir. Allégorie des origines, à la terre, la roue de la vie et son équilibre délicat (représenté par des toupies), nos blocages mentaux (les murs transparents), nos ressources (les cristaux), le néant, la séparation, les illusions et désillusions (les fleurs), la souffrance (la boue), l'espoir et l’amour, il nous entraîne dans l'espace. Il est à visionner ici

Sa tournée, qui traversera toute la France, passera par le Trianon (Paris), ce 27 mars (plus d’infos ).

Merci Arthur H de nous entraîner dans vos étonnantes aventures spatiales.

Méthode chanson

 

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Σtella

Up and away

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Fière de ses origines (NDR : son Sigma en est une parfaite démonstration), l’artiste grecque Σtella Chronopoulou a décidé de concocter un petit mélange détonnant entre ses racines helléniques et sa dream-pop indie racée. Imaginez une version pop et locale de Khruangbin et vous obtiendrez une description relativement exacte de « Up and Away », son très réussi nouvel elpee.

Produit par le Londonien Tom Calvert, a.k.a. Redinho, son second opus puise son inspiration dans les sonorités plutôt psyché des 60’s et des 70’s, des sonorités enrobées d’électro-pop et customisées par des instruments grecs tels que le bouzouki ou le kanoun. Un album qui permet de voyager, se détendre tout en cajolant ses canaux auditifs…

Que demander de plus ?

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Mitski

Laurel Hell

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L’américano-japonaise Mitski (Miyawaki) parvient peu à peu à se forger une place importante dans le vivier pourtant pléthorique de l’indie rock US. « Laurel Hell », son 6ème album, devrait confirmer cette progression en mêlant subtilement apparente légèreté pop des mélodies et noirceur des propos. Des influences 80’s marquées (sur l’imparable « The Only Heartbreaker ») mais aussi des mélodies finement ciselées que n’aurait pas reniées Weyes Blood (« Working for the Knife »). L’esprit torturé, elle avait quitté le monde de la musique après avoir publié son dernier elpee, « Be a Cowboy ». Elle est de retour afin d’exorciser ses démons… grand bien lui fasse !

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Black Marble

Fast Idol

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Depuis le départ de Ty Kube, Black Marble est devenu le dessein solo de Chris Stewart. Et « Fast idol » constitue le deuxième opus du Marbre Noir, sur le label new yorkais Sacred Bones. Une écurie qui convient parfaitement au projet. Il s’agit du premier essai de Stewart depuis qu’il est installé à Los Angeles. Le soleil californien n’a toutefois pas eu d’emprise sur la musique de Black Marble. Elle est toujours trempée dans un mélange de cold-wave et de synth-pop. Le dress code est plus au noir qu’à la chemise à fleurs. Malgré ce constat, les paroles en retrait, « Fast Idol » est loin d’être un album déprimant. On retrouve des mélodies accrocheuses. Le son est éthéré. Stewart s’amuse avec ses synthés qu’il pose sur une boîte à rythmes. Les ambiances planantes laissent place à des passages plus entraînants a l’instar du titre introducteur, « Somewhere ». Ce voyage dans les 80’s nous rappelle les belles heures de New Order, The Smith ou The Cure. Plus proche de nous, on pense à un artiste comme John Maus.

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Stephan Eicher

Ode

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Après avoir publié « Homeless Songs », un long playing empreint d’une pointe de mélancolie douce, Stephan Eicher, nous propose son nouvel opus. Un disque qui réunit les titres de deux Eps sortis plus tôt cette année ainsi que cinq inédits.

Sur cet elpee, on retrouve cette voix grave, chaude et éraillée reconnaissable entre toutes. Mais surtout, l’artiste se met à nu en revenant aux fondamentaux, célébrant, en quelque sorte, le disque de la renaissance, après avoir essuyé l'un ou l'autre échec.

Tout au long de cette « Ode », ce polyglotte convaincu étend son champ d’action linguistique, puisqu’après le français, l’anglais, l’allemand, le romanche et l’italien, il se frotte au japonais au contact de la chanteuse nippone Yuuko Sings sur « Où sont les clés ».

Porté par les textes de Philippe Djian et Martin Suter, Eicher s’interroge de « Sans contact » à « Eclaircie, une parenthèse au sein de laquelle il vit de nouvelles aventures, depuis les tumultes de l’« Orage » jusqu’à l'accordéon de Mario Batkovic.

L’artiste conte sa poésie à travers des compositions délicatement nostalgiques, à l’instar d’« Autour de ton cou », au cours duquel de subtiles nuances sont apportées par les accords du piano de Reyn Ouwehand ainsi que les arrangements ou encore « Je te mentirais disant », une plage caractérisée par son spleen vibrant.

Décidément humain, l’homme dans un allemand authentique, chante son ‘amour aux autres’ (« Lieblingsläbe ») en mode acoustique. Une libération en quelque sorte.

Alors épidermique à ses débuts, l’artiste helvète apparaît aujourd'hui plus cool. Ce nouveau format et la force des compos lui permettent de tirer parti du passé et marquent bel et bien le début d'une toute énième (et définitive ?) direction, celle-là même que son public croyait perdue depuis quelque temps.

Le chanteur poursuit doucement et lentement son exploration du monde, mais sur « Ode », il affiche sa face la plus dynamique, rappelant ainsi ses heures de gloire vécues au cours des 90’s.   

Signée par l’artiste Sylvie Fleury, la pochette est illustrée par une énorme boule rouge (Un virus ? Un soleil ?) montée sur des pieds (féminins ?) chaussés d’escarpins de couleur verte. Un 17ème elpee énigmatique propice au questionnement ! 

Une ode ! Quelle soit à la vie ou à l’avenir, peu importe, chacun complètera selon sa propre vision des événements, de la vie ou de ses envies.

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Grand Corps Malade, Ben Mazué & Gaël Faye

Ephémère

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Lorsque trois amis de longue date se lancent le défi de s’imposer un court séjour aux confins de Saint-Rémy-de-Provence pour y concrétiser leur désir de croiser des rimes sur des hymnes enchanteurs, le résultat se décline sous la forme de cet opus intitulé « Ephémère ».

En seulement 7 morceaux (un titre composé par jour), Grand Corps Malade, Ben Mazué et Gaël Faye ouvrent une parenthèse unique et figée dans un tumulte prolifique pour y conjuguer leurs talents.

Réalisé sous la houlette de Mosimann et Guillaume Poncelet, cet opus constitue un triptyque conceptuel qui magnifie trois plumes d’une efficacité redoutable. Et le titre-phare, « On a pris le temps », en est le plus bel exemple, résumant à lui seul l’urgence de se (re)concentrer tout en créant un espace de liberté pour les autres.

L’exercice de style est intéressant, chacun apportant à l’autre une caractéristique qui lui est propre sans que l’un d’entre eux ne prenne l’ascendant. Si les genres varient, afin d’aérer au maximum l’œuvre, le résultat s’avère particulièrement cohérent. Quant aux voix, elles se conjuguent à l’unisson.

L’album nous réserve également des moments drôles, à l’instar de « Qui a kidnappé Benjamin Biolay », lorsque le trio nous replonge en 2021, lors de la soirée des Victoires de la musique 2021, au cours de laquelle Biolay avait décroché celle de l’artiste masculin. Ou nostalgiques, comme sur « Sous mes paupières », morceau qui s’épanche sur les souvenirs d’enfance. Et même encore quand il s’agit de la crédibilité des artistes à défendre « La cause » intelligemment, une piste régie par un sample de… « La superbe », de ce même Biolay !

Enregistré avec l’intention première de donner du plaisir, « Ephémère » se savoure comme un livre ouvert où défile les inspirations d’hommes qui, franchi le cap de la quarantaine, se questionnent et se positionnent aussi obstinément sur le temps de « Tailler la route ».

Et si « Ephémère » n’était qu’une merveilleuse histoire de temps ? Ou peut-être tout simplement la promesse d’une pause, d’un répit ?

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Ozark Henry

Birthmarks (20th Anniversary Edition)

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Plébiscité par Bowie himself qui voyait en lui un artiste novateur, Piet Hendrik Florent Goddaer, dit Ozark Henry, fête le 20ème anniversaire de la sortie de son album « Birthmarks ».

Un opus tout particulier dans la carrière de l’artiste, puisqu’il va se traduire par un succès commercial retentissant en squattant l’Ultrapop 90 semaines consécutives et lui permettre de décrocher un double disque de platine dont une kyrielle de singles radiophoniques seront extraits ; et notamment « Rescue », « Sweet Instigator », « Seaside », « Word Up » et « Intersexual ».

Popularité paradoxale puisque ce disque va aussi connaître non seulement les affres des attentats des tours jumelles à sa sortie en 2011, mais également celles de la Covid lors de sa réédition qui devra même être repoussée d’une année.

Un format né certes sous le signe de la résilience, mais qui constitue surtout un hommage vibrant aux deux femmes qui ont le plus compté dans sa vie. Sa mère, Andréa, décédée d’un cancer de la peau alors qu’il n’était qu’un adolescent et sa femme qui partage sa vie depuis maintenant trente années d’amour et de complicité.

Musicien surdoué, touche-à-tout et perfectionniste, Ozark Henry se plonge, sur « Birthmarks », dans des souvenirs lointains et remet au goût du jour des chansons pop-rock caressées par sa voix si particulière, nappées de claviers qui semblent émaner de fonds sous-marins, mais surtout qui glissent facilement dans le creux de l’oreille.

Si en 2001, son opus était paru alors que le hip hop et le néo r&b commençaient à concurrencer la pop et le rock, il faut reconnaître que 20 ans plus tard, « Birthmarks » n’a pas pris une ride. Preuve qu’Ozark Henry est toujours en phase avec son époque. En en traversant le temps, il en devient intemporel.

Le long playing recèle donc le tracklist initial remasterisé, des inédits, des remixes et des versions ‘live’. Sans oublier, un sublime duo que Piet partage en compagnie de l’actrice et chanteuse batave Ellen ten Damme qu’il avait rencontrée lorsqu’il bossait dans un théâtre aux Pays-Bas.

Ne voyez pas en « Birthmarks » un condensé de belle musique, mais un hymne ultime à la vie et à l'amour inconditionnel porté par les êtres qui nous entourent.

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Vanishing Twin

Ookii Gekkou

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Fondé à Londres, en 2015, Vanishing Twin est une formation drivée par l’ex-Fanfarlo, Cathy Lucas. « Ookii Gekkou » (Trad du japonais : ‘puissant clair de lune’, si les bases de votre serviteur sont toujours correctes) constitue son troisième album.

La cheffe de gang est soutenue par Valentina Magaletti (NDR : elle milite également chez Bat for Lashes et au sein du backing group de Gruff Rhys), Susumu Mukai (aka Zongamin), Phil M.F.U. (Man From Uranus) et Elliott Arndt.

Inspirée par Stereolab (entre autres…), la bande se nourrit de jazz psyché (« Zuum »), de tropicalisme, d’afro-funk (« Phase One Million ») ou encore de psychédélisme expérimental (« The Organism »). L’expression sonore navigue donc très loin des eaux fréquentées par Taylor Swift (NDR : attaque gratuite mais ça fait du bien parfois) même si des traces de pop subsistent çà et là (« Wider Than Itself ») permettant à l’ensemble de respirer. Les compos s’avèrent, cependant, suffisamment légères pour ne pas rendre l’écoute trop complexe ou lourde. Belle et vivifiante découverte.

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Rob Burger

Marching with feathers

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Originaire de Portland, Rob Burger est un multi-instrumentiste surtout connu pour ses collaborations opérées auprès de John Zorn, Norah Jones, Tracy Chapman ou encore Iron and Wine. Il a également signé de nombreuses B.O. de films. On en sait finalement très peu sur son travail en solo. Bien qu’âgé de 51 ans, « Marching with feathers » ne constitue que son cinquième elpee en solitaire. Sur ce long playing, Rob mêle à nouveau instrumentation acoustique et sonorités électroniques.

L’opus s’ouvre par « Figurine », un morceau mélancolique dominé par le piano.  Sur « Library science », les synthés entrent dans la danse et impriment un tempo hypnotique. « Walking Up Slowly » nous entraîne au sein d’un univers oriental. Mais en général, l’atmosphère de cet opus est plutôt contemplative. Tout au long de « Hotel for Saints », Rob Burger nous replonge dans « Le Grand Bleu » d’Eric Serra.

Sans être bouleversante, « Marching with feather » constitue une œuvre propice à la quiétude…

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Flor Del Fango

Paz y Pan

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Quatre ans après avoir gravé « Hekatombeando », Flor Del Fango nous propose son troisième opus. Dix-huit longues années séparent le premier (NDR : un éponyme) du second.

A l’origine, le band réunissait des ex-membres de La Mano Negra, de Chihuahua et de Parabellum. Depuis, le line up a connu quelques changements, outre le décès de Sven Polhammer, en 2017. Ce qui n’a pas influé l’ADN du collectif. Sur cet LP, on y retrouve ce mélange savoureux de folklore mexicain, de pop/world et de rock. « Paz Y Pan » se traduit en langue de Voltaire par : ‘De la Paix et du Pain’. Il se réfère à un ancien slogan zapatiste datant de la révolution mexicaine. Faut dire que la formation et née en novembre 1997, à l'occasion d'une soirée de soutien aux indiens du Chiapas, organisée au Zénith de Paris.

Emmenée par la voix envoûtante de la Madrilène Marucha Castillo, la meute des furieux de Flor Del Fango est un véritable tourbillon ‘mexicodélique’ où se mélangent des riffs de guitare punk/rock, des airs de guitares flamencas, des rythmes de percus et de batterie, du charango, du guitarrón, de la basse, du clavier et des samples explosifs. Un invité prestigieux accompagne le band pour cet album : Madjid Fahem à la guitare et au chant (ex-Manu Chao et Radio Bemba).

Dès « Mermelada », la musique nous replonge 20 ans dans le passé. La Cubaine Yaïte (La Dame Blanche) a été invitée à partager le micro avec Marucha Castillo, dont la voix chaude et assurée mêle chant, spoken word et intervenions hip hop, sur un rock métissé, soutenu par une pléiade d’instruments et de chœurs.

Le groupe passe la vitesse supérieure dès le second titre (« Paz Y Pan »). La rythmique et l’esprit punk rappellent l’ambiance de la Mano Negra ou encore de Chihahua. Le tout sur un tempo à faire dérailler un train, mais pimenté à la sauce mexicaine. Le chant (parfois en anglais) et la guitare de Madjid (Radio Bemba) alternent tout au long de « Balada De Un Soñador » (« Balade d'un rêveur ») une compo dynamique et chargée de swing. De quoi inciter à danser tout en nous invitant à libérer son esprit...

Flor Del Fango se risque même au périlleux exercice de la reprise sur « Dame Veneno » de Los Chunguitos. Si le titre est évidement un retour aux racines flamenco andalouses, le groupe lui donne une tout autre dimension, plus électro/rock, mais tout aussi envoûtante. « Donne-moi du venin » libère une belle énergie.

Les plages s’enchaînent, mais le constat reste le même : ce long playing est rempli d’hymnes destinés à enflammer les portugaises, que ce soit en ‘live’ ou dans son salon. Le band nous démontre aussi ses capacités à faire bouger les lignes et se frotter à la technologie contemporaine, en tâtant de l’électronique, (le clip est à découvrir ici). Et le résultat est souvent concluant, le combo préférant des sons ludiques, pour conserver un côté décalé, vintage, qu’on retrouve d’ailleurs parfaitement compris dans les images du clip. Le groupe s’y essaie une seconde fois lors d’un « Mambo » (la vidéo est à découvrir )

très funkysant presque disco ! Le groupe continue aussi à puiser ses influences dans la musique de celui qui a montré la voie, Manu Chao, dont on retrouve l’esprit le temps de « Sweet Magdalena ».

« Poema De Harina » sent bon le Mexique avec ses trompettes et ses cordes mariachi.

En fin de parcours, le groupe éteint les amplis et « Uno Nunca Sabe » réserve un moment acoustique ; une plage bourrée d’émotion, une émotion à fleur de peau entretenue par la voix de Marucha Castillo et une guitare flamenco.

Grâce à sa musique ensoleillée, Flor Del Fango nous met un peu de baume au cœur, en cette période difficile. Et les aficionados de la Mano Negra ne cacheront pas leur plaisir à déguster ce « Paz Y Pan ».

 

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