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Matt Baxter et Jake Sampson ont établi leurs quartiers à San Francisco. Le premier s’est spécialisé dans la guitare slide. Apparemment, il est né en Angleterre. Il a apporté sa collaboration à de nombreux musiciens et a notamment lors de sessions d’enregistrement, comme musicien de studio. En particulier Sue Foley, Debbie Davies, Guy Davis et… Procol Harum. Sous son propre nom, il a gravé "Cold front", en 1989. Flanqué de son partenaire, il avait déjà publié "Dusty Mule blues", en 2001. Sampson est originaire de Detroit. Il est chanteur et bassiste. Sampson a gravé "Closer to the blues", en compagnie de Barry Levenson en 2000, et "Three shades of blues" en 1995.

Ce duo multiracial est responsable d’un country blues acoustique d'excellente facture. Dès le premier titre, on tombe sous le charme. Tout au long de ce "Someday", la voix de Sampson, très sombre, épouse celle du monstre sacré du roots blues, Taj Mahal. Deux guitares et un harmo soutiennent l’ensemble. "Dusty mule" est imprimé sur un tempo tout aussi indolent. L’atmosphère devient lugubre. Elle est même chargée de tristesse. Baxter arrache des sonorités incroyables de son bottleneck. La prise de son est impeccable ; c'est comme si l'artiste était juste devant vous. On peut entendre le son des doigts sur les cordes et le glissement du bottleneck. Magique, cette slide nous transporte sur les berges du Mississippi, au coeur du Delta. "Haunted" est à nouveau dominé par les tonalités métalliques des cordes. Le climat devient oppressant. Pourtant, la voix de Jake manifeste une autorité naturelle. Trempé dans le country/folk/blues, "Jaime Lynn" est davantage bercé de douceur et de sérénité. Une piste illuminée par des interventions de mandoline. Sampson chante nonchalamment "Same old pain", dans un style proche du swamp blues laidback de Tony Joe White, même si la voix rappelle plutôt John Lee Hooker. Manifestement, nous pourrions contempler le calme absolu d'un marais louisianais, sur une telle bande sonore ciselée par des cordes acoustique. "Soul" élève le tempo. L’expression de la voix laisse transparaître un sourire. "Don't it make you feel good" opère un changement radical de style. Matt excelle lors de ce blues électrique aux accents latins. La voix est moins grave. Tony Coleman se charge des drums et Dave Pellicciaro de l'orgue Hammond B3. Le coup de bottleneck meurtrier revient pour "Little girl gone", une compo qui macère de nouveau dans une ambiance ténébreuse, hantée par la voix angoissante de Jake. "Take me back home" est un autre un blues déchirant. John Lee Hooker se réincarne dans la peau de Sampson. Il gratte nerveusement sa guitare rythmique, alors que le piano de Simon Russell prépare discrètement l'arrivée de la slide. "Highway 54" clôt cet excellent opus, un blues minimaliste tourmenté par la voix caverneuse et déchiré par le bottleneck …

 

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