Sam Lightnin' Hopkins est à coup sûr l'une des plus grandes légendes du blues. Ce Texan a influencé des générations entières de bluesmen. Il est né dans son Texas, à Centerville en 1912, mais s'est rapidement établi à Houston. Ses premiers enregistrements datent de l'après-guerre, et en particulier de novembre 1946. C'était à Los Angeles.
Deux témoignages ici, "Kattie Mae" et "Feel so bad", enregistrés en duo avec le pianiste Wilson "Thunder " Smith. Son surnom date de ces moments (Thunder & Lightnin'). Les sessions de 1947 ont également été commises à Los Angeles ; et c'est seul, avec sa guitare, que Hopkins se goûte le mieux. Son down-home blues pur, inégalable, procurant des instants frémissants sur "Short haired woman" et "Don baby". Mais il ne faut surtout pas taire ses premiers soubresauts de jump et de boogie. Les jump bands faisaient fureur à l'époque, mais Hopkins faisait ça seul ou presque. Comme sur l'instrumental lumineux 'Bib Mama jump" et la reprise de "Let me play with your poodle" de Tampa Red. Fin 47, Lightnin' enregistre chez lui à Houston, 14 titres dont le dépouillement extrême engendre la tristesse. Ils sont ici réunis. Et notamment "Whiskey headed woman", "What can it be", la reprise du déjà célèbre "Baby please don't go", de Big Joe Williams, et les deux versions vivaces du "Lightning boogie". Sam nous a quitté en 1982. Tout amateur de blues se doit d'avoir au moins un album de Lightnin' Hopkins dans sa collection.

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