Si vous n’êtes pas particulièrement branchés sur le jazz, comme votre serviteur, sachez que l’écoute de cet album risque fort de vous paraître difficile. Le label français Africantape n’y est d’ailleurs pas allé avec le dos de la cuillère pour nous dénicher cet ovni musical. Pas sûr que cette publication fera grossir ses ventes, mais je ne pense pas que ce soit l’objectif de l’écurie.
Le Micah Gaugh Trio est, vous vous en doutez, drivé par son leader, Micah Caugh, un New-Yorkais qui jouit d’une certaine notoriété dans l’univers du jazz. Au sein du trio, il assure le saxophone, le chant ainsi que le piano. Derrière les fûts, on retrouve Kevin Shea que l’on avait déjà aperçu chez Hey !Tonal ou encore Talibam. Enfin, l’Irlandais Daniel Badwell se réserve la contrebasse. Une belle brochette de musiciens. « The Blue Fairy Mermaid Princess » synthétise quatorze heures de séances d’enregistrement. Il a donc fallu opérer des choix ! Qui figurent sur cet elpee ; soit douze morceaux pour environ trois-quarts d’heure. Un sacré travail d’épuration ! Jusqu’à mi-parcours, si vous n’êtes pas allergique au jazz, l’expression sonore passe plus ou moins bien la rampe. En grattant un peu, on y décèle des mélodies et l’ensemble n’est pas trop déstructuré. Bref, c’est abordable. Passé ce cap, les événements se corsent. Personnellement, j’ai rapidement perdu pied et une forme d’ennui a commencé à m’envahir.
Techniquement, c’est impeccable. Les musicos maîtrisent parfaitement leurs instruments. Mais pour réellement appréhender leur musique, il est nécessaire d’être ouvert au free jazz. A l’impro si vous préférez. Sans quoi, on décroche rapidement.

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