Eddie Martin ne se contente pas uniquement d'enregistrer des albums solos. Il lui arrive aussi de s'entourer de son fidèle band, fondé en 1995. Un trio ! Et c'est en compagnie de Tony Caddle à la basse et de Mike Hoddinott à la batterie qu'il a commis cet opus. Des enregistrements immortalisés live lors d'une tournée américaine, vous l'aurez deviné, principalement accordés au Texas ; mais aussi au célèbre Slippery Noodle Inn d'Indianapolis.
L’EMB s'embarque illico pour trois plages tirées du dernier album "Fires and floods". Tout d'abord un blues lent très électrique à l'intensité dramatique, "Answerphone blues". Eddie s'y délecte à la guitare. Suit un très long périple (plus de douze minutes) dédié à Freddie King, "Hideaway". Un instrumental bien connu, mais dont l'interprétation campe à des années-lumière de la version originale ; notre bon Eddie s'identifiant plus à Hendrix qu'au King. La section rythmique savoure son instant de gloire, pendant que le solo kilométrique de l'ami Tony en remet largement sur le métier. Notez que dans le style, Tony n'a rien d'un manchot! Sur la réserve jusqu'alors, notre Mike vient à l'avant-plan pour introduire le "See red blues", géré par Eddie comme un boogie furieux. Eddie aborde son "Blue to the bone", titre générique de son 2ème album. Son riff bien saignant peut rappeler Magic Sam. Ed s'acharne comme un possédé sur son manche. Il se déchaîne en délivrant des flots de notes et en arrachant des sons inhumains de ses cordes. Pour chanter de sa voix écorchée un convaincant "Red lights", Martin a attaché son rack. Il peut ainsi souffler avec bonheur dans l'harmonica au moment où il attaque sa guitare. Eddie souffle à son tour dans l'harmonica sur "G-string" fling", un solo impromptu qui lui permet de changer en même temps l'une des cordes de sa guitare. Il reprend le somptueux, "Cleanhead blues", un blues lent d'Eddie "Cleanhead" Vinson, et conclut par le très swing "Birds and the bees".

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