Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Stereolab
Hooverphonic

Rainy day in Houston

Écrit par - -

Sam Hopkins est sans conteste un des plus grands bluesmen de tous les temps. Et toute collection de blues qui se respecte ne saurait bouder ce géant tranquille né un jour de 1912 à Centreville, au Texas. Décédé en janvier 1982, cette légende n'avait foulé le sol européen qu'à deux reprises. En 63 et en 77. Musicien spontané, imprévisible pour ses accompagnateurs, il était le blues.

Nous retrouvons ici Sam à Houston, au cours de trois périodes bien distinctes. Tout d'abord, deux plages qui remontent à 1955, "Late in the evening" et "Lightning Jump". Cette deuxième constituant une de ces perles instrumentales dont il avait le secret. Un exercice de style au cours duquel la guitare électrique sonne aussi moderne que de nos jours! Nous le retrouvons en 1961 pour un blues poignant, "War is starting again". Le tempo s'accélère et le pianiste Errol Nixon se libère pour "Good as old time religion". Lorsque Sam part à la recherche d'une copine ("Got me a Louisiana woman"), il parvient à sortir de sa guitare des notes parfumées ; et il le fait avec une manière tellement déconcertante et avec une telle facilité qu'on en reste sans voix.

Les 15 derniers titres datent de 1968. La 1ère session épingle le jeune Billy Bizor, à l'harmonica. Le feeling est omniprésent. Les blues lents saturés de sensibilité. A l'instar de "Vietnam war" et de "You just gotta miss me". Le timbre de voix de Sam est au comble du désespoir sur "Wake up dead".

De la dernière session, je retiendrai le rythmé et joyeux "I went to Lousiana". Il faut d'ailleurs croire que les routes du Sud inspirent le vieux Sam! La mélancolie engendrée un jour de pluie chez lui à Houston, inonde la plage titulaire. Du pur Lightnin' Hopkins ! Le texte récité, la rythmique à l'avant-plan, les notes solitaires libérées avec parcimonie, se retrouvent avec la même intensité dramatique sur "Cryin' for bread". Superbe! Et puis, "A man like me is hard to find" campe le blues mélancolique Le genre de composition à écouter en solitaire et dans l'obscurité ! Instrumental bâti sur un thème familial, "Go ahead" permet au guitariste de s'évader et de disserter. "I feel like balling the Jack" est en fait le "Feel so good" de Big Bill Broonzy, alors que le sémillant "Mojo Hand" nous entraîne vers la piste de danse. Plus qu'intemporel, Sam est immortel !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Lightnin’ Hopkins
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Indigo / Munich
  • Date: 2000-12-31
  • Rating: 0
Lu 626 fois
Plus dans cette catégorie : « Beauty is madness Feel so bad »