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Rosebud Blues Sauce constitue incontestablement une des meilleures formations françaises contemporaines. Ses musiciens pratiquent du hot rhythm & swingin' blues, comme ils aiment le proclamer. Cette formation a été fondée à Cahors, en 2001, par le chanteur/guitariste Nico Duportal. Depuis, elle sillonne les routes de France et d'Europe. En permanence. Cette musique noire des années 40 et 50, inspirée tout particulièrement par T-Bone Walker, Joe Liggins et Louis Jordan, est interprétée avec passion et talent. Et au cours des dernières années, ce R&B participatif nous a totalement convaincus. Nico est soutenu par Ben Conti aux saxophones, Abdell Bouyousfi à la basse et Pascal Delmas à la batterie. En 2005, ils avaient déjà commis l'excellent "The dirty deal". Les Rosebud ont tapé dans l’oreille de Lynwood Slim, le brillantissime chanteur/harmoniciste californien. Il apprécie tout particulièrement leur collaboration, lorsqu’il se produit sur les scènes européennes. Aussi, ce n’est guère une surprise de le retrouver derrière les consoles du studio Crazy Neck Room. C’était fin 2006, lors de sa dernière tournée. Sa mise en forme respire la classe. Elle respecte absolument la musique mais aussi et surtout tous les musiciens.

 

Dès les premières notes du "Hey Bartender" de Floyd Dixon, nous pénétrons dans ce monde du R&B à la californienne. Un univers bourré de swing et de feeling. Chaleureux aussi. Et puis propice aux bonnes vibrations. Nico Conti et Julien Brunetaud sont les premiers à obtenir un billet de sortie. Le premier sur son sax baryton. Le jeune prodige de l’Hexagone au piano. La voix de Nico correspond parfaitement à son répertoire. Elle se fond dans ce style qui exalte ses auditeurs. L'album inclut des reprises mais aussi les compositions personnelles de Mr Duportal. Elles s’intègrent si parfaitement au répertoire classique qu'il devient difficile de les discerner. A ce titre, "Lost in the game" mérite une mention particulière. Tous les acteurs jouent si naturellement qu'ils prennent leur pied à chanter autour de Nico. Même Lynwood Slim ne peut résister à s’y associer. L'ami Paul Cheron vient souffler chaleureusement dans son sax ténor. Nico a forgé la réputation de son jeu en s’inspirant du grand T-Bone Walker. Et c’est un régal de l’entendre interpréter le "You don't love me" de Mr Walker. Son attaque rythmique sur les cordes est un véritable régal. Mme Christelle Bouyousfi chante "Five, ten, fifteen hours" face au piano jouissif de Julien. Benjamin ne tient plus en place et s'envole sur son ténor tandis que Nico ‘tbone’ à ravir! La voix décidemment bien musicale introduit un "Lil' frenchy boy" au swing délicat. Très jazz, le climat démontre la subtilité du travail opéré par la section rythmique. Abdell et Pascal ne font qu'un pour libérer Brunetaud, véritable héros sur ses 88 touches en ivoire. Un silence quasi religieux s'installe lorsque Lynwood Slim s'avance derrière le micro pour susurer le "Don't put me down" de Jimmy Liggins. On entendrait presque une mouche voler ; et pourtant, on distingue chaque note émise par les cordes de Nico. Du grand art ! Autre cover de T-Bone Walker, "Hard way" constitue un moment fort de l’opus. Une plage marquée par ses changements de rythme appuyés par le piano de Julien. Pour la circonstance, Slim est venu glisser sa flûte traversière entre le sax ténor et le baryton. Pas de déchet sur cet elpee qui manifeste une unité et une cohésion sans failles. Brunataud s'éclate à nouveau sur "Rock ya". Le souffle de Nico frétille au cœur du délicat "Nitelife boogie", un boogie signé Jimmy Liggins. Cet excellent opus s’achève par "Love you just the same", un blues plus classique chanté par Nico et au cours duquel Lynwood Slim assure les réponses vocales avant d'enfin nous accorder, en cadeau, une sublime sortie à l'harmonica. Un album à se procurer en priorité ; en outre, en manquez sous aucun prétexte les prochains concerts de Rosebud Blues Sauce.

                                                                                             

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